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Sur le net, le défi de la preuve et de la vérification

Internet est un formidable outil de diffusion des informations en ligne, mais la nature de ces informations qui circulent n’est pas sans poser certains problèmes (tout n’est pas noir, mais tout n’est pas rose non plus).

L’un de ces problèmes est que les informations fausses (parfois des erreurs, mais parfois aussi des falsifications ou des manipulations délibérées) y circulent aussi bien et aussi vite que les vraies. Il arrive qu’il soit difficile de démêler le vrai du faux, et c’est un réel problème.

De nouvelles pratiques de vérifications doivent s’imposer, elles peuvent passer par le développement de nouveaux métiers, mais aussi par la collaboration des internautes. Elle demanderont également de nouveaux outils, des outils logiciels, mais aussi des outils intellectuels et des méthodes qui restent largement à inventer…

Ce serait un vrai job pour les journalistes. Encore faudrait-il qu’ils cessent de se plaindre des rumeurs et des fakes qui circulent en ligne, et qu’ils retroussent leur manche… pour faire le tri eux-mêmes !

“Vérifier les images amateurs”

Aurélien Viers, rédacteur en chef de Citizenside.com et blogueur de Après la télé, intervient sur ce thème dans une tribune publiée par Le Monde, et reproduite sur son blog : “Vérifier les images amateurs, un nouveau défi pour la presse” (je préfère le titre initial à celui “proposé” par Le Monde : “Bientôt six milliards de Tintin reporters”).

Le risque de falsification est, lui, bien réel, depuis l’inexactitude ou le recopiage, jusqu’au trucage ou la manipulation, dans un but de propagande. Ne tombons pas dans la paranoïa. Les milliers de photographes immortalisant le discours d’Obama étaient bien à Berlin. Derrière chaque photographe amateur ne se cache pas forcément un dangereux manipulateur. Pour autant, il est du devoir des journalistes d’affronter ce nouveau défi. Pour devenir une information, le témoignage brut doit être authentifié, édité, remis en perspective : nous sommes au coeur du métier de journaliste. Ignorer l’existence des images amateurs revient à s’exposer sans défense.

Au-delà de Google, de nouveaux outils en cours de développement vont permettre de décrypter plus finement le contenu même de l’image. Des logiciels permettent déjà de détecter la retouche d’images. De même, de nouvelles interfaces doivent être installées au sein des rédactions pour recevoir et traiter les contenus amateurs. Cela nécessitera la création de nouveaux métiers (…) Il faudra, enfin, s’appuyer sur le public lui-même. (…)

Faire appel à des non-journalistes, est sans doute l’aspect le plus dérangeant pour des professionnels de l’information. D’autant que cela ne garantit pas totalement l’authenticité d’une image amateur. Mais l’information traitée dans l’urgence n’est jamais fiable à 100 %. Il n’y a pas d’un côté un îlot de terre ferme, et de l’autre une étendue de sables mouvants. Il n’y a que de nouveaux sentiers à défricher.

 

Heuristique de la preuve et traçabilité

Le chercheur en sciences de l’information Olivier Ertzscheid, sur Affordance, aborde la même problématique sous un angle plus large : les développement des “technologies de l’artefact” qui “réclament d’urgence la construction d’une heuristique de la preuve”.

Ces technologies de l’artefact sont celles qui rendent possible, pour l’amateur, la création de représentations volontairement altérées et artificielles de la réalité dans une recherche (une “mimesis”) de la vraissemblance.

 

Et l’auteur de citer les fakes et autres photos trafiquées (souvent dans un but ludique), ainsi que les batailles d’édition sur certains articles de Wikipédia.

Ces technologies de l’artefact réclament d’urgence la construction d’une heuristique de la preuve, de la traçabilité de la preuve, une heuristique qui tienne compte de ces phénomènes, qui les explicite, et qui permette (c’est le plus délicat) de les « monitorer » non pas tant en temps réel mais bien a posteriori, c’est à dire dans l’optique d’une rétro-ingénierie documentaire.

