après le journalisme

Mais qui est donc cet homme qui fait régner la loi de TF1 ?

Étranges propos tenus par le journaliste du NouvelObs Claude Soula, lors de l’émission web Ligne [email protected], d’@rrêt sur images :

Le fameux mail du cadre de TF1 Jérôme Bourreau-Guggenheim, envoyé à sa députée au sujet de la loi Hadopi, et qui s’est retrouvé transmis à TF1 après un curieux détour par le ministère de la Culture (comme l’a révélé Ecrans.fr), n’a pas été transmis à n’importe qui à TF1.

PC Inpact signale une information du Canard Enchaîné :

Ce mercredi, le Canard Enchaîné a mis la main sur l’email que le ministère de la Culture a forwardé à TF1, en fait Jean-Michel Counillon, secrétaire général et directeur des affaires juridiques de la chaîne. C’est sec et laconique et sans détour : « Bonjour Jean-Michel, vous avez des salariés qui, manifestement, aiment tirer contre leur camp. Cordialement ».

Mais Claude Soula nous fait une présentation du rôle de ce Jean-Michel Counillon un tantinet différente de celle d’un “directeur des affaires juridiques” :

Il (le cabinet de la ministre de la Culture) transmet au chef du lobby, à celui qui fait le lobby de TF1. Jean-Michel Counillon est directeur du lobby de TF1. C’est l’homme qui est toujours à l’Assemblée nationale, qui est avec les députés. C’est l’homme qui fait voter les lois de TF1. C’est l’homme qui explique au ministère de la Culture ce que veut TF1 et en général le ministère de la Culture finit par appuyer ce que veut TF1, et les députés – qu’ils soient de droite ou de gauche, là je ne fais pas de différence – finissent par voter la loi qui fait plaisir à TF1.

Claude Soula sur son propre blog a bien raison de souligner qu’“aux Etats-Unis, le ministre en question aurait déjà démissionné, et son cabinet avec”. Mais il me semble aussi que ce qui est mis à jour à l’occasion de cette affaire (et que, pour être franc, on soupçonnait un tout petit peu) va tout de même plus loin que la seule question Bourreau-Guggenheim. Qu’est-ce que c’est que ce “lobby de TF1” ? Que sont ces “lois de TF1” ? Qui sont ces députés si sensibles au “plaisir” de TF1 ?

Alors, on se dit tout ? Ou plutôt vous, les Soula, Birenbaum, Schneidermann et consorts, vous nous dites tout ? Vous en avez trop dit, ou pas assez. Vous soulevez juste un coin du voile sur le secret connu de tous le mieux gardé de la République des journalistes : la collusion qui règne non seulement entre les dirigeants de TF1 et le cabinet de la ministre de la Culture, mais avec aussi tout un petit monde à l’Assemblée nationale. On déballe tout ? Vous nous donnez les noms, vous nous indiquez les lois qui ont été votées dans ces conditions et vous nous dites à quel prix ? Chiche.

—-

Lire aussi, sur Numérama, les mises au point de Jérôme Bourreau-Guggenheim et de son avocat.

—-

18 Comments

  1. Salut,

    Le lobbyisme est inscrit au tableau de toutes les démocraties, officiellement ou (non exclusif) officieusement.
    En France ce genre d’activité n’est pas réglementée, ni transparente, et cette mauvaise habitude culturelle du tabou sur le pouvoir (signalé depuis plus de 30 ans par Michel Crozier), nourrit des théories du complot ou du “Mais qui est donc cet homme qui fait régner la loi de TF1 ? “.
    Traduire en journalisme “France-Soir” ou presse magazine, accompagnant l’image inquiétante à la une ou sur la première de couverture : “mais quels sont ceux qui nous gouvernent vraiment, dans l’ombre ?”

