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Susan Boyle (2) : quand la télévision se trouve si belle dans le miroir d’internet

Je suis content de voir qu’on me lit (Susan Boyle ou la défaite du web 2.0) et qu’on commence vraiment à considérer la fameuse vidéo de Susan Boyle comme un phénomène intéressant. Mon petit buzz personnel fonctionne bien sur ce coup. |-)

Petit tour d’horizon de ce qui s’est dit en ligne sur le sujet cette semaine, et quelques réflexions personnelles pour finir sur la relation particulière qui s’est établie entre la télévision et internet à l’occasion du “moment Susan Boyle”.

Le sujet est abordé dans les blogs sous bien des angles différents, ce qui est d’autant plus intéressant.

Une belle histoire racontée par la télé

André Gunthert (ARHV) : “Susan Boyle”, ce n’est que de la télé

André souligne :

La métamorphose de “Susan Boyle” (…) offre une démonstration lourde et répétitive, ultra-soulignée par tous les plans du montage, et qui se lit tout particulièrement sur le visage du principal animateur, Simon Cowell (…). Ce pilier des programmes type “Pop Idol” depuis 2001 connait la musique: ses mimiques et ses convulsions sourcillaires permettent de suivre à la virgule le scénario mille fois repris depuis Cendrillon ou Peau d’Âne de la souillon devenue princesse.

Ce classique de l’imaginaire populaire, qui joue la partition du coup de théâtre sur fond de vengeance de classe, a fourni à la télévision un inépuisable filon de surprises prévisibles, du relooking à “Qui veut gagner des millions”. Et c’est bien la télé qui a établi la scénographie de cette version de la métamorphose, à grand renfort de cuivres et de caméras en piqué, dans une débauche pompeuse d’effets grandiloquents.

Le montage de cette séquence traduit en effet l’intention manifeste de raconter une histoire, une histoire à double détente comme le suggère André : celle de la métamorphose, et celle de la revanche. Il est intéressant de souligner au passage la capacité de la télévision à digérer, recycler et même exploiter à son profit la critique qui lui est apportée. C’est surement là l’une des raisons du succès de cette histoire.

La télévision privilégie l’apparence sur le contenu ? Voilà l’exemple du contraire. La télévision formate des starlettes à la chaine toutes sur le même modèle ? Voilà bien la preuve que non. A la télévision, tout est fabriqué à l’avance pour nous être imposé ? Voilà pourtant bien une surprise et c’est bien vous, le public, qui avez plébiscité Susan Boyle…

La télé a appris à se servir d’internet

Emmanue Bruant (Internet & Opinions) : Susan Boyle nue ou presque : éléments pour décrypter la vidéo de l’année

Emmanuel ne semblait pas très convaincu dans son billet, mais manifestement on progresse après une discussion serrée en commentaire avec André et bibi. 😉

Il est intéressant, à mon avis, de souligner que la télévision a su dans cette histoire fort bien exploiter à son profit la capacité d’internet d’être une “chambre d’échos” (André en commentaire chez Emmanuel). Les chaines de télévision ont en effet délibérément orchestré la montée progressive de la mayonnaise, mais en se cachant presque derrière le “paravent” d’internet (ça s’orchestre vraiment… une mayonnaise ? Je ne suis pas sûr que mon image soit très cohérente… NDA :o) ).

La vidéo, initialement produite par la télé, est rapidement reproduite et commentée par d’autres télévisions : La BBC et les médias locaux de sa région se rendent chez Susan pour interroger le phénomène (et – accessoirement – vérifier qu’il n’y avait pas tromperie en la faisant chanter à capella (cf. les vidéos pointées dans mon précédent billet). Des extraits sont mis en ligne en parallèle sur Youtube, et le buzz commence à prendre à mesure que les télés en parlent…

Mais quand le nombre de visionnages commence à décoller sur le net, les télévisions du monde entier s’emparent du phénomène, dans les JT comme dans les talk-shows (elle est passée un peu partout sur toutes les chaines en France aussi), en changeant la présentation initiale. De “Susan découverte à l’émission de télé”, le commentaire devient “Susan, la star d’internet”.

