novövision, saison 2

novövision, saison 2

Après une longue absence, novövision revient.

J’ai publié ici entre 2006 et 2011, sous le pseudonyme de narvic, quelques centaines de billets sur le thème d’internet, du journalisme et de l’information. Vers 2010, la source s’est peu à peu tarie. Les publications sont devenues sporadiques, avant de cesser définitivement au début 2011.

Ce blog est resté quelques temps comme une épave à la dérive sur internet. Il a fini par sombrer tout seul et disparaitre.

J’ai remis ce blog en ligne en 2013, comme une archive, un vestige, flottant au gré des courants…

Mais cette archive est un peu abimée… Des illustrations manquent. Beaucoup de liens sont cassés. Et je n’avais archivé que les billets publiés jusqu’en 2010. Les derniers billets de cette première période ont été perdus…

Après cette longue absence, s’ouvre aujourd’hui une nouvelle page de ce blog rescapé.

On y parlera sans doute encore un peu d’internet et d’information, pour déplorer surtout la funeste tournure prise par cette révolution que nous espérions du cyberespace, et qui accouche aujourd’hui, semble-t-il, d’un monstrueux hybride entre un supermarché… et une prison.

En remettant en ligne l’archive rafistolée de ce blog en 2013, j’avais dit :

J’écrirai peut-être ici encore quelques billets, à titre de postface, ou de rétrospective. Rien de bien neuf, à vrai dire, sur les sujets qui m’ont intéressé sur novövision, car ce que j’écrivais ici, il y a quelques années, s’est plutôt confirmé par la suite, à mon avis… Relire, par exemple, l’un des derniers billets publiés ici, perdu puis retrouvé, et republié aujourd’hui: Une autre histoire de l’internet, à la veille des temps difficiles…

Je n’ai pas grand chose à ajouter sur ce thème en 2015, si ce n’est pour constater que le mal empire. La gangrène a progressé. Relire, par exemple, On attendait le web social… mais pas celui-là !, de mai 2010.

Je me suis détourné de cet internet-là, celui du commerce pour tout horizon, de la publicité envahissante et vulgaire, de la propagande sans entrave (parfois agressive, mais le plus souvent sournoise), et du flicage en ligne insidieux et généralisé. Ce qu’est devenu internet me déçoit. Alors, je suis revenu sur Terre et je m’intéresse à d’autres choses…

Si je me fais peu d’illusions sur la possibilité de renverser la vapeur désormais, de purger un tant soit peu cet internet aujourd’hui massivement corrompu, je crois qu’il existe encore, dans les replis de la toile, dans les interstices des réseaux, quelques îlots préservés qui ressemblent à ces “zones autonomes temporaires” d’Hakim Bey (1997), où il fait encore bon vivre car l’air y reste respirable.

Puisse cette improbable résurgence de novövison être l’un de ces petits îlots de résistance.