le grenier le meilleur de novövision

Journalistes vs blogueurs ?

Journalistes et blogueurs sont ils concurrents ou complémentaires ? La question est récurente dans la blogosphère. Jean-Marie Le Ray apporte sa contribution sur son blog, ce qui a suscité ma réaction, ouvrant un débat intéressant auquel s’est joint Emmanuel Parody…Le blogueur Jean-Marie Le Ray apporte sa pierre au débat récurrent sur le rôle respectif des journalistes et des blogueurs dans “l’économie” de la diffusion de l’information en ligne: “Journalistes vs. blogueurs, quelles complémentarités ?“,.

Il renvoie, notamment, au billet de l’économiste Olivier Bouba-Olga, “Journalistes contre blogueurs” et à celui d’Emmanuel Parody (Ecosphère): “ohmyNews, quelle est la profession des citoyens-journalistes?”

Son “intervention” dans le débat est motivée par un récent éditorial du Monde au sujet de Google, relevé par Pointblog: “Le Monde titre son éditorial : Google, “Big Brother””, qui suscite sa colère…

La réaction de Jean-Marie Le Ray a suscité la mienne, et le tout entraîne, sur Adscriptor, un débat fort intéressant auquel s’est joint Emmanuel Parody.

Le parallèle entre blogueur et journaliste est-il pertinent ?

narvic said…

bonjour,
je souhaiterais juste signaler un aspect du problème qui pourrait entrainer un biais sur l’ensemble de votre analyse, intéressante au demeurant.

😉

Vous mettez en parallèle LE blogueur et Le journaliste. Est-ce pertinent?

La production de l’information dans les médias traditionnels met en jeu DES journalistes, aux tâches spécialisées, dans le cadre d’une chaîne de production industrialisée qui applique depuis fort longtemps des méthodes de division du travail.

Les informations sont récoltées à la source par des rédacteurs (indépendants, intégrés aux rédactions, ou, pour l’essentiel de l’info publiée, par les agences de presse dont les médias sont les clients).

les rédactions des médias retraitent cette information: vérification, approfondissement, illustration, mise en perspective, adaptation à un public ciblé, etc., en mettant en jeu d’autres rédacteurs, reporters, ou documentalistes intégrés…

Cette information est ensuite sélectionnée et hiérarchisée par des éditeurs, qui sont souvent en France des rédacteurs en chef.

Elle est ensuite, pour la presse écrite tout du moins, mise en forme et intégrée au média, puis contrôlée, par les secrétaires de rédaction.
Ces gens, qui interviennent à un moment ou à un autre de cette chaîne sont TOUS des journalistes.

La moindre information publiée dans la presse traditionnelle, au delà de la seule signature du rédacteur qui figure en fin de texte, est en réalité le résultat du travail de nombreux journalistes, qui agissent “derrière le rideau”, et donc l’existence même et le rôle échappent le plus souvent à l’attention des lecteurs.

Nulle trace d’un tel processus chez les blogueurs…

Nous ne sommes plus dans l’industrie, mais dans l’artisanat. La technologie permet aujourd’hui à des “artisans de l’information” d’atteindre un assez large public, grâce à internet. C’était auparavant impossible, car les techniques permettant la diffusion étaient uniquement industrielles et demandaient des investissements conséquents (rotatives de presse et réseau de distribution, studios et émetteurs de radio-télé).

On s’interroge beaucoup aujourd’hui sur le fait que la démocratisation de l’accès à la diffusion de masse des informations permet à chacun de devenir aujourd’hui journaliste (Cf. le blog de Benoît Raphaël), mais de quel journaliste parle-t-on alors ?

Le biais que je signalais au début de ce billet consiste peut-être dans votre usage de terme de “source” concernant les blogueurs comme les journalistes, qui me semble inadapté.

Les blogeurs peuvent être (il le sont souvent, du moins les “bons blogeurs”, comme vous dites) des sources d’information. Leur expertise personnelle, leur profession, leur expérience, leur témoignage, etc., leur permettent de produire des informations originales et de qualité.
En revanche, les journalistes, le plus souvent, ne SONT PAS des sources (mis à part le correspondant de guerre qui témoigne de ce qu’il voit), mais ils sont des intermédiaires entre la source et le public.

