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Le cyberespace, c’est dépassé. Vive le réel augmenté

Le réel rattrape le virtuel sur internet. Ce sont les mondes bien “réels” de Facebook, et même mieux de Google Earth, qui sont en train prendre le pas sur les mondes “virtuels” de World of Warcraft ou Second Life. Et c’est toute une représentation que nous nous faisons communément d’internet et de ses relations à la réalité qui est en train de se transformer… Le cyberespace ne sera bientôt plus à la mode. C’est le grand retour au réel qui a déjà commencé.

Une petite méditation avec un détour par le cinéma de science-fiction, d’Avatar à Matrix, en passant par ExistenZ, Tron ou Total Recall, pour en arriver aux innovations techniques qui nous mènent, bien loin du cyberespace et des mondes virtuels, à l’internet ambiant et à la réalité augmentée.J’ai toujours adhéré à l’idée que Thierry Crouzet défend souvent sur son blog : la science-fiction nous parle toujours bien plus de notre propre présent qu’elle ne serait un exercice d’anticipation. Thierry est d’ailleurs aussi passionné que moi par le genre depuis l’adolescence, et c’est parce que nous venons de refaire le monde devant un verre en terrasse cet après-midi que me vient la furieuse envie de rédiger ce billet une fois rentré au chaud.

Refonte de novövision, c’est pour plus tard

Je vous parlerai donc plus tard du vaste chantier de refonte technique et éditoriale complète de ce blog qui est en cours actuellement, et dont vous pouvez voir déjà quelques aspects avec le changement d’habillage graphique (modifiable par vous mêmes avec le petit menu situé en haut à gauche de cette page), ou encore avec la mise en ligne de mon agrégateur personnel, un annuaire dynamique et interactif de mes blogs et sites préférés (prés de 200 sources sélectionnées et référencées à ce jour, dont l’actualité des dernières publications est mise à jour en temps quasi réel). Le Google News de narvic, en quelque sorte, sauf que l’algorithme, c’est moi ! Tout ça n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il ne s’agit pas d’un simple changement de carrosserie avec l’ajout de quelques équipements en option. J’ai carrément changé le moteur et modifié la destination du véhicule…

Je reviens pour le moment à mes histoires de cyberespace et de science-fiction. Celle-ci contribue souvent très fortement, même si on ne le réalise pas toujours bien, à configurer la représentation du monde, de son présent et de son avenir, que nous nous faisons à une époque donnée. Elle ne nous renseigne donc pas tant sur ce qui pourrait arriver dans le futur que sur l’idée que l’on s’en fait aujourd’hui. C’est donc notre présent qu’elle contribue à façonner.

Avatar… sans la 3D

Je n’avais pas revu Thierry depuis l’apparition du film événement Avatar de James Cameron (dont il vous a déjà dit tout le bien qu’il pensait). Je n’en ai rien écrit ici (car j’avais d’autres chantiers en cours :o) ), mais surtout parce que l’expérience que j’ai pu faire de ce film est peut-être un peu décalée par rapport à celles dont je peux lire ici et là les comptes-rendus. C’est que je n’ai pas vu Avatar en 3D, ni même au cinéma ! Je n’ai donc pas d’expérience-utilisateur ébouriffante à confronter à celle des autres. Et je n’ai aucun avis à formuler sur le fait que la 3D soit l’avenir du cinéma ou bien pas du tout.

La manière dont j’ai regardé Avatar n’en est pourtant pas moins “moderne”, ou en tout cas actuelle que les autres, même si elle est différente. J’ai regardé Avatar dans mon salon, confortablement calé dans mon canapé, mais pas d’une manière “habituelle” pour moi, car le DVD du film n’était pas encore sorti dans les magasins à ce moment.

