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Hadopi : une question de stratégie

Pierre Mounier (homo-numericus) : Hadopi : et si on s’était trompé (de stratégie) ?

Il est en particulier important de revenir sur les stratégies de positionnement qui ont été à l’oeuvre au cours des débats. Ceux-ci ont été marqués par une nouvelle édition de la bataille des Anciens contre les Modernes : d’un côté les jeunes, les geeks, les digital natives, ceux qui comprennent et vivent Internet, de l’autre les vieux, les migrants, les tenants de l’ancien modèle, ceux qui ne comprennent rien à Internet (…). Cette opposition classique (…) n’est d’ailleurs pas tout à fait fausse. (…)

Pas tout à fait fausse, l’opposition des Anciens et des Modernes n’est pas non plus tout à fait vraie ; et surtout, c’est ce que je vais tenter de montrer maintenant, il est possible qu’elle enferme les Modernes – les opposants à la loi donc – dans une position nécessairement perdante.

Voilà dit bien mieux que je n’ai réussi à le faire. Et Pierre Mounier tire de cet épisode des conclusions tout aussi passionnantes sur la ou plutôt “les” licences globales, c’est à dire cette forme d’accès aux biens culturels numériques par abonnement plutôt qu’à l’unité. Mais alors on s’abonne auprès de qui ?

(via le Bibliobsédé)

15 Comments

  1. Je suis assez heureux de voir surgir ce genre d’analyse dont je partage l’essentiel des arguments. Content de voir aussi que l’auteur critique son approche ancien/moderne qui me paraît bien trop flatteuse et qui délimite de façon bien trop nette une fracture qui relève moins de la posture intellectuelle ou de la morale que de la fracture sociale.
    Derrière les débats, rien d’autre qu’une bonne vielle guerre économique entre deux secteurs industriels. Chacun disposant de ses “idiots utiles” pour mener les débats.

  2. J’aime bien ta formule d’“idiots utiles”, mais ça sent l’appeau à troll à plein nez sur un blog ! :-))

  3. Le vrai problème de la licence globale, c’est celui de son juste prix.

    On ne discute pas de la même chose, quand on propose une licence globale à 3 euro, ou à 20 euro.

    Trop de pirates ne mettent en avant la licence globale que pour proposer un financement au rabais, avec un prix mensuel ridiculement bas.

    Si la licence globale doit inclure:

    – la musique
    – le cinéma
    – les jeux vidéo
    – les logiciels
    – les livres numériques

    elle peut difficilement avoir un prix très bas.

  4. Mais alors on s’abonne auprès de qui ?

    Ben comme personnes ne veux en entendre parler, auprès des majors qui commence à y réfléchir, auprès des Fai qui se rêvent en gros distributeurs, auprès de la boite qui va proposer un système avec valeur ajouter. Mais ça sera des fausses licence global, car chaque camp ne proposera que le catalogue des partenaires qu’il aura choisi ou réussi à avoir, et au bout d’un moment, il y aura un plus gros que les autres qui arrivera à avoir un quasi monopole (comme ça c’est passé avec la vente en ligne, itune pour la vente de zik, steam pour la vente de jeux), proposera le plus gros catalogue, mais n’aura pas tout quand même.

  5. Je suis tout à fait d’accord avec le fond de l’analyse de Pierre Mounier et notamment l’émergence d’un nouvel âge de l’accès avec une consommation “à la location” avec derrière l’idée de licence globale pour laquelle il oppose la licence globale d’Etat (taxer les FAI et les fournisseurs d’ordinateurs) et à la licence globale “privée” (toutes formes de paiement des oeuvre “à la location”). C’est problématique de les désigner toutes les deux sous le même terme.

    Je pense aussi qu’il s’agit d’un des vrais enjeux du débat sur l’Hadopi (mais pas le seul, d’autres points y sont tout aussi clé cf mon blog).

    J’aurai, par contre, une toute autre conclusion sur la licence globale.

