le salon

Le droit de répondre de Pierre Le Coz

Olivier Bonnet, sur Plume de presse, s’est ému à juste titre des propos prêtés par l’hebdomadaire Le Point (dans son édition du 3 juillet 2008) à Pierre Le Coz, vice-président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) au sujet de ces malades qui coûtent trop cher à la société et qu’on ferait bien de… sacrifier ! (lire Olivier Bonnet : “Les fossoyeurs”).

Sauf que Pierre Le Coz dément formellement avoir tenu de tels propos à l’hebdomadaire. Il demande un droit de réponse à Olivier Bonnet (et j’oserais dire qu’il s’agit plutôt de “rectification”) dans lequel il dénonce “une déformation grotesque” de ses propos à des fins de “propagande”.

Olivier Bonnet le lui accorde volontiers, mais que pèse le blog d’Olivier Bonnet face à un grand média ?

Je me joins donc aujourd’hui à Olivier Bonnet pour faire entendre le droit de réponse de Pierre Le Coz, en espérant que l’union des blogs parvienne à peser suffisamment face à un grand média, pour rétablir une vérité.

Les lecteurs de ce blog y trouveront, par ailleurs, une illustration inquiétante des pratiques de la presse vis à vis d’une parole qu’elle est censée uniquement “recueillir”

Les propos prêtés par Le Point à Pierre Le Coz sont moralement très choquants.

Qu’on en juge :

Propos prêtés par Anne Jeanblanc (Le Point) à Pierre Le Coz :

(noir)“Nos ressources n’étant pas illimitées, il faut essayer de les répartir de façon plus rationnelle. Aujourd’hui, on est bien obligé d’admettre que, si la santé n’a pas de prix, elle a un coût. Et les médecins doivent désormais tenir compte du prix des médicaments dans leurs décisions. Notre vision va devenir “sacrificielle” : il vaut mieux correctement prendre en charge un père de famille de 40 ans, qui est rentable pour la société, qu’une personne de 80 ans qui n’a plus toute sa tête. C’est évidemment un constat tragique. Mais nous n’avons pas le choix.”

(/noir)

Pour l’agrégé de philosophie, docteur en sciences de la vie et de la santé et vice-président du Comité consultatif national d’éthique, qu’est Pierre Le Coz, on comprend l’émotion d’un Olivier Bonnet, à la recherche d’une quelconque éthique dans un tel discours, à mon avis rien moins qu’odieux, voire franchement… dégueulasse.

Olivier Bonnet sur Plume de presse :

(noir)“Pour le vice-président du Comité national d’éthique, il faudra bien un jour laisser mourir ceux qui ne sont pas “rentables pour la société”, à cause de l’impossible financement du système de santé. Réfutations de cette thèse criminelle.”

(/noir)

Sauf que Pierre Le Coz dément avoir tenu de tels propos.

Il demande à Olivier Bonnet un droit de réponse que ce dernier lui accorde volontiers :

(noir)“À la suite de la publication de l’article Santé : les fossoyeurs sur le site de La maison de l’autonomie, Pierre Le Coz, vice-président du Comité national d’éthique, conteste énergiquement la façon dont ses propos ont été retranscrits par Le Point. Voici son droit de réponse, en forme de salutaire mise au point.”

(/noir)

Cette mise au point de Pierre Le Coz est très riche d’enseignements sur les pratiques de la presse vis à vis de la parole qu’elle est censée “recueillir” !

Je veux bien croire que les lecteurs d’Olivier Bonnet vont ainsi pouvoir rétablir la vérité. Mais ceux du Point, qui, n’en déplaise à Olivier Bonnet, sont bien plus nombreux ? Un blog, si lu soit-il, face à un gros hebdomadaire et son gros site internet : combien de divisions ?

Sauf que les blogs ne sont jamais si forts que lorsqu’ils s’unissent… 😉

Je joins donc mes efforts à ceux d’Olivier Bonnet, et j’encourage à faire de même tous ceux qui estiment cette cause valable : additionner la petite audience de ce blog à celle du blog d’Olivier Bonnet, et à d’autres peut-être…, jusqu’à ce que la parole de Pierre Le Coz parvienne à se faire entendre sur internet à la hauteur de l’audience des propos placés sous son nom et qu’il conteste…

Je re-publie donc ici l’intégralité du droit de réponse de Pierre Le Coz, et je vous encourage à le lire jusqu’au bout :

(noir)“Cher Monsieur

(noir)Je ne puis que comprendre votre légitime indignation à la lecture des propos qui m’ont été prêtés dans le magazine Le point du 3 juillet dernier. Je dois vous dire que j’ai été moi-même très triste de voir à quel point cette revue pourtant notoire avait orienté mes propos dans un sens “prescriptif” alors que j’avais parlé dans un style descriptif.

