la cuisine

Où va le journalisme ?

Au début, c’était juste un petit billet comme ça, pour signaler qu’à l’instant, le compteur des commentaires de ce blog vient d’afficher le chiffre symbolique de 2500. Ça n’a pas plus de signification que ça, et beaucoup d’autres font bien mieux que ça, mais ça me fait très plaisir, et je vous remercie tous pour votre participation à ma petite affaire en ligne. |-)

Et ça méritait aussi quelques commentaires… qui, de fil en aiguille, sont devenus une sorte de bilan d’étape de cette “réflexion à haute voix” sur l’avenir du journalisme et de l’information sur internet que je mène sur ce blog depuis plus de deux ans.

Cherchant d’abord comment sauver le journalisme, si c’était possible, j’en suis venu aujourd’hui à modifier ma perspective : comment fonctionne le nouveau système d’information qui se met en place en ligne ? Les journalistes y ont-ils une place et à quel prix ?

Il y a des pistes, mais rien de sûr. Sauf une chose : tout cela conduit les journalistes à procéder à une véritable révolution idéologique, bien plus que technique ou économique. Et je suis au regret de constater que la plupart des journalistes s’y refusent pour le moment, préférant développer des stratégies aussi suicidaires l’une que l’autre : le repli identitaire et corporatiste sur une volonté de reconstituer un monopole disloqué, ce qui conduit à contester la légitimité même de l’expression des citoyens et à s’enfermer dans un élitisme antidémocratique, ou bien la solution de facilité consistant à ouvrir en grand les portes à la marchandisation de l’espace d’expression publique, remplaçant l’information par la promotion et le divertissement, ce qui n’est pas moins toxique pour la démocratie…2500 commentaires, ça fait grosso modo une moyenne de 5 commentaires par billet. Mais ce chiffre ne signifie pas grand chose, car la moyenne masque des disparités importantes d’un billet à l’autre (mes billets étant variés eux aussi, allant de billets démesurément longs (une sorte de marque de fabrique de ce blog 😛 ), à de simples brèves, en passant par des revues de liens, qui prêtent moins à la conversation). Surtout, ce qui m’importe, c’est que vous faites sur ce blog des commentaires souvent longs et argumentés, c’est à dire de qualité. La conversation prend souvent la tournure d’une véritable réflexion, ce qui est tout l’intérêt de l’opération à mes yeux.

Le rapport entre nombre de commentaires et nombre de visiteurs est plus délicat à considérer. Le seul outil statistique qui me donne des chiffres depuis le premier jour de ce blog est celui qui est intégré à son système de publication (SPIP). Il affiche grosso modo 300.000 visiteurs depuis le début, dont les deux-tiers ces six derniers mois (période depuis laquelle l’audience de ce blog a décollé), mais j’ai quelques doutes sur ce que mesure vraiment ce compteur… Ça nous donne, quoiqu’il en soit (et avec des pincettes), un rapport visiteur/commentaire de l’ordre de 1%, ce qui reste cohérent avec des chiffres que l’on peut voir par ailleurs.

Je n’ai, de toute façon, pas lancé ce blog avec l’espoir de lui voir un jour une audience réellement importante. Son sujet, le rythme de publication, comme la longueur des billets, ne s’y prêtent guère, et je n’ai pas l’intention de changer de ligne éditoriale sur ces points. :o)

Ce blog reste, comme depuis le début, un outil personnel de “réflexion à haute voix” interactive sur l’avenir de l’information à l’ère d’internet. Le dire comme ça aujourd’hui traduit tout de même une certaine évolution de ma “ligne éditoriale”. Je parlais plutôt au début de “l’avenir du journalisme en ligne”, mais j’ai été conduit peu à peu à élargir mon approche.

Comme je l’indique à Emmanuel, dans ce long 2500e commentaire (qui est justement… de moi !), ce changement d’approche est surtout un changement de point de vue sur le même sujet.

