le salon

Retour sur ma nuit américaine : anciens et nouveaux médias au banc d’essai

Je n’ajouterai pas mon commentaire à ceux qui se multiplient depuis l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, car je n’ai guère de compétence ni de connaissances particulières sur la vie politique américaine. Alors je renvoie à ceux qui ont des choses intéressantes et pertinentes à dire sur le sujet.

Je peux vous parler en revanche de ma nuit américaine, de la petite expérience médiatique à laquelle je me suis livré et les commentaires qu’elle m’évoque sur les possibilités de s’informer en direct offertes aujourd’hui par les médias en ligne et hors ligne sur un tel événement. Télévision, presse écrite, et les multiples canaux d’information disponibles sur le net, j’ai mis en concurrence durant ces dernières 24 heures tout ce qui était à ma disposition, dans la limite de mes propres capacités à suivre et digérer en même temps ce déluge informationnel.

Si la télévision a toujours son mot à dire avec la force de frappe qu’elle est capable de mobiliser pour organiser un flux direct d’information très réactif et de qualité, les nouveaux médias d’internet montrent eux-aussi leur intérêt face à un tel événement, avec les nouvelles manières d’aborder et de “vivre” l’actualité qu’ils permettent.

Les capacités de veille collective et d’agrégation sociale d’information sur le net apportent une approche multiple, comparative, très réactive et pertinente de l’événement, impossible autrement. Les capacités sociales du net apportent aussi une expérience de la conversation inédite et une manière de “vivre” en commun l’événement tout à fait intéressante.

La presse quotidienne papier est clairement dépassée dans un tel contexte, à moins de jouer, comme Le Monde, le recul, l’analyse et la documentation, plutôt que l’actualité, un terrain sur lequel elle ne peut plus lutter…Mon petit dispositif d’information électorale personnel s’est organisé autour de mon canapé et de deux écrans : celui de ma télévision et celui de mon ordinateur, déplacé au salon pour l’occasion. Ma télévision était branchée sur une chaîne d’information française en continu (BFM TV en l’occurrence) et je n’en ai pas changé durant la nuit. Renonçant au zapping, la télévision fut pour moi une sorte d’étalon face à mon autre écran, où se passaient en comparaison des choses autrement plus complexes…

Mes sources

J’ai concentré mon attention sur deux applications : mon lecteur de flux Twitter branché sur ma propre petite “twittosphère”, qui compte quelques dizaines d'”adhérents” dont une bonne poignée était en ligne avec moi cette nuit, et mon navigateur internet, ouvert sur une vingtaine de pages différentes, entre lesquels j’ai zappé en permanence (cette vingtaine était un grand maximum de ma capacité à suivre et réactualiser).

Des sites de grands médias américains, qui proposaient des pages spéciales élections remises à jour en temps réel.

The New York Times
CNN
ABC News
Yahoo! News

Des sites “pur web” d’information politique américains, que je connaissais où que l’on m’a conseillé durant la soirée (j’y reviens) : de gros blogs politiques, des sites ou blogs d’agrégation de liens.

FiveThirtyEight.com (site politique indépendant de compilation et d’analyse de données électorales, qui a donné très tôt dans la soirée une projection du résultat final qui s’est révélée très proche de la réalité)
NewsJunk (page personnelle d’agrégation de liens, mise à jour en permanence, vers des articles repérés par l’auteur sur les sites de presse et les blogs)
The Huffington Post (gros site d’information et d’agrégation de tendance “libérale” au sens américain, fondé par Arianna Huffington)
Daily Kos (blog politique collectif, “libéral” et “progressiste”, fondé par Markos Moulitsas)
The Drudge Report (site d’agrégation “conservateur”, piloté par Matt Drudge).

Des blogs francophones, dont les auteurs ont pratiqué le “live blogging” durant la nuit.

Nicolas Vanbremeersch, sur Versac, depuis la France (blog exceptionnellement rouvert pour l’occasion, après fermeture définitive 😉 )
Laurent Gloaguen, sur Embruns, depuis le Québec.
Garçon, sur Café Croissant, depuis la Californie (avec mise à jour en direct des résultats fournis par MSNBC)
Jules, de Diner’s Room, depuis la France.

Des fils francophones d’agrégation d’informations et de liens en direct.