    Les éditeurs et les sociétés de droits forment le meilleur exemple d’une industrie qui a raté sa transformation à l’ère digitale. Ils n’ont pas accompagné l’évolution de leurs clients vers des nouveaux usages. L’absence puis le positionnement défensif de leurs offres légales a constitué la meilleure promotion des offres illégales jusqu’à faire de celles-ci l’état de fait du marché.

    La licence globale constitue l’aboutissement ultime de cette progression vers l’abandon et la déresponsabilisation. Car qu’est-ce que la licence globale au final ? C’est la socialisation des pertes de l’industrie dans la même logique que celle qui a été mise en œuvre avec les banques. On est désolé. On n’a pas su gérer le problème. Maintenant il est trop tard, c’est devenu irréparable. On abdique toute responsabilité et on s’en remet à l’Etat pour trouver une solution.

    La licence globale c’est une solution fiscale : on ne sait pas qui faire payer, comment le faire, ni pourquoi alors on taxe toute la collectivité.

    Le problème c’est que cela n’est pas juste et est anti-économique.

    Ce n’est pas juste car c’est au détriment du bien public (à moins que l’accès aux œuvres artistiques puisse être considéré comme un droit constitutionnel).

    C’est anti-économique car cela ne récompense absolument pas ceux qui ont développé de nouvelles offres et de nouveaux modes de facturation (à la consommation, par forfait, différenciés selon différents scénarios d’usage, adapté à chaque étape du cycle de vie de l’oeuvre,…) pour s’adapter aux mutations de l’industrie. Au final, ce seront ceux qui ont fait les plus gros efforts d’adaptation qui seront pénalisés puisque tout le monde recevra la même part de la dîme de la licence globale.

    La licence globale amène aussi avec elle toutes les pathologies de la rente :

    · L’absence de dynamique de concurrence et d’innovation (puisque cela ne sert à rien)

    · L’immobilisme des positions acquises (que l’on m’explique comment, dans un tel système, il est possible que la répartition des revenus se fasse au bénéfice des nouveaux artistes)

    · L’insidieuse dynamique fiscale de toujours chercher à augmenter la base taxable et les taux de taxation (puisque comprendre les usages réels ne sert plus à rien).

    Si être contre Hadopi, c’est être pour la licence globale. Alors je ne peux pas être contre Hadopi.

  6. “La licence globale amène aussi avec elle toutes les pathologies de la rente :

    · L’absence de dynamique de concurrence et d’innovation (puisque cela ne sert à rien)”

    Très juste.

    Tout système de financement a un effet pervers, c’est pour cela que le meilleur modèle est celui qui multiplie les offres de financement, complémentaires:

    droit d’auteur, achat à l’unité, abonnement, mécénat, taxes, redevances, pub, dons…

    J’imagine mal un seul modèle, la licence globale, satisfaire à tout.

  7. Bonjour,

    personne n’imagine, je pense, la licence globale remplacer toutes les sources de financement de la culture !!! Elle vise simplement à monétiser des pratiques culturelles – les échanges sur Internet – qui ne le sont pas actuellement. La licence globale ne remplacera pas :

    – les ventes sur supports matériels : livres papiers, coffrets de CD et DVD
    – les concerts et événements (conférences, ateliers) “live”
    – les passages en télé
    – les diffusion en cinéma
    – le streaming
    – le merchandising
    – tout ce qu’on pourra inventer.

    C’est pour cette raison que l’argument qui consiste à prendre le chiffre d’affaire global d’un secteur et le diviser par le nombre d’internautes pour calculer le coût de la licence globale n’est pas très sérieux. La licence globale est bien une source de financement supplémentaire (et non alternative) aux autres sources de revenus ; qu’elle phagocyte un peu, il faut le reconnaître, en ce qui concerne la vente de CD par exemple, mais certainement pas dans une proportion de 1 pour 1.

    Tous les partisans de la licence globale demandent d’abord que l’on commence simplement à discuter sérieusement de cette option, avant de la jeter aux orties comme cela a été fait. Ce mode de financement pose de nombreux problèmes, tout le monde en est conscient. Il n’est certainement pas la panacée – on commence à comprendre que l’avenir économique du numérique se situera quelque part du côté de la diversification des sources de financement -, mais on n’en est pas encore là dans la discussion. On en est au point où il faut simplement briser le mur d’opposition qui s’est dressé face à lui. Et il s’est dressé pour une raison simple d’ailleurs : toute discussion un peu sérieuse sur le sujet conduit inévitablement à poser la question de la place des éditeurs comme intermédiaires obligés entre les auteurs et leur public. Attention, je ne dis pas qu’il faut jeter les éditeurs par dessus bord. Je dis simplement qu’il est nécessaire de s’interroger sur leur place et leur rôle, en particulier dans le système de distribution des revenus générés par les consommations culturelles. Il est bien dommage que ces “artistes” qui sont montés au créneau avec les encouragements très amicaux de leurs éditeurs, ne l’aient pas forcément compris.

  8. Merci pour ces précisions.

    Quelques remarques:

    si la licence globale est instituée, et qu’on peut trouver sur Internet, gratuitement et légalement, tous les films en VOD, personnellement:

    – je n’achèterai plus de DVD ni de VOD payante
    – je regarderai beaucoup moins la TV (je regarde essentiellement les films)
    – j’irai certainement moins au cinéma, à mesure que le Home cinéma est de plus en plus performant et l’offre de films abondante et gratuite

    Il faudra donc prendre en compte cette baisse d’audience de la TV (aujourd’hui la TV finance largement les films).

    Et mesurer l’impact sur la survie du circuit de salles.

    *

    Pour le merchandising, je le considère un peu comme une pollution, et je trouve dommage de financer une oeuvre en achetant des produits dérivés.

    On en vient maintenant à écrire des scénarios en pensant à la possibilité de créer des produits dérivés (figurines, t-shirts, jeux vidéo…), c’est assez triste…

  9. “Ce n’est pas juste car c’est au détriment du bien public (à moins que l’accès aux œuvres artistiques puisse être considéré comme un droit constitutionnel).”

    L’accès à la Culture comme droit constitutionel, pourquoi pas (on en est encore loin, mais ça ne me choque pas), sachant bien sûr qu’il s’agit d’un produit d’apple, on est loin d’avoir l’expérience d’un concert avec un mp3 ou de celle d’une salle de cinéma avec un divX.

    “C’est anti-économique car cela ne récompense absolument pas ceux qui ont développé de nouvelles offres et de nouveaux modes de facturation”

    Certes, mais il reste encore de la place, et elle est énorme, pour la récompense données à de nouveaux mode d’accès, de partage, de découverte, etc, etc… C’est sûr que ca oriente sérieusement l’innovation ceci dit. Pas sûr que ce soit, en terme de résultat pour le consommateur, une mauvaise chose. D’un point de vue libéral, oui, il y a de quoi faire la gueule, je comprends… La culture doit-elle être livrée dans son évolution au seul marché ? Bon.. là… chacun son clocher. En France, ce n’est pas vraiment le genre quand il s’agit de défendre l’exception Française, par contre, en ce moment, c’est la mode, en tout cas dans le discours d’Albanel. M’est avis que les discours vont radicalement changer, question d’opportunisme.

    “L’absence de dynamique de concurrence et d’innovation (puisque cela ne sert à rien)”

    Non, ca oriente l’innovation sur les mode d’accès, de partage, de découverte, de sociabilité autour de la culture, etc. La valeur ajoutée que l’on peu apporter à une oeuvre culturelle ne se limite pas à sa vente, demandez à une bibliothécaire ou à un prof.

    “L’immobilisme des positions acquises (que l’on m’explique comment, dans un tel système, il est possible que la répartition des revenus se fasse au bénéfice des nouveaux artistes)”

    En mettant en place des systèmes de reporting ouverts et transparents permettant de savoir précisément qui est téléchargé, ce que même les odieux site comme ThePirateBay feraient dans un tel système (d’ailleurs, il le font, on peu avoir accès au nombre de download effectué par les utilisateurs de façon transparente sur ces sites).

    “L’insidieuse dynamique fiscale de toujours chercher à augmenter la base taxable et les taux de taxation (puisque comprendre les usages réels ne sert plus à rien).”

    Alain Madelin, sort de ce corps ! Bon, c’est sûr, il y aura des dérives… La peste ou le choléra, en quelque sorte… Mais doit on préférer la surveillance généralisée de la population à ces possibilité de dérives ?

    Je n’ai pas un avis parfaitement tranché sur la licence globale, mais la solution de la taxe/impôt/whatever dont le mode de répartition serait discuté chaque année à l’assemblée me semble une voie à explorer.

  10. * “On en vient maintenant à écrire des scénarios en pensant à la possibilité de créer des produits dérivés (figurines, t-shirts, jeux vidéo…), c’est assez triste…”

    Heu… c’est pas nouveau, Georges Lucas doit son extraordinaire fortune à sa licence exclusive des produits dérivés Star Wars qui lui ont rapporté encore plus que ses films. Product placement, produits dérivés, les monétisations alternatives sont légions…

    * je n’achèterai plus de DVD ni de VOD payante

    Pas évident, la HD présente encore des intérets, encore une fois, le divX est un sous produit, sur un écran FullHD, c’est pas terrible et on fait bien la différence avec un DVD, Blue ray ou pas…

    * je regarderai beaucoup moins la TV (je regarde essentiellement les films)

    Tu n’es pas super représentatif du téléspectateur moyen alors 😉

    * j’irai certainement moins au cinéma, à mesure que le Home cinéma est de plus en plus performant et l’offre de films abondante et gratuite

    Non, le DivX restera un sous produit, et avant que Mme Michu soit équipé d’un home theater capable de rivaliser avec un complexe UGC… ben… vu le pouvoir d’achat de Mme Michu, c’est pas pour demain…

    En fait, les études montre que tu as 20 à 30% de chances de tomber accro au cinéma et à augmenter considérablement ta fréquentation des salles obscures, et ce malgré une consommation frénétique de divX… Je sais de quoi je parle.
    Et cela suffit à annuler les pertes potentielles, voir même à booster l’industrie, et donc à faire passer toute cette histoire de licence pour une vaste arnaque, pire que les taxes sur les disques dur et les clés usb, mais c’est une autre histoire…

  11. Qu’on arrête un peu de se faire peur avec la licence globale. Ce mode de rémunération des artistes de manière mutualisée est d’ores et déjà très répandu :

    – • ce sont les redevances pour la diffusion gratuite des oeuvres à la radio et la à la télévision,
    – • ce sont les redevances pour copie privée sur sur les supports vierge,
    – • c’est la redevance sur les photocopieuse
    – • et sur les abonnements aux bibliothèques/médiathèques.

    Par ailleurs cessons d’assimiler les difficultés des industries du disque avec la situation des auteurs : l’industrie du disque se porte mal, les droits d’auteurs des artistes se portent bien !

    Erwan Cario, sur Ecrans : Un droit d’auteur pas si malmené :

    D’abord, malgré « la loi de la jungle » et le « pillage » sur Internet, le droit d’auteur résiste très bien tout seul. Par exemple, la totalité des sommes perçues par la Sacem, chargée de la répartition des droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, est stable en 2007 (derniers chiffres rendus publics).

    Par quel prodige, alors que l’industrie de la musique parle de baisse à deux chiffres des ventes ? Tout simplement parce que la part de la vente directe sur l’ensemble des droits perçus par les auteurs est inférieure à 20% du total. La baisse (bien réelle, effectivement) de ce secteur est compensée par la hausse d’autres sources de revenus issus de financements mutualisés (radio, télé…) Par exemple la taxe sur la copie privée, perçue sur les ventes de supports de stockage : disques durs, CD gravables…

    Il me semble que ça relativise sérieusement des discours souvent alarmistes sur l’état du financement de la création et de la rémunération des auteurs.

  12. “il s’agit d’un produit d’apple”

    oups… vous aurez corrigé de vous même, je parle de produit d’appel, par d’Apple… j’espère que ce n’est pas un lapsus, sinon je suis assez mal 😉

  13. C’était le sens de ma remarque sur l’utilisation du terme “licence globale” qui introduit une confusion sur l’ensemble des rémunérations mutualisées.

    Les rémunérations mutualisées des droits artistiques ne peuvent que se développer puisque cela correspond aux nouveaux modes de consommation (“au forfait”, “à la location”, “à l’usage” par opposition à l’achat définitif d’une oeuvre sur un support déterminé). Des offres commerciales de ce type existent…mais sont souvent freinées dans leur développement par les discussions avec les détenteurs de droits.

    Ces offres, qui sont basées sur une compréhension des usages et de l’invention de nouvelles équations économiques (comment rétribuer une oeuvre par rapport à la consommation réelle qui en est faite, sur l’ensemble de la vie de l’oeuvre) ne doivent pas être confondues avec la licence globale “à la taxe” qui elle est une solution de compensation de nature fiscale. Nous n’arrivons plus à maintenir nos revenus, nous n’arrivons plus à faire payer les consommateurs dans leurs nouveaux usages, que l’Etat compense nos revenus.

    Oui aux droits TV, radio, streaming internet, forfaits, etc…
    Non à la taxes sur les supports numériques et surtout Non à la taxe des FAI. Oui à la taxe si elle est assise sur une mesure de la consommation qui trace son utilisation pour des oeuvres protégées. Non à la taxe, s’il s’agit d’un prélèvement indistinct “là où est l’argent” pour compenser des pertes de revenus et dont la redistribution ne pourra se faire que de manière subjective.

    J’ai une carte UGC. Je vais au cinéma quand je veux. J’écoute la musique surtout à la radio. Je n’ai pas envi de payer 10€/mois de plus sur ma facture FAI pour avoir “open bar” sur internet.

  14. @ Pierre Mounier

    Telle qu’elle a été présentée, la licence globale a bien pour objectif de remplacer tous les autres modes de consommation des oeuvres culturelles. Car partout et toujours il a été question qu’elle permette une légalisation de l’échange de fichiers sur internet, avec parfois quelques nuances sur le périmètre de cet échange légal : les amis, les amis proches, les vrais amis (mais aujourd’hui j’ai 2 milliards d’amis, autant que d’internautes sur terre). Or comment imaginer que les modèles d’accès payant, que ce soit par téléchargement à l’unité, par abonnement ou en streaming, gardent un seul intérêt au jour où il devient légal d’accéder à tout en P2P. Et comment imaginer que les programmateurs P2P ne proposeront pas d’outil très bien conçu pour classer, indexer, rechercher les contenus.

    Je ne vois pas d’alternative à la gratuité généralisée si l’échange devient légal.
    Ou alors il s’agit d’une espèce plus rare de licence globale, ou contribution créative, qui ne légaliserait pas l’échange entre pairs. Celle proposée par Olivennes et que j’ai moi-même défendue ici : http://blog.yozik.com avant de comprendre par le flot des réactions d’internautes outrés que je n’avais rien compris à la licence globale.

    C’est finalement un obstacle majeur à ce type de rémunération sur la base d’une taxe : elle emporterait tout sur son passage, et son montant ne suffirait jamais à rémunérer la création, au fur et à mesure qu’internet deviendra le vecteur et le support de toute création cuturelle – c’est bientôt le tour du livre d’ailleurs.

    Bravo pour la teneur et l’esprit de ce débat !
    Paradoxalement je désespérais de trouver quelque chose d’intéressant produit par le web coolaboratyif sur ce sujet, jusqu’à ce que je tombe ici.

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