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Le bouton “like” de Facebook sur ce blog? Après tout, si vous aimez ça…

Pourquoi, contre toute attente, le bouton “like” (“j’aime”) de Facebook fait son apparition sur ce blog, après tout le mal que j’en ai pensé (et même celui que j’en ai dit !). 😉

Facebook
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Je me suis toujours tenu, personnellement, plutôt à distance de Facebook. J’y ai certes enregistré plusieurs comptes, depuis plusieurs années, mais je n’y suis guère actif, voire totalement absent. 😉 Je republie automatiquement sur “le mur” de narvic les avis de publication sur ce blog et ma revue de web, mais je ne commente quasiment jamais, car je ne vais même pas sur place. Ou alors très rarement. C’est juste un moyen pour ceux qui le souhaitent de se tenir informés de la vie de ce blog, et de me contacter (Facebook me prévient alors par mail).

J’avais même créé un moment un page des “fans de novövision”, que j’ai ensuite mise en sommeil, car elle n’avait pour moi d’intérêt que si j’y étais actif, postant des commentaires là-bas, ce qui ne conduisait qu’à déporter la “conversation” de ce blog vers un site tiers, fermé, et, qui plus est, faisant de l’argent avec “ma participation” sans m’en reverser un centime.

Une arme de destruction massive de la vie privée

J’ai même ressenti un petite pointe de colère contre Facebook et son promoteur Marc Zuckerberg, quand j’ai compris à quel point le petit bouton “like” (“j’aime”), qui venait de faire son apparition et se répandait sur le web à la vitesse de l’éclair, était une arme de destruction massive de la vie privée, au nom de la transparence absolue exigée par la loi du commerce et de la publicité (lire aussi  Pourquoi facebook va transformer l’individu en pute sociale [Abstrait?Concret]).

Je suis même, à vrai dire, un peu inquiet des conséquences possibles de cet abaissement général du niveau de protection de la vie privée et des données personnelles avec le développement d’internet et de l’informatique, notamment pour les plus jeunes générations (lire Jean-Marc Manach : La vie privée, un problème de vieux cons?).

Je m’étais donc interdit de laisser se glisser subrepticement sur ce blog ce petit bouton “like” (qu’Ecrans/Libération retirait même de ses pages, pour les mêmes raisons, peu après l’avoir installé). Et je prenais, pour ma part, la décision radicale de faire même disparaitre Facebook de “mon web”, au cours de ma navigation quotidienne : d’abord en me déconnectant du site Facebook systématiquement à chaque fois que je le quitte (ce qui rend largement inopérante la collecte discrète de données de navigation par Facebook lorsque je visite un site qui a installé le fameux bouton), et en équipant ensuite mon propre navigateur d’un pare-feu “anti Facebook”, qui fait même totalement disparaitre de ma vue ce fameux bouton (Comment bloquer les mouchards de Facebook).

Et puis j’ai changé d’avis !

Si vous aimez, dites-le à vos amis !

Depuis aujourd’hui, ce bouton “like” (“j’aime”) fait son apparition sur ce blog  (là, juste en-dessous, à la fin de ce billet). Et j’ai aussi “réveillé” la page “Fan de novövision” sur Facebook. Vous pouvez devenir fan, ou signaler que vous aimez : il y a un petit “widget” pour ça, juste en dessous, là, et aussi dans le menu “réseau”, dans la barre de navigation à gauche de ce texte [Edit : Ben nan, ça ne marche pas avec ce blog. J’ai retiré ce widget, jusqu’à ce que j’ai compris ce qui cloche… 😉 ].


Pourquoi j’ai changé d’avis ? Pour plusieurs raisons, qui ont “mûri” chacune de leur côté, jusqu’à cette décision d’aujourd’hui.

La première, c’est que je me suis mis, finalement, il y a peu, à un usage “normal” de Facebook, pour voir ce que les gens en font vraiment et tenter de comprendre cet engouement planétaire. Il faut vous dire, en effet, que l’usage de Facebook de narvic n’est pas vraiment “normal” : ce compte n’est qu’une extension de mon blog, sous mon pseudonyme, et ne réunit presque que des gens qui m’ont connu par ce canal.

J’ai donc “réveillé” récemment le compte Facebook sous lequel je suis inscrit sous mon vrai nom, avec ma photo “en vrai”. Quand je l’avais ouvert, il y trois ans, peu de gens dans mon entourage social proche s’intéressait vraiment à ce site : ma vie sociale virtuelle était totalement séparée de ma vie sociale “réelle”. Aujourd’hui, c’est très différent. Nous sommes entrés très rapidement, ces dernières années, dans ce web de masse qui change la donne en profondeur : des dizaines et des dizaines de mes amis (de la vie réelle) ont fini par venir à Facebook, et ne figurent parmi ces “amis Facebook” sur ce compte que des gens que je connais vraiment, et pour certains depuis plusieurs dizaines d’années.