Le “minute par minute” de la rédaction du site lemonde.fr.
Les étudiants de l’école de journalisme de Science-Po Paris
La “rivière d’informations” sélectionnées par le site de la RTBF (Belgique)

Deux fils d’agrégation de courts messages sur Twitter.

Election 2008 (mis en place par la compagnie Twitter elle-même, et agrégeant les courts messages relatifs aux élections postés sur l’ensemble de la plate-forme).
US08 Twittlife (agrégeant les courts messages d’une série de blogueurs francophones d’Europe et d’Amérique, une initiative de Mémoire Vive, relayée sur lepost.fr et Agoravox).

Mes impressions

Télévision vs internet.

La télévision n’a pas dit son dernier mot face à internet. Par sa réactivité sur le direct et sa capacité à être en de multiples endroits simultanément, elle reste un média très bien adapté – et peut-être même toujours le meilleur – pour la couverture de tels événements. Elle est (avec la radio) le média du flux direct par excellence.

Parmi toutes mes sources, seul Twitter (voir ci-dessous) est allé hier soir aussi vite que ma chaîne de télé de référence (BFM TV), mais ils étaient souvent en concurrence pour relayer tous les deux les mêmes informations … de la télévision américaine CNN, que certains des “twitteurs” sur lesquels j’étais branché suivaient en même temps que les journalistes de BFM.

Les sites des médias, comme les sites “alternatifs” du web, n’étaient pas aussi réactifs dans la diffusion et la mise à jour des résultats. Ces sites sont d’ailleurs bien moins pratiques à consulter, car ils doivent être réactualisés : soit automatiquement à intervalles réguliers pour les “widgets” des gros sites tels que CNN, ABC, MSNBC, Yahoo!News, etc., soit par l’utilisateur lui-même en rechargeant la page dans son navigateur. Ces réactualisations simultanées étaient lourdes à tenir cette nuit par ma connexion internet, qui était à sa limite de capacité.

Médias traditionnels vs nouveaux médias

Les médias traditionnels font la différence par l’ampleur, la technicité et le professionnalisme des moyens qu’ils sont en mesure de mettre en oeuvre. Ils sont aussi plus prudents, et donc moins réactifs, mais aussi moins curieux, que les nouveaux médias.

Seuls les médias traditionnels (CNN, NYT…) disposaient des moyens techniques et humains considérables nécessaires à la collecte des résultats électoraux. Les nouveaux médias se bornent à relayer ces résultats.

Les médias traditionnels font aussi la différence sur l’expertise et le professionnalisme qu’ils peuvent mettre en oeuvre : experts électoraux appelés en consultants, correspondants en de multiples endroits, mobilisation d’une rédaction pour veiller sur les autres sources, avec un pilotage complexe de l’interface entre l’antenne et “la coulisse”, permettant de composer un flux continu fluide puisé à des multiples sources.

Les nouveaux médias étaient aussi en mesure de proposer des contenus experts, comme des analyses à chaud et commentaires dans des blogs, mais de manière dispersée sur de multiples sites, qu’il revenait à l’utilisateur de chercher lui-même (d’où l’intérêt de l’agrégation, voir ci-dessous).

La prudence des médias traditionnels, probablement échaudés par les erreurs commises lors des dernières élections, était assez remarquable. Ils ont attendu des heures pour affirmer clairement que la victoire d’Obama était acquise, quand une telle conclusion circulait depuis longtemps dans les blogs et sites “alternatifs”, à la simple analyse des mêmes résultats.

J’ai remarqué dans les blogs et les médias alternatifs une plus grande “curiosité” à dénicher dans le flot des informations diffusées celles qui pouvaient être les plus pertinentes. C’est par eux, par exemple, que mon attention a été, très tôt dans la soirée, attirée sur les motivations de vote des électeurs, d’après les sondages sortie des urnes, en fonctions de données socio-démographiques. Le poids de l’économie dans leur motivation de vote, le fait que les classes moyennes blanches ne rechignaient pas à se porter sur Obama même dans des Etats plutôt républicains (contrairement à ce que certains prédisaient), le fait que la forte mobilisation était largement le fait de nouveaux votants jeunes et “non blancs”, tout cela laisser voir un mouvement massif en faveur d’Obama, débordant le clivage partisan traditionnel et promettant le basculement de plusieurs des Etats décisifs.

