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Google est le seul avenir du journalisme

Et si demain Google proposait d’héberger les rédactions de tous les journaux sur ses propres plates-formes, comme il le fait déjà avec ses blogs ? Et gratuitement en plus. Rien de plus simple. Certains y pensent déjà chez Google et le font savoir… sur le blog de Jeff Jarvis ! C’est une bombe.

Un projet au caractère totalement révolutionnaire pour le journalisme et pourtant d’une étonnante simplicité : du pur Google !

Il s’agirait, purement et simplement pour les journaux de tout lâcher à Google, sauf les rédactions. Abandonner au géant ce dont il est déjà le champion en ligne, ce sur quoi on ne parviendra plus à le concurrencer : la distribution, grâce à ses plates-formes techniques… et la régie publicitaire. Et de se concentrer sur ce qu’il ne sait pas faire : du journalisme !

Et si ce n’est pas Google qui le fait, ce sera un autre . Jeff Jarvis poursuit son entreprise de destruction systématique de toutes les certitudes sur lesquelles s’appuie encore la profession chancelante des journalistes. Mais là, il y va très fort.

Singulièrement, les réflexions qu’il avance aujourd’hui rejoignent l’approche que je livre sur ce blog depuis le début sur un avenir de l’information en ligne, qu’il arrive à certains de juger trop provocatrice ou “imaginative”. Pourtant, on n’en est plus maintenant à s’interroger sur la fin des journaux comme objet (ce n’est plus qu’une question de temps), mais bel et bien sur la fin des journaux comme structure assurant l’organisation de la production et de la diffusion de l’information, même en ligne. Fini le papier, fini aussi le site web !

“Et si on refilait tout à Google pour se concentrer sur ce qu’un journal doit faire : le journalisme ?” avance radicalement, auprès de Jeff Jarvis, Edward Roussel, “head of digital” pour le quotidien britannique The Telegraph. Ça y est. On y est : le journal ? C’est Google, idiot !

Mes compétences ne sont pas assez assurées pour que je me lance dans une traduction précise de ce billet de Jeff Jarvis, sur son blog, Buzz Machine : “Google as the new pressroom”. Un billet qui fait du bruit. Je vais tâcher d’en tirer la substance…

Edward avance que Google est déjà le principal distributeur en ligne et que les journaux ne parviendront jamais à être meilleurs que lui dans ce domaine. Alors autant lui refiler tout ce qu’il fait déjà mieux : la distribution et la régie publicitaire, et se concentrer sur ce qui reste : produire l’information.

Jarvis renchérit en citant Bob Wyman (de chez… Google), qui vient déposer des petits commentaires provocateurs sur son propre blog : les journaux ne sont pas dans le bon business. Ils ne devraient plus être dans la fabrication et la distribution (les coûts sont trop lourds). Et ils ne devraient pas essayer de se lancer dans la technologie non plus. C’est pas leur job.

Selon Bob, le petit provocateur de journalistes de chez Google, les journaux ont tort d’inverstir dans des infrastructures technologiques telles que leur site web. Ils ne le font que par vanité et par incapacité à sortir de leur conception ancienne, géographique et liée à un marché qui n’est plus.

Développer et maintenir un site web est coûteux. C’est de l’argent foutu en l’air qui serait bien mieux consacré à soutenir le journalisme et développer la communauté.

Mais dis-nous Bob, interroge Jeff Jarvis : tout ça, Google pourrait-il le faire à leur place ? Franchement, répond Bob : oui.

“Distribuer les journalistes, partager la plate-forme”

Je vous mets le texte de la réponse de Bob Wyman en anglais pour ceux qui le lisent. C’est d’une radicalité absolue dans l’ampleur de la révolution que ça demande aux journaux et aux journalistes, et pourtant d’une formidable limpidité dans l’exposition et d’une hallucinante simplicité dans la mise en oeuvre : du plus pur… Google !

(noir)“Frankly, I think that would make a great deal of sense. Heck, an online paper isn’t much more than a complicated Blogger.com. If Google can provide free hosting to the “citizen journalists” who are making life difficult for the newspapers, Google should be able to host the newspapers for free as well. The newspapers would certainly generate more revenue than cat pictures! The idea would be to have each “newsroom” focus on whatever it does best and then link them all together into a larger whole which is greater than the sum of the parts. Google has search engines, alert systems, video serving, annotations, database services, AppEngine, more scalability than you can imagine, etc…. Ideally, every newsroom would be able to think of Google, and all its capabilities, as their own. It just doesn’t make sense for hundreds or thousands of newspapers to try to craft their own versions of all this stuff.
But, if Google doesn’t do this or, because of political issues can’t do it, then Yahoo! or Daylife or even the AP should do it instead. The point is that someone should provide a technology platform that serves as the “paper” for the new journalism and takes the “web site” expense line out of journalism’s budget. The web should be where a newsroom makes money — not where it spends it! . . . .