Et ça change tout, dans l’utilité et l’usage de ce site, par rapport à la pratique que je pouvais avoir sur le “compte narvic”. Le compte narvic est une extension de ma vie sociale virtuelle, qui s’est développée autour de ce blog (et qui s’est développée ensuite hors d’internet, en me permettant de rencontrer “en vrai” des gens que j’avais connus en ligne). Mon autre compte, personnel, est une extension virtuelle de ma vie sociale réelle. Et ces deux “mondes” se recoupent en réalité très peu.

Quoiqu’il en soit, je comprends mieux l’utilité de Facebook, dans le cadre qui était celui conçu dès l’origine par Marc Zuckerberg, son créateur (et que mon “expérience” narvic avait plutôt détourné 😉 ): relier par internet des gens qui se connaissent vraiment, sous leur vrai nom, pour parler… des choses de tous les jours. Y a-t-il en effet sur le net d’autres “lieux virtuels” qui permettent plus que Facebook de garder les pieds dans la vie réelle ?

Facebook est très loin, pour moi, d’être l’outil de gestion de son réseau social en ligne le plus simple, le plus fonctionnel ou le plus efficace (je préfère toujours Twitter ou Friendfeed), mais il a aujourd’hui la force écrasante du nombre. L’effet de réseau, produit par ce nombre, est en matière de réseau social très nettement plus déterminant que des différences purement techniques de fonctionnalités.

Facebook est aujourd’hui incontournable

C’est la lecture d’un article de Frédéric Filloux, lundi sur son blog (en anglais) qui m’a fait mettre un mot sur ce sentiment qui murissait : Facebook est aujourd’hui incontournable.

Une autre lecture me donne aussi à réfléchir: la réflexion provocatrice (aux yeux d’un européen du moins) de Tim O’Reilly, signalée par ReadWriteWeb, qui nous suggère de faire quelques concessions sur la protection de la vie privée et de nos données personnelles, car les technologies du net et de l’informatique nous permettent aujourd’hui d’en tirer des avantages nouveaux. Peut-être Marc Zuckerberg a-t-il finalement raison, quand il suggère que la jeunesse a changé, et qu’elle ne place pas sa “vie privée” au même endroit que les générations précédentes…

Alors voilà, je me suis dit : “après tout, s’ils aiment ça !” Pourquoi les priver de ce moyen si pratique de communiquer ? Et pourquoi priver ce blog de l’audience supplémentaire que ce service peut lui apporter ?

D’autant que ça n’engage personne d’autre que ceux qui “aiment” Facebook : si ce bouton vous dérange, faites comme moi : installez un bloqueur de mouchards. Et surtout, n’oubliez pas de vous déconnecter du site, à chaque fois que vous quitter Facebook ! Et pour tous les autres : si vous aimez novövision et mes billets, dites-le ! Faites le savoir à vos amis… 😉

PS: l’expérience me permettra également de vérifier si la croissance significative du trafic enregistrée par certains sites depuis qu’ils ont placé ce bouton sur leurs pages se retrouve sur ce blog lui-aussi, même si l’on évite avec soin de s’y vautrer dans l’info people, le sport à grand spectacle, les LOL et autres photos de chat… :-)

PS2: autre petite innovation sur ce blog, décidémment en pleine mutation, le petit lien situé juste là en-dessous. C’est Google qui vous indique (de manière bien irrespectueuse de ma vie privée ! 😉 ) d’où je vous poste ce billet. Car si ce blog est bien “la petite maison de narvic dans le cyberspace”, il n’en reste pas moins que ce n’est pas dans le cyberespace que je l’écris…

Je creuse assez en profondeur en ce moment la question de la “publication nomade géolocalisée” (texte, photo, vidéo…). Je vous en reparle bientôt. On va faire quelques expériences dans ce domaine sur ce blog… 😉

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[geolocation]

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15 comments

  1. “J’aime” ce revirement… 😀

    Pour ma part, en effet, ça ne me dérange pas de laisser des traces sur le web en contrepartie des services que j’en retire. Je considère simplement le web et mes activités en ligne comme un pan de ma vie sociale.

    Par conséquent, au-delà des traces laissées par ma navigation, je ne montre de ma vie privée que ce que je veux bien montrer. Comme dans la “vraie” vie en somme. Les choses que je ne souhaitent pas rendre publiques, eh bien, je n’en cause pas sur la place publique, autrement dit ni sur Facebook ni ailleurs sur le web, voilà tout…

    Enfin, j’aime (encore) beaucoup ce petit lien géocalisé par Google. Je m’en vais dénicher ça (à moins que quelqu’un ait l’obligeance de m’indiquer le lien qui va bien) et faire de même. J’adore ce genre de trucs.
    😉

  2. @Corinne

    J’ai dû enlever la petite carte, que j’avais placée à un mauvais endroit et qui perturbait le fonctionnement d’un autre plug-in.