Médias de flux vs médias de veille et d’agrégation

L’agrégation, surtout quand elle est collective (sociale), est d’une bien plus grande réactivité, richesse et variété que le flux unique des médias traditionnels, et c’est là que les nouveaux médias du net se montrent supérieurs.

J’étais en effet “branché” sur un grand nombre de sources qui étaient des flux de veille et d’agrégation des information diffusées par d’autres sources : les journaliste de la RTBF en ligne et leur “fleuve de news”, les étudiants en journalisme de Science-Po, où encore les sites américains d’agrégation comme Huffington Post, Drudge Report ou NewsJunk, et le réseau du “web social” des “live-blogueurs” et des “twitteurs”.

Cette addition de dizaines de paires d’yeux scrutant simultanément le web à la recherche de l’information inédite et pertinente, et l’échangeant immédiatement, se révèle d’une formidable efficacité. Des sources intéressantes comme NewsJunk ou FiveThirtyEight m’ont été signalées par ce moyens. L’annonce “officielle” du basculement de l’Ohio vers Obama m’a été signalée simultanément par BFM T V et sur Twitter. Les estimations de vote pour tel ou tel Etat selon tel ou tel média étaient confrontées simultanément sur mon réseaux twitter – et discutées -, ce que l’on ne trouve pas sur un média traditionnel.

Le net, un média de conversation

J’ai découvert à cette occasion une réelle utilité de Twitter, comme salon de conversation : un vrai salon transatlantique, permettant d’échanger des impressions et des analyses en direct avec un réseau de correspondants choisis. Twitter s’est même montré supérieur au live-blogging dans ce domaine.

Je ne pense pas au fil général de Twitter sur les élections, dont le défilement hypnotique des messages en plusieurs langues au rythme d’un par seconde était fascinant, mais surtout réactionnel et pauvre en information, et puis trop rapide et massif pour être réellement exploitable. L’un de mes “correspondants Twitter”, Petites phrases, a tout de même réussi à y “choper” au vol le passage d’un de mes propres “twitt” (j’ai d’ailleurs gagné mon pari, en annonçant la victoire d’Obama par plus de 150 délégués d’avance, avant même la fermeture des premiers bureaux de vote :o) ).

Non, cette conversation s’est tenue dans “ma propre twittosphère” (les utilisateurs de Twitter dont je suis le fil de courts messages et qui suivent le mien), à la fois lieu d’échange rapide d’informations et de liens, mais aussi d’échange d’analyses et de commentaires à chaud sur l’événement.

Certains internautes avaient choisi des “salons réels”, ces lieux de rencontre sur le thème des élections comme il en existait de nombreux dans Paris. Mon propre salon “virtuel” ne me demandait pas de quitter mon propre canapé, tout en me permettant de converser en direct avec des correspondants en France, en Belgique, au Québec et en Californie, chacun avec leur “contexte” et leurs sources d’informations respectifs. C’était très sympathique. 🙂 Mais c’était surtout pour moi un nouvelle manière d’utiliser internet et une nouvelle manière de suivre collectivement une nuit électorale. Cet essai est vraiment concluant.

Le dernier refuge du papier

La presse papier est dépassée. Les quotidiens du matin : c’est sans espoir. Le Monde tire son épingle du jeu, en jouant la carte de l’analyse et de la documentation avec quelques heures de recul, ce qui est probablement la seule chance de survie des journaux papier aujourd’hui.

20minutes avait souligné le défi que représentait cette élection pour la presse quotidienne papier : aucun journal du matin n’était en mesure de donner ce matin avec certitude le nom du président, malgré pour certains des éditions exceptionnellement retardées dans la nuit.

Le Monde, publié traditionnellement autour de midi, bénéficie en cela d’un avantage par rapport aux autres journaux dont il a joué à plein. Le journal semble être sorti lui aussi très en retard (disponible peu avant 16 heures chez mon kiosquier contre 13h/13h30 habituellement), mais il propose aujourd’hui un contenu qui ne tente pas de rivaliser avec les médias qui ont annoncé l’information factuelle depuis bien longtemps avant lui.