Il me semble que cette “intermédiation” reste absolument indispensable pour permettre une diffusion de masse de l’information (c’est à dire auprès d’un large public généraliste), quel que soit le mass media utilisé.

Les blogueurs maîtrisent le plus souvent assez mal ces techniques d’intermédiation de l’information, ce qui les conduit le plus souvent à bénéficier d’une audience très limitée par rapport à celles que parviennent à obtenir les journalistes (l’audience des blogs par rapport à celle des sites de presse est sans aucune commune mesure. Les blogs se contentent souvent d’une audience dite “de niche”).

La spécificité des journalistes n’a jamais guère été celle de l’analyse: depuis toujours ce procès leur est fait par les spécialistes de tous bords, qui sont tous bien évidemment toujours plus pertinents dans leur spécialité que ne le sera jamais un journaliste, même spécialisé (c’était déjà le cas au XIXe siècle, ça l’est toujours à l’heure d’internet).

La spécificité que le journaliste apporte à la diffusion de l’information se situe non pas à la source de l’information (là où se place le plus souvent le blogueur). Elle est au contraire à l’autre bout de la chaîne: vers le public.

Sélection, hiérarchisation, mise en forme, adaptation du message au récepteur auquel il est destiné, en d’autres termes: vulgarisation et pédagogie, voilà la valeur ajoutée que propose à l’information le métier de journaliste. Et sûrement pas d’être plus pertinent et mieux informé sur telle spécialité que les spécialistes eux-mêmes, fussent-ils blogueurs…

😉

Alors opposition ou complémentarité? Il me semble que le problème n’est même pas là. le blogueur est pertinent dans la spécialisation, mais il se prive du coup d’une large audience. Le journaliste maîtrise les techniques de diffusion auprès du public le plus large, au prix le plus souvent de l’exactitude et de la pertinence… aux yeux du spécialiste.

Ils ne sont donc à mon sens ni opposés, ni complémentaires. Ils ne font pas la même chose et ne s’adressent pas au même public…

Jean-Marie Le Ray said…

@ Narvic,

Bravo, ça c’est du commentaire ! C’est tellement dense que je sais pas par où commencer.

Par le commencement, ce sera peut-être plus simple.

La pertinence ou non de mettre en parallèle le journaliste et le blogueur ? A vrai dire, je ne me suis pas posé le problème de la pertinence. Comme je l’ai dit, ce billet est issu d’une lecture d’un article et d’un éditorial du Monde, dont j’ai trouvé la teneur banale, bâteau. Et donc par association de pensée, indigne d’un journal tel que le Monde, qui reste quand même une référence, sinon “la référence”, du journalisme français.

Et si j’ai mis cette lecture en parallèle, disons de façon intuitive plus que raisonnée, avec celle de deux billets que je qualifierais “d’approfondissement”, c’est juste parce qu’il me semble que la nature de l’information traitée – Google (le premier média au monde, dixit Loïc Le Meur) – le mérite. Elle le mérite autant de par son impact avéré sur notre présent que potentiel sur notre avenir.

Maintenant, si je me mets à la place du lecteur lambda sur Internet, chose qui ne m’est pas très difficile puisque je suis moi-même un lecteur lambda, lorsque je tente d’assimiler une info sur le réseau, ma première analyse porte sur l’info en elle-même. Et ensuite sur la source. Donc à la limite, que la source soit un grand journal ou le blogueur du quartier, c’est presque secondaire au regard de l’info traitée. Pourvu qu’elle le soit avec la pertinence nécessaire.

Donc à partir de là, que ce soit une chaîne de pros (professionnels et processus) qui intervienne derrière, où l’artisan s’acquittant seul dans son coin de l’ensemble des tâches (choix de la source, traitement de l’information, vérification, approfondissement, illustration, mise en perspective, adaptation à un public ciblé, etc.), ce qui m’intéresse d’abord, c’est la qualité de l’info.