De la question du journalisme à celle de l’information

C’est ma réflexion sur l’avenir du journalisme qui me conduit à considérer aujourd’hui que c’est l’information elle-même qui est en jeu dans cette histoire, et pas seulement l’avenir d’un métier. Mon problème n’est pas, au fond, de savoir si on va pouvoir sauver le journalisme ou pas (dans une approche autocentrée qui reste, à mon avis, celle de la majorité des journalistes aujourd’hui), mais de m’interroger sur le fonctionnement de l’information aujourd’hui, et demain, sur ce que changent en ce domaine les nouvelles technologies… de l’information, et les nouveaux usages des internautes.

Comment s’informent-on en ligne ? Quelles sont les possibilités, les usages, les pratiques ? Comment fonctionne tout ça ? Est-ce que ça conduit à une nouvelle organisation de la production et de la diffusion de l’information, est-ce que tout ça s’organise en un nouveau système “fonctionnel” ? Si oui, quels sont les avantages et les inconvénients de ce nouveau système (voire “éco-système”) de l’information ? Quel type de société favorise-t-il, où tout ça nous mène-t-il ?

Cette réflexion, en s’élargissant, se fait en réalité plus politique, ne serait-ce que parce que je suis conduit à considérer les choses de manière plus générales, en sortant du prisme étroit du journalisme. On verra bien ensuite s’il y a besoin de journalistes dans ce nouveau monde, s’ils ont quelque chose d’utile à apporter et s’ils parviennent à s’y faire une place… Et si oui, à quel prix ? Au prix de quelle mutation, technico-économique certes, mais aussi intellectuelle et idéologique surtout.

Des journalistes enfermés dans leur propre mythologie

Je suis déjà persuadé d’une chose : ce prix d’une survie éventuelle du journalisme sera, au minimum et encore, sans garantie de succès de l’entreprise, que les journalistes parviennent à s’extraire de leur propre mythologie professionnelle. Il s’agit bien d’une révolution idéologique plus que technologique. La mythologie du 4e pouvoir “à la française”, ce journalisme “de mission” comme acteur politique engagé de la démocratie, ou son alternative “à l’américaine” du “journalisme objectif”, comme contre-pouvoir quasi institutionnalisé, à mon avis, ne survivront ni l’une, ni l’autre à internet.

Mais il existe d’autres “traditions” du journalisme, des traditions plus littéraires, aussi bien françaises (Emile Zola) qu’américaines (le gonzo, Hunter Thompson et consors…), qui pourraient trouver sur internet (et qui trouvent peut-être déjà) de nouveaux territoires pour laisser s’épanouir leur… subjectivité… 😉

Ce qui meurt dans le journalisme, et qui n’aura constitué, au fond, qu’une parenthèse dans son histoire, c’est la prétention – très arrogante – à la vérité (mythologie française) ou à l’objectivité (version américaine). Ce qui peut survivre en revanche ? Mais l’honnêteté, la sincérité, l’indépendance !

Ce qui est essentiel à préserver, pour l’équilibre de notre société, n’est pas tant un modèle de production industrielle et une forme d’organisation professionnelle, qui avaient conduit à la construction de notre ancien modèle médiatique (autour des journaux et des journalistes professionnels organisés en corporation) que… la liberté d’expression, condition essentielle et indispensable à l’information du citoyen.

Internet et la libéralisation de l’expression

Le journalisme a été, durant une période historique, un passage obligé, une condition même de la liberté d’expression dans notre société (et il convient d’échapper à la mythologie des journalistes qui tend volontiers à confondre la liberté de la presse, avec la liberté d’expression et d’information des citoyens). Internet ouvre aujourd’hui des perspectives inédites, et pour certaines d’entre elles vraiment fascinantes, de libéralisation de l’expression et de l’information de tous et de chacun.

