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RSF est-elle trop médiatique ?

Jean-Claude Guillebaud, le co-fondateur et premier président de Reporters sans frontières (RSF) critique, sur Marianne2, l’action de l’actuel président de l’association, le très médiatique Robert Ménard (Jean-Claude Guillebaud a quitté RSF en 1993, à la suite d’un “désaccord radical” sur la stratégie de l’association) :

(noir)De mon côté, je pensais qu’une organisation de ce type ne pouvait être légitime que si elle incluait un travail de critique du fonctionnement des médias en occident. Que ce soient les dérives du travail journalistique (bidonnages etc.) ou un travail de réflexion poussé sur l’évolution de ce métier, ses pratiques et les atteintes aux libertés possibles dans les démocraties. Sinon, nous serions passés pour des néocolonialistes, des donneurs de leçons arrogants : quand on interpelle les leaders des pays du tiers-monde sur les atteintes aux libertés de la presse chez eux, la question qui se pose automatiquement à nous, est de savoir quel usage nous faisons de notre liberté. Même si les enjeux ne sont pas les mêmes, cette question est essentielle et je pensais qu’il fallait y consacrer 50% de notre temps et de notre énergie.

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(noir)De son côté, Robert Ménard pensait qu’il fallait mettre en sourdine toute l’activité de critique des médias pour bénéficier du soutien des grands journaux et des grandes chaînes de télé.

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Chez le journaliste “AJT” Sébastien Fontenelle, sur son blog “Vive le Feu”, la charge contre “Bob Ménard” est autrement plus violente dans la forme, mais pas tellement plus sur le fond… finalement…

Le message de “Bob Menard” aujourd’hui sur la Chine, la censure et la répression politique qui y règnent, est légitime. Mais on entend jamais RSF nous parler de la France, ou des Etats-Unis.

C’est bien dommage… B-)