Et si l’on met l’aspect industriel d’un côté et l’aspect artisanal de l’autre, mon expérience me dit que tantôt ces deux aspects s’opposent, tantôt ils se complètent.

Un exemple : je suis interprète-traducteur de métier, et si vous visitez mon profil sur une place de marché dédiée à la traduction, mon accroche est la suivante : artisan-traducteur. Or la traduction/localisation est aussi une industrie, et bien souvent le traducteur prend en charge l’ensemble de la chaîne à lui tout seul. Croyez-vous que le client qui lit son texte traduit cherche à savoir qui se cache en amont, si c’est Lionbridge ou un simple traducteur ? Non, la première chose qui l’intéresse, c’est la qualité du travail. S’il y a des problèmes, je dis pas…

Quant au binôme opposition-complémentarité, là encore, à ce jour, on n’a pas encore vu un processus de localisation (volet industriel) pouvoir se passer du traducteur (volet artisanal), même si ça viendra peut-être un jour…

Pour ce qui concerne le deuxième sujet soulevé dans votre commentaire, celui de la SOURCE, la nuance que vous apportez et votre approche sont vraiment très intéressantes et, personnellement, dévoilent un point de vue auquel je n’avais pas pensé. J’ai besoin d’y réfléchir et de digérer, mais j’y reviendrai probablement un jour avec un billet dédié.

Ceci étant, je crois que pour le lecteur final de l’info, l’intermédiaire entre lui et la source demeure, que cet intermédiaire soit un blogueur ou un journaliste. A mon sens, le distinguo que vous y apportez valait sûrement AVANT Internet, je ne crois pas que ce soit encore le cas aujourd’hui. Et lorsque ces différences existent, selon moi elles sont davantage issues d’une tradition, ou d’un archaïsme, que de la réalité des choses à l’heure du Web.

Voilà pourquoi je ne partage pas votre conclusion (Ils ne font pas la même chose et ne s’adressent pas au même public…), dans la mesure où, SUR INTERNET, au final les journalistes et les blogueurs utilisent le même support à destination du même public, celui des internautes, lato sensu. Et s’il est vrai que “l’audience des blogs par rapport à celle des sites de presse est sans aucune commune mesure”, il ne tient qu’à ces derniers de se décloisonner, de se désenclaver, en offrant à leur lectorat des liens d’approfondissement vers les premiers, pour faire d’une pierre deux coups : d’une part fournir des éclairages différents (opposés ou complémentaires), et de l’autre mettre en lumière d’autres “sources” qui le mériteraient sûrement.

En conclusion, je crois qu’il serait temps que le journalisme traditionnel comprenne qu’il n’est plus le seul dépositaire, par trop sacralisé, de l’INFORMATION.

Merci d’avoir engagé ce dialogue.

Emmanuel said…

Très bon commentaire de Narvic, j’en partage l’essentiel des arguments. En particulier la distinction artisanat/process industriel qui m’a toujours paru être au centre du problème.

La question n’est pas d’ergoter pour savoir si le blogueur est potentiellement meilleur que le journaliste. Ca n’a pas de sens. La question est éventuellement de savoir si la blogosphère est capable de soutenir une production d’information régulière et exhaustive avec des standards de qualité. Bref un processus industriel. C’est exactement ce que décrit la courbe à mon avis. La réponse est évidemment non. Ce sont deux mondes qui se complètent mais ne peuvent se substituer l’un à l’autre.

Au final, j’ai déjà eu occasion de l’écrire, le débat blogueur vs journaliste est un faut débat introduit essentiellement par des individus certes passionnés, mais dont la méconnaissance totale du processus de fabrication et de validation de l’information ont conduit à construire une vision de la presse en ligne basée sur un fantasme.

Jean-Marie Le Ray said…

@ Emmanuel,

Bon, et bien voilà qui a le mérite d’être clair. 🙂

Le journalisme en ligne ne se trompe-t-il pas de cible ?

narvic said…

bonjour,

Puisque ce débat est parti sur les chapeaux de roues, continuons !