(noir)Dire “voilà vers quoi nous allons aller si nous ne relevons pas loyalement le défi”, cela ne revenait pas du tout à dire “il faut sacrifier tous les vieux qui perdent la tête !” Tous ceux qui me connaissent depuis suffisamment longtemps pourront vous confirmer qu’il n’est pas pensable que j’ai pu tenir de tels propos à la journaliste qui a monté ce dossier. Je puis vous assurer que jamais je n’aurais pu être élu à la vice-présidence du Comité si j’étais un défenseur de ce genre d’idéologie. Les membres du Comité m’ont élu parce qu’ils savent mes positions et connaissent mes publications.

(noir)Je m’investis depuis 10 ans dans des formations et anime des manifestations relatives aux aspects éthiques et relationnels de la maladie d’Alzeihmer et participe chaque année à Marseille à la journée nationale de la maladie d’Alzeihmer au Conseil général ; je co-organise à partir de la rentrée prochaine un Certificat universitaire “éthique et maladie d’Alzheimer” au sein de l’espace éthique méditerranéen de La Timone à Marseille.

(noir)Le problème avec ce genre de magazine est que l’interviewé ne se voit pas proposé de relire l’entretien (du moins lorsqu’il ne s’agit pas d’une “star”’, ce qui est mon cas, nonobstant les responsabilités que j’exerce au sein du CCNE). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y a aujourd’hui quasiment plus aucun membre du CCNE qui accepte de répondre aux journalistes, ce qui pourrait nous poser des problèmes de visibilité sociale. Cette déformation grotesque et choquante de mes propos risque encore d’aggraver notre méfiance et conduire le Comité national d’éthique à une sorte de mutisme.
Je ne doute pas que vous exerciez votre métier avec professionnalisme ; mais ne pensez-vous pas que le journalisme en France traverse une crise grave ? Beaucoup de questions me sont venues à l’esprit depuis que j’ai lu cette interview : que se passe-t-il au juste aux sein des rédactions des grands magazines français ? Assistons-nous à un retour à un ultra-libéralisme néo-darwinien ? Devons-nous craindre le retour à une « droite pure et dure » ? Est-ce que l’article de cette journaliste n’a pas été déformé par ses supérieurs hiérarchiques qui auraient jugé mes propos trop nuancés, insuffisamment “percutants” ? N’ai-je pas été assez « sensationnaliste » au goût de certains ? Je n’ai pas de réponse à ces questions.

(noir)J’ai été stupéfait de lire que j’avais été présenté au tout début de l’entretien comme “un fin connaisseur des systèmes de protection sociale” (sic), ce que je ne suis en aucun cas ! Je n’ai jamais écrit une seule ligne sur ce sujet et je suis formel : je n’y connais strictement rien en systèmes de protection sociale !

(noir)Quand j’ai lu cette contre-vérité manifeste dès les premières lignes de présentation de mon CV, j’ai compris que le piège s’était refermé sur moi et que j’allais participer d’une propagande dans laquelle je ne me reconnais absolument pas. Chacun en aura la preuve en lisant mon livre sur L’empire des coachs : une nouvelle forme de contrôle social (chez Albin Michel), qui est une dénonciation sans concession de l’idéologie de la rentabilité (idéologie que l’on me prête dans cet entretien, ce qui est le comble).

(noir)Je vous remercie de bien vouloir prendre en compte ces compléments d’information et d’essayer de m’aider à rétablir la vérité. Car au-delà de ma personne, m’accabler serait une manière indirecte de discréditer le Comité d’éthique, dont la légitimité a déjà été gravement mise en cause par une conseillère de L’Élysée en février 2008. Il faut que les citoyens aident et préservent le Comité d’éthique car, quand une société n’a pas ou n’a plus de Comité d’éthique (Chine, Russie…), la démocratie et la liberté d’expression sont en danger. Le Comité est d’une instance de vigilance dont aujourd’hui plus que jamais peut-être nous avons le plus grand besoin. Pour le CCNE, l’éthique est le courage de conserver les problèmes au lieu de les liquider dans des “solutions” (je n’ose dire des “solutions finales”…).