Cette évolution est d’autant plus intéressante que certains des développements du journalisme contemporain ont pu aller à l’encontre-même de cet objectif de liberté d’expression démocratique, en conduisant d’un côté à une tentative de confiscation de la parole publique par une minorité (en prétendant que la parole du journaliste pourrait être, si peu que ce soit, plus légitime que celle du citoyen, le journalisme se pose en adversaire de la démocratie et non comme son défenseur), et d’un autre, dans la marchandisation générale de l’espace public d’expression, envahi par la publicité, la communication et le lobbying, conduisant par la course à l’audience à une véritable pollution du débat démocratique, au populisme et à la démagogie (qui sont des maladies de la démocratie qu’une bonne part du journalisme “médiatique” d’aujourd’hui favorise délibérément plutôt qu’il ne les soigne).

Internet tend à devenir peu à peu le principal lieu d’expression publique et d’information pour l’ensemble de la société, et la nouvelle règle du jeu qui se met en place en ligne rend possible pour la société civile une liberté et un pouvoir d’expression et d’information bien plus étendus que jamais.

Je retiens deux choses de ce que je vois poindre sur internet : quand les usagers ont eu accès à ces moyens d’expression et d’information plus directs et moins encadrés qu’auparavant, l’une de leurs premières expressions aura été de demander des comptes aux tenants de l’ancien système et la seconde d’affirmer leur revendication à plus de liberté (ça concerne les journalistes comme les politiques d’ailleurs, et même toutes les institutions et les élites sociales en général).

Des journalistes suicidaires, entre repli et facilité

C’est peu de dire que le journalisme peine grandement à faire aujourd’hui cette double auto-critique, que la société civile exige pourtant de lui. Cette attitude est tout bonnement suicidaire.

Comment sont tentés de réagir les journalistes ?

Certains veulent fermer un peu plus encore la profession, tenter de rétablir un monopole d’expression disloqué (s’enfermer dans des chartes et des labels, obtenir des privilèges juridiques d’expression, en matière de diffamation par exemple) et ils en viennent à nourrir une querelle de légitimité… au citoyen lui-même, dont l’expression en ligne est dénigrée et disqualifiée en permanence.

On connaît la chanson : Internet, ce ramassis de nazillons en pyjama, sexopathes, complotistes et menteurs, qui passent leur temps à s’exhiber et à répandre des rumeurs…

Que les journalistes s’interroge sérieusement là-dessus. Ce procès permanent en légitimité de la parole qui s’exprime sur internet revient à considérer comme non légitime – par principe – la parole publique qui ne passe pas par l’intermédiaire des journalistes. C’est une position, tout bonnement, élitiste.

Les autres journalistes acceptent le jeu de la marchandisation à outrance et se font eux-mêmes des supports publicitaires, transformant l’information en promotion d’un côté, en divertissement de l’autre, ce qui est peut-être rentable – économiquement -, mais tout aussi suicidaire pour le journalisme.

Entre le repli et la facilité, qui conduisent tout aussi sûrement l’un que l’autre le journalisme à la ruine, je continue à chercher pour ma part… une autre voie. L’aventure continue sur novövision.

12 Comments

  1. @ Narvic :

    “Les autres journalistes acceptent le jeu de la marchandisation à outrance et se font eux-mêmes des supports publicitaires, transformant l’information en promotion d’un côté, en divertissement de l’autre, ce qui est peut-être rentable – économiquement -, mais tout aussi suicidaire pour le journalisme.”

    Ce que je trouve amusant, c’est que cette propantion à céder au syndrome de l’homme-sandwich que l’on penserait plutôt réservé aux professionnels de la profession est davantage une pollution des blogs non-professionnels.

    La course aux clics n’a souvent plus aucune limite. De nombreux blogueurs n’évoquent un sujet qu’en fonction du buzz qu’ils estiment pouvoir faire faire le sujet en question !

    http://www.lamachineaecrire.net

    http://www.lachosenumerique.com

  2. Bonjour,

    À mon avis, le chiffre plus parlant n’est pas le nombre de commentaires, ni le rapport visiteurs/commentaires mais le nombre de personnes différentes à avoir déposé un commentaire.