😉

Quelques remarques complémentaires sur les expérience de “journalisme alternatif” tentées actuellement sur internet. Je pense au “journalisme citoyen”, avec Agoravox, et à la coopération “pro-am”, entre professionnels et amateurs, avec des projets tels que Rue89 et Obiwi.

– Agoravox me pose quelques problèmes sur sa façon de traiter l’information.
Le site est alimenté par des individus, et se borne à un travail de sélection et de modération (ce n’est finalement pas très loin d’une plateforme de blogs).

La modération est effectuée selon les critères légaux relatifs à toute publication (en ligne ou non) et ne pose pas de problème particulier. Enfin, elle pose les mêmes problèmes qu’à tout le monde… 😉

La sélection semble se faire sur des critères assez larges, mais qui ne sont pas réellement explicités. Quelle est en effet la ligne rédactionnelle d’Agoravox?

Carlo Revelli s’est déjà exprimé sur ce sujet (notamment aux Rencontres du 5e pouvoir) et je ne suis pas certain que sa position soit très claire.
Car il y a bel et bien une ligne rédactionnelle, dans les faits, sur Agoravox, puisqu’il y a une sélection avant publication (40 à 50% des textes proposés seraient rejetés). Mais on ne sait pas très bien qui opère cette sélection (un groupe de modérateurs bénévoles, que Carlo Revelli ne connait pas lui-même, indique-t-il), sur quels critères, et même si ces critères sont stables ou fluctuants…

L’ensemble du dispositif commence à ressembler au “processus industriel” que j’évoquais précédemment et tend à l’apparenter aux sites d’information professionnels (proposition, sélection, publication, puis notation des lecteurs et commentaires), mais il présente un défaut, ou une faiblesse, sur cette question de crédibilité de la ligne rédactionnelle…

Autre remarque, concernant la nature des textes publiés sur Agoravox: on n’y trouve en réalité assez peu d’informations nouvelles, mais pour l’essentiel des commentaires sur des informations publiées ailleurs dans les médias traditionnels, ainsi que des commentaires sur les commentaires.

Pour le dire autrement, l’essentiel des articles publiés sur Agoravox relève du genre “éditorial”, ou de la “tribune”.

Agoravox me semble ainsi correspondre plus à un vaste forum SUR l’information, qu’à un site d’information véritable.

– Les expériences “pro-am” (professionnels/amateurs) telles que Rue89 et Obiwi, semblent en mesure de régler un certain nombre de ces questions, puisque une ligne rédactionnelle est établie et contrôlée par une équipe connue, formée – qui plus est – de journalistes professionnels.

Il faut voir comment vont se développer ces projets et notamment si cette collaboration pro-am sera en mesure d’apporter quelque chose de nouveau:
– sur la remontée d’informations, de sujets, ou de même de thèmes nouveaux, que ne propose pas la presse traditionnelle,
– sur un traitement différent de ces informations,
– sur la crédibilité “différente” aux yeux du public qu’une telle collaboration pourrait engendrer.

Je reste malgré tout sur ma faim, vis à vis de tous ces projets.

L’appel aux bénévoles est certes un bon moyen de résoudre un problème de coûts de fabrication de l’information… 😉

Mais, comme le signalait F. Pisani, lors des Rencontres du 5e pouvoir, est-ce-que ce n’est pas l’information la plus couteuse à produire, mais celle qui possède aussi la “valeur informative marginale” la plus forte, c’est à dire l’enquête et l’investigation, et le reportage en “zones chaudes”, qui va faire les frais de ce nouveau modèle de l’information ?

D’ailleurs l’enjeu principal de l’information en ligne est-il bien celui auquel tentent de répondre tous ces projets: une information différente, traitée de manière différente?