 

Olivier Ertzscheid ajoute en commentaire :

Les technologies de l’artefact ne sont effectivement pas “nouvelles”. Il y a toujours eu des détournements de média, quelque soit le media. Ce qui me semble nouveau c’est la banalisation “technologique” de ces technologies et leur large bascule dans des usages de plus en plus massifs.

 

“Chercheurs-vérificateurs” et “journalisme de remédiation”

Cette réflexion est à mener par les journalistes, aujourd’hui confrontés à leur inutilité et sommés de démontrer la valeur ajoutée professionnelle qu’ils sont susceptibles d’apporter en ligne, et qui justifierait le maintien de leur profession.

Alain Joannès, sur Journalistiques, appelait avant l’été, à l’invention du nouveau métier de “chercheur vérificateur”. Ce que j’avais pour ma part ajouté aux tâches de ce “journalisme de remédiation” à naître sur le web.

L’enjeu est crucial, mais complexe : il manque encore la méthodologie, les outils, la définition des métiers (et la formation correspondante) ainsi que celle des procédures possibles de collaboration professionnels-amateurs qui pourraient être mises en oeuvre.

C’est à ces tâches, à mon sens, que doivent s’atteler les journalistes en ligne, bien plus que de se concentrer sur l’apport des contenus supplémentaires (dont le web déborde déjà, et qu’il s’agit surtout de trier en même temps qu’on les vérifie) et dans le développement de logiques communautaires autour de l’information. Mais ça ne vient pas vite…

Encore un exemple de la difficulté des journalistes (comme profession, mais aussi pris individuellement) à identifier les enjeux de l’information en ligne et à se concentrer sur l’essentiel ? Un train de plus qu’ils vont prendre en retard, au risque de ne pas le prendre du tout ?

On entend bien souvent les journalistes se plaindre qu’il circule n’importe quoi en ligne et que les blogs ne sont que des accélérateurs de diffusion des rumeurs. N’est-ce pas pourtant leur job, aux journalistes, de vérifier ce qui circule ? Plutôt que se plaindre, n’est-il pas temps qu’ils s’y mettent vraiment ? Sinon, à quoi servent-ils encore ?

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Complément (à minuit) :

Des dangers de la propagation des fausses nouvelles en lignes : un exemple récent avec Google News aux USA.

Un article de presse concernant une compagnie aérienne américaine, vieux de 2002, a été réindéxé automatiquement par Google News la semaine dernière, pour une raison qui reste encore obscure, et rediffusé dans le “circuit de l’actualité” – sans date, comme s’il datait d’hier ! – entraînant un crash boursier pour cette compagnie. Les procédures automatisées de traitement de l’information se sont révélées défaillantes. Il n’y avait personne pour vérifier…

– Le journal du Net : “Google Actualités sème la panique à Wall Street”

– VTech : “De la fiabilité des sources”

– 2803 : “Les limites de l’automatisation du traitement de l’information”

Autre exemple, aux conséquences moins graves, signalé récemment sur novövision :

“De la vitesse de propagation d’une erreur en ligne “

Et on ne parle ici que d’erreurs, qui sont passées à travers les mailles d’un filet fort lâche. Qu’en est-il des tentatives de falsification ?

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Complément (17 septembre 2008) :

Signalés en commentaire par Nicolas, de Window on the Media, quelques liens vers des exemples de photographies de presse ou d’illustration falsifiées :

Pourquoi les amateurs seraient-ils plus enclins à falsifier une image que des pros ?

Au contraire, j’ai tendance à penser qu’un photographe / journaliste / communicant peut avoir plus d’intérêt et de moyens de faire circuler une photo trafiquée.

Pour faire passer leur message : Côté journaliste, c’est la photo Reuters de Beirut ou le recadrage de CNN lors des émeutes chinoises.

Côté RP, ce sont les missiles iraniens.

Pour obtenir la reconnaissance des pairs, avec de belles photos. C’est le cas des antilopes et du train en Chine.

 

Des moyens techniques pour détecter les fraudes : le speedboat éclaté.

