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L’audience de l’information en ligne : médias, sites pur web et blogs

Des sites de médias, aux sites d’information “pur web” et aux blogs, panorama de l’audience de l’information en ligne selon Google Trends for Websites…

Google Trends for Websites offre un nouvel outil d’observation du web. Il propose une savante mixture, dont la composition reste secrète, pour estimer l’audience des sites et son évolution dans le temps. L’outil a des limites et reste très approximatif, mais il semble utilisable pour des comparaisons intéressantes.

On l’a testé, en complément d’autres données, pour appréhender l’audience des sites web des grands médias, des sites d’information “pur web” et des blogs, avec quelques enseignements (ou plutôt des confirmations) :

– en ligne, si on n’est pas Google, Yahoo!, Orange ou MSN, il faut s’appuyer sur une marque connue de l’information “traditionnelle” pour exister : Le Monde, Le Figaro ou TF1.

– la hiérarchie de l’audience des sites d’info appuyés sur un média “traditionnel”, reste proportionnelle à l’audience de ce média lui-même, ce qui illustre la puissance sur le net des marques d’information construites sur le papier ou sur les ondes.

– les sites des quotidiens nationaux s’imposent vis à vis de ceux des autres médias, télévisions ou news magazines. Et cela à plus forte raison quand l’actualité est “chaude”.

– les sites web des quotidiens régionaux, même ceux qui diffusent plus que les quotidiens nationaux, ne décollent pas en ligne. Même quand on s’appelle Ouest-France et que l’on est le premier quotidien francophone de la planète.

– les sites d’information “pur web” ne parviennent pas plus à émerger. A part, un peu, Rue89…

– la blogosphère est nettement marginalisée dans ce paysage de l’information en ligne. Même les plus gros blogs et les “chasseurs de clics”.Je découvre, via Zorgloob, un nouvel outil proposé par Google : Google Trends for Websites (Tendances de Google pour les sites internet), qui propose une mesure de l’audience des sites web et de son évolution dans le temps et permet des comparaisons entre plusieurs sites (jusqu’à cinq).

“D’où viennent ces chiffres ?” s’interroge Zorgloob :

(noir)La page d’aide fournie pour ce service s’avère très intéressante, notamment pour répondre à cette question.

(noir)“Google Trends for Websites combine des informations de différentes sources, telles que l’agrégation des données sur les recherches effectuées sur Google, les données de Google Analytics (pour les webmasters ayant donné leur accord), les données d’un panel de consommateurs, et d’autres études de marché faites par des tiers. Les données sont agrégées sur des millions d’utilisateurs, alimentées par des algorithmes, et ne contiennent pas d’informations personnellement identifiables. En outre, Google Trends for Websites ne présente que les résultats pour les sites qui reçoivent une quantité importante de trafic, et applique des seuils minimaux pour permettre l’inclusion dans l’outil.”

(/noir)

(/noir)

Si ces chiffres s’avèrent fiables, l’outil se révélerait très intéressant. Mais Google lui-même prend soin de placer un avertissement sur la page de son site : “Please keep in mind that several approximations are used when computing these results. All traffic statistics are estimates.” “Approximations” et “estimations”, nous voilà donc prévenus…

D’autres limitations apparaissent à l’usage :
– la recherche ne semble porter que sur le nom de domaine des sites et ignore les sous-domaines (les requêtes “news.yahoo.com” et “yahoo.com” renvoient les mêmes données)
– aucune donnée ne semble accessible concernant l’audience des sites de Google lui-même.
– le “seuil minimal” d’audience d’un site, pour qu’il soit référencé dans cet outil, est inconnu.

Précision et fiabilité ?

Zorgloob signale lui-même une distorsion entre les statistiques concernant son propre blog fournies par Google Trends for Websites et celles dont il dispose d’après Xiti.

J’ai eu l’idée de comparer avec d’autres mesures d’audiences sur des sites connus.