    Je vais faire des essais et ça va revenir. 😉 [Edit : ça y est, je l’ai remise à une place où elle ne semble plus poser problème.]

    Il s’agit en fait d’une association de plugins destinés spécifiquement à WordPress et aux smartphones sous Android :

    Plus d’infos ici :

    http://android.wordpress.org/2010/05/11/wordpress-for-android-version-1-2-geotagging-and-video-upload/

  3. OK, merci ! Je m’en vais explorer ça dès que je récupère une connexion digne de ce nom (là, je me contente d’une pauvre clé 3G, dans un train en mouvement… ça rame).
    Bonne chance pour la mise en page avec les bidouillages de plugins.
    :roll:

  4. Moi j’aime pas… Tu as déjà la petite barre d’outils sociaux et je trouve dérangeant que l’on exige des compétences techniques (du genre installer un plugin spécifique) pour que les gens protègent leur navigation. Par défaut, ce devrait être l’inverse. A ce sujet de la protection de la vie privée, j’ai trouvé intéressants ces débats : http://fr.readwriteweb.com/2010/07/08/a-la-une/aux-armements-largument-qui-fait-trembler-vivendi/

    J’ai trouvé particulièrement intéressants tes articles sur les problématiques posées par ce bouton ‘like’ et je regrette sincèrement que tu cèdes devant une pression utilitariste. Bien sûr, nous sommes tous en proie à nos contradictions quotidiennes et nul ne peut être vertueux mais sur ce blog aux réflexions poussées sur la relation entre information et outils électroniques, j’appréciais cette position assumée d’un respect a-priori de la vie privée de ses membres. A vrai dire, tu aurais mis un bouton ‘Pourquoi je ne mets pas de Bouton ‘Like’ qui renverrait vers ton article expliquant les problèmes soulevées par ce fameux bouton, j’aurais trouvé cela logique et pertinent.

    La géolocolisation c’est évidemment tout autre chose puisque c’est ton choix individuel que de faire figurer cette information ; alors qu’avec le bouton ‘like’, en fait tu m’imposes de me protéger…
    Mais au moins tu as la classe de rédiger cet article pour me prévenir et au minimum m’indiquer des moyens de protection.

    Bien sûr il ne s’agit pas de dire que FB est un mauvais outil ; c’est effectivement un très bon moyen d’échanger avec un réseau social réel mais il doit s’agir de démarches délibérées de chacun.
    Pour répondre à Corinne, le problème n’est pas seulement que toi tu maîtrises ce que tu diffuses sur FB ou internet, mais bien que malgré ton choix, FB collecte des données sur toi qui vont bien au delà de ce que tu diffuses, puisque si tu ne t’es pas déconnectée de ton FB, même si tu n’as pas cliqué sur le bouton, FB a colleté le fait que tu sois venue sur ce site (et sur tout ceux qui ont ce bouton). FB n’est qu’une société privée régie par des lois que nous méconnaissons globalement ici (je n’ai personnellement qu’une vague idée du droit américain, très différent du notre) et surtout par des intérêts purement capitalistiques.
    Comme dans de nombreux domaines, il faut respecter un principe de sureté qui fasse que FB ou Google ou je ne sais qui encore ne devrait pouvoir récupérer ce type d’info que si tu en as explicitement donné l’autorisation (après tout il y a des kamikazes qui diraient oui…).

  5. @ YasArts

    Ton argumentation est entièrement recevable. 😉

    Le seul point qui m’ennuie, c’est qu’à vouloir faire de ce blog une sorte d’exemple militant, je me prive d’en faire un lieu d’expérimentations, ce qui est pourtant, pour moi, sa raison d’être.

    Je ne souhaite pas me “tenir à l’écart” de cette lame de fond Facebook. Je veux tenter de comprendre ce qui se passe par là (il semblerait que l’effet de ce bouton sur certains site, disons, très jeunes et grand public, soit vraiment spectaculaire).

    Je veux pourvoir constater par moi-même sur quoi on “like” sur ce blog, quand et comment (Facebook me fournit certaines statistiques “privées” à ce sujet… 😉 )

    C’est dans la même logique que j’ai placé un partenariat avec Amazon.com pour vendre des livres sur ce blog (il a disparu dans mon passage à WordPress, mais il va revenir). J’ai aussi déjà placé de la pub Google AdSense sur novövision (et je vais probablement en remettre, du moins sur les archives). Ce n’est pas que “ça rapporte” : vu les contenus et le lectorat de ce blog. 😉 Mais je ne veux pas me contenter de ce qu’en disent les autres pour me faire un avis sur toutes ces questions.