Dans les deux semaines de cette montée du buzz, le niveau de diffusion atteint sur Youtube sera même l’angle d’attaque préféré des commentateurs de télé, qui ne cessent de revenir sur le phénomène, insistant goulument sur les millions. Jusqu’à ce qu’il soit admis que Susan est une amateure désignée… par le public. Mais personne ne fait le compte du nombre de fois où Susan Boyle est passé sur toutes les télés du monde entier !

Fabrice Epelboin (Owny) : Susan Boyle, ou l’avènement du web 2.5

Fabrice admet plus rapidement qu’Emmanuel, quant à lui, qu’on est bien loin de l’avenir du web dessiné par le web 2.0, que les relations entre amateurs et professionnels sur internet sont plus complexes qu’on ne l’avait peut-être imaginé. La formule d’hybridation semble même le séduire plus qu’André (chez moi en commentaire).

La défaite du web 2.0… en chiffres

C’est que cette “défaite du web 2.0” se lit depuis un moment déjà dans les chiffres : le contenu amateur ne rencontre pas le succès espéré sur les plateformes de vidéo, et surtout (pour les promoteurs de ces plateformes coûteuses), il ne rapporte guère…

Quelques statistiques instructives sur TechCrunch mettent bien en évidence un phénomène clair : les vidéos “qui buzzent” sur internet ne sont qu’assez marginalement issues du fameux UGC, le contenu généré par les utilisateurs, emblématique du web 2.0. Ce sont essentiellement des vidéos produites par des professionnels de la télé, de la musique ou du cinéma :

Alain Eskenazi (TechCrunch France) : Le Club des 100 Millions ou la liste des vidéos virales les plus vues de l’histoire

Alain Eskenazi en semble même un peu embarrassé :

A vrai dire ce classement ne nous apprend pas grand chose si ce n’est que le haut du classement est plutôt dominé par des vidéos professionnelles. Seuls 4 clips UGC (user content generated) font partie du Top 20; contre 8 clip vidéos clips musique (destinés à la Télévision au départ), 4 bandes annonces de films, ou encore 2 extraits de shows TV (comme Susan Boyle, par exemple).(…)

Cela ne remet pas en cause la valeur et l’intérêt du contenu généré par les utilisateurs mais cela en montre aussi les limites; mis à part un miracle ici ou là, les clefs du succès demeurent encore dans les mains des grands médias et des vrais professionnels. Et quelque part c’est bien ainsi.

Il y a de quoi être embarrassé pour une entreprise très web 2.0 comme l’est en effet Youtube (propriété de Google). Didier Durand le signalait cet été :

Didier Durand (Media&Tech) : Vidéo sur Internet: la loi de Pareto y sévit aussi!

La vidéo sur Internet semble être plus qu’un étalon pour la loi de Pareto. En effet, Numerama nous rapporte que: “selon une étude de The Diffusion Group, les vidéos personnelles ou réalisées par les internautes devraient représenter cette année 42 % des vidéos streamées sur Internet, mais générer seulement 4 % des recettes. Au contraire, 58 % des vidéos streamées seront des vidéos “professionnelles”, et celles-ci devraient générer 96 % des revenus.

Voilà qui justifie la déception de Google sur les mauvais résultats Youtube: le contenu amateur, fondement de Youtube, ne fait pas recette chez les annonceurs professionnels à cause de la qualité faible et/ou du risque élevé associé.

“Après” Susan Boyle, certains en viennent même à se demander s’il est bien raisonnable pour Google de subventionner de tels phénomènes, vu le coût en bande passante qu’ils représentent, sans rapporter à YouTube (et Google) la moindre recette ! (cf. ici (en anglais), via Emmanuel)…

Pour les télévisions traditionnelles, c’est en revanche tout bénéfice. Ce sont bien elles qui sont en position de tirer les marrons du feu. Elles ont trouvé là un moyen d’apprivoiser internet et de l’exploiter à leur profit, qui coûte peu et rapporte beaucoup.