Les 15 premiers sites d’information en français, selon Nielsen Net Rating, publiés récemment par lemonde.fr (“La course à l’audience des sites d’information s’accélère”). L’infographie n’indique pas sur quelle période sont calculés ces chiffres, mais en comparaison de ceux fournis par l’OJD (voir ci-dessous), il semble qu’il s’agisse de visiteurs uniques par semaine…

Google Trends for Websites ignorant les sites tels que Google News, Yahoo! News, Orange News, et TF1 News, voici les résultats qu’il donne pour les cinq premiers répertoriés de la liste Nielsen (les chiffres Google sont en visiteur unique par jour, sur l’ensemble du monde, pour le mois de mai 2008) :

Les chiffres d’audience certifiés par l’Office de justification de la diffusion (OJD), sont donnés pour des ensembles de sites (moyenne de visiteurs unique par jour en mai 2008) :

| Le Monde | 620.937 |
| Groupe Figaro | 618.816 |
| Liberation | 246.308 |
| Nouvelobs | 197.060 |
| 20minutes | 170.857 |

La comparaison de ces chiffres est difficile, puisqu’ils ne mesurent pas tous la même chose (et pour Google, on ne sait même pas vraiment ce qu’il mesure). Les différences sont sensibles d’une source à l’autre, en valeur absolue, et dans le classement qui en découle :

| | Nielsen | OJD | Google Trends |
| 1. | Le Monde | Le Monde | Le Monde |
| 2. | Le Figaro | Le Figaro | Le Figaro |
| 3. | Nouvelobs | Liberation | Liberation |
| 4. | 20minutes | Nouvelobs | Nouvelobs |
| 5. | Liberation | 20minutes | 20minutes |

Mais finalement “l’approximation” de Google Trends semble tout de même respecter plus ou moins les ordres de grandeur et peut se révéler intéressante pour estimer les audiences relatives des sites les uns par rapport aux autres, si ce n’est pour mesurer leur audience en valeur absolue.

Je me suis donc livré à quelques tests…

La force de la marque

La comparaison de la diffusion des quotidiens nationaux et des news magazines avec l’audience de leurs sites web respectifs est intéressante : le classement est sensiblement le même. L’audience des sites semble directement en rapport à la notoriété du titre acquise “sur le papier”, mesurée par sa diffusion réelle. J’y vois l’illustration de la force des marques installées dans le paysage de l’information.

Les plus fortes diffusions 2006 de la presse nationale
(Diffusion France Payée par numéro)

||Presse quotidienne nationale||
| L’Equipe Edition générale | 350 528 |
| Le Figaro | 322 497 |
| Le Monde | 312 265 |
| Aujourd’hui en France | 171 253 |
| Libération | 127 229 |
(source OJD)

Ce que dit Google Trends de l’audience en ligne :

Les plus fortes diffusions 2006 des news magazines
(Diffusion France Payée par numéro)

||News magazines||
| Le Nouvel Observateur | 512 659 |
| L’Express | 434 715 |
| Le Point | 386 780 |
| Courrier International | 185 753 |
| Valeurs Actuelles | 79 907 |
(source OJD)

Ce que dit Google Trends de l’audience en ligne :

Google Trends ne donne pas d’information sur le site de Valeurs actuelles…

Force de la marque, même si, en ligne, ces marques acquises “sur le papier” ne font pas tout, comme on l’a vu plus haut, puisque selon le classement Nielsen, trois marques qui ne sont pas issues de la presse ou de la télévision (Google, Yahoo! et Orange) parviennent à s’imposer parmi les cinq premiers sites d’information en ligne. MSM et Dailymotion figurent dans le Top 15. Tous les autres sont des sites issus de journaux quotidiens (Le Monde, Le Figaro, 20 minutes, Libération, Le Parisien, Ouest-France), de télévision (TF1, France Télévision) ou d’hebdomadaires (Nouvel Obs et L’express).

Il est dommage que Google Trends ne permette pas de comparer les sites agrégateurs de news avec les sites d’information issus des médias “traditionnels”…

Les sites régionaux ne décollent pas

Les sites des grands quotidiens régionaux, dont la diffusion papier est tout à fait comparable, voire supérieure, à celle des quotidiens nationaux, ne décollent cependant pas en ligne, à part le site du parisien (mais surtout à l’occasion d’une actualité particulière – on y revient plus loin, et le statut de ce journal est hybride, puisqu’avec son édition “Aujourd’hui en France”, il est à la fois national et régional). Internet semble en tout cas clairement perçu comme un média d’information générale (nationale et internationale), et on y cherche beaucoup moins d’information locale : lemonde.fr et ouest-france.fr ne jouent clairement pas dans la même catégorie !

