le grenier

Le making of

L’info en ligne: Quoi de neuf ? Quels enjeux ? Qu’en pensez-vous ?

Un journaliste virtuel mène une enquête web sur l’avenir du journalisme en ligne. Participez vous aussi à cette expérience ouverte…

Une expérience de journalisme web… Le making-of

Cette enquête est une expérience de journalisme web, menée par un journaliste virtuel, au sujet du journalisme sur internet. Ce qui n’est pas tout à fait incohérent, vu son sujet…

Un journaliste virtuel.

L’auteur, Guillaume Narvic, est un avatar, qui n’existe que sur le web. La personne qui “anime” ce personnage numérique existe certes dans la “vraie vie”. Il a une formation de journaliste et de responsable éditorial de site web et il dispose d’une solide expérience de quelques années dans la presse quotidienne française. Sa pratique d’internet est assez ancienne (dès les tous débuts du web, il y a plus de dix ans) et son intérêt pour la question de la presse en ligne remonte à cette époque.

Mais tout le jeu de cette expérience est de l’oublier, pour imaginer à sa place un reporter virtuel, qui va chercher ses informations uniquement sur internet, ne les publie que sur le web, à destination d’un public d’internautes tout aussi virtuels que lui…

Une enquête web.

Cette expérience est une enquête journalistique d’un type nouveau : une enquête web.
La méthode utlise les techniques classiques de recherche d’information, elle se voudrait conforme aux “règles de l’art” du journalisme.

L’auteur tente d’y faire une présentation synthétique, et, autant qu’il lui a été possible, complète de son sujet, répondant à un questionnement honnête et non partisan.

Il se documente auprès de sources sérieuses, dont il fournit les références. Il valide son travail par une relecture d’experts avant publication, qui sont invités à le corriger, le compléter et le commenter…

Puis il le soumet au public, qui est à son tour invité à réagir et commenter, dans un dialogue avec l’auteur qui se poursuivra au-delà de la publication…

Sauf que tout ce processus, de la recherche d’informations, à l’écriture et à la publication, puis le commentaire et le dialogue, tout se déroule en ligne. Ce travail peut-être mené à bien de n’importe quel point du globe équipé d’une connexion internet. Et il pourra être lu de la même manière.

Voilà pourquoi j’ai imaginé de désigner cette nouvelle forme journalistique par le web, sur le web, et pour le web, sous le terme… d'”enquête web”.

Les sources sont sur internet.

Il va de soi qu’une telle enquête ne peut être menée à bien sur internet uniquement parce que son sujet s’y prête particulièrement bien. Il ne s’agit pas d’une enquête sur le journalisme en général, ni sur l’état de la presse dans son ensemble.

Je ne m’intéresse ici qu’à l’information diffusée sur internet, à ceux qui la produisent, à la forme sous laquelle ils la proposent aux lecteurs et comment ces derniers la reçoivent… Toutes les sources d’information se trouvent donc sur le net.

J’ai patrouillé à travers l’ensemble du web, à la recherche des expériences les plus intéressantes menées ça et là, en Europe comme aux États-Unis. J’ai utilisé pour cela les puissants outils de recherches qui existent sur internet, et je me suis mis à l’écoute attentive de quelques uns des meilleurs “veilleurs d’internet”, eux-mêmes journalistes ou blogueurs qui s’intéressent à ce sujet, et je me suis appuyé sur leur précieux travail de découvreurs…

La publication est sur internet.

J’ai tenté de présenter le résultat de cette enquête sous une forme adaptée à sa consultation sur internet, en utilisant notamment les moyens techniques qu’il permet.

Cette enquête est ainsi construite en hypertexte, c’est à dire que des liens cliquables relient les parties du texte les unes avec les autres, d’une manière linéaire (comme un article traditionnel qui se lit de page en page, avec son début et sa fin), mais permettent aussi des lectures transversales, au gré des choix de navigation du lecteur.

J’ai aussi inséré dans le texte lui-même, ou bien en référence, à la fin de chaque “page”, les liens vers les sites web externes permettant de consulter les exemples indiqués ou de poursuivre la réflexion des auteurs qui sont cités.