Dois-je l’avouer ? J’ai regardé le film sur internet ! Oh, Madame Hadopi, je le jure : je n’ai rien téléchargé. Du moins je ne crois pas… J’ai vu le film, sur une copie 2D d’excellente qualité, diffusée en streaming sur le réseau. Je ne crois pas que c’était illégal de ma part, pour le moment, même si je n’en suis pas bien sûr. Mais allez donc faire la différence entre ce qui est illégal ou pas, quand il s’agit de bits numériques qui m’arrivent tous exactement par le même canal : le fil de cuivre du réseau téléphonique relié à ma “box” de réception ADSL/internet/télévision/etc., pour aboutir exactement au même endroit : l’écran de ma télévision. Seule petite différence dans le cas de ce film : l’obligation de passer par le relais de mon ordinateur, ce qui ne change pas franchement grand chose au total.

Avatar contre Matrix

On verra pour la 3D une autre fois, et ce ne sera peut-être même pas au cinéma, puisque les téléviseurs de salon en 3D sont déjà en démonstration chez tous les bons revendeurs. Tant pis pour le renouveau du cinéma…

A défaut des effet spéciaux du film, je me suis donc concentré sur son scénario. Je ne retiens pas trop la fable un peu mièvre et téléphonée (je ne sais plus qui a parlé de “Danse avec les loups chez les grands hommes bleus”, mais il y a de ça…). C’est un autre point de référence qui a retenu mon attention : Matrix, et une autre métaphore que celle qui renvoie au message écolo bien de saison : celle de la représentation du “virtuel” et surtout comment il est “connecté” avec le “réel”.

Je ne suis pas le premier à faire de la philosophie de salon sur les films de science-fiction (vous avez noté que vous êtes actuellement sur ce blog… dans mon salon ?). C’est un exercice qui me plait bien. D’éminents philosophes s’y sont déjà essayés de manière assez plaisante avant moi au sujet de Matrix :

Je peux donc me laisser aller… B-)

Simulacres et simulation

Ce que je retiens de l’analyse de la fine équipe de philosophes emmenée par Elie Düring, c’est que ce qui est philosophiquement le plus intéressant dans Matrix, ce ne sont pas les références explicitement philosophiques qui parsèment le film de manière d’ailleurs excessivement appuyée : l’apparition fugace dans le champs du livre de Jean Baudrillard “Simulacres et simulation”, ou la récurrence du petit lapin blanc d’“Alice au Pays des merveilles”, par exemple :


Ce qui est fascinant dans Matrix, c’est la représentation que le film propose du réel et du virtuel, et des connexions qui existent entre les deux et permettent de passer d’un monde à l’autre. Car dans Matrix, le réel et le virtuel sont bien deux mondes, quasiment autonomes l’un par rapport à l’autre, du moins aux yeux de celui qui se trouve dans l’un. L’opposition entre ces deux mondes, réel et virtuel, est d’ailleurs complexe, puisque l’un est censé englober l’autre (le monde virtuel de la matrice “émane” bien du réel), mais que cet autre exclut pourtant “l’existence” même de l’un, puisque “dans” la matrice on n’est pas censé comprendre qu’il existe un autre monde plus réel que celui dans lequel on vit, et qui ressemble tant au nôtre, à nous aujourd’hui.

Il existe pourtant de multiples connexions entre ces deux mondes et les héros du film ne cessent de passer de l’un à l’autre. La connexion prend la forme, “depuis” le réel, d’une grosse aiguille qui vous perfore l’arrière du crâne (un mode de connexion qui évoque aussi celui du “bioport” dans le film ExistenZ, de Cronenberg, sauf que chez lui la connexion s’opère dans le bas du dos…). Au “retour”, la connexion est moins barbare et prend souvent le chemin… du fil de cuivre du réseau téléphonique (vous savez, celui par lequel j’ai pénétré le monde d’Avatar l’autre soir. 😉 ).

