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Jean-Pierre Elkabbach est mort

C’est Jean-Pierre Martin, sur son blog, qui révèle le scoop en exclusivité : “Jean-Pierre Elkabbach est mort” :

(noir)Le journaliste français s’est éteint ce matin dans sa résidence parisienne dans des circonstances mystérieuses.

(noir)(…) La fin de sa carrière sera marquée par sa lutte contre internet et plus particulièrement la propagation de fausses nouvelles et la manque de déontologie sur la toile. Il venait d’annoncer la création d’un comité d’éthique au sein de sa station. Certains racontent qu’il en est mort….de rire.

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Fausse nouvelle, bien entendu ! Cet humour noir permet tout de même de soulever quelques questions, toujours sans réponse :
– Quelle aura été la conséquence de cette sérieuse faute professionnelle, de cette entorse caractérisée à la déontologie professionnelle des journalistes ? (cf. Libération/Ecrans : “Comment Elkabbach a tué Pascal Sevran” ) Jean-Pierre Elkabbach s’est couvert de ridicule, certes, il voit sa crédibilité réduite à peu de chose. Mais encore ? Ben… Rien.
– La juriste Sabrina Lavric (Le blog Dalloz) le soulignait récemment (j’en parlais sur novövision : L’introuvable déontologie des journalistes) :

(noir)Si par déontologie, on désigne la norme dont l’irrespect produit une sanction par les « pairs », on doit, en matière de journalisme, conclure à son absence.

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– Que penser de l’impact d’une telle absence de conséquence, pour le moment, d’une telle faute, sur la crédibilité, déjà bien entamée des journalistes auprès du public ?

Mise à jour : l’AFP, via NouvelObs.com, nous indique que “le CSA convoque Elkabbach”, ainis que “Didier Quillot, le président du directoire de Lagardère Active”