Susan Boyle est un laboratoire

Plus que l’enterrement du mythe du web 2.0, c’est la manière dont s’organisent peu à peu ces relations entre “anciens” et “nouveaux” médias qu’il me semble intéressant d’observer. Le phénomène Susan Boyle n’est pour moi ni un contre exemple, ni une exception, à la “promesse” du web 2.0 comme certains de mes lecteurs l’ont défendu ici en commentaire (bise 😉 ). C’est un laboratoire. Et la thèse du net comme “chambre d’échos” d’André ne me semble pas tout à fait suffisante.

Il me semble bien plutôt que la télévision vient de découvrir sur internet un moyen habile de donner une seconde jeunesse à l’un des mythes sur lesquels elle assoit depuis toujours sa légitimité : la télévision comme miroir tendu au public. Un mythe qui se trouve revigoré, car – par internet – le public, “son” public, se manifeste et… il lui répond plus directement qu’il ne l’avait jamais fait auparavant.

Depuis ses débuts, la télévision a toujours été regardée de manière ambivalente, mêlant attraction et répulsion. Depuis toujours, même s’il est fasciné par ce qu’il voit sur le petit écran, le téléspectateur ne cesse de s’interroger sur ce qu’il a… derrière cet écran. Oserais-je l’image du petit chat mi-curieux mi-défiant, qui jette un œil derrière le miroir ? Voilà, c’est fait. :o)

Pour assoir cette légitimité fragile, la télévision use depuis ses débuts de deux discours-métaphore, associés mais pourtant contradictoires : son écran est, pour le téléspectateur assis dans son salon, à la fois une fenêtre sur le monde et un miroir qui lui renvoie sa propre image. Les intellectuels préfèrent généralement la première métaphore et renvoient la seconde à du populisme (Peu nombreux sont ceux parmi les intellectuels, à part Dominique Wolton, à dire que la télévision est digne d’intérêt, justement parce qu’elle est populaire. Cf. Dominique Wolton, Internet et après, 2000, Flammarion (p. 73) :

A quoi sert la télévision ?

A rassembler des individus et des publics que tout sépare par ailleurs et à leur offrir la possibilité de participer individuellement à une activité collective. C’est l’alliance bien particulière entre l’individu et la communauté qui fait de cette technique une activité constitutive de la société contemporaine. Voilà le génie de la télévision.

). Les publicitaires préfèrent la seconde, car l’identification est plus vendeuse que l’évasion et la découverte. Les journalistes, quant à eux, jouent sur les deux tableaux et alternent reportages au long cours et micro-trottoir…

Ce défaut de légitimité (souligné par Wolton) contraint la télévision a toujours en rajouter dans un sens ou dans un autre, soit la fenêtre, soit le miroir. La pression économique pousse vers le miroir (ça donne TF1), la pression intellectuelle pousse vers la fenêtre (ça donne Arte). Au milieu, le téléspectateur assure qu’il préfère Arte, mais en réalité il regarde TF1. 😛

De l’autre côté du miroir

Que vient faire le net dans tout ça ? J’y viens… B-)

La télévision, version miroir, se doit de renforcer sans cesse son discours du miroir, justement, pour entretenir ce lien avec ses téléspectateurs qui la légitime. Elle n’a de cesse de vouloir faire passer le téléspectateur de l’autre côté du miroir, de lui prouver qu’il est bien des deux côtés de l’écran à la fois. Donc l’écran est bien un miroir. CQFD.

Le téléspectateur passe de l’autre côté de l’écran quand il est au centre des jeux télévisés par exemple, quand il redouble et donne corps, comme public de studio, au public réel de l’autre côté de l’écran. Ou mieux encore quand il devient acteur de la téléréalité.