Le virtuel comme connexion au réel

Dans Avatar, puisqu’on y est déjà revenu, il y a “du” réel et “du” virtuel aussi, mais pas du tout de la même manière que dans Matrix. Parce qu’il n’y a qu’un seul monde et non deux, celui de la planète exotique Pandora. La connexion joue donc un rôle fondamentalement différent : elle vous connecte au même monde dont vous venez, sauf que c’est vous (enfin, les héros) qui “revenez” d’où vous venez juste de “partir” sous une forme virtuelle, celle des “avatars” des grands hommes bleus, que votre esprit anime, pendant que votre corps “réel” reste inerte dans son caisson. C’est d’ailleurs un point commun entre les deux films : quand on passe au “virtuel”, on abandonne son corps au repos “de l’autre côté”, comme dans un rêve, ou comme ces Nolife, accros des jeux vidéos, qui n’ont plus de vie réelle quand ils sont immergés dans leurs simulations vidéos.

L’apparence exotique de la planète Pandora est d’ailleurs trompeuse (comme le titre l’est aussi), laissant penser que l’on se trouve dans un espace totalement virtuel du début à la fin et que toute cette histoire se passe elle-même à l’intérieur d’une sorte de jeu vidéo (un peu sur l’idée du film visionnaire Tron, de 1982, qui est d’ailleurs – je vous le signale – reparu récemment dans une excellente version numérique sur DVD qui lui donne vraiment une seconde jeunesse).

Car on est bien, avec Avatar, dans la réalité. La virtualisation n’est pas un moyen de s’en échapper pour un autre monde comme dans Matrix, ExistenZ et Tron, mais un moyen d’y revenir sous une autre forme que l’on peut qualifier… d’augmentée. Le parralèle le plus évident qui me vient à l’esprit est alors celui de Total Recall, de Paul Verhoeven, car l’opération de virtualisation consistant à implanter dans la mémoire d’Arnold Schwartzeneger de faux souvenirs de vacances imaginaires sur Mars, le ramène bien au même monde dont il venait, avec juste un petit quelque chose en plus, de virtuel, au fond de son cerveau. Cependant, Total Recall rejoint Matrix sur cette question de l’illusion, qui caractérise le virtuel (le monde illusoire de la matrice, les souvenirs illusoires des vacances sur Mars). Rien de tel dans Avatar. Pas de trace d’illusion. Et même les habitants de Pandora ne sont pas dupes et savent bien que les avatars sont en réalité habités par quelqu’un qui se trouve à ce moment ailleurs. Mais cet ailleurs est tout proche, dans le même monde. Et à la fin, les deux corps de l’avatar et de celui qui l’habitent seront d’ailleurs réunis.

Google Earth contre Second Life

Pour utiliser une autre comparaison (qui va peut-être vous faire comprendre le sens du titre de ce billet et son introduction), s’il l’on fait abstraction de l’évocation du monde du jeu vidéo à laquelle incite le graphisme d’Avatar, et en se concentrant sur cette question du réel/virtuel, de l’illusion ou de la simulation : c’est bien Matrix et non Avatar qui renvoie aux jeux et univers virtuels en ligne tels que World of Warcraft et Second Life, et c’est Avatar qui renvoie à ce monde “virtuel” qui ressemble pourtant tellement au nôtre de Google Earth et Streetview.

Et je ne suis pas loin de voir là derrière, vous l’avez compris, comme le signe que quelque chose est en train de changer dans l’air du temps, et singulièrement dans notre représentation du virtuel. Le virtuel des uns est une échappée dans un monde illusoire, le virtuel des autres est un retour au réel sous une forme différente… et augmentée.

Au fond, de Tron à Existenz et Matrix, en passant par World of Warcraft et Second Life, toutes ces représentations du virtuel renvoient au “Cyberespace” de l’écrivain de science-fiction William Gibson (le terme de cyberespace apparait pour la première fois dans son roman Le neuromancien, en 1984). Ce cyberespace est bien un monde virtuel, mais qui est connecté au réel, par des connexions qui permettent justement de passer d’un monde à l’autre, sans pouvoir être jamais présent dans les deux à la fois.