Sur les neuf premières pages du journal, il met en avant des éditoriaux, des analyses, interview et “verbatim”. Un contenu riche mais assez dégagé de l’actualité la plus chaude et tentant de prendre du recul et de remettre les faits en perspective.

Un supplément de douze page est aussi publié : du reportage, de l’analyse sollicitée auprès d’experts reconnus, des portraits fouillés de Michèle Obama, Joe Biden ou David Axelrod (stratège de la campagne d’Obama) et de la documentation : de larges extraits des discours les plus importants d’Obama, et de l’un de ceux de Kennedy…

L’apport en information est de haute qualité et joue à son bénéfice (et à celui du lecteur) du décalage du média par rapport à l’actualité. C’est probablement le seul avenir qu’il reste au papier. Entre internet et les médias du direct (radio et télévision), il ne peut plus lutter sur un autre terrain que celui-ci.

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Ma satisfaction personnelle de l’élection de Barack Obama n’était pas l’objet de ce billet, mais je vous en fais part quand même. 🙂

Je retiens une image qui m’a particulièrement touchée, le visage de Jesse Jackson, militant historique des droits civiques des noirs américains et ancien candidat à la désignation démocrate à la présidentielle en 1984, en 1988 et en 2004.

Il y a des moments où l’on doit se dire que le combat de toute une vie n’a pas été vain, et que si c’est un autre qui touche au but, on lui avait peut-être, un peu, défriché le terrain, et que l’on a peut-être, un peu, contribué à sa victoire historique.

Je suis profondément ému par ce que je lis dans ce visage et dans ces larmes.

10 Comments

  1. Voilà une note remarquablement intéressante.

    Tout le monde réfléchit à ce comparatif entre les médias, mais celui-ci est vraiment bien fait parce que réalisé sur un cas concret et à chaud. Bravo. Je suis impressionné.

    On en conclue bien que les défilements d’information en continu ne fonctionnent pas (twitter). Dès que les évènements s’accélèrent, ils deviennent illisibles. Derrière l’information, il faut un filtre et humain.

  2. Moi, je me suis posé une question : pourquoi Radio-France déplace-t-elle ses équipes aux States alors que les contenus ne font aucun appel à ce qui se trouve sur place et que l’on n’entend absolument pas la fameuse différence (si vanté dans la pub) à l’antenne ? Cela nous fait une belle jambe de savoir qu’il est deux heures du matin au Nevada pour l’envoyé spécial quand on entame son premier café-tartines de confitures, mais part cela y a-t-il une information réelle ? Je ne vois pas du tout la logique au bout de ce genre d’expéditions guignolesques avec experts intervenants lourdement rétribués en fonction de la lourdeur de leur accent anglais, parce que le fait de se trouver à Washington D.C., cela ne se perçoit pas du tout à la radio ! Et on peut se demander si l’expert francophone n’a pas été choisi parce qu’il sait parler français, qu’il a été recalé par toutes les chaînes américaines du fait de son manque d’expertise, qu’il a été choisi par la radio parce qu’il parlait français et était le seul disponible pour des médias secondaires. J’ai envie de hurler : comédie !

  3. Personellement, j’ai suivi la soirée sur un canal IRC en compagnie d’Américains, quelques Canadiens, un ou deux Brittaniques et, je crois, un Australien. Nous rapportions et commentions les informations que nous avions de différentes sources (pour ma part, c’était le site de la BBC).

    « Tiens, j’ai l’impression que la Virginie est en train de basculer.
    – Ouais, par contre la Caroline du Nord est de moins en moins nettement bleue.
    – Et le Missouri de moins en moins rouge, mais je ne crois que modérément à une bascule. »

    Ce genre de conversations. C’était fun.
    Bon, à un moment donné, les Américains se sont mis à échanger des réflexions sur l’émission électorale “Indecision 2008 : America’s Choice” sur Comedy Central, animée par Jon Stewart et Stephen Colbert, du coup c’était un peu frustrant vu que je ne pouvais pas la voir (j’aurais bien aimé – mais j’ai pu la voir en différé).

    Voilà voilà, c’était le récit de ma nuit à moi. Il ne faut pas oublier IRC.

  4. Il est vrai que l’on peut voir une prudence des grands médias américains, mais j’y vois plus un suspens savamment entretenu : du fait des différents fuseaux horaires, la soirée électorale est assez longue et il faut bien vendre les espaces publicitaires. Je pense que les médias peuvent être redevables à l’Indiana qui a su se faire désirer.