(noir)J’ai découvert à mes dépents que Le Point avait décidé de changer de politique éditoriale et de renouveler son lectorat… J’en prends acte et saurai en tirer les leçons qui s’imposent.

(noir)En vous remerciant d’avance pour votre aide, je vous prie de croire, cher Monsieur, en l’assurance de ma fidélité aux valeurs que vous défendez et de ma parfaite considération.

Pierre Le Coz (vice–président du CCNE)

(/noir)

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Qu’est-ce que le Comité consultatif national d’éthique :

le site officiel du CCNE

sa notice sur Wikipédia

12 Comments

  1. Ah c’est une nouvelle forme de pétition ?
    Mais par blogs liés…
    Intéressant comme procédé pétitionnaire…
    Très important, le rite de la pétition chez l’intellectuel de gauche…

    Cependant si l’effort est louable sur la forme
    Sur le fond du débat, tout ceci est extrêmement naïf…

    “Il faut que les citoyens aident et préservent le Comité d’éthique car, quand une société n’a pas ou n’a plus de Comité d’éthique (Chine, Russie…), la démocratie et la liberté d’expression sont en danger.”

    Ahem… Sans rigoler encore une fois à gorge déployée de la citation sempiternelle des deux nations que l’Occident adore détester.
    D’ailleurs tout article ou on se drape dans la posture démocratique se doit aujourd’hui automatiquement de commencer par “Contrairement à la Russie ou à la Chine, blahblah”.
    C’en est presque devenu une figure de style…

    Donc sans rire, je vais me faire l’avocat du diable :
    Je peux me tromper, mais quand je vois le défilé d’universitaires des professions de la santé présents dans ce comité,
    deux questions me viennent à l’esprit :

    1.Sont-ce vraiment les bonnes personnes pour dénoncer lors deleurs enquêtes les abus et dysfonctionnements du système actuel, vu qu’ils font partie du système.

    2.Comme ils sont déjà bien payés ailleurs par l’Etat, j’espère qu’ils ne sont
    pas rémunérés en plus pour être au CCNE, et qu’il ne s’agit pas là d’un titre de cumul.
    C’est à dire qu’ils font cela réellement pour aider les gens dans la démocratie en visant uniquement d’être utile à la société.

    Voilà deux questions pertinentes que pourrait poser n’importe quel auditeur de JJ Bourdin à l’antennede RMC-Info surla jusification démocratique du CCNE.

    Si on me répond, “bah, ce n’est pas un organisme de contrôle démocratique.”
    Je répondrais que son utilité est effectivement très restreinte.

    Autre point de vue, hautement politique celui-là et excessivement démocratique :
    Ce ne sont peut-être pas aux comités ou aux commissions instituées par l’acteur politique et payés par la Nation,
    à décider si ils ou elles sont nécessaires à la société.
    C’est aux représentants politiques en charge, dument élus ou nommés par la majorité d’en décider.
    Sinon,quid de l’avis des gens dans une démocratie et des pouvoirs de leur représentation…

    Alors, qu’en pensez-vous J.J. Narvic?

  2. @ thierryl

    Votre commentaire me laisse redouter une mauvaise appréciation de votre part du rôle du CCNE : ce n’est pas un organe d’enquête ou de contrôle ! C’est un organe consultatif de réflexion, qui joue un rôle important dans l’élaboration de la loi.

    Vous pouvez toujours lui reprocher de ne pas faire ce pourquoi il n’est pas conçu, mais ça mène à quoi ? Vous reprocherez aussi à une poêle à frire de constituer un très mauvais chapeau ?

    Sur sa composition : vous remarquerez que les médecins et les chercheurs y côtoient un bon nombre de philosophes et de personnalités religieuses. On est donc bien loin du club des professionnels de la profession que vous décrivez.

    Vous devriez vous pencher un peu plus sérieusement sur le sujet, à mon avis, avant de porter un jugement qui tombe à côté. (je vous ai mis un lien vers le site du CCNE, qui vous permettra de vous documenter).

    Sinon, je ne vois pas où vous allez chercher cette idée de “pétition” : là encore, vous n’avez pas dû me lire.