Ou encore le visage de Sarah Palin sur une fausse couverture de Vogue, qui se retrouve sur France3 et à la Une de la Stampa…

Je rappelle aussi le festival de fausses nouvelles de cet été…

Pour des exemples un peu plus anciens, lire aussi : André Gunthert (en mai dernier), « La presse est-elle encore fiable ? », et sur Wikipedia, le “cas” Alexis Debat.

Après tout ça, qui dira qu’il n’y a pas un problème de vérification, et, en effet, il concerne les contenus diffusés sur le net, comme dans les médias, par des professionnels comme par des amateurs…

7 Comments

  1. Narvic,

    J’ai lu votre post à quatre reprises et ne sais toujours quoi en faire.

    Avant d’étaler ma perplexité, je me permets de vous signaler une petite typo : vous écrivez Arélien, à la place d’Aurélien.

    Plus sérieusement, si l’on admet que l’internet est un lieu social, il faut admettre que la diffusion d’informations erronées en est un attribut nécessaire. J’en ai conclu que vous ne parliez pas de l’intégrité de l’information sur le net en général.

    J’imagine donc que vous parlez des rapports des journalistes à l’internet, et aux nouvelles sources d’information qu’il propose.

    Première remarque, il me semble, que les journalistes prompts à dénoncer les dérives du nets sont souvent ceux qui les ont relayées.

    Deuxième remarque, sur les outils: la question de la confiance, et de l’intégrité des documents dans le cyberespace ne date pas d’hier. PGP* date de 1991, et depuis de nombreux modèles de confiance et d’intégrité ont été développé. Dans le monde de la distribution de code source il existe des modèles centralisés (subversion, cvs) avec analyse des fichiers par les admins, et des modèles distribués (git, mercurial) ou la confiance se propage par capillarité. Ce sont des exemples pour dire que la recherche dans ce domaine est très avancées.

    Peut être que par outils nouveaux, vous parlez d’une sorte d’agence de presse qui analyserait les informations fournies par des amateurs, et fournirait une plateforme nouvelle.

    Troisième remarque, sur la méthodologie: je vais peut être faire preuve de naiveté, mais il me semble que vous, et vos confrères, êtes régulièrement confrontés à des “press releases”.

    J’imagine, qu’il y a peu de journalistes applicant le principe dogbert**, et qu’ en général vous devez vérifier ces informations. Je ne comprends pas en quoi, les sources internet seraient fondamentalement différentes.

    Maintenant, j’ai peut être manqué le fond de votre post, et m’en excuse. Je suis simplement, sincèrement perplexe.

    * PGP : pretty good privacy, un systeme qui permet beaucoup de choses quant à l’identification de l’émetteur d’un message, et permet aussi de s’assurer que le message n’a pas été modifié entre la source et le recepteur.

    ** Je fais référence à un strip de scott adams, ou dogbert dit à une journaliste : “Vous pouvez travailler, ou boire un verre avec moi et publier ma press release, la paye sera la meme”. Je n’ai pas retrouvé le lien vers ce document.

    PS : toujours pas de mail, mais vous me connaissez 😀

  2. @ UnPseudo

    • fôte corrigée, merci 😉

    • Sur le mail, j’y travaille, promis, une solution approche. En attendant, je comprends la grève des mails. :-))

    • sur la problématique générale maintenant :

    Non, la diffusion d’informations erronées, voire falsifiées, sur un média qui sert à de plus en plus de gens de source d’information importante ou principale n’est pas un “attribut nécessaire”, c’est un “problème inévitable”, mais très important, qu’il faut travailler de manière urgente à réduire au maximum. L’envahissement de fausses nouvelles présente de graves dangers pour une société, et je ne parle pas que de politique, au niveau économique et social en général aussi.

    Je ne me place pas spécialement du côté des journalistes quand je dis ça, mais sur le plan le plus général possible, ce qui inclue les journalistes, et surtout tous les internautes. Mais – peut-être – les journalistes ont-ils un compétence acquise ailleurs dans ce domaine, qui pourrait être transposable à internet…

    Je note, quoiqu’on en pense, que les médias professionnels ont su réduire le taux de fausses informations diffusées par leur canal à un niveau très faible.