    Si on ne sort pas d’un petit cénacle d’experts branchés du domaine, il est imprudent de considérer que la figure du journalisme, même traditionnel, est dépassée. Il ne s’agit que d’une forme, intéressante et sympathique, de débats avec toujours les mêmes têtes comme on le voit à la télé. Mais ce n’est pas moins arrogant.

    Je peux me tromper, mais je pense plutôt que chaque site a sa communauté d’habitués qui aiment à venir y discuter comme au bistrot ou à la machine à café. Le média est différent, mais quant à dire que cela révolutionne le journalisme.. je suis sceptique.

    Y a-t-il des études sur ce sujet ?

  3. @ Merlin

    Je ne lis pas ces blogs-là. 😉

    Et je vois bien aussi que la télévision est totalement envahie de ces talk-shows qui ne valent certainement pas mieux, qui ne sont des espaces publicitaires déguisés pour vendre des films, des livres et disques ou des spectacles, avec de la pub autour.

    Quand les médias seront tous intégrés à de “grands groupes de communication”, qui ont un pied dans l’édition et un dans le cinéma, un bras dans la musique et un autre dans la pub, le système sera complet et ne sera plus qu’une vaste machine à promotion des produits dérivés que l’on fabrique et vend par ailleurs.

    Les blogs ont ce mérite de leur diversité : on a le choix !

  4. @ JM Salaun

    Je ne connais pas vraiment d’étude sur ce sujet, si ce n’est que les mesures d’audience qui tiennent compte de la durée passée sur les sites (et non le nombre de visites) indiquent que viennent très loin en tête les sites de jeux, ou de service, ensuite les réseaux sociaux et les blogs, et loin derrière les sites de news, qui – globalement – ne font pas recette en ligne…

    D’autres indicateurs signalent que l’âge moyen des lecteurs de sites d’info a plutôt tendance à s’élever depuis l’an 2000, suivant le même processus que les journaux papiers.

  5. Bravo pour le succès d’abord 🙂 Sur 3 blogs je totalise tout juste mes 150 comments 🙂

    Journaliste en PQR (sr deskeur) je partage assez largement l’analyse. Ja vais quand même essayer de nous “dédouaner” un peu des critiques de dérives populo-commerciales en notant que il s’agit là avant tout d’un positionnement des patrons de presse qui imposent réorganisations du travail, restructurations et ligne éditoriales. Après tout, à part quelques freelance et contrairement à la mythologie, un journaliste est un salarié aux ordres d’une entreprise. Et comme le phénomène s’accentue, il n’est pas inintéressant de constater que nombre de ces salariés de presse vont bloguer à côté non pas pour débiter de la news mais en faire un terrain d’expression, d’analyse ou de plaisir en faisant partager leurs goûts (autopromo : http://donjipezliens.wordpress.com/).

    A ce titre, la volonté, à travers de nouvelles lois (Hadopi) ou la multiplication de procédures, de faire taire les blogs est assez révélatrice du fait que ceux-ci ont pris le relais d’une vraie expression citoyenne et non politiquement correcte. Le web offrira les opportunité d’une info à reconstruire que si on parvient à limiter les tentations du pouvoir de la verrouiller et/ou de la canaliser.

    Mais on ne peut édulcorer un élitisme dépassé de journalistes qui n’ont voulu comprendre et anticiper ou du moins accompagner la mutation actuelle. Se considérant comme seuls capables de parler (on en voit les pleins couloirs des rédactions mais rarement le soir et sur les postes “ingrats”) avec légitimité et se voulant seuls garants d’une info validée. Problème pour eux : les scoops et autres viennent récemment plus de blogueurs, de filmeurs (oui je sais) amateurs… Et les moyens et technologie de l’info sont à la portée de tous et les méthodes participatives démontrent leur efficacité face à un journalisme hautain et de caste qui s’il n’est de connivence se complait dans une position sociale et évite de prendre tout risque qui pourrait lui faire perdre cette reconnaissance non pas du lecteur mais de ceux sur lesquels il écrit…

    Les développements web des médias traditionnels laissent d’ailleurs dubitatif – à quelques exceptions (souvent des créations pure players) près – sur la capacité et la volonté d’ouvrir l’espace au collaboratif. Au mieux on y va en se disant que c’est indispensable et en espérant faire rentrer un peu des recettes perdues mais sans plan d’action ni approche spécifique du net et avec les mêmes prudences de sioux et frilosités qui ont chassé le lecteur.