Un filtre qui se superpose au réel

Avec Avatar, c’est une autre image qui est proposée. Le virtuel nous reconnecte au même monde réel où nous sommes déjà présents, et c’est bien ce monde qu’il nous permet d’appréhender différemment. Dans le premier cas, le virtuel est un ailleurs hors du réel, dans le second, c’est un filtre qui se superpose au réel. Second Life est un ailleurs, un Cyberespace hors du réel, dont certain d’ailleurs comme John Perry Barlow ont même proclamé la déclaration d’indépendance. Alors que Google Earth et Streetview ne sont pas des cyberespaces, mais des filtres superposés à la réalité et nous permettant de l’appréhender de manière différente… et augmentée.

Prenez le temps de regarder cette vidéo totalement fascinante en entier, et vous allez comprendre où je veux en venir. Ce n’est pas du cinéma, c’est une démonstration des avancées techniques spectaculaires de Microsoft, qui cherche à faire de son propre poulain Bing Maps 3D un concurrent sérieux à Google sur le terrain de la représentation virtuelle en 3D du monde réel… en ouvrant même au moyen de la vidéo et du téléphone mobile une connexion directe et en temps réel entre les deux mondes.

Ma phrase est même mal formulée, tellement il est difficile de décrire de quoi il s’agit avec nos mots d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas ici de “monde virtuel”, mais plutôt d’une sorte d’interface virtuelle de connexion entre deux personnes qui se trouvent l’une et l’autre dans le monde réel, cette connexion passant “à travers”, ou par le filtre d’une couche virtuelle rajoutée à la réalité. Vraiment bluffant ! (allez au delà de la première moitié de la vidéo, je vous assure. Et en vue plein écran si possible!)

(via Géographie 2.0)

Et maintenant Facebook

J’ai même bien envie de rajouter du Facebook là-dedans tant qu’on y est. 😛

On met aujourd’hui le terme de réseau social un peu à toutes les sauces, pour désigner des choses qui n’ont finalement que de lointains rapports : Second Life est un réseau social virtuel comme l’est Facebook. Sauf que celui de Facebook est bien plus fascinant. Dans le premier billet que j’ai consacré à Facebook, en 2007, je trouvais que le projet du fondateur de Facebook Marc Zuckerberg de reconstituer sur son site “la totalité du graphe social de l’humanité” était totalement “vertigineux” et qu’il avait même quelque chose de “dément” : le vertige du monde selon Facebook.

Avec Google, le web avait deux dimensions. Puis Second Life et les univers virtuels annonçaient le web en trois dimensions. Aujourd’hui Facebook s’affranchit de ces métaphores pour nous donner du web l’image d’une abstraction formidable et monstrueuse : le « social graph », une représentation mathématique embrassant l’humanité réelle dans sa totalité. Vertige…

Je ne renie pas l’impression que j’avais à l’époque, mais je reviens sur un point. Google, à travers Google Earth, comme Facebook, ne sont nullement dans l’abstraction ou le virtuel, mais bel et bien ancrés dans le monde réel. La plupart des usagers qui sont “amis” sur Facebook, comme c’était l’idée initiale du projet d’ailleurs de les mettre en contact, se connaissent bel et bien “dans la vraie vie”. Facebook n’a rien de virtuel, ce n’est pas un quelconque cyberespace : c’est leur vraie vie, dans laquelle de vrais gens entrent en contact avec de vrais gens, qui plus est sous leur vrai nom et avec une vraie photo.

Fusionnez Google Earth et Facebook avec les petites nouveautés du Bingstreet de Microsoft, et ça donne un avant goût d’un web de demain, qui est très très loin du genre d’extrapolation que l’on pouvait faire en 2007, quand on pensait au “web 3D en temps réel”, comme une sorte de grand jeu vidéo, perfectionnant seulement le principe qui était déjà celui de Second Life. Les obstacles que l’on voyait alors à l’affaire étaient surtout techniques, des questions triviales de bande passante et de puissance de calcul que l’on n’a même plus l’idée d’avancer aujourd’hui…

Dernière couche ?