    Le lobbyisme est pourtant la règle partout où il y a des assemblées ou conseils. Les institutions Européennes n’y échappent pas, loin de là, même les états nationaux y payent leurs lobbyistes pour pouvoir leur rendre favorable des orientations et décision de la commission européenne ou autre organisme de décision.
    En effet le boulot du lobbyiste est d’orienter et, s’il le peut, de faire voter des lois favorisant son ou ses clients, de maintenir un contact efficace de grande proximité avec les ministres (commissaires européens).

    Bref si ce que nous apprend Mr Soula est vrai, c’est que le lobbyiste de TF1 fait très bien son boulot, que je l’augmenterais dès demain si j’étais PDG de TF1 devant de tels résultats, qu’il n’y a rien là d’illégal ou d’anti-démocratique, peut être un peu honteux du fait que cette profession n’est pas encadrée sur notre territoire.
    Je ne vois là que des activités de défense d’intérêts, extrêmement ordinaires.
    Si l’on est attaché à la démocratie de représentation comme étant la “vraie” démocratie, je ne vois pas comment on pourrait souffrir autrement qu’avec des lobbies.

    Je ne vois pas non plus de problèmes de” collusion”, ou alors nous tombons dans l’hypocrisie non plus française mais anglo-saxonne, l’efficacité du boulot du lobbyiste tient justement dans sa grande proximité avec les décisionnaires.
    J’imagine d’ailleurs qu’un employé qui transmettrait officiellement en son nom un mail contredisant la position stratégique de son entreprise aux Etats-unis, passerait pour un fou ou pour quelqu’un qui aime la roulette russe. En France on a au moins les Prud’hommes et une législation du travail peut-être (à vérifier) plus protectrice des employés

    C’est en partie par peur du dévoilement ou de rumeurs, que les départements Public Relation ont été créés outre-Atlantique, pour éviter, par exemple, qu’un dirigeant dans ses relations avec la presse, ne trouve ses paroles ou écrits curieusement caviardés ou changés de contexte par un journaliste indélicat, et qu’il doive en répondre devant ses supérieurs, sans grande chance de sauver sa tête.
    Je trouve le débat d’Arrêts sur Images très racolleur et nourrissant bien l’hypocrisie française qui règne autour du pouvoir et de la décision dans toutes les organisations privées ou publiques. C’est de l’information toxique dirigée auprès d’un public infantile, qui, soit-disant, n’auraient jamais vécu de leur vie des injustices au travail.
    “Oui, moi aussi, je veux vivre dans un monde parfait.”

    😉

  2. à la fin je voulais dire, que le public était perçu de manière infantile par Soula et le présentateur d’arrêt sur images, et pas le public lui-même.

  3. Une autre info, encore plus du niveau du polar de catégorie Z, transmise par Numerama : le chef du bureau du cabinet de la Ministre retrouvé mort par overdose chez le patron de TF1 International. On me rétorquera qu’ils se rencontraient à titre privé (suivez mon regard pour un certain procureur) et qu’ils ont bien le droit.
    A se fréquenter entre gens de bonne compagnie, on finit par se faire des copains.
    Mais croire qu’ils se rendent des services plus proches de leurs intérêts communs que de celui du peuple français, qu’irai-je imaginer là ?

  4. @ thierryl

    Je suis navré de t’informer que je suis en profond désaccord avec toi et que ma conception de la démocratie me conduit à considérer que le lobbying est une véritable plaie, une tare, un dysfonctionnement, une dérive de la démocratie. A défaut de croire qu’il soit réellement possible de l’éradiquer comme la maladie de la démocratie qu’il est, je suis partisan de l’encadrer dans un carcan légal tel qu’il en rende la pratique le plus difficile possible.

    Cette pratique du lobbying n’est qu’une prime à deux qui ont un moyen de la financer, c’est donc une atteinte profonde aux règles démocratiques. Et ce n’est pas parce que d’autres pays sont plus gangrénés par le phénomène que le nôtre, notamment les pays anglo-saxons, que je vais admettre cette dérive et m’en accommoder en laissant faire.