    Alors voilà : j’ai expérimenté, à titre personnel, les moyens de se prémunir du bouton “like” de Facebook, et je vous indique comment faire. Cette expérience ne devrait donc nuire à personne. 😉

  6. OK pour le côté expérimentation, mais c’est bien parce que c’est toi. 😉

    Je n’ai de toute façon plus de profil FB actif (mais j’ai un compte sous hibernation, histoire d’éviter le squat).

    Ma position sur FB est claire (et n’a finalement pas changé depuis le début) : MZ est un nuisible, avec des méthodes de témoin de Jéhovah et autres metteurs de pied dans la porte. Aucun plan, sinon tout avoir sur tout le monde dans un système fermé, mettre en ligne le pire pour ensuite faire passer moins pire. Un pur scandale.

    Quant au bouton like de FB et ce qu’il renvoie, que l’on like ou pas, mon ami adblock plus gère pour moi :
    ||facebook.com/*$third-party

    (pour info, 4 “déclenchements” depuis que je suis en train de rédiger ce com, et c’est la seule fenêtre/onglet ouverte … tout le monde a oublié beacon j’ai l’impression, c’était il y a si longtemps …).
    (5 déclenchements google analytics pendant ce temps, bloqués de la même manière …).

    Sus au flicage, étatique ou pas.

    Sinon, le retour du mélange entre commentaires et RT nuit toujours à la lisibilité. :(

  7. Evidemment, j’ai lu “l’essentiel” (ta position) et j’ai donc zappé l’info sur les anti-mouchards présents dans ton billet.
    Raaaah, ces techniques de lecture rapide … surtout quand les billets sont ordonnés très sérieusement.

    C’est un peu ridicule. Mais cela ne tue pas. 😀

  8. @ Cedric

    Vis à vis du flicage : je suis de plus en plus dubitatif sur les stratégies “collectives” (réglementation, mobilisations…), même si des organismes comme la CNIL sont indispensables (et devraient voir leurs moyens accrus plutôt que réduits, comme c’est le cas).

    Le problème (c’est là que mène la réflexion de Tim O’Reilly), c’est que cet abaissement des barrières de protection de la vie privée présente de réels avantages ! C’est pour ça que les gens acceptent si facilement. Il y a du “donnant-donnant” là-dedans…

    Vu le chiffre d’affaire de Google, il faut croire que pas mal de gens “aiment” la publicité contextualisée. Toutes les “suggestions de recommandation” du genre “vos amis ont aimé ça aussi…”, “vous pourriez être intéressé aussi par…”, toute la personnalisation de la recherche que permet la collecte de données de navigation par Google, etc., ce sont de véritables services, qui contribuent à améliorer “l’expérience utilisateur” d’internet pour la plupart des gens.

    Bien sûr, Facebook va encore plus loin que les autres, puisque les données personnelles sont nominatives (ce que Google s’interdit, alors qu’il est parfaitement capable de le faire aussi). Mais dans un usage “normal” de Facebook (voir mon billet), c’est justement ce qui en fait tout l’intérêt !

    Facebook est un outil vraiment très puissant pour animer et fédérer des communautés… réelles. Ça dépasse de très loin ce qu’on a pu voir jusqu’à maintenant dans “notre” petit monde virtuel, replié dans le cyberespace (ce qui est une vision du net assez largement partagée par les geeks et autre early adopters, qui ont été les pionniers en ligne).

    Les notions de “communautés virtuelles” et même de “cyberespace” n’ont plus aucun sens avec Facebook. Il y a toute une “re-conceptualisation” du net à faire face à cette nouveauté (en grande partie liée au passage à un “web de masse”). L’internet mobile associé à la géolocalisation (que j’expérimente aussi, par ailleurs, en ce moment) conduit exactement à la même remise en cause : le cyberespace est en train d’être complètement marginalisé par la réalité augmentée.

    Ça repose tous les problèmes d’une nouvelle manière…

    Sinon, pour les Tweets : en fait, les “vrais” tweets ne sont pas mélangés aux commentaires, mais rassemblées en fin de fil. Ce qui vient se glisser dans le fil, ce sont des pings et des trackbacks, que je ne suis pas encore arrivé à dompter. 😉

  9. Plutôt que reconceptualiser, c’est déconceptualiser que je ferais plutôt : il y tant de couches de discours techno-illumino-capitalistique que l’on ne voit plus d’où on part et le peu de chemin parcouru finalement. Tout est masqué par le média et la techno, alors qu’on n’a rien inventé, fondamentalement. Sinon fabriquer un peu de temps (via l’accélération), mais le magnétoscope ou plus loin encore le phonogramme n’étaient pas autre chose. Hin hin. 😉

    Quant à la notion de “vie privée”, pour moi c’est une notion creuse. Je lui préfère “intimité”. Soyons fous, je vais peut-être envisager un billet sur le sujet.

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