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Panique dans la tribu des journalistes

Jean-Marie Le Ray, sur Adscriptor, a traduit (avec son autorisation) un remarquable billet de Jay Rosen sur la “tribu des journalistes” confrontée au défi de sa migration vers les contrées inconnues du net, les difficultés de cette aventure, et la remise en cause en profondeur du métier qu’elle entraîne : “Quelques-uns enfin admettent que c’est la panique.”

Un extrait ici, pour vous donner envie de lire l’intégral.

(noir)“La tribu de la presse professionnelle traverse une condition dramatique, où il en va de sa survie. Ces dernières années, elle a commencé à réaliser qu’elle ne pouvait plus vivre des rentes héritées d’une situation où les journalistes étaient les pourvoyeurs industriels d’infos one-to-many, capables de dicter le consensus.

(noir)Le terrain sur lequel ont vécu les gens dans les salles de rédaction – qui était également leur modèle économique – ne suffit plus pour rémunérer leur travail, d’où le tournant qu’ils doivent prendre, en dépit de leur réticence : et pour continuer, pour maintenir la presse professionnelle sur sa voie, la tribu de l’info devra migrer, traverser la fracture numérique et se réinstaller sur de nouvelles terres, un nouveau sol, ou, comme nous l’appelons parfois : une nouvelle plateforme.

(noir)Toute migration, que les américains idéalisent facilement, est un traumatisme pour la communauté. Il est difficile de tout quitter et d’abandonner des contrées familières. Certains membres de la tribu de l’info ne veulent pas partir : les bilieux des rédactions, un groupe réactionnaire. D’autres préfèrent nier la situation, d’autres encore s’éloigner discrètement du journalisme. Beaucoup sont éjectés vu la régression des conditions contractuelles et économiques de la tribu. Quelques-uns enfin admettent que c’est la panique.”

(/noir)

La suite chez Jean -Marie, sur Adscriptor…

3 Comments

  1. je vous lis dire et encore que les journalistes sont mal et ne savent pas prendre le tournant, sans jamais parler de arrê[email protected] images qui eux ont su le faire et d’après leurs infos en vivent apr abonnement.

    La différence ? eux étaient dans l’obligation par interdiction sur les chaines, leur travail est excellent

  2. Après les quotidiens gratuits, le numérique, et maintenant les blogueurs de l’info … les quotidiens ont tout de même de quoi paniquer non ??
    On payait pour avoir l’info d’antan, aujourd’hui tout est dispo sur le web. Même les publicistes vont devoir revoir leur façon de faire à mon avis. L’argent se trouve ailleurs et c’est tant mieux, c’est bon de remettre en question les systèmes.

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