le grenier

La guerre électronique s’étend…

J’évoquais récemment la guerre électronique qui oppose actuellement l’Estonie et la Russie… L’affaire se confirme, et l’Estonie serait même devenue, selon 20 Minutes “le laboratoire de la guerre sur Internet”.

“S’agit-il seulement d’une guerre entre deux communautés d’internautes? Non, répond l’Estonie. Pour Tallinn, il n’y guère de doutes: le Kremlin est directement impliqué dans ces attaques. Le 30 avril, le ministre de la justice estonien affirme que l’adresse Internet utilisé lors d’une attaque appartiendrait à un membre de l’administration du Président russe, Vladimir Poutine. Le gouvernement russe dément. Pour l’instant, seul un jeune Estonien russophone de 19 ans a été arrêté.”

La question prend de l’importance depuis que The Inquirer nous apprend que “le ministère de la défense américain accuse la Chine de préparer une armée dédiée à la cyber-destruction avec des unités militaires spécialisées dans le domaine et des virus stockés en masse.”

L’opération viserait Taiwan dans “le but est de mettre l’île à genoux grâce à des cyber-attaques qui devraient miner le moral de la population et la confiance en son gouvernement.”

Mise à jour (2 juin 2007) : les aspects techniques de la cyber-attaque russe contre l’Estonie se précisent. Selon Vnunet.fr, un groupe d’“experts spécialisés dans la gestion du risque (issus de groupes industriels d’armement et des sociétés de services financiers)” affirme avoir réuni les preuve de l’implication de la Russie dans cette attaque cybernétique coordonnée. “Le 9 mai, les pirates ont utilisé un réseau géant d’ordinateurs esclaves, qui pourraient atteindre un million, répartis aussi bien en Amérique du Nord qu’au Moyen-Orient, afin d’amplifier l’impact de leur attaque” assurent ces experts…