sur le web

Les sites web ont-il un avenir ?

Perspective intéressante développée sur Mikiane.com, par Michel Lévy-Provençal et Philippe couve : les sites web ont il de l’avenir ?

Michel Lèvy-Provençal :

(noir)Attention et adhésion : deux termes qui changent la façon dont nous allons consommer de l’internet dans peu de temps. Oui beaucoup sont encore attachés à cette idée (saugrenue?) qu’il est primordiale de constituer une audience centralisée sur un site. Pourtant, demain l’info va circuler de façon totalement aléatoire, relayée partout, sur différents canaux et sur de multiples supports. Elle va littéralement nous innonder. Il faudra non plus avoir “seulement” de l’audience mais capter et conserver l’attention de cette audience. Et si c’était tout… Non. Probablement, demain, le support sera l’info elle même : la video, le son, le texte… Le contenu va devenir contenant.

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Philippe Couve :

(noir)Si je comprends bien, la phase ultime de l’évolution consiste à le plus faire de site web mais à trouver les moyens de diffusion des contenus produits….

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J’y ai mis aussi mon grain de sel : 😉

(noir)La diffusion des billets de blogs et des articles des sites de presse commencent déjà à ressembler à ça avec les flux RSS et les moteurs de recherche: un lecteur peut y avoir accès depuis son lecteur perso de flux, depuis un agrégateur de flux en ligne (type Wikio), depuis un moteur de recherche (type Google), par son mail via une alerte personnalisée, ou encore par reprise et citation sur d’autres blogs.

(noir)Au bout de cette évolution, on n’a même plus besoin que le site ait une interface graphique d’accès pour le lecteur. On peut se contenter d’une base de données en ligne qui émet des flux repris ailleurs…

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Et vous ? Comment ce billet est arrivé jusqu’à vous ?

3 Comments

  1. Ben oui mais si les sites de presse ont tant d’abonnés (Libé, Le monde, ASI et sans doutes beaucoup d’autres depuis 10 ans — la web payant est tout sauf nouveau), c’est justement pour avoir autre chose que du flux RSS (archives, dossiers réservés aux abonnés, outils de lecture et de recherche divers, contenu plus riche, etc.). D’ailleurs, sur la quasi-totalité des sites de presse, on peut très bien s’abonner gratuitement à des flux d’actu thématiques, ce qui permet à chacun de se faire sa sélection perso. Est-ce que tous les abonnés le font ? pas sûr. Pas moi en tous cas.

    Certes les flux RSS, alertes, liens ont d’autres qualité mais il ne faut pas les confondre avec les attentes et les usages de tous les internautes. Moi je suis abonné au Monde et j’aime bien mon édition journal électronique et sa navigation ultra fonctionnelle — ce qui ne m’empêche pas d’utiliser les lecteurs de flux pour le suivi des blogs.
    Côté lecteurs, je pense qu’à l’avenir, on réinventera toujours des méthodes de tri, de recherche et de représentation de l’info (pour la 72e fois depuis la démocratisation du net 😉 mais on ne réinventera pas le fond, c’est à dire enquêter, écrire, aller chercher l’actu là ou elle est, et accessoirement gagner ne nombre nécessaire de salaires pour faire vivre tout cela.

    Je précise que je « parle » de la presse car ça semble être le fond de ton billet mais il existe aussi des millions de sites qui ne sont ni des bogs, ni des sites de presse, et dont les webmasters sont loin de ces préoccupations sur leur avenir 😉

  2. Salut ouinon

    Je n’ai pas l’impression que les sites dont tu parles ont tant d’abonnés que ça… Mais de toute façon, la question n’est pas tellement qu’ils aient des abonnés et que ce soit payant, car on s’abonne aussi à un flux RSS, et certains sont payants (comme il y a aussi des newsletters payantes).

    La question ici, c’est de savoir si les sites web vont rester un rendez-vous, un point de passage “obligé” sur le net pour les lecteurs. Ou bien, si les billets ou les infos (et les vidéos, etc.) nous parviendrons autrement, sans que l’on passe par là…

    Pour moi, c’est déjà largement le cas : j’accède à la plupart de ce que je lis en ligne par mon agrégateur RSS, par des moteurs de recherche et par des alertes mail personnalisées, sans passer par les sites web correspondant…

    Ca change un certain nombre de chose… Economiquement d’abord : la pub est sur les sites, et il en passe très peu pour le moment à travers les flux…

    Pour de gros sites comme Libé ou Le Monde c’est une question de survie, comme dit Benoît Raphaël dans un billet que je commente :

    Pour l’instant, les grandes marques de l’info parviennent à fédérer un lectorat qui vient quotidiennement chercher l’info sur leur site, mais demain ? Pour les pure-players (les nouveaux moteurs d’infos sur le Net), la guerre a déjà commencé.

    Le problème c’est que s’il est facile de vendre une audience de masse sur une page d’accueil ou sur de grandes séquences thématiques, il est beaucoup plus compliqué de vendre la segmentation à l’infini de l’audience.

    (…) Aujourd’hui, la question n’est plus tant de façonner ces points d’engorgement que de parvenir à placer l’info sur les trajectoires de plus en plus aléatoires du lecteur.

    Mais c’est un enjeu “intellectuel”, ou “éditorial” aussi :

    L’information qui m’arrive de cette manière est sorti du contexte dans laquelle son auteur l’avait placée, et contribuait à lui donner du sens : sur la forme, avec la mise en page, et sur le fond aussi avec la proximité avec d’autres infos et les possibilités de navigation proposées vers des compléments, des contrepoints, etc.

    L’info qui m’arrive “hors site” a totalement perdu ce contexte, elle est complètement fragmentée. Et ça en change le sens. Je ne sais pas si c’est grave, docteur ? J’observe seulement ma propre pratique… 😉

  3. Ah oui tiens, je ne sais pas pourquoi j’ai évoqué les abonnés payants qui n’étaient effectivement pas le sujet. En plus, ton billet n’est même pas directement lié à la presse en ligne. Désolé pour ce HS… j’ai dû parler abonnement payant en faisant référence aux sites dont le contenu n’est pas diffusé (le sera t-il un jour ?) librement mais même cela ne correspond pas vraiment au sujet. Et puis j’ai dû faire un amalgame avec d’autres billets que je venais de lire ailleurs… On écrit de ces bêtises parfois… 😉

    « La question ici, c’est de savoir si les sites web vont rester un rendez-vous, un point de passage « obligé » sur le net pour les lecteurs. Ou bien, si les billets ou les infos (et les vidéos, etc.) nous parviendrons autrement, sans que l’on passe par là… »

    La question est intéressante (elle pose beaucoup d’autres questions sur les concepts qui ont construit le net) mais en ce qui me concerne, difficile d’y répondre. Pour faire simple, je dirai simplement qu’il s’agit peut-être plus de l’avenir des lecteurs que de celui des diffuseurs, mais je n’en suis même pas sûr.

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