L’enjeu n’est-il pas au contraire, celui auquel Google s’attaque à bras le corps? Ce qui me laisse penser que la remarque de Le Meur sur Google, premier média du monde, ne manque finalement pas de pertinence…

Le problème aujourd’hui n’est pas le manque de sources, la difficulté de les atteindre, bref la rareté de l’information (comme c’était le cas auparavant quand les ressources de diffusion étaient rares, car les journaux manquent toujours de pages et les radio-télé de temps d’antenne). C’est au contraire celui de la profusion d’information, la “fontaine de faits”, comme disait je ne sais plus qui…

Le problème aujourd’hui est bien que “trop d’information tue l’information”.
Les blogs et leur formidable richesse sont une bonne illustration: combien d’informations pertinentes sont “cachées” dans la forêt des blogs, et ne parviennent jamais à atteindre ceux qu’elles intéresseraient, qui sont d’ailleurs à leur recherche, mais se retrouvent perdus dans un tel maquis?

Google, et les autres moteurs de recherches apportent une réponse technologique à cette problématique. On s’en contente aujourd’hui à défaut d’autre chose, mais chacun en voit bien les limites et les défauts.

Quelle est la ligne éditoriale de Google en effet? Pour le moment, le tri s’opère sur des critères de popularité, selon des algorithmes secrets. C’est éditorialement fort contestable: que la popularité soit un critère de pertinence reste à démontrer (!), et le secret des règles de tri incite au soupçon (les sites qui proposent de la publicité Google sont-ils favorisés au détriment des autres?).

Les recherches pratiquées sur des moteurs de recherches opérant sur des critères d’autorité de la source, plutôt que de la popularité de l’information auprès du public, pourraient améliorer la situation, en accroissant la pertinence du tri.

Mais on reste encore loin du niveau de pertinence obtenu par les méthodes de sélection de l’information opérée par les médias traditionnels, c’est à dire par… des journalistes.

Vous voyez où je veux en re-venir?
Les expériences de journalisme en ligne ne se trompent-elles pas sur le véritable enjeu en visant une mauvaise cible?
Est-ce que ce n’est pas à Google que les journalistes devraient s’attaquer, avant qu’il ait définitivement pris leur place?

Sur le véritable en jeu de l’information en ligne, c’est à dire le tri, la sélection, la hiérarchisation, les journalistes ne possèdent-ils pas un savoir-faire que, pour le moment; ils ne tentent guère de mettre en avant ?

A lire également :

Le débat se poursuit également ailleurs ces jours-ci :

Un autre point de vue intéressant sur le sujet est proposé par Tubbydev : “Google Yahoo remplacent les journalistes ?”:
““La presse est en crise” lit-on de partout. En corolaire, la question de la présence de la presse “classique” sur le web est aussi posée. Il semblerait que d’une part la presse “classique” DOIVE être sur le web (selon quels principes ? lois ?) et d’autre part que le web soit une MENACE pour elle..” Tubbydev ne partage pas cette analyse…

Clothilde Le Coz se demande de son côté sur Le Blog Médias si nous vivons “La fin du journalisme pépère?”:
“L’amateurisme sur Internet pousserait les groupes médiatiques à davantage de professionnalisme ; c’est en tout cas la conclusion du Sénat dans son rapport 2007 paru le 18 mai dernier. Le “journalisme tout court” est confronté à deux problèmes face au “journalisme citoyen” : l’information se duplique très vite et le don d’ubiquité n’est plus un mythe…”

Tandis que Philippe Couve, sur Samsa News dresse le “Portrait-robot du journaliste multimédia en 2009”:
“Ce portrait-robot n’est pas un exercice de futurologie provoqué par un abus de bordeaux mais un exercice destiné à affiner la formation des étudiants qui suivront la spécialisation multimédia du CFJ à partir de la prochaine rentrée.” (CFJ: Centre de formation des journalistes, à Paris, l’une des plus connue des écoles de journalisme))]

Et Emmanuel Parody, sur [Ecosphère, nous donnes des nouvelles du projet de site d’information en ligne associant professionnels et amateurs Obiwi: “Pro-am: Obiwi en béta privée”.

Je reproduis ici (pour mémoire) les commentaires que j’ai proposés sur Adscriptor, mais c’est sur place que vous pourrez suivre tous ces échanges…