Allez, j’en rajoute une petite couche avec cette autre innovation bluffante présentée à la conférence TED californienne. Un premier aperçu de ce que pourrait être un changement radical de notre interface d’accès aux informations : bien au-delà de l’ordinateur, du smartphone et même de la tablette tactile, la simple disparition de l’écran.

(via Bibliobsession)

Pas de refuge dans le cyberespace

C’est toute cette représentation d’internet comme un monde virtuel, comme un cyberespace en marge de “la vraie vie”, qui est en train d’être rattrapée par la réalité. Et c’est probablement aussi l’espoir que certains avaient pu former qu’internet soit une sorte de refuge, un espace hors du jeu social et de ses contraintes, qui est aussi en train de s’évanouir : L’avenir radieux de l’internet ne se passe pas du tout comme prévu (janvier 2010)..

Pour terminer cette méditation sur une petite touche de philosophie supplémentaire, c’est probablement le sens de ce que nous entendons par virtuel qu’il conviendrait de préciser. Les philosophes ont fait cet effort et nous alertent sur un malentendu : Pierre Lévy, dans Qu’est-ce que le virtuel ?, développe la réflexion menée sur le sujet par un autre philosophe, Gilles Deleuze.

Virtuel/actuel, réel/possible

Gilles Deleuze relève en effet que l’opposition entre réel et virtuel, si courante aujourd’hui, est pourtant philosophiquement très mal fondée.

Ce qu’il convient d’opposer au virtuel, ce n’est pas le réel, mais l’actuel. Et le pendant du réel, c’est le possible. Nous n’avons donc pas une opposition binaire virtuel-réel, mais une articulation bien plus complexe entre ce qui est réel et ce qui est possible, entre ce qui est virtuel et ce qui est actuel.

Vu comme ça, et en croisant les données du tableau, nous avons à faire avec du réel qui peut être soit virtuel, soit actuel, et qui s’oppose à un possible, qui peut lui aussi être soit virtuel, soit actuel. Il est temps quoiqu’il en soit d’aborder la question du virtuel de manière bien plus complexe qu’on ne le fait aujourd’hui.

La fusion en cours de l’univers numérique dans la réalité, accélérée par le développement des terminaux mobiles et de la géolocalisation, préfigurant la disparition des terminaux et des interfaces d’accès, nous prépare déjà un “internet ambiant”, une “réalité augmentée”, dans lesquels l’opposition du monde virtuel et du monde réel et la notion même de cyberespace sont vouées à devenir des anachronismes.

6 Comments

  1. Derrière cet “internet ambiant”, cette “réalité augmentée” c’est aussi les frontières entre l’homme et la machine qui se réduisent (cf. conférence de Pravna Mistry)

  2. @ martine

    Tu peux changer toi-même l’habillage graphique de ce blog, avec le petit menu “thèmes”, en haut à gauche de la page. Une dizaine de thèmes très différents sont disponibles. 😉

  3. Pour relier cet article avec le précédent, google investit fortement la réalité augmentée.
    Il est possible que la RA ne passe même pas par une case “blog” mais directement par la case “JeVeuxFaireDuFricLePlusVitePossible”
    Pour l’instant des pionniers comme Layar nous recréé le mur de Berlin …

  4. Merci pour cet excellent billet. J’y trouve enfin une piste de réflexion pour repenser l’opposition réel / virtuel qui me gratte régulièrement…

  5. La-bas si j y suis…
    Etre ..cela veux dire avec mon esprit et mon corps (la chose=Res).
    je ne peux donc Etre la-bas et ici simultanément… Impossible Res Publica hors d’un espace Quantique sans dématérialisation et avec temps n’existant pas encore.

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