    Je ne suis pas le dernier à signaler un relâchement ces deniers temps, qui aurait – peut-être – tendance à faire remonter ce taux, et je m’en alarme.

    Sur internet, on parle de tout autre chose, quant à l’ampleur du phénomène et à la difficulté même de le discerner, avant de se poser le problème de le réduire.

    Le problème que signalent Aurélien Viers et Olivier Ertzscheid est que la question de la vérification se présente, sur internet, de manière nouvelle et pose des problèmes nouveaux.

    il ne s’agit pas de la question d’assurer des communication de confiance (cf. votre référence à PGP), il s’agit d’analyser les contenus qui circulent et de déceler les falsifications éventuelles dans des vérifications qui ne peuvent avoir lieu qu’après la diffusion.

    Les outils nouveaux : il s’agit d’outils logiciels, permettant de détecter des falsifications, sur les images comme sur les textes. Vu le nombre – et même la forme – des informations circulant, une détection manuel n’est pas envisageable. Pour l’image, il s’agit de logiciels de détection des retouches au sein d’une image. Pour le texte, on peut envisager des techniques de comparaison des versions de textes circulant pour détecter les versions au sein desquelles des modifications ont été opérées. Etc.

    Mon appel aux journalistes est une manière de leur dire que ça fait partie de leur job de faire ce travail. Il faut donc qu’ils s’occupent de cette question, qu’ils apprennent à utiliser les outils existants, qu’ils contribuent aux recherches des informaticiens pour les améliorer et en inventer de nouveaux, et qu’ils contribuent également à normaliser des procédures qui permettraient d’améliorer le tout.

  3. J’ai rajouté en complément quatre liens vers deux exemples récents de fausses informations diffusées en ligne sans vérification, dont l’un au moins à entraîné de sérieuses conséquences.

    Dans les deux cas, il s’agissait de procédures automatisées de rediffusion…

  4. Merci Navic pour cette synthèse et cette réflexion autour des derniers articles parus sur le sujet. Les journalistes (pas toujours les plus âgés) ont un problème de culture internet.

    Comme vous l’indiquiez dans un précédent billet, pour eux internet se résume souvent à Outlook et Google.

    Et encore.

    Les dernières fausses images diffusées par la presse et présentées comme des scoops apparaissaient dans Google images, dans les premiers résultats.

    Seulement voilà: pourquoi s’intéresser à cette chose, cette inutilité flagrante d’internet, synonyme de rumeurs, d’infos bidons, de Mr tout-le-monde qui raconte n’importe quoi?

    Au lieu de voir internet comme un nouveau moyen efficace de diffuser les infos, de les chercher et de les vérifier, la Toile est perçue comme anxiogène, source de tous les malheurs et de tous les dangers.

    Le jour où une information tombe, en provenance de la toile – voire une photo amateur envoyée par mail, puisqu’on ne dispose pas de plateforme adaptée – c’est déjà trop tard.

    Pour un gros scoop, on oublie ses peurs, on oublie de vérifier les sources, et on balance un photomontage Sarah Palin, posant en Une de Vogue USA, une blague présentée comme telle par l’auteur de la retouche….les iconos de la Stampa se sont laissés berner, tout comme une chaîne de télé française.

  5. Salut Narvic,

    Pourquoi les amateurs seraient-ils plus enclins à falsifier une image que des pros?

    Au contraire, j’ai tendance à penser qu’un photographe/journaliste/communicant peut avoir plus d’intérêt et de moyens de faire circuler une photo trafiquée.

    – Pour faire passer leur message: Côté journaliste, c’est la photo Reuters de Beirut (http://littlegreenfootballs.com/weblog/?entry=21956_Reuters_Doctoring_Photos_from_Beirut&only) ou le recadrage de CNN lors des émeutes chinoises (http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/24/content_7847789.htm). Côté RP, ce sont les missiles iraniens (http://thelede.blogs.nytimes.com/2008/07/10/in-an-iranian-image-a-missile-too-many/index.html?hp).