Mais ces téléspectateurs-là ne sont pas tout à fait des vrais. Ils ne le sont plus. Ils sont mis en scène par la télévision, qui les “retire” du monde réel en les exposant dans un spectacle. Elle en fait des vedettes (même si c’est pour un quart d’heure). L’effet miroir ne marche jamais qu’un instant et cette technique ne peut tenir qu’en renouvelant sans cesse les visages de ces “vrais gens”, pour que l’identification continue à opérer, avant qu’il ne devienne des gens “vus à la télé” et passent “dans un autre monde”…

Seconde technique employée pour renforcer cette idée du miroir : le feedback, et sa version perfectionnée : l’interactivité. La supériorité de cette technique, c’est qu’il s’agit-là d’un moyen pour la télévision de prendre contact avec des “vrais gens” qui restent des “vrais gens”.

La forme la plus basique de ce feed-back : l’appel téléphonique en direct, qui met en scène un téléspectateur qui est “virtuellement” des deux côtés du miroir en même temps. Une forme plus subtile, ce sont les statistiques d’audience, que les télévisions ne sont jamais avares d’étaler (quand ils sont bons !). C’est la télévision qui vous dit combien vous êtes… devant la télévision (la “preuve” que “l’activité collective individuelle” de Wolton (cf. note) a bien eu lieu). Autre technique : les votes téléphoniques, par SMS, etc., qui associent les deux formes précédentes : pour rendre manifeste sans relâche au téléspectateur, depuis “l’intérieur” de l’écran, sa propre présence devant celui-ci. Et d’autres techniques encore…

Et puis cette forme, la plus aboutie du moment, des télécrochets en public comme … la Nouvelle Star (vous voyez qu’on en vient à Susan…) : des “apprenties vedettes” issues du public, sur une scène entourée d’un public, sont jugées par vote… des téléspectateurs. Et dans ce triplement simultané de l’image du miroir tendu au public, la télévision veille à ne se mettre en scène qu’en… arrière plan : comme jury, qui écoute aussi le public mais qui arbitre sans décider, ou comme animateur de l’émission, omniprésent et qui scande sans cesse les appels au vote des téléspectateurs, mais veille à ne jamais voler la vedette… au public.

D’autres médias jouent un rôle dans ce renforcement permanent de la thèse selon laquelle la télévision n’est que le miroir du public. L’abondante et populaire presse télé (de la presse papier née de la télé et qui vit d’elle au lieu d’être en concurrence : eux, ils ont trouvé un modèle qui fonctionne !). Et puis est arrivé internet…

Internet menace un fragile équilibre

Les chaines de télévision ont toutes aujourd’hui de gros sites internet et elles les utilisent de multiples manières qui reviennent toutes… à assurer la promotion de la télé : informer sur les programmes, outil d’interactivité avant, durant ou après les programmes, moyen pour maintenir ou approfondir la relation avec le public en dehors des émissions… Pour tout cela, les chaines de télé ont assez vite compris l’intérêt des sites internet et ne les ont pas vus, contrairement à la presse écrite, comme des menaces pour leur activité de base.

Les télévisions ont été en revanche bien plus embarrassées avec le développement permis par le haut débit du visionnage de la vidéo en ligne, car ce “deuxième écran” sur internet est devenu alors un concurrent frontal. Elles tentent de conserver un contrôle sur cette diffusion. En développant sur leurs sites la vidéo (payante) à la demande, la “télévision de rattrapage”. C’est TF1 qui ouvre sa propre plateforme de partage vidéo, Wat. Mais la dissémination des vidéos hors de leur contrôle sur les plateformes web 2.0 leur échappe. Ça les inquiète…

Quand internet devient subitement fréquentable

Ce qu’il y a de plus étonnant, me semble-t-il, dans l’épisode Susan Boyle n’est ni cette histoire invraisemblable de Peau d’âne, ressortie une nouvelle fois et qui fonctionne si bien quand elle est bien mise en scène avec un casting parfait, ni l’ampleur du buzz, car tout de même il n’a pas encore atteint celle du premier pas sur la Lune !

