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Sauver la presse ? No solution !

Via PaperRoll/Vincent Truffy (édition en libre accès de Mediapart), mon œil est attiré par l’illustration de cet article (en anglais) de Nat Ives, sur AdvertisingAge : “The Newspaper Death Watch”.

Extraits (traduction rapide et approximative… 😉 ) :

…Les journaux doivent apprendre à se rétrécir…

…Il leur reste encore 20 à 25 ans avant de mourir…

(noir)NEW YORK (AdAge.com). Vous connaissez l’histoire maintenant : l’industrie de la presse est en déclin. C’est un déclin final, si vous en croyez un expert comme Jeffrey Cole, directeur du Center for the Digital Future at the University of Southern California at Annenberg. Ses recherches suggèrent que les médias traditionnels en général doivent apprendre à se rétrécir, mais les journaux en particulier, sont un cas particulier. “Quand un lecteur hors ligne d’un journal meurt, il ou elle n’est pas remplacé par un nouveau lecteur. Combien de temps leur reste-t-il ? Nous pensons qu’ils en ont pour 20 à 25 ans.”

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…Migration des petites annonces…

…Chiffre d’affaire en baisse…

…Licenciements, fermeture de journaux…

…Processus irréversible, pas de solution…

(noir)Les efforts pour sauver les emplois dans les rédactions sont entrés en collision avec les efforts parallèles – et en définitive plus puissants – pour protéger les profits. Ainsi, l’industrie a supprimé au moins 3600 postes au cours de cette décennie, selon l’American Society of Newspaper Editors. De nombreux journaux ont fermé. Le pays a perdu 441 quotidiens depuis 1940 – dont 43 depuis 2000.

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(noir)Les journaux pourraient bien souffrir des effets, selon le Project for Excellence in Journalism, le mois dernier, d’un “découplage de l’information et la publicité.”

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(noir)«Il n’ya pas de solution, compte tenu des progrès du marketing numérique, et des changements dans la lecture numérique, pour sauver l’industrie de la presse telle qu’elle est”, selon Ken Doctor, analyste média chez OutSell.

(noir)“Ce processus n’est pas réversible, assure Lauren Rich Fine, ancienne analyste média de Merrill Lynch. Je ne compterais pas sur le fait que cette industrie redevienne profitable. Celui qui pense que ça va revenir comme c’était avant est fou.”

(noir)L’industrie des journaux doit dire adieu aux marges de profit à deux chiffres qui faisait d’elle la coqueluche de Wall Street, à son ancienne autorité, à sa place centrale dans la conversation et le commerce.

(noir)Il y a beaucoup d’innovations en cours dans la presse (nouvelles formes de partenariat, recherche de nouvelles sources de revenu…) Mais la définition des priorités ne manquera pas de devenir de plus en plus douloureuse, car la plupart de ces innovations ne permettront pas de ramener les budgets des rédactions à leur niveau antérieur.

(noir)Les sites Web de journaux se développent rapidement, mais il n’y a aucune certitude que la publicité en ligne atteigne jamais les niveaux atteints par les journaux papiers.

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