Les plus fortes diffusions 2006 de la presse régionale
(Diffusion France Payée par numéro)
||presse quotidienne régionale||
| Ouest-France | 761 065 |
| Le Parisien | 336 337 |
| Sud-Ouest | 311 373 |
| La Voix du Nord | 288 195 |
| Le Dauphiné Libéré | 241 295 |
(source OJD)

Ce que dit Google Trends de l’audience en ligne :

Juste pour donner un ordre de grandeur de l’audience des sites lemonde.fr et ouest-france.fr :

L’effet “élections” et l’effet “buzz”

En comparant les sites de cinq quotidiens, on note :

– les pics d’audience considérables lors des élections municipales des 9 et 16 mars, très visibles pour tous les sites de ces quotidiens, sauf pour liberation.fr… Je ne m’explique par pourquoi…
– la spécificité du parisien.fr, son second “effet kiss-cool”, avec le pic de la fin février, lié à une certaine vidéo mise en ligne le 23 février 2008. On y voit une illustration qu’un gros buzz peut entraîner un effet d’ampleur comparable au pic d’audience d’une actualité très forte.

La comparaison de l’évolution de l’audience des sites des hebdomadaires sur la même période est intéressante : quand bien même leurs sites diffusent de l’information en continu comme les autres (les dépêches d’agence) et sont du coup bien référencés dans les moteurs de recherche, ils ne connaissent pas le même “effet élections” que lemonde.fr ou tf1.fr. Je suis tenté d’y voir un effet négatif, cette fois, de la force de la marque : on se tourne plus naturellement vers les sites des médias quotidiens (presse écrite ou télévision), quand on cherche de l’information “chaude” sur un événement d’actualité.

Les sites “pur web” ne s’imposent pas

Nouvelle illustration du poids sur le net des marques d’information “installées”, aucun site d’information “pure player”, né directement sur le web, (rue89, bakchich, lepost, mediapart, Agoravox) ne parvient à jouer dans la même catégorie que ceux qui s’appuyent sur un média “hors ligne” :

Sans Le Monde, qui leur fait beaucoup d’ombre, l’observation de ces sites montre que Rue89 s’impose face aux autres, et que lepost.fr semble sur une ligne de croissance régulière. Bakchich, Agoravox et surtout Mediapart ne semblent guère décoller… (quoique vu la particularité du site Mediapart, accessible sur abonnement, on peut s’interroger sur la pertinence du caclul d’audience de Google Trends)

Les blogs restent à la marge

On notera d’emblée que la hiérarchie des blogs selon Wikio est assez bien respectée par Google Trends (j’ai testé sur les “dix premiers wikio” sur plusieurs catégories avec des résultats comparables).

Classement général Wikio des blogs en français au 1er juin :

Ce qu’en dit Google Trends :

(j’ai réduit la mesure d’audience de Google Trends à la France seulement dans le cas de ces blogs, car il existe des versions anglophones de TechCrunch, ou Mashable, dans le tableau suivant, qui perturbent la comparaison…)

Classement Wikio des blogs high-tech en français au 1er juin :

Ce qu’en dit Google Trends :

Un bémol toutefois à apporter : deux blogs qui ne figurent pas parmi les 10 premiers selon Wikio, “enfoncent” carrément les autres selon Google Trends. Ces deux blogs, dont la démarche prioritaire de recherche d’audience a été remarquée, sont jeanmarmorandini.com et chauffeur de buzz.

On rappelle que le classement Wikio reflète surtout la capacité des blogueurs à se lier entre eux et accorde une prime à ceux qui sont déjà bien classés. J’ai appelé ça, quelque part sur novövision, un système de “cooptation censitaire”, qui n’a rien à voir ni avec la démocratie, ni avec les statistiques d’audience… Quant à la mesure de “l’influence”, il s’agit plutôt de celle que ces blogueurs ont les uns sur les autres ! Pour ce qui est de l’influence des blogs sur les lecteurs, ce qu’en dit Google Trends incite plutôt à fortement relativiser le classement Wikio… :o)

(la plongée de jeanmarcmorandini.com depuis octobre, selon Google Trends, s’explique peut-être par une question de nom de domaine, puisque le blog est aujourd’hui accessible à l’adresse jeanmarcmorandini.tele7.fr, que Google Trends ignore)

Pour relativiser encore un peu plus l’importance des blogs, on demandera à Google Trends de les comparer à lemonde.fr ou Rue89.com… Ils n’existent même pas !