  3. @ thierryl

    “quid de l’avis des gens dans une démocratie et des pouvoirs de leur représentation…”

    Bonjour.

    Je suis lecteur de ce blog que je commente par ailleurs peu.

    Je souhaiterai savoir ce que pense l’auteur de la phrase sus-cité sur le traité simplifié et le non au référendum sur la constitution européenne.

    A mon avis, ce qui est valable pour ce comité doit l’être pour le reste.

    Il est étrange de constater que nos gouvernants accepte le dictat de la démocratie seulement si le peuple est d’accord avec eux… Drôle de démocratie.

    Merci à Narvic pour ce blog, parfois un peu obscure pour les néophytes mais souvent très interessant.

  4. @ Vitrolaid

    Sans vouloir rouvrir le débat politique sur les traités européens, ce qui n’est pas tout à fait le thème de ce blog ;-), je peux vous dire en tout cas que ma vision de la démocratie ne porte pas spécialement les référendums au pinacle.

    Les référendums n’ont d’intérêt que lorsque l’on pose au peuple une question simple et claire qui propose une réelle alternative, un choix : voulez-vous cette solution-ci ou celle-là. En dehors de ces cas, je ne suis pas partisan d’abuser des référendums.

    Je ne suis pas non plus un partisan à tout crin de la démocratie directe, qui n’est pas une panacée non plus et présente bien des défauts elle-aussi. Je reste attaché au principe de démocratie représentative : le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres… 😉

    Sinon, sur le côté parfois obscure de ce blog : je reconnais… Vous savez, c’est toujours plus long d’écrire simple, et d’expliquer… Je n’ai pas toujours le temps 🙁

    Je suis bien conscient que ça doit faire fuir parfois certains lecteurs de ce blog et que ça nuit au développement de son audience. Je vais essayer de faire un effort 😉

  5. Merci narvic, d’avoir éclairé ma lanterne.

    Je comprends mieux

    Donc le CCNE est bien un comité de réflexion et non un organisme de contrôle démocratique.

    C’est donc au pouvoir politique, de l’estimer ou non nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie.
    Ce dernier est en effet libre de créer ou de supprimer les comités ou commission qu’il juge nécessaire, dans le cadre du mandat qui lui a été attribué par le peuple pour 5 années seulement avec 4 tours successivement gagnés.

    Ce n’est pas évidemment aux membres (on ne m’a toujours pas répondu sur une rémunération cumularde) à décider à la place du pouvoir politique, s’il est nécessaire à la société.

    Maintenant, je peux répondre à Vitrolaid.
    Le traité simplifié était un élément majeur du programme de Nicolas Sarkozy, donc claironné inlassablement pendant la campagne. Il s’est d’ailleurs fendu d’une visite à Merkel, qu’aucun média à l’époque n’a ignorée, pour s’assurer de son soutien.
    C’était même un des points de différences principaux (et il n’y en avait pas des masses) avec les deux autres compétiteurs, SR et FB.

    Donc si les gens sont responsables, personne n’a été pris en traître. comme Jospin après les législatives gagnées, ou Mitterrand après 81, le programme a été appliqué (notamment quelque chose qui ne plaisait pas populairement à l’époque : la fin de la peine de mort.)

    Je trouve cette conception de la démocratie tout à fait valide et efficace.
    Le ou la futur(e) dirigeant(e) de l’exécutif annonce son train de mesures de la première année (au-delà faudrait s’appeler Madame Soleil) ses options globales pour le mandat, et basta.
    Après à chacun de choisir et comparer en son âme et conscience.

    Globalement, je suis pour la démocratie représentative au niveau national, avec un exécutif fort, limité dans le temps (7 années c’est beaucoup trop).
    En revanche, je trouve en France, que la politique locale, est assez délaissée et est maintenue volontairement dans un état d’opacité.et mériterait un gros coup de balai.
    Evidemment, jamais les cumulards de droite ou de gauche dans les deux assemblées ne voudront voter le mandat unique,ni la disparition d’un échelon politique administratif local (département ou région) avec obligation de transparence pour l’autre.
    On devrait mettre en effet plus de démocratie directe et de contrôle dans le local. Mais je ne suis pas sûr qu’un seul des partis de droite ou de gauche soit prêt.
    Il faudra attendre le prochain rendez-vous présidentiel, pour cela. Les deux candidats qui s’opposeront, s’ils ont le caractère suffisant pour les appliquer, auront des mesures en ce sens.