Ce procédé amène à expérimenté une forme d’écriture, spécifique au web, qui s’éloigne sensiblement des pratiques traditionnelles de la presse écrite. J’ai ainsi “structuré” et “balisé” cette enquête autant que possible. L’ensemble du texte est ainsi découpé en “petits morceaux” explorant chacun un aspect particulier de la question générale.

Ils sont reliés par une cascade de sommaires imbriqués les uns dans les autres et qui annoncent ce que l’on va trouver derrière chaque “clic”, comme des panneaux indicateurs à chaque carrefour, destinés à faciliter la navigation du lecteur.

Cette manière d’écrire conduit à être souvent très redondant, j’ai tenté d’alléger autant que possible cet inconvénient. Peut-être les habitudes prises avec l’expérience par les rédacteurs, comme par les lecteurs permettront à l’avenir d’inventer des formes plus digestes…

L’aventure se poursuit sur internet.

L’un des aspects inhabituels de cette enquête, pour un lecteur habitué de la presse écrite, est son caractère inachevé, par principe, car elle est interactive.

A un premier niveau, avant sa publication, cette enquête a été soumise à quelques uns des “veilleurs éclairés” de la presse en ligne, qui m’ont apporté des informations ou bien nourri ma réflexion.

Je les ai invités à corriger les erreurs qu’ils pouvaient relever, et à compléter ce panorama par des informations qui m’avaient échappées. J’ai corrigé et compléter le texte initial en fonction des remarques et des conseils qu’ils ont bien voulu me faire.

Je les ai invités également à commenter mon propos, à m’apporter la contradiction, à poursuivre la réflexion engagée, en entamant un dialogue auquel les lecteurs sont invités à se joindre à leur tour. Leurs contribution ont été “réintroduites” à la suite du passage qui avait suscité leur intervention.

Le second niveau d’interactivité que je vous propose s’adresse à l’ensemble des lecteurs et c’est une invitation au dialogue. J’ai choisi de multiplier les occasion de débattre (peut-être trop ? C’est vous qui le direz…).

Chaque page dispose ainsi d’un espace de commentaires ouverts aux lecteurs. Qu’il s’agissent des pages de présentations et de conclusion des grands thèmes qui organisent cette enquête (il est proposé alors un débat général sur le thème en question). Ou bien sur chacune des pages qui développe un aspect particulier ou présente un exemple précis et intéressant (l’échange pourra dans cet espace être point pointu et spécialisé).

Je m’engage à participer à ce débat auquel je vous invite, dans une sorte de “contrat de service après-vente” passé avec le lecteur, et qui est une des grandes nouveauté d’internet par rapport à la presse traditionnelle.

Il va de soi, cependant, que ce dialogue sera “modéré”, selon le terme en usage, c’est à dire que tout propos illégal, irrespectueux ou malveillant, sera immédiatement retiré.

J’ai adopté le principe de modération des commentaires a postériori, après inscription préalable. Cela signifie que chaque lecteur qui souhaite intervenir dans le débat est invité à s’inscrire, en fournissant une adresse mail valide, pour que l’accès lui soit ouvert (le processus est entièrement automatisé, et – en principe – quasiment immédiat). Ensuite chacun est libre de commenter à sa guise, de manière à permettre aux intervenants de dialoguer entre eux s’ils le souhaitent… Je n’effectue un contrôle sur les commentaires qu’une fois qu’ils sont publiés.

Le matériel utilisé

Je n’ai utilisé pour réaliser cette enquête qu’un matériel très réduit :
– un ordinateur “de base”, équipé d’une connexion à internet.
– un logiciel de navigation sur internet (Firefox, en l’occurrence)
– un logiciel de publication sur internet permettant la réalisation de contenus complexes. Il s’agit du logiciel français SPIP. C’est, comme Firefox, un “logiciel libre“, c’est à dire qu’il est gratuit et que sa conception et son amélioration permanente sont le fruit du travail bénévole d’une communauté de passionnés diablement efficaces.