    A la condition de résister aux vélléités de muselage, il n’y a quand même pas de raison d’être pessimiste à 100%. Certes les modèles éco sont loin d’exister pour une production d’info “industrialisée” mais les niches se multiplient et il y aura des rapports dépense rentrées à trouver ici ou là. Et surtout ce nouveau support offre comme vous le relevez de nouvelles libertés, ou plutôt le retour d’anciennes.

    Fini la “dictature” du papier court, de la soi disant objectivité, retour en grâce de l’écriture et des expériences type gonzo (et d’autres peut être inventées bientôt ?), du vécu et du subjectif, des tentaives politiquement incorrectes…

  6. “Quand les médias seront tous intégrés à de « grands groupes de communication », qui ont un pied dans l’édition et un dans le cinéma, un bras dans la musique et un autre dans la pub, le système sera complet et ne sera plus qu’une vaste machine à promotion des produits dérivés que l’on fabrique et vend par ailleurs.”

    Pourquoi avoir écrit ceci au conditionnel ? Le présent aurait été plus pertinent.

    Courrier International, c’est quasi une page sur deux de publicité. Avec assez souvent des télescopages malheureux : Pub pour un 4*4 à côté d’un article sur la sécheresse au Saël par exemple.

    Quant aux commentaires, encore faut il avoir les compétences nécessaires pour s’exprimer à l’écrit en se faisant comprendre. Portion congrue chez nos compatriotes (moi y compris ^^).

  7. Voui, là c’était une non-émeute réprimée par les brigades ad-hoc, le tout soigneusement ignoré par la Presse et par la blogosphère – même combat 🙂

  8. @ AlexHervaud (15:43) et Bishiboosh (16:24)

    J’aime pas ce genre de commentaire. Alors comme ici c’est moi qui décide, c’est… censure ! (et ça ne prête même pas à débat)

  9. Une chose est sure : sans financement, pas de journalisme. L’information a toujours été financée par des tiers : subventions, publicités, généraux donateurs… rarement et jamais suffisamment par les acheteurs/lecteurs. Qui va donc la financer demain. Les mêmes ? Ou d’autres ? Ce qui est certain, c’est que le modèle publicitaire est cassé. Cassé par le numérique. La radio et la télé vendent un temps limité (24 heures). Le print un espace limité (nbre de pages). Le numérique ne connaît pas la limitation. Et, dans une économie de marché, ce qui n’est pas rare, n’est pas cher. D’où les CPM qui plongent… et non la faute à Google. On l’oublie quasi tout le temps mais un media a deux fonctions : informer et diffuser de la pub. La seconde est souvent sa première raison d’être… qu’on ne s’y trompe pas.

  10. “On l’oublie quasi tout le temps mais un media a deux fonctions : informer et diffuser de la pub. La seconde est souvent sa première raison d’être… qu’on ne s’y trompe pas.”

    C’est surement ceci qui crée la schizophrénie de la profession.

    Éthique sous-jacente : “objectivité (et autres fadaises)” et la réalité, des journaux sandwichs. Un grand écart douloureux.

    Le modèle économique n’est plus pertinent (si tant est qu’il l’est été).

    Il serait temps pour la profession de venir au modèle standard. Rémunération du produit fini et des compétences nécessaires à l’élaboration dudit produit.

    En fait, et à mon avis, il va soit falloir abandonner les prétentions de la profession ou alors, les fixer définitivement et les appliquer (bonne chance pour la deuxième partie, les résistances vont être nombreuses et virulentes).

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