    Quant au niveau,européen, je suis pour qu’on y introduise évidemment toujours plus de politique, pour que la bureaucratie retrouve son rôle de proposition et d’exécution et que l’orientation des politiques ne lui soit pas confiée sans mandat express d’élus.

  6. @ Thierryl et Vitrolaid

    Vous aviez remarqué que vous êtes hors sujet dans ce fil de commentaire ? 😉

    Il n’est nullement ici question des traités européens, mais de la manière dont l’hebdomadaire Le Point a rendu compte des propos de Pierre Le Coz, vice-président du CCNE, au sujet de l’avenir de la politique de santé.

  7. bon…

    Est-ce la seule atteinte notable du journalisme à la dignité d’un de ses informateurs ou interviewé ?

    Philippe Bilger a déjà exprimé dans son blog le cas où un journaliste pour booster sa carrière a trahi le “off” d’un de ses informateurs.
    Sachant très bien que comme l’information ne pouvait venir que de et informateur particulier, il lui brisait automatiquement sa carrière.
    Ce qui arriva.

    Tout le monde sait aussi qu’un des problèmes des mass média qui les rendent si peu démocratiques, est la culture du produit fini.
    Par exemple, on vous invite à un débat émaillé de “reportages illustratifs.”
    Eh bien, n’importe quel professionnel de la télé, si vous avez une image à défendre lors de ce débat, vous conseillera d’exiger à visionner ses reportages avant d’être surpris de leur contenu à l’émission.

    Disons que les vrais amoureux de leur métier d’information ne passent pas par ces procédés là.
    Ceux qui cherchent une forme d’exposition personnelle, où croient que tout est bon par militantisme idéologique ne reculent devant aucun coup-bas (lynchage tout azimut organisé de Rachida Dati, par exemple,et silencieusement approuvé par la profession.)

  8. Sinon je suis assez d’accord avec le constat de Laurent Gloaguen sur son Blog :

    “Certains journalistes se plaignent qu’il devient de plus en plus difficile de recueillir des témoignages. Ils n’ont pas à chercher bien loin pour savoir pourquoi, et ce qu’ils doivent faire pour regagner une confiance qui se perd de plus en plus et qu’ils détruisent par eux-mêmes.”

  9. @ Vitrolaid

    Je ne reviens pas sur le référendums… 😉

    Une précision sur la carte de presse : elle n’est pas distribuée à tort et à travers, mais elle est attribuée uniquement sur des critères économiques (proportions des revenus venant de la presse et statut de l’employeur). Aucun critère de déontologie, ni de compétence, là-dedans…

    Il n’existe aucun organisme dans le journalisme français chargé de l’éthique professionnelle…

  10. Ça ne me semble pas si compliqué que ça de démêler le plus plausible du moins vraisemblable dans cette affaire, puisque il n’est question ici que de savoir ce que dit Pierre Le Coz (c’est plus compliqué quand il s’agit de démêler deux témoignages indirects) :

    – il y a donc ce que quelqu’un dit que Pierre Le Coz dit (en l’occurrence c’est une journaliste qui le dit)

    – et il y a ce que Pierre Le Coz dit lui-même, directement et sans intermédiaire…

    On peut raisonnablement partir du principe que Pierre Le Coz est la source la plus fiable pour savoir ce que lui même dit… 😉

    Il pourrait certes avoir changé d’avis (il en a bien le droit). Mais à voir ses positions habituelles c’est uniquement dans cet interview qu’il aurait changé d’avis, pour revenir aussitôt ensuite à des positions dans la droite ligne de celles qu’il défendait auparavant.

    Curieusement, c’est uniquement quand ses propos sont rapportés qu’ils iraient dans un sens différent que lorsqu’il s’exprime directement : est-ce vraisemblable ?

    On peut souligner pour finir que ce que l’on fait dire à Pierre Le Coz entre étrangement en résonance avec les thèses défendues par ailleurs dans cet hebdomadaire : de là à penser que l’on place dans sa bouche des propos qu’en réalité on pense soi-même… C’est exactement le pas que je suis tenté de franchir 🙂

  11. Cela fait quelque temps que Le Point me déçoit… Je vous l’dis tout net : ben moi, si j’étais abonné, je m’désabonnerais. Enfin, je plaisante, mais c’est vraiment pitoyable.

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