Même par rapport à des sites comme Rue89 ou Agoravox, ils peinent à se faire entendre :

Paysage après la bataille

Du balayage que l’on vient d’effectuer, il ressort que le paysage de l’information en ligne n’est pas si différent de ce qu’il est hors ligne. Il n’y a pas de réelle redistribution des cartes sur internet entre les médias traditionnels. La seule grande nouveauté est l’arrivée d’une catégorie d’acteurs nouveaux, qui ne sont pas producteurs d’information, mais parviennent à s’imposer d’emblée dans les premières places : les moteurs de recherche et agrégateurs d’information. Mais ça, on l’avait déjà vu venir…

Agrégateurs, les nouveaux maîtres du net

Où se joue la bataille de l’information ? Le buzz, idiot !

L’avenir du journalisme : tu seras un agrégateur humain, mon fils !

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Mise à jour (dimanche 22 juin 2008) : Michael Arrington, sur TechCrunch(adaptation Alain Eskenazi) souligne les insuffisances de fiabilité de l’outil Google Trends, mais relève aussi que ses “concurrents” Compete, Comscore et Alexa, souffrent des mêmes défauts…

7 Comments

  1. Google Trends est un outil intéressant, mais il me semble pas encore très pertinent, notamment pour les “petits” sites (en raison de la faiblesse des données). Sauf pour ceux qui utilisent Google Analytics bien sûr…

    “It’s important to keep in mind that all results from Trends for Websites are estimated. (…) Finally, keep in mind that Trends for Websites is a Google Labs product, so it’s still in its early stages of development and may therefore contain some inaccuracies. In the future, we may consider ways to improve the accuracy of Trends for Websites by allowing owners to contribute additional data from their sites.”

    Bref, je m’abstiendrai de toute conclusion définitive basée sur les données de Google Trends. Tout comme celles d’Alexa.com (d’ailleurs tu pourrais comparer).

  2. Merci Narvic, c’est passionnant et très instructif comme exercice. On va s’y mettre de notre côté;-)

    Sur Mediapart : pour compléter votre propos on peut noter que la partie “club” est accessible à tous (mais comme on ne connait rien du comptage de Google cela n’a peut-être aucune incidence).

    Sur l’effet buzz : quid de la transformation du buzz en lectorat régulier ? Pour le parisien, il semble avoir eu un (très léger) effet cliquet. Pour être sûr il faudrait arriver à l’isoler par rapport à la croissance “naturelle” du site.

    Sur les blogs : rien d’étonnant quand même. Nous sommes dans la longue traîne. Je ne suis pas sûr que la notion d’audience est un sens pour les blogs. Comparer des blogs, même très identifiés dans l’ensemble de la blogosphère, avec des sites d’info c’est un peu comparer des carottes avec des choux. Nous ne sommes que la poussière qui forme les anneaux autour de la planète média.

    En conclusion : Effectivement, en cette période de destruction créatrice, l’effet nouveauté fait porter notre attention vers les blogs et les pure players innovants (une sorte d’ethno-centrisme de l’expert ou du geek) alors que la bataille “industrielle” porte entre les sites de marques traditionnelles et les moteurs/agrégateurs. C’est beaucoup moins sexy et intéressant (quoi de plus triste que Yahoo News par exemple) mais beaucoup plus stratégique dans le cadrage de l’info auprès des internautes.
    Quand on voit les pistes du Parlement Européen on peut s’interroger sur la capacité à cerner les enjeux industriels et démocratiques en fonction de leur importance.

  3. @ Laurent et Emmanuel

    Bien sûr ce n’est qu’un exercice (voire un jeu 😛 ) basé sur des données contestables…

    D’ailleurs, même les données des “pros” de l’audience comme Nielsen et OJD donnent tous des résultats différents ! La mesure de l’audience en ligne est encore un vaste chantier…

    C’est pourquoi j’ai tâché de ne pas entrer trop dans le détail et d’en rester à une comparaison d’ordres de grandeur…

    D’ailleurs le résultat de mon petit jeu n’a rien de réellement révolutionnaire. 😉

    Il confirme ce dont on se doutait, comme le résume Emmanuel : les sites des quotidiens nationaux et des gros hebdos sont seuls “au front” face aux agrégateurs. Le reste est marginal.