(noir)So, while we might have once needed one press for each newsroom, today, we can serve them all with one or a few web sites. On the other hand, we *still* need journalists scattered all over the place since the news is, and always will be, highly distributed.

(noir)A rational industry would distribute the journalists and share the platform.”

(/noir)

Résumé : prendre en charge l’hébergment des rédactions de tous les journaux sur ses propres plates- formes, ce n’est pas plus compliqué pour Google que de gérer sa propre plate-forme de blogs, blogger.com. Et Google pourrait même les accueillir tous… gratuitement ! Il a tout sous la main pour permettre aux rédactions de travailler. Et pour Google, les journaux pourraient certainement générer plus de revenus que des photos de chats.

La chose est tellement claire pour Bob Wyman, que si ça n’est pas Google qui le fait, ce sera un autre !

Jeff Jarvis s’avoue séduit par le projet, mais il redoute tout de même quelques obstacles, d’ordre psychologiques ou culturels dans les rédactions (et c’est son expérience qui parle)… En tout cas : le gratin du journalisme en ligne américain s’empare déjà du débat. Et en France… il est maintenant lancé aussi ! 😉

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Compléments (mercredi 16 juillet 2008) :

Les questions soulevées par Jeff Jarvis rejoignent des problèmatiques souvent abordées sur ce blog : la “désintermédiation” de l’information, qui va de plus en directement “du producteur au consommateur”, l’effet dislocateur d’internet sur les médias et le rôle de ré-agrégation effectué par les moteurs de recherche et les agrégateurs en ligne :

“Mon information 2.0. Le rédacteur en chef, c’est moi !”

“Un journalisme de re-médiation”

“L’avenir du journalisme : tu seras un agrégateur humain, mon fils !”

“Comment internet disloque les industries de la culture et des médias”

“Agrégateurs, les nouveaux maîtres du net”

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Mise à jour (dimanche 13h00) :

On en parle aussi ici :

– SEO berSZerkers : “Tous journalistes, tous photographes … tous tout”

Et là encore (mise à jour mercredi 16 juillet ) :

– Mario Asselin (sur CentPapiers.com) : “Vers une réorganisation des salles de presse des grands médias”.
– Benoît Raphaël (Demain tous journalistes ?) : “La nouvelle économie des rédactions du futur”
– Michel Lévy-Provençal (Mikiane.com) : “Google est le seul avenir du journalisme”.
– Nicolas Kayser-Bril (Window on the Media) : “Quel est le cœur de métier des journaux ?”
– Pierre France (On est mal) : “Mon nouveau rédac’chef : Google”

Et là aussi (mise à jour 21 juillet) :

– Alain Giraudo (chienecrase(point)com) : “Quel est le business des éditeurs?”

32 Comments

  1. « Résumé : prendre en charge l’hébergment des rédactions de tous les journaux sur ses propres plates- formes, ce n’est pas plus compliqué pour Google que de gérer sa propre plate-forme de blogs, blogger.com. Et Google pourrait même les accueillir tous… gratuitement ! Il a tout sous la main pour permettre aux rédactions de travailler. Et pour Google, les journaux pourraient certainement générer plus de revenus que des photos de chats. »

    Confier l’ensemble de l’information à un seul acteur (Google ou l’autre plateforme) ? N’est-ce pas dangereux comme idée ?!

  2. Enorme et génial.

    Et effectivement, le débat risque de s’orienter très vite sur les dangers d’un tel modèle qui asseoit encore davantage la puissance et le monopole de Google.

    Mais ça me semble irrésistibe :
    – l’avantage pour les médias de se concentrer sur leurs forces
    – les coûts que cela élimine, surtout dans le contexte actuel…
    – ça ne change finalement pas tant que ça l’environnement concurrentiel du média, donc pourquoi ne pas “lâcher” et s’abandonner à Google ?

  3. Comme toujours avec Google : génial et effrayant.

    L’attrait économique et technique du projet est irrésistible, en effet (d’autant qu’on voit que Google a parfaitement les moyens techniques et financiers pour le mettre en oeuvre, pour pas trop cher finalement…), et le risque politique est énorme.

    Et toujours la même – fausse – réponse de Google : faites-moi confiance, car je suis gentil.

    Si cette proposition pouvait faire comprendre, en tout cas, aux journalistes qu’ils ne sont plus liées à de lourdes infrastructures, qu’ils ne sont donc plus dépendants d’un actionnaire apportant de gros capitaux, qu’une rédaction entière peut dire merde du jour au lendemain à son actionnaire pour aller se faire héberger ailleurs, ce serait déjà un énorme progrès !

  4. Don’t be Evil ou don’t be Débile ?

    Ce projet s’inscrit dans une politique logique de réduction de coûts “à la Adam Smith”, et sous entend que la production d’information est un produit économique comme un autre.

