sur le web

Il faut une loi pour le web 2.0

Le journal 20minutes interroge le député Jean Dionis du Séjour, à la veille de la remise de son rapport, co-écrit avec la députée Corinne Erhel, sur l’application de la Loi sur la confiance dans l’économie numérique (LCEN).

Prenant acte des jugements récent Fuzz, Lespipoles, Dicodunet…, les députés prônent une refonte en profondeur de la loi, qui remette en cause l’irresponsabilité des hébergeurs.

(noir)Jean Dionis du Séjour : Les juges n’ont jamais accepté ce principe d’irresponsabilité des prestataires techniques sur Internet. (…) Cette notion était déjà floue pour les députés, il est normal qu’elle le soit pour les juges.

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(noir)Au-delà de la question de l’application de la loi, le problème, c’est que le web a évolué. (…) Le web 2.0 a rendu flou la frontière entre les acteurs de l’Internet. Il y a une disparition sur certains sites de la fonction d’éditeur, qui est assumée directement par la matière que fournissent les internautes eux-mêmes et des mécanismes plus ou moins automatiques qui vont composer la une d’un site. Cela concerne des sites très importants comme Dailymotion, eBay, Wikipedia… Désormais, il ne reste plus que l’hébergeur pour assumer la responsabilité du site, il ne peut pas s’en exonérer. Encore faut-il définir quel type de contenu et de quelle manière on le fait. C’est pour cela que nous demandons une LCEN 2 pour prendre en compte ces évolutions.

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Le site de 20 minutes propose, “en exclusivité” de téléchargez en PDF un extrait du rapport parlementaire évoquant le statut légal des hébergeurs.

Je suis rassuré de voir qu’après l’agitation initiale autour de l’affaire Fuzz, les esprits s’apaisent, et se rapprochent, peu à peu, des thèses que l’on développe sur ce site… depuis l’origine…

narvic sur novövision : (auto-promo ! :o) )

Le web 2.0 est-il irresponsable ? (13 mars 2008)

(noir)Toute la problématique de l’UGC (contenu généré par les utilisateurs) et du Web 2.0 en général, ce sont des gens qui se font de l’argent sur du contenu généré gratuitement par des quidams ((les “utilisateurs”), mais qui ont transféré toute la responsabilité du risque de la publication (…) sur ces quidams qui n’en tirent pourtant pas le moindre profit…

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Agrégateurs, les nouveaux maîtres du net (19 mars 20058) :

(noir)Les plate-formes d’agrégation de contenus en ligne se présentent de plus en plus comme les véritables éditeurs de ce qui circule sur internet. Elles entretiennent avec les blogueurs, et les autres sources qu’elles reprennent, une relation qui ressemble de plus en plus à celle de l’éditeur de livre avec l’auteur qu’il imprime, ou le rédacteur en chef avec ses pigistes. Et elle s’éloigne de plus en plus nettement de la relation entre le blogueur et son hébergeur en ligne.

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Affaire Fuzz : l’avis de narvic (28 mars 2008)

(noir)Car il me semble que la définition (ou son absence) du statut de l’éditeur est une vraie faiblesse dans la LEN. On transpose un système issu du papier, qui se jouait à trois (imprimeur/éditeur/auteur) vers le web en faisant quasiment disparaître la notion d’éditeur, qui se trouve “fusionnée” avec celle d’auteur, et laisse ce dernier bien désarmé par rapport à la situation antérieure…

(noir)Alors qu’il y a toujours (ou plutôt il y a “de nouveau”) des “éditeurs” sur internet : les agrégateurs de contenu ! Il n’est pas satisfaisant d’assimiler leur rôle à celui des hébergeurs, mais ce ne sont pas des auteurs non plus… Le rôle d’éditeur me semble très bien taillé pour eux…

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