  5. Sans faire l’apologie des lobbies à la manière de Thierry, je crois qu’il faut dédiaboliser un peu leur rôle. Surtout en France où chaque mention du terme “lobby” entraine une levée de boucliers de part et d’autres. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que la France a beaucoup moins de lobbyistes à Bruxelles que les autres pays européens : c’est un peu culturel.

    J’ai eu l’occasion d’en discuter avec un parlementaire européen. Celui-ci m’a expliqué qu’il était nécessaire de les rencontrer dans le cadre de la préparation de projets de directives ou règlementations européennes.

    Après tout, ce sont eux les principaux concernés, et leur avis d’expert dans leur domaine d’activité est important. Ils peuvent ainsi avoir un rôle de conseil auprès des décideurs. Les parlementaires ne peuvent pas tout connaitre !

    Mais bien sûr, ce genre de pratiques doit connaitre des limites.
    D’un côté, il faut que le législateur sache prendre ses distances avec son interlocuteur, et conserver son libre arbitre.
    De l’autre côté les lobbyistes ne doivent fracnhir la trouble ligne jaune entre lobbying sain et corruption/pression.

    Ca c’est la théorie … 😉

  6. @ Stan

    “Lobbying sain” : détaille moi, juste une minute, le concept, pour que j’en saisisse la saveur. :o)

  7. @Stan :

    J’aurais tendance à approuver narvic sur ce coup. L’exemple européen est fascinant à ce niveau-là, notamment car on voit qu’une grande partie du pouvoir politique, s’il revient in fine à la Commission puis au Parlement, se joue dans le fond au moins autant en amont de la Commission, ce qui est d’ailleurs pour moi une cause fondamentale de l’aspect très bureaucratique de l’Union et de son inintelligibilité au niveau politique pour les citoyens.

    En effet, ces rapports sont commandés à des groupements d’intérêts très différents, à qui on demande un consensus dès le départ. Du coup, les affrontements entre visions politiques se déroulent en grande partie lors de la rédaction des rapports, et ce sont en général les plus rompus à l’exercice qui emportent le morceau, jouant plus finement des règles qu’ils connaissent mieux. Ce qui revient à favoriser l’appel à de purs lobbys pour les groupes d’intérêts les plus puissants. Derrière, la Commission se voit apporter un rapport-consensus qui n’est en fait que la version décidée après que les rapports de forces se soient exprimés.

    Le rapport sur les TIC est emblématique de ce cas, sachant que pour une fois des associations du monde du logiciel libre furent invités également (en sus des lobbies des gros industriels, des institutions académiques et des associations nationales de petites entreprises). Toutefois, le groupe de travail dédié au “logiciel libre” comportait également la présence de deux des plus gros lobbys américain de l’industrie logicielle, et il est assez incroyable de voir l’efficacité du lissage et de la transformation du discours sur cette partie du rapport opéré par ces derniers…j’en avais même fait un billet tellement l’exemple de ce rapport dont différentes versions étaient disponibles me semble emblématique de la dépolitisation de l’Union Européenne.

  8. à quoi bon un grand déballage ?

    Qui est dupe ? Depuis quand ?

    Je ne vois vraiment pas l’intérêt d’un grand déballage dans une profession qui vit d’hypocrisie depuis si longtemps. Et on s’en fout : ce n’est pas de la bienveillance du journaliste et du politicien que nous attendons notre pain quotidien.

    Amusez-vous entre consanguins si ça vous amuse, mais, par pitié, ne nous prenez pas à témoin. Pour ma part, j’ai quitté les cours de récréation depuis bien longtemps et j’ai une vie à mener. Continuez plutôt à ne pas trop vous fouler le neurone à servir vos maîtres : l’approximation dans la servitude a la vertu de faciliter le travail qui consiste à apprendre à nos enfants à exercer leur esprit critique, leur sens de l’observation, et reconnaitre le prédateur.