  5. Pourquoi avoir suivi sur BFM et non CNN ?
    Tu a suivi des tas de site US. Pour part j’ai suivi jusqu’à 1h30 environ.

    J’ai regretté de ne pas avoir de bouton avance rapide 🙂 Plus sérieusement ce qui est frustrant sur ce média immédiat c’est son coté stock et répétition. Je sais, c’est contradictoire.

    Il y avait également une sorte de gestuel et mise en scène ringardisme. Une mise en évidence de la médiation qui finalement prend tout l’espace symbolique. Là je me lance dans des théories fumeuses à deux sous.

    Tout de même pour illustrer cela j’ai noté (dans le flux de P Couve) un lien sur l’expérience de présence “holographique” sur le plateau de CNN d’une journaliste au coeur de l’événement à Chicago.

    J’ai l’impression qu’il y a une sorte de mise en évidence d’une mise en scene médiative. Est-ce une soit une volonté soit une nécessité ou encore un effet d’une culture journalistique.

    Je ne sais pas s’il y a des études sur la question.

  6. Une expérience très intéressante qui n’a pas été citée : Un flux vidéo en direct qui n’est pas disponible sur la télévision mais uniquement accessible sur l’Internet : The Strategy Room de Fox News qui est un débat à l’ambiance “casual” avec des invités tournants, analystes politiques, intellectuels, personnalités de tout bord et qui viennent commenter l’information télévisée en temps réel qui est accessible sur leur plateau.

    A noter qu’aux US les intervenants n’hésitent pas d’emblée à se qualifier de démocrate ou de républicain et qu’ils ne prétendent pas à une objectivité théorique ou ne vivent pas leur engagement politique de manière honteuse.

    Ce format était bien trouvé car une conversation organisée avec de temps en temps le rappel sur les chiffres et déclarations qui évoluaient sur les écrans permet justement de rendre supportable l’attente et évite les redites.

    Sans compter que ce genre d’expérience remet nécessairement en cause l’opposition voire la distinction théorique entre “télévision” et “média internet”. (Bon en plus, c’était très agréable, il n’y avait pas de pub, sauf un spot à la première connexion.)

  7. Bon, ben j’étais plus prudent et je concède ma défaite : je te dois un bulleuse 🙂

    J’aurais aimé être dans une live blogging room pour l’événement, j’ai hésité un instant à aller à la Netscouade mais finalement j’ai choisi de faire cavalier seul. Je me suis surtout intéressé aux micro-signes : Versac qui se remet temporairement au blog, Fox News qui parle d’intimidation dans les bureuax de vote de lapart des Black Panthers, le filigrane prémonitoire de LCI (http://twitter.com/eni_kao/status/990301426), la victoire de Barack à Dixville Notch…

    Twitscoop était pollué (si j’ose dire) par le relai massif d’une information concernant une petite fille disparue, hélas.

    Une nuit passionnante.

    Mon seul regret : m’être endormi vers 03h00 sur le clavier, et être réveillé vers 05h30 par un twweet. Si ça c’est pas de la no-life attitude…

    PS : la photo du supplément du Monde fait beaucoup penser, toute proportion gardée, à une publicité que Zidane faisait (Dior, peut-être).

  8. « Mon seul regret : m’être endormi vers 03h00 sur le clavier, et être réveillé vers 05h30 par un tweet. » (commentaire d’Enikao)

    Bon dieu, vous êtes vraiment des grands malades hihi 😉

    Chez Embruns, j’ai également entendu parler d’une certaine bouteille de Cahors qui, apparemment, n’a pas eu le temps de voir la victoire d’Obama, du côté de chez Narvic 😉

    Sinon, je le trouve également très bien ce billet ! Il ferait un bon papier dans le journal Vendredi, tiens. Histoire de montrer aux non internautes comment circule l’info dans les circuits encore « underground » du réseau.

    En ce qui me concerne, je réponds à une phrase prononcée par BHL sur une chaine de télé, la veille de l’élection : « Comme pour le 11 septembre, chacun se souviendra de ce qu’il faisait ou moment ou Obama a été élu. »

    Je m’en souviens très bien : je dormais.

    😉

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