    – Pour obtenir la reconnaissance des pairs, avec de belles photos. C’est le cas des antilopes et du train en Chine (http://www.hackerfactor.com/blog/index.php?/archives/157-Shopping-in-China.html)

    A l’inverse, je pense que les amateurs ont des motivations différentes lorsqu’ils photoshoppent. Au vu de ce qui se fait et des valeurs de la communauté des nerds, j’imagine qu’ils cherchent surtout à rire au dépends des journalistes qui relayent l’info et du public qu’ils bernent.

    Là, un peu de bon sens suffit pour démasquer la supercherie (couverture de Vogue, speedboat éclaté http://www.hackerfactor.com/blog/index.php?/archives/185-Myth-Busting-Boats.html etc.)

    Par ailleurs, tu écris que “les médias professionnels ont su réduire le taux de fausses informations diffusées par leur canal à un niveau très faible.” Euh… par rapport à quand? et à quoi?

  6. @ Aurélien

    Un problème de culture du net chez les journalistes, certainement. Pas que lié à l’âge, mais il y a tout de même un problème de génération : ceux qui sont aux commandes ont du mal à comprendre… 😉

    @ Nicolas

    Merci de tous ces liens vers ces photos. Ça manquait d’images.
    Je les intègre en fin de billet. 😉

    Ta remarque sur les falsifications “professionnelles” soulève d’autres questions intéressantes :

    • dans le cas des missiles iraniens, c’est assez classique et ça relève de la propagande politique. Ça se faisait déjà “à la main” avec pas mal d’efficacité.

    • pour les photos de professionnels de l’information, c’est autre chose. Il y a sûrement une part d’amélioration du “produit” pour le rendre plus “vendable”. Mais ça témoigne aussi d’un affaiblissement de la valeur de l’intégrité du document, et tout simplement… de la vérité (les auteurs de ces trafic de photos n’ont peut-être même pas considéré qu’ils faisaient quelque chose de grave…). C’est une évolution inquiétante de la mentalité professionnelle

    On rencontre ça aussi avec le texte : voir les bidonnages d’Alexis Debat)

    Sinon, je parlais de réduction de la propagation de fausse nouvelle par rapport à l’Entre deux guerres, avec le développement effréné d’un journalisme de corruption à la solde d’escroc de la finance. La 2e moitié du 20e siècle a tout de même été marquée par un très net assainissement. 😉

  7. ” Sinon, je parlais de réduction de la propagation de fausse nouvelle par rapport à l’Entre deux guerres, avec le développement effréné d’un journalisme de corruption à la solde d’escroc de la finance. La 2e moitié du 20e siècle a tout de même été marquée par un très net assainissement. 😉 “

    Oui, on a bien vu avec les faillites non en domino mais en cascade, des établissements financiers outre-atlantique que l’information financière était au top de sa forme.

    Pour l’affaire Enron, ainsi que les initiés des problèmes sur l’action EADS, on a encore vu que les journalistes s’occupant de l’information financière, maîtrisaient parfaitement leur sujet.

    Les explications macro-économiques aussi sur la montée du baril du pétrole dans tous les grands journaux français qui ne prenaient pas en compte la spéculation d’intermédiaires financiers, sur lesquels les fédéraux de la SEC sont en train d’enquêter

    Et je ne parle pas de ce qui reste peut-être à découvrir sur les comptes d’Alcatel Lucent, alors que tous les journalistes ne parlent “que” de faute stratégique…

    Franchement narvic, on voit que les gars ont bien appris leur leçon depuis l’entre-deux guerres, oui ils continuent à faire de même… avec le même entrain : l’information officielle et politiquement correcte continue de prospérer dans les milieux d’affaires et la finance…

    Pourquoi ? bah, les organismes financiers sont leurs actionaires au fait…
    Le journaliste sait toujours appliquer le proverbe suivant : “embrasse la main que tu ne peux mordre…”

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