  9. @Narvic : Je ne vais pas rééxpliquer, je l’ai déjà fait dans mon précédent commentaire.
    (Mais il ne fallait pas oublier de lire la dernière ligne.)

    @ Moktarama : Bien sûr que tout se joue en amont : comme le dit le passant, il ne faut pas être dupe. En revanche, je ne suis pas sûr que l’absence de lobbies rendraient l’UE moins bureaucratique. Au contraire, cela forcerait les parlementaires et commissions à faire eux même des études très longues sur chaque domaine d’activité concerné par tel ou tel projet de loi, alors qu’en fait certains connaissent déjà le sujet par coeur (ce qui ne dédouane pas les legislateurs de leur devoir de distance).

    Après, encore une fois, je ne parle que de THEORIE!!!

  10. @Stan :

    “Faire disparaître les lobbies” me semble effectivement un objectif aussi réaliste que vouloir que les hommes soient intrinsèquement bons : ça n’arrivera pas. Par contre, je pense que poursuivre un objectif de réduction des disparités de puissance de ceux-ci ne peut qu’être bénéfique. Ainsi, demander dès la rédaction des rapports une dépolitisation complète renforce les plus puissants, au détriment de voix pouvant proposer des solutions différentes.

    Je ne pense pas à supprimer les rapports, je pense juste que ceux-ci, plutôt que de se concentrer sur LA solution (ce qui retire toute notion politique, à part l’acceptation ou le refus de cette solution présentée comme unique) , devraient inciter à mettre en lumière les différents choix politiques possibles (ce qui n’interdit pas une coordination par un assesseur de l’Union au sein des groupes de travail, par exemple, histoire d’éviter de voir 40 solutions différentes, le but est de faire se dégager quelques visions politiques clairement différentes et non d’engendrer un brouhaha) …car la situation actuelle engendre une désaffection citoyenne qui me semble assez justifiée (il suffit de lire le commentaire de Passant). De plus, ça force alors les responsables politiques nationaux à ne plus pouvoir jouer là-dessus (bureaucratie administration bruxelles blabla…).

    Pour ce qui est des compétences nécessaires aux députés, il me semble que ceux-ci sont suffisamment nombreux (et je crois que c’est un des buts de l’organisation en parti) pour se consacrer particulièrement à un domaine de compétence (et ils ont des assistants parlementaires également censés être compétents, et qui pourraient faire un excellent boulot en partant de rapports dont les conclusions offriraient de réels choix, de faire de la politique en fait)…bien sûr, ça ne fonctionne que si on EST à Bruxelles.

    Un autre exemple de l’effet désastreux de ce fonctionnement, et à mon avis de votre erreur à vouloir rester dans un champ théorique qui néglige les vicissitudes de la nature humaine : on a beaucoup parlé des normes comptables depuis la Crise, et de la décision de l’UE il y a quelques années de l’UE de valider “à l’aveugle” des normes concoctées tout entières par le secteur bancaire et financier. On a appliqué pourtant la théorie : on a laissé travailler les “pros” entre eux pour nous concocter la SEULE solution à ce moment-là, et on a avalisé le truc parce que les députés européens n’avaient pas les compétences nécessaires pour comprendre un texte d’une extrême complexité (et dans les grosses boites des experts comptables avaient des missions de 1 ou 2 ans juste pour adapter la comptabilité) …résultat, on se retrouve dans une merde noire parce qu’on a délégué ce domaine de compétences sans même laisser dans les procédures la possibilité à d’autres solutions d’émerger (un Jorion ou un Stiglitz n’auraient aucune chance de proposer des idées dans ce genre de cadre, comme les associations du logiciel libre partaient perdantes) .

    La théorie, c’est bien beau, mais ça ne fonctionne que rarement sans ajustements majeurs en pratique. Et ça ne sert à rien de faire avaliser Lisbonne si on ne bouge pas parallèlement en amont.