Ce qui me surprend c’est le nombre de commentateurs télévisés qui ont relayé une vidéo placée sur une plateforme de partage, hors des sites des télévisions, en en faisant une abondante publicité, s’extasiant de l’explosion de son audience. Pas le moindre petit bémol, évacuée la menace d’internet, évanouie la peur de la concurrence déloyale. Internet n’est subitement plus, pour la télé, le lieu de tous les vices, comme des reportages complaisants ne cessaient pourtant dernièrement de le marteler.

Pourquoi la télévision a-t-elle donc subitement vu, dans le cas de Susan Boyle, internet comme un allié et non plus comme un ennemi ? D’abord elle a réalisé que ce sont ses programmes que l’on plébiscite sur internet, que c’est son public qui se trouve aussi sur internet, et que le net pouvait être alors un très puissant outil pour rejouer le jeu du miroir, avec un lien plus direct encore avec le public que par les autres techniques utilisées.

Si belle en ce miroir…

Les télévisions ont renvoyé, sans réticence cette fois-ci, leurs téléspectateurs vers internet… pour qu’ils y retrouvent… la télévision. Et la télévision s’est extasiée quand elle a vu là-bas que c’est cette fois le téléspectateur qui lui tendait un miroir en retour… et elle s’y est trouvée jolie.

On gardera l’idée de cette affaire que le “moment Susan Boyle” est celui de la percée de la télévision sur internet (de la télévision, pas de la vidéo, ni de l’UGC), le moment où elle a retrouvé son public sur internet et le dialogue avec lui (ou à tout le moins le moyen de poursuivre le jeu du miroir avec lui).

Quand la presse d’information constate amèrement que les sites des journaux en ligne américains ne comptent que pour 1,2% du temps passé en ligne des internautes (en anglais), la télévision s’est dit, grâce à Susan Boyle, que son cas était peut-être moins désespéré… La mariée n’est plus toute jeune mais elle sait encore plaire. Elle sait toujours y faire et ça marche encore…

3 Comments

  1. La citation de Wolton que tu fournis est un peu courte. La télé n’est pas “populaire” en soi. Il s’avère que les chaînes de télévision se sont construites, sur le modèle de la radio, à partir du financement publicitaire, comme des média de masse. C’est parce que le financement de TF1 ou de M6 est la publicité que leurs programmes sont “populaires” – et non l’inverse. C’est sur la base d’un calcul similaire que Youtube propose un hébergement gratuit mais collectif, susceptible de générer des fréquentations importantes. Bref, il n’y a pas de “nature” des programmes, mais des équations économiques, qui sont des équilibres temporaires.

    Pour compléter mon analyse du cas “SB”, puisque c’est la 1e fois qu’une grande émission populaire se comporte en prescriptrice délibérée par rapport au net, c’est aussi la première fois qu’on peut avoir une véritable comparaison des ordres de grandeur des fréquentations en ligne avec les audiences télé. “SB” s’est placé très vite dans le peloton de tête des niveaux de consultation web, chiffres que les vidéos en ligne ont péniblement atteint après plusieurs mois ou années d’exposition et de buzz. Mon sentiment est que c’est une erreur de considérer les chiffres de “SB” comme exceptionnels. En réalité, ceux-ci nous montrent ce que produit une exposition télé assez banale, et nous révèlent surtout l’échelle des buzz web, beaucoup plus faibles en comparaison. Je ne serais pas surpris que d’autres programmes télé – ou le même -, dans un dispositif similaire, atteignent ou dépassent rapidement des chiffres de l’ordre du demi-milliard de vues – ce qui nous montrera rétrospectivement que ce que nous considérions comme des audiences massives en ligne n’était que des pets de lapin…

  2. Oui, j’aimerais bien avoir l’avis de Narvic sur le moyen métrage “The Hunt for Gollum”.
    Et on n’a pas besoin d’arriver à ce niveau de qualité pour produire un excellent documentaire ou film ou histoire télévisée. Donc la porte est grandement ouverte et nullement fermée par la capacité de produire de la qualité.

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