    C’est bien là que se joue la bataille. C’est ce dont je m’efforce de convaincre les journalistes sur ce blog et ailleurs… Car ils restent bien trop focalisés sur des enjeux marginaux : créer des sites (mediapart, Rue89) ou s’en prendre aux blogs… :o)

    Ils se trompent de cible !

    Ils feraient mieux de mettre les mains dans le cambouis informatique et inventer de nouveaux outils concurrençant les agrégateurs…

  4. Attention, on remarque que la courbe du blog Transnet (blog du Monde) et celle du Monde.fr sont les mêmes. Conclusion : Google Trends additionne les résultats de tous les sites d’un même domaine. À partir de là, vu l’importance de sa plateforme de blogs, Le groupe Le monde n’a pas de mal à s’imposer largement par rapport aux autres. Idem pour le Figaro et le Figaro madame etc., ou encore Techcrunch .fr et .com. C’est un grand classique 😉 On remarque d’ailleurs aussi ce phénomène avec Alexa qui additionne par exemple tous les sites de la plateforme Haut et fort.

    Dans tous les cas, lorsqu’on prend en compte le nombre de visites (estimé), il y a toujours la notion de référencement qui brouille la donne. Un site (trop) « bien » référencé fait gonfler « artificiellement » ses stats mais cela ne signifie pas que les visiteurs sont tous de véritables lecteurs. Beaucoup arrivent sur ces sites via des moteurs de recherche sans trop le faire exprès (et partent de suite) ou viennent sur des mots clefs racoleurs (et ne reviennent plus). Il faudrait pouvoir coupler cela, au moins avec le temps de visite moyen.

  5. @ Narvic. Je suis d’accord avec toi (enfin vous; comme je suis un peu snob j’aime bien vouvoyer sur la toile;-)

    Oui, les données sont contestables et alors?. On le sait bien et chez Internet et Opinion, ce genre d’exercice ne nous est pas étranger. Il faut assumer cette posture car elle fournit quelques indices qui mis bout à bout donnent des résultats intéressants.

    Et oui, les blogueurs ne sont que des épouvantails inoffensifs.

  6. @ Ouinon (moi, je préfère l’ancien pseudo 😉 )

    Mais Christophe, comme tous ces sites sont peu ou prou devenus des plates-formes de blogs, l’effet doit se compenser, non ? De même pour le référencement…

    Quant à savoir si tous les visiteurs sont de réels lecteurs, c’est aussi un débat intéressant : mais difficile à démêler…

    Une piste utilisée à la fois par Nielsen et OJD et de mettre en relation “nombre de visiteurs uniques” et temps moyen par visite. Plus le temps de visite est bas, plus le nombre de visiteurs doit comporter de faux lecteurs… C’est une indication qui vaut ce qu’elle vaut…

    @ Emmanuel

    Je crois aussi qu’il sort de nos petites cuisines des infos intéressantes, c’est pour ça que je joue aussi à ce petit jeux 🙂

  7. À Narvic :

    Quand même, entre les 817 blogs de la plateforme Le Monde, les 13 du Figaro et les 49 de Libé, il y a une différence. Rien que Transnet, Big Picture et La république des livres (tous 3 au Monde) doivent déjà faire plus d’audience que tous les blogs de Libé et du Fig’ réunis.
    À l’inverse, les autres sites du groupe Le monde (Le post, Télérama, Le courrier, etc.) semblent séparés du total journal en ligne + blogs, contrairement au Figaro où tous les sites du groupe sont comptabilisés ensemble dans le même chiffre.
    Bien sûr, au final, on pourra toujours en tirer la conclusion que les sites de presse sont largement plus lus que les blogs mais ça me semble tellement évident que je crois qu’on pourrait en arriver à cette conclusion avec n’importe quelles méthodes 😉

    Pour ce qui concerne le référencement, je parlais plus des blogs entre eux — le cas Chauffeur de buzz notamment — ou il y a beaucoup de disparités, contrairement au site de presse qui doivent tous à peu près utiliser les mêmes ficèles.

    Concernant le couplage visiteurs / temps de visite (au moins), rien d’exceptionnel, c’est une méthode de mesure classique… quand on dispose de ces données !

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