  11. mais lisez les hebdomadaires! On en a parlé dans le nouvel obs, en février dernier: un article uniquement sur ce la : “Comment TF1 courtise les élus”. Ce n’est pas un secret, ce n’est pas caché…Suffit de lire aussi les journaux en papier, lol!
    claude soula

  12. Qu’il y ai des lobbies, soit. Que les politiques soient a leur botte c’est autre chose. Ici, il y a clairement collusion, abus et tutti quanti. Que la ministre et ses sous fifres soient encore en place est tout simplement incompréhensible.

    Que le monde politique ne s’étonne plus du manque de confiance que le peuple lui accorde. A force de prendre les gens pour des idiots….

  13. @ Moktarama

    Mon propos était volontairement de ne présenter que l’aspect “théorique” pour la bonne et simple raison que je n’ai aucune expérience/connaissance des pratiques concrètes des lobbies. Je voulais simplement repréciser légèrement le rôle utile des lobbies à la base.

    De même, n’ayant pas pris le temps de réflechir plus que ça à la question, je n’ai aucune proposition d’amélioration à faire. Donc je n’en fais pas.

    Je ne vois pas trop quels reproches on peut me faire dans cette démarche. Cela ne veut pas dire que je défende les lobbies (si?). J’apprécie d’ailleurs beaucoup le commentaire de Jacq.

  14. Pardon si vous avez cru que je pensais que vous défendiez les lobbies (ouf !! ) , ce n’était pas le cas. Votre réflexion étant théorique, je voulais vous montrer ce que ça donnait en pratique à Bruxelles.

    Pour ce qui est de l’affaire TF1/Albanel, je suis également en accord avec Jacq…ça me semble surtout l’évidence, au niveau national (le “mal” me semblant être plus en amont pour l’UE) , qu’il y a à ce que les législateurs s’emparent du sujet pour rendre plus difficile ce genre de collusions (et autheuil en montre régulièrement des exemples dans de nombreux domaines) . Il en relève de plus en plus de leur crédibilité. M’est avis qu’on va attendre un moment…

  15. Le problème du lobbying c’est : j’ai 100 000 millions, tu en as 10. Donc je vaux 10000 plus que toi, sans prendre en aucun cas le problème de la justesse et de la légitimité de la proposition ; Or le principe de la démocratie, un idéal à atteindre, c’est tout homme est égal. Le lobbying, c’est donc la concentration des pouvoirs vers ceux qui en ont, la démocratie leur partage.
    On ne peut défendre les deux !

  16. Franchement, on a le droit de ne pas aimer les lobbies.
    Encore plus franchement, si on voulait rendre de tels comportements inacceptables pour une démocratie, il faudrait empêcher les élus de rencontrer toute personne de la société civile.
    Par exemple, de quel droit un élu serait-il empêché de recevoir une délégation religieuse ou un athée, un riche industriel ou le collectif d’une start-up, etc. ?
    Et puis si on se met autour de la table pour concevoir ce qui est de l’ordre de la collusion ou non, on en arrivera rapidement à des lois ubuesques, qui de plus ne tiennent pas la route dans un univers d’échanges de plus en plus fluide et rapide.
    Je comprends l’intérêt du Nouvel Obs de choper TF1 la main dans la boîte à bonbons, mais AMHA cette information ne vaut pas plus que cela, les gibis qui se moquent des shadocks, ou l’inverse.
    Comprenez la politique en termes dynamiques et non statiques du genre ” Fais pas ci, fais pas ça” comme dans la chanson.
    Une vision dynamique est de répondre déjà par des possibilités officielles données au citoyen de saisir des organismes d’Etat, et surtout de commencer à introduire de la politique participative dans le local. Mais là, nos pauvres députés et sénateurs risquent de faire du bon auto-lobbying, sachant qu’ils sont généralement élus locaux.

Comments are closed.