sur le web

Presse écrite : les carottes sont cuites ?

Sur lemonde.fr :

Maurice Lévy, président du groupe Publicis :

(noir)“La presse possède deux avantages, qu’elle exploite plus ou moins bien. Le premier, c’est une marque. Dans l’univers Internet, il est plus facile de s’orienter quand on connaît le nom du site, par exemple lemonde.fr. Le second avantage, c’est que la presse a une maîtrise de l’information : elle sait la sélectionner, la traiter, la hiérarchiser. Elle doit tirer parti de cet atout face au foisonnement des messages. Mais le temps presse, si j’ose dire.”

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(noir)“Les marques de journaux qui sauront faire la mutation vers le Net sont celles qui vont gagner. C’est déjà ce qui se passe aux Etats-Unis. Le New York Times, le Wall Street Journal abandonnent de plus en plus les espaces payants pour profiter de la fréquentation de leurs sites, et valoriser leur audience. Cela me fait dire qu’il y a un avenir pour la presse, mais plus le même, et plus seulement sur papier.”

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Alain Lévy, président de StartUp Avenue et de Weborama :

(noir)“Au risque d’être politiquement incorrect, je crois que les carottes ne sont pas loin d’être cuites. La mutation des médias classiques vers le numérique prendra du temps, et, pour la recherche d’information, Google est en train de rafler la mise. Les générations dites “natives”, qui sont nées avec Internet, ont zéro fidélité envers des marques de contenu. En revanche, elles ont besoin d’avoir tout de suite ce qu’elles veulent, et pas beaucoup plus. C’est un devoir d’éducation de leur transmettre l’idée qu’on peut aller plus loin que l’info brute. Moi, quand je lis une information sur le Net, il m’arrive d’avoir un doute et de vérifier dans les journaux. Mais j’appartiens à la dernière génération qui a ce réflexe. Les suivantes seront celles du tout-numérique.”

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Alain Giraudo, sur chienecrase (point) com :

(noir)“Tout ça n’incite pas à l’optimisme. Surtout si l’on y ajoute le mash-up réalisé sur les suppressions d’emplois dans la presse américaines depuis le début de l’année réalisé par graphicdesignr et qualifié de “truc le plus anxiogène du moment” par Emmanuel Parody sur ecopsphere. Il n’a pas tord car cela préfigure ce qui se passera inéluctablement de ce côté de l’Atlantique (je ne m’en réjouis pas bien que je le dise depuis bientôt dix ans, je regrette que les mesures n’est pas été prises quand il était possible de les prendre sans trop faire mal).”

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2 Comments

  1. On ne peut pas stopper la marche de l’histoire et du progrès.

    Vous êtes d’ailleurs un des premiers à dire qu’avoir des infos sur son mobile c’est génial.

    Tous les spécialistes s’accordent à dire que le support papier de masse est amené à se réduire très fortement. Et encore sans parler de l’arrivée du papier électronique d’ici 3 à 5 ans qui signera définitivement l’arrêt de mort des journaux dans leur forme actuelle.
    Orange mène d’ailleurs des expérimentations poussées sur le sujet.

    Seules quelques niches survivront (tirages haut de gamme par exemple).

    Une grande purge va avoir lieu dans le journalisme pour réduire les coûts, et cela n’est que le début.
    Après les machines, c’est le tour des hommes. C’est Murdoch qui l’annonce d’ailleurs.

    Par contre, les conteurs, ou raconteurs d’histoire sont vieux comme l’humanité. Il en faudra toujours pour raconter aux autres ce qu’ils ont vu, et diffuser le savoir.

    Les journalistes d’aujourd’hui seront-ils ces conteurs de demain ?
    Pas sûr.

  2. @ OB

    Ça fait bien longtemps que je suis persuadé moi aussi de tout ce que vous dites. C’est même l’objet principal de ce blog… 😉

    Il reste que cette grande purge va faire des dégâts sociaux, donc pas de raison de s’en réjouir.

    Et puis on ne sait pas encore vraiment ce qu’il va sortir de tout ça. Pas sûr du tout que ce soit mieux… Enfin, on verra…

    En tout cas, on en parlera sur novövision. 🙂

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