    A cela j’ajouterai les objections suivantes :

    Aucun patron de presse ne voudra perdre sa pseudo-indépendance, et le “contrôle de la chaîne”.

    Aucun gouvernement ne pourra accepter que l’information soit contrôlée par un seul acteur.

    Aucun citoyen ne pourra faire confiance à un media unique et dominant.

    En menant un tel projet, google risque de perdre une part importante de crédibilité, et ce faisant les internautes risquent de bypasser google, ce qui précipitera sa chute.

  5. Intéressant aussi de voir les arguments pro et anti dans les commentaires chez Jeff Jarvis :

    – pour : tous ensemble on génèrera plus de revenus que séparés
    – contre : la valeur du média c’est la communauté, elle ne doit pas l’abandonner à Google

    Passionnant !

  6. Deux bémols :

    a] Ce n’est pas le métier de Google de mettre à disposition ses plate-formes pour la publication,.
    Il l’a fait dans le rachat de blogger.
    Mais tout comme son initiative de portefeuille de services pour les petites entreprises, les possibilités offertes par contrat son très limitées par le souci d’automatisation complète de ces plate-formes.
    C’est du service grand-public , quoi…

    Donc je vois bien Google mettre un service de publication, complètement automatisé et limités dans les habillages et fonctionnalité, à disposition de journaux locaux ou amateurs, mais pas de mettre en face de rédactions professionnelles des salariés Google qui s’occuperaient de la variété de leur besoin numérique qui va au-delà d’une plate-forme automatisée que Google n’a pas aucun intérêt de décliner à façon.
    Cela couterait bien trop cher en investissement humain et Google n’a aucun intérêt à se disperser dans ce lien projet.

    b] Second souçi :
    Cela rapporte quoi l’information aujourd’hui ? bah rien, c’est un produit d’appel vers des pages émaillées de publicité.

    Si le contenu de certaines rédactions aujourd’hui n’arrive pas à faire vivre l’ensemble du personnel, c’est que ce contenu n’est pas performant en terme de rentabilité publicitaire.

    Et cela va aller en s’appauvrissant, avec l’éclatement des médias sur Internet, et ausi le fait que ce réseau dans son essence n’est pas fait pour favoriser des positions centrales de média industriels. Donc adieu l’enfumage de la population, par le biais de quelques relais d’opinions qui jouaient à une époque le seul role de fournisseur.

    Dans une plate-forme accompagnant un journal non viable économiquement (n’attirant pas une audience jusifiant), Google n’a aucun intérêt à poursuivre l’aventure avec son partenaire et plutôt à fermer abruptement le robinet.

    Je n’ose alors imaginer les problèmes d’image auxquels Google serait alors confronté pour avoir fermé la plate-forme pour raison économique, pendant que les journalistes à la rue feraient un dernier baroud d’honneur provoquant en ligne, insinuant que la plate-forme est en fait fermée pour raisons politiques.

    Non, vraiment, Google aurait tort de mettre le doigt dans les détails de la crise actuelle du journalisme. Il a plutôt intérêt à attendre de voir comme l’utilisateur va faire évoluer sa consommation d’information et à imaginer de nouveaux produits à ce moment là.

    AMHA, Jeff Jarvis est sympa comme journaliste/marketeur, mais bon, devine-t-il les responsabilités lorsqu’on est à la tête d’un monstre technologique comme Google en ligne ?

  7. @ Thierryl

    Encore une fois, vous lisez trop vite, vous comprenez ce que vous avez envie de comprendre et vous réagissez de travers :

    – personne n’a jamais parlé nulle part que quiconque devienne salarié de cette Google dans cette affaire.
    – je ne suis pas d’accord avec vous dans votre interprétation de la stratégie de Google, et sur ce qu’est son “métier”.
    – le projet avancé par Bob Wyman a ceci de remarquable qu’il n’est nullement coûteux.
    – il n’est question que de mise à disposition d’un service auprès des rédactions.
    – Google se rémunère très bien avec des photos de chats, pourquoi ne le ferait-il pas mieux avec un contenu plus élaboré ?

    – Aviez-vous déjà entendu parler de Jeff Jarvis avant de porter sur lui un jugement à ce point à l’emporte pièce ? Il n’est ni journaliste, ni dans le marketing. Et je crois qu’il connaît son sujet mieux que vous. 😉

    Quand on rectifie tout cela, il ne reste que 10% de votre commentaires : vos propres conseils à Google sur ce qui lui conviendrait de faire… Pour ma part, je n’ai pas de conseil à donner à Google.

  8. D’accord Narvic, dit plus simplement.

    Partons du projet Bob Wyman.
    Google n’arrive plus à financer les coûts induits par une plate-forme spécifique. dédiée à une rédaction.

    Google qui est une entreprise privée ferme ce service spécifique à une rédaction car l’opération n’est pas profitable.

    Maintenant,, cette rédaction ou ce journal ne sera plus visible et