le salon

Slate.fr, la stratégie magazine

Bon, Slate.fr est en ligne, mais démarre à petit régime avec une interface pas encore finalisée (un “slow opening” dit Johan Hufnagel). On en cause en ligne évidemment, mais pas plus que ça finalement. Je vous en ai fait un petit tour d’horizon et ça se lit là-bas, car j’ai ouvert aujourd’hui sur Slate.fr une petite succursale, une chronique “Backlinks”, qui parle de Slate dans Slate…

J’y reviens ici, sur un aspect du projet Slate.fr que je n’ai pas développé là-bas, et qui n’a d’ailleurs pas été vraiment souligné en ligne me semble-t-il. On a plutôt cherché à voir à quoi ressemblait ce site, plutôt qu’à observer en quoi il était différent des autres. On le met bien entendu en parallèle avec le grand frère américain Slate.com. On le compare à Rue89, Mediapart, Bakchich ou Lepost, du côté des pure players “généralistes”, à Arrêt sur Images ou E24, pour les “spécialisés” (lire sur 20minutes.fr : “Les pure players s’imposent sur le Net français”). Mais on ne relève guère que le titre complet du site est “Slate Magazine”, alors que c’est la principale originalité du format, par rapport à tous les sites précédents, et même par rapport aux sites web de médias traditionnels, de la presse écrite comme de l’audiovisuel.

J’ai plutôt fait, de mon côté, le rapprochement avec Marianne2, et Nadia Tiourtite, sur Blog Oh Blog,
y voit “une plateforme de blogueur version 2000”. Il y a de ça en effet. Et si ça ne révolutionne pas le web en soi, il s’agit bien d’une stratégie différente de la plupart de ce qui a été tenté par les sites “de journalistes”. Un format “magazine” plutôt qu’un “journal en ligne”, ça me semble en réalité bien mieux “coller” à ce qu’est le web, à la manière qu’ont les internautes de s’informer en ligne. Si ce n’est pas une révolution web, c’est tout de même un changement d’optique pour les journalistes…

En ligne, les journaux ont fait… des journaux

Les médias traditionnels, en arrivant en ligne, ont reproduit naturellement ce qu’ils faisaient déjà : des journaux. Des ensembles cohérents d’articles, répondant à une même ligne éditoriale, et couvrant peu ou prou l’ensemble du champ de l’actualité. On ne remarque pas souvent que, quel que soit leur format “d’origine”, quotidien ou newsmagazine de la presse écrite, radio ou télévision, leurs versions en lignes ont tendance à toutes converger vers le même modèle : des sites d’actualité en direct.

On aurait pu s’attendre à ce que les sites de L’Express ou du NouvelObs, des hebdomadaires, adoptent un format différent de ceux du Monde ou du Figaro, des quotidiens, et pourtant il font en ligne à peu près la même chose. En ligne, ils “convergent” même tous avec les médias audiovisuels et proposent de plus en plus de multimédia (avec du son et de la vidéo).

La “pression” de la course à l’audience, imposée par la recherche d’une rentabilité basée à quasi 100% sur le revenu publicitaire, n’y est sûrement pas pour rien. Et les impératifs de référencement sur GoogleNews non plus, les poussant inéxorablement à devenir essentiellement des “canons à dépêches”, un flux continu de news qu’ils n’ont en réalité pas les moyens de produire eux-mêmes et qu’ils empruntent aux grandes agences de presse, en y mêlant leur propre production éditoriale qui s’y trouve noyée.

Les limites du modèle des sites d’info en direct

Il y a plusieurs trucs qui clochent, fondamentalement, dans cette approche. L’info “en direct”, sur le web, ne semble pas vraiment prendre le chemin de ce genre de gros sites à flux continu. L’info en direct… c’est Twitter (ou d’autres formules à venir qui prendront cette voie). C’est surtout la diffusion virale, de proche en proche. Ce ne sont plus les journaux qui “font l’actualité”, ce sont les internautes eux-mêmes, qui sélectionnent et rediffusent ce qui est “chaud”, et plus des journalistes.

Le second truc qui cloche, c’est le concept même du journal, quand les internautes ne “consomment” plus les articles qu’à l’unité, passant allègrement du site du Monde à celui de Libération, selon que leur réseau social, des moteurs ou des agrégateurs, ou d’autres outils de recommandation, auront attiré leur attention sur tel ou tel article qui mérite un détours.

Tous ces sites de médias s’évertuent à tenter de couvrir l’ensemble du champs de l’actualité, ce qu’ils n’ont pas vraiment les moyens de faire en y apportant une réelle plus-value vis à vis de la concurrence, ce qui les conduit non seulement à parler tous de la même chose en même temps, mais aussi à le faire tous à peu près de la même manière.

Le troisième truc qui cloche, c’est que ce modèle du flux continu uniformisé est un très mauvais “support social” pour la conversation, alors qu’il semble bien que c’est le rôle principal que joue l’information en ligne dans la pratique des internautes. Il n’y a pas vraiment de conversation dans ces sites : les espaces de commentaires ne sont pas un moyen d’entrer en contact avec le média et d’établir un dialogue avec les journalistes, ce sont des forums bordéliques où les internautes sont livrés à eux-mêmes dans un brouhaha sans nom, une foire d’empoigne qui pousse chacun à crier plus fort que les autres s’il veut se faire entendre. Et en réalité, ça fait tellement de bruit que personne n’entend rien.

Une concurrence intenable

J’ai bien peur que ce modèle, qui est pourtant celui vers lequel se dirigent la plupart des sites des “grands” médias soit voué à l’échec. Comme portail de l’actualité, ils ne parviendront jamais à concurrencer GoogleNews, qui offre bien plus qu’ils ne pourront jamais offrir eux-mêmes. Comme “canons à dépêches” des Yahoo! Actualités ou MSN Actualités font déjà mieux qu’eux en terme d’audience, et ils ne les rattraperont pas non plus. Pour la conversation ? C’est dans les forums et dans les blogs, ou sur Twitter, qu’elle a lieu réellement, car la conversation, elle se tient dans un salon, ou sur une terrasse de café, mais pas sur la place publique ou dans les allées d’un centre commercial.

Ces “gros” sites de médias vont s’épuiser dans cette voie sans jamais atteindre de point d’équilibre, face à des concurrents bien plus puissants qu’eux, les grosses machines de l’internet, de l’informatique ou des télécoms, les Google, Yahoo et Microsoft, les Orange ou les fournisseurs d’accès, qui s’intéressent de plus en plus à la production des contenus, et qui finiront… par les racheter.

Les pure players tentent de se démarquer

Face au Monde et au Figaro, et tous ceux qui suivent leur chemin, les premiers pure players, tels Rue89, Mediapart, ou @si tentent une stratégie différente, qui semble mieux adaptée au net. Ils sont toujours sur le créneau des sites d’actualité mais ne jouent pas le jeu du “canon à dépêches”. Ils n’en ont pas les moyens et mettent en avant du “contenu maison”, de l’enquête et du reportage exclusif, en essayant de lui donner un ton, une identité, d’apporter une réelle plus-value pour l’internaute par la différentiation.

Cette approche à la mérite de permettre à l’information de devenir un vrai support de socialisation, en créant de véritables communautés autour de ces sites qui affirment de réelles identités éditoriales. Mais le produit reste coûteux à produire, il demande des équipes relativement nombreuses de journalistes, avec du talent et beaucoup de travail, pour couvrir l’actualité de manière originale, dans ce cadre communautaire (et cette communauté doit sans cesse être animée, dans un dialogue par toujours facile : @si en sait quelque chose en ce moment…). Toute la question est de savoir quelle taille de communautés on peut réussir à créer autour de tels projets, et si elles seront assez grandes pour assurer la rentabilité de l’entreprise…

L’approche du post.fr est peut-être dans ce domaine plus réaliste : jouer la communauté, mais sans apporter réellement de contenu informationnel original, en se bornant pour l’essentiel à repérer et relayer dans l’actualité les informations qui buzzent, et qui sont… produites par les autres. C’est beaucoup moins cher à fabriquer, le jeu communautaire semble assez bien fonctionner avec un tel carburant, et en terme d’audience, ça fait plutôt mieux que les autres pure players… Quand on voit ça du côté de Rue89 ou Mediapart, on doit se demander parfois si ça vaut vraiment le coup de se donner tant de mal… :o)

Slate.fr Magazine, agrégateur d’articles

Dans ce paysage, Slate.fr Magazine est donc bien un Ovni. Le projet n’est pas de couvrir l’actualité. Jean-Marie Colombani le disait hier soir sur Canal+, en substance : Slate.fr parlera d’un sujet d’actualité quand il aura quelque chose à dire dessus, en tentant d’apporter une plus-value par la qualité du contenu et son traitement. Du coup, pas de “ligne éditoriale” préconçue.

Mine de rien, c’est déjà une vraie différence avec les autres : puisque les internautes consomment les articles à l’unité, Slate.fr les produira… à l’unité. Sans chercher à concurrencer les autres en courant derrière le même objet, mais en tentant justement de trouver autre chose, ou autrement. Slate.fr assume donc de ne pas être “un journal”, mais se présente ouvertement comme… une sorte d’agrégateur d’articles ! C’est à dire… un magazine.

Du coup, Slate.fr ne s’est pas vraiment organisé en rédaction non plus. L’équipe est encore embryonnaire, mais ses fondateurs assurent qu’elle est destinée à rester petite (une dizaine de journalistes au plus), ce qui abaissent considérablement les coûts de fonctionnement par rapport à Rue89 ou Mediapart, dont les rédactions comptent deux à trois fois plus de journalistes.

Il est vrai que Slate.fr peut s’appuyer sur la production de qualité de Slate.com, qu’il n’y a qu’à traduire : les fondateurs envisagent de n’en sélectionner seulement que quelques articles par jour, ceux qui peuvent intéresser un lectorat français. Pour le reste, la stratégie est celle des “grandes plumes”, associées comme chroniqueurs ou intervenant ponctuellement. Slate.fr apparaît ainsi comme une sorte… d’agrégateur de signatures.

Slate.fr Magazine, agrégateur de signatures

L’une des originalités de l’opération est d’ailleurs dans son ouverture au web et à des blogueurs/chroniqueurs, sans s’enfermer dans un corporatisme de journalistes. Ce qui me séduit, vous pensez bien… 😉 Rue89 a aussi cette démarche, mais sans aller aussi loin et en maintenant une certaine “frontière” entre ses trois “voies” de contribution (sa rédactions, des experts et des internautes). Lepost.fr joue aussi le jeu des chroniqueurs/blogueurs, mais quasiment sans rédaction, et sur un créneau manifestement… différent. :o)

Sur Slate.fr, les blogueurs sont associés à deux niveaux différents : une plate-forme de blog d’un côté, dont le premier blogueur annoncé, François Hollande, semble indiquer que le “ticket d’entrée” est plutôt haut placé en terme de notoriété. :o) Et des blogueurs qui se sont fait connaître ailleurs et sont associés dans un “pool” de chroniqueurs, au même titre que les fondateurs et les auteurs traduits du site américain (comme bibi, Versac, Frédéric Filloux et d’autres encore à venir…). Le format est là-aussi original, et joue à plein les “marques personnelles”, sans faire de démarcation entre celles qui viennent des médias traditionnels et celles qui sont nées du web.

Quant au “participatif”, Johan Hufnagel annonce que la modération des commentaires sera serrée, et assumée (pour le moment en tout cas) par la rédaction elle-même. Des sélections de commentaires sont republiées sous forme éditorialisée par la rédaction et un appel aux lecteurs à envoyer des chroniques est lancé en page d’accueil : on verra bien ce que ça donne.

Dernier point, qui tranche aussi avec le clairon permanent d’un Edwy Plenel, qui ne cesse de présenter Mediapart comme la dernière chance de survie du journalisme et le dernier pilier sans lequel la démocratie va s’effondrer, le moins qu’on puisse dire est que les Colombani, Le Boucher, Leser ou Attali, la joue plutôt modeste et se gardent bien pour le moment, eux, de donner des leçons à tous les vents.

Finalement, ce format, détaché de l’actualité en direct et de sa couverture plus ou moins exhaustive, associant une rédaction, des grandes plumes d’experts et des blogueurs connus… il n’y a que Marianne2 qui l’ait essayé pour le moment. Mais le format de Marianne2 est très centré sur la politique française et une grande partie des billets relève du genre de l’éditorial ou de la tribune. Slate.fr montre une approche peut-être moins militante et plus analytique, et, là encore, plus… magazine, dans la variété des sujets.

Bref, Slate.fr Magazine me semble bien se placer sur un créneau différent des autres sites d’information déjà existants et propose, à mon avis, une approche originale dans le paysage des sites “de journalistes”. Ce n’est pas seulement “un pure player de plus”…

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Complément (dimanche 15 février) :

Dans l’Atelier des médias, la web-émission participative de Philippe Couve, sur RFI, Eric Leser, co-fondateur de Slate.fr revient en détail sur ce projet :

Il souligne notamment l’originalité de ce format “magazine” de Slate, que l’on désigne même aux Etats-Unis sous le terme de “magazine quotidien”, et qui s’attache avant tout à apporter “une plus-value journalistique”.

Il indique que la ligne politique du site se veut “ouverte”, l’ambition de Slate.fr étant d’en faire “le lieu du débat” public politique. Slate.fr se donne “plusieurs années” pour réussir à installer son modèle économique, et dispose d’ores et déjà des moyens pour tenir sur cette durée, avec une petite équipe qui ne dépassera pas dix personnes.

11 Comments

  1. Vous pourriez signaler que le regroupement (et l’éditorialisation) des commentaires intéressants du jour dans un article est pratiqué par Bakchich depuis presque le début.

    Marianne2 est effectivement dans une autre optique, il me semble plus dans la réaction immédiate et la course à l’actualité dans les thèmes. Si Slate parvient réellement à ne pas essayer de tout traiter ou presque, ce serait un changement majeur qui rapprocherait le journaliste du blogueur dans l’esprit, en ce sens qu’il n’a pas une production imposée notamment par rapport à l’actualité “brève” .

  2. De mon côté, j’ai une question : es-tu rémunéré pour bloguer sur Slate.fr ? (ce n’est pas une question piège, simple curiosité).

  3. @ Mokatrama

    Sur le traitement des commentaires : en effet, et Marianne2 le fait aussi, et d’autres aussi à l’occasion, mais peut-être moins systématiquement que Bakchich et Marianne2.

    Sinon, je maintiens que Marianne2 est ce qui se rapproche le plus de Slate.fr dans le fonctionnement du site : même s’il y a un Marianne1, le site ne reprend pas ses contenus mais propose autre chose, il n’y a pas de fil d’info en direct sur Marianne2, les articles de Marianne2 sont souvent des réactions à l’actualité ou de l’analyse, mais ne la “couvrent” pas à proprement parler (en tout cas le site ne cherche aucune exhaustivité), et Marianne2 ouvre depuis longtemps ses colonnes à des blogueurs connus : Juan de Sarkofrance, Luc Mandret, Malakine, Philippe Bilger…

    @ Ouinon

    Oui, les chroniqueurs de Slate sont rémunérés.

    @ Oz

    C’est une vraie question, ou je dois y voir une pointe de perfidie ?

    Sinon, service après-vente ? C’est exactement ça. Et c’est même exactement comme ça que fonctionne la blogosphère, me semble-t-il : répondre en commentaire sous ses billets, aller en faire la promo dans les commentaires chez les autres (il existe même un outil spécial pour ça. Ça s’appelle les trackbacks), les “pousser” dans les digg-like (pour ceux qui ont le temps et le goût de le faire, ce qui n’est pas mon cas) : tout ça c’est du service après-vente.

    Si tu lis mon blog depuis longtemps, tu dois savoir que c’est même exactement ce que je reproche aux journalistes de ne pas faire en ligne (à part Rue89 qui fait un véritable effort de ce côté) : les journalistes doivent trouver ça dégradant, de s’intéresser à leurs lecteurs…

    C’est exactement ce qui ressort de ce récent billet très intéressant sur MediaTrend. En substance : si les journalistes ne font pas le service après-vente de leurs articles, c’est qu’au fond les lecteurs ne les intéressent pas du tout. Le seul avis qui compte pour eux, c’est celui des autres journalistes.

    Autant dire qu’avec de telles pratiques, en ligne ils sont mal barrés les journalistes. Guère étonnant qu’ils soient traités de cette manière par les internautes, et qu’ils se fassent damer le pion par les blogueurs. :-))

    [Tu vois, toi aussi tu auras eu droit à ton service-après vente. Et personnalisé en plus !]

  4. Salut Narvic,
    je suis ravi de te voir signer ton nom dans le cadre d’un projet pro, avec pige et tout. Je crois que tu le mérites amplement.
    Mais, je me suis interrogé en lisant ta chronique sur Slate si tu ne t’étais pas fait habilement récupéré par les promoteurs de Slate.
    Habile en effet de mettre en place un blogueur dont l’image sur le web est plutôt positive, car critique à l’égard des “old medias”, et dont le discours est écouté car ses analyses ne manquent pas de pertinence et d’originalité.
    Or les fondateurs du Slate français sont tous issus des vieux médias (ils transportent sur le web leurs vieilles valises) et n’incarnent pas franchement l’idée de modernité véhiculée par le web, ni son côté bricolage-bidouille que l’on retrouve chez Rue89 (ils ont démarré dans la cuisine, c’est dire) ou Bakchich.
    C’est curieux que tout le monde salue de cette manière le Slate à la française, sans même avoir eu le temps de juger de son contenu.
    On a affaire à un buzz, auquel tu participes grandement (habile, je te disais), nourri non pas par l’originalité du contenu, non plus par celle de l’interface (assez ringarde à la base), ni par le caractère soical et innovant du site.
    Non, ça buzze parce que l’ancien pdg du Monde s’investit sur le web avec quelques autres dinosaures.
    Je reste perplexe.
    C’est exactement l’inverse de l’esprit web où de parfaits inconnus émergent par leur talent (un certain Narvic…:-)).
    Ici on assiste au buzz de la notoriété médiatique “old school”, à l’ancienne quoi.
    Voilà ce que m’inspire Slate pour le moment. Maintenant on verra sur la durée, si l’info publiée répond véritablement aux préoccupations des citoyens internautes…
    Ou, à l’inverse, si Slate va infliger ses analyses “vues d’en haut” par quelques chroniqueurs déjà bien connus.
    Auquel cas, ça ne saurait durer…
    Quoi qu’il en soit bon courage.

  5. bonjour..juste 2 choses à signaler la première il y a une petite coquille dans ton article “MES ses fondateurs assurent qu’elle est destinée à rester …” dans le paragraphe “Slate.fr Magazine, agrégateur d’articles” et une deuxième chose tu mets en évidence le mot Magazine de Slate.fr Magazine …alors juste une remarque que tu pourrais leur faire passer c’est de l’intégrer au Logo … pour une meilleure visibilité …car le mot magazine se trouve juste sur le titre de la page …et pas dans le logo …
    d’ailleurs j’avais même pas vu qu’il y avait magazine …avant que tu ne le dis …;-)
    a+

  6. waouh !!! …alors là …pas mal …
    vous jugez les blogueurs qui parlent des médias qui parle de slate.fr en disant qu’il parle sans connaître et dans le même temps vous critiquez slate.fr en disant que ses fondateurs sont tous des vieux qui n’y connaissent rien au web etc.. et qu’il faut obligatoirement en avoir galérer pour mériter un minimum de reconnaissance …
    c’est un peu ambigüe comme commentaire …non ???
    lancer un site sachant qu’aucun n’est rentable en France m’inspire plus de respect que de critique déjà…. et le fait que les personnes soient jeune vieille moche belle conne intelligente ou pas …je m’en fou …faut juger comme tu le dis sur pièce ….alors que la j’ai l’impression que vous avez déjà jugé !! buzz facile car ancien du monde et pas d’innovation sensible récupération de 2 3 blogueurs pour la forme et faire “plus web plus jeun’s” …etc..je passe sur le coté old school de l’interface …
    car backchish c’est pas trop ça non plus ….. mais la tu vas me dire que c’est fait à la débrouille comme si slate.fr a des moyen énorme disproportionner par rapport à ces concurrents …or je pense pas que ce soit le cas …car les investisseurs en presse en france ça court pas les rues …et en plus c’est une pré version de design de lancement qui sera amélioré dans le futur …

  7. @ Phil

    Il est toujours bon que certains gardent les pieds sur Terre et n’embrayent pas comme un seul homme derrière un enthousiasme collectif. 😉

    Alors, suis-je “récupéré” ? Je n’ai pas le sentiment d’avoir une telle importance que l’on cherche vraiment à me récupérer. Je vois plutôt que Slate.fr cherche à constituer un “pool” de chroniqueurs, mélangeant des gens des “vieux médias” et des gens du web, des journalistes et des non journalistes. Cette démarche là m’intéresse et je la trouve inédite dans le web français.

    J’ai assez tapé sur les gens des vieux médias qui ne comprenaient pas le web et le prenaient comme une menace plutôt que comme une opportunité, pour pouvoir saluer un Colombani quand il débarque en ligne avec un projet pur web, en s’ouvrant à des non-journalistes…

    Le buzz qui tourne autour est peut-être en partie mal visé, c’est à dire basé sur des jugements précipités, des a priori et des informations fragmentaires.

    La nature même de ce projet magazine – j’insiste, car ça n’a pas été bien vu, par exemple – fait qu’il ne peut être jugé que sur la durée : en fonction des intervenants sur le site et la qualité de leur production….

    En tout cas, merci pour tes encouragements. 🙂

    @ jeremy

    Merci, je corrige de suite.

    C’est un peu normal que l’aspect magazine ne soit pas bien repéré pour le moment, car ça ne ressemble pas à ce que font les autres sites “de journalistes”.

    Mais sur le web, ce n’est pas une nouveauté révolutionnaire tout de même : il existe de nombreux webzines, et puis un grand nombre de blog fonctionnent sur ce principe.

  8. Au sujet des sites médias en ligne:

    LeMonde.fr est tombé à 5 de PageRank, comme Le Figaro.

    Tous deux étaient à 8.

    Que se passe-t-il ?

    Le Monde tombe à 5, pendant que LePost est à 7… !

  9. Trois fois bravo pour votre arrivée dans slate.fr en renforcement de l’équipe.

    Content aussi qu’une personnalité mesurée comme Versac fasse partie du projet.

    Mes premiers sentiments à la lecture de ce magazine sont plutôt positifs, pas mal de diversité de ton et de sujet. C’est du bon divertissement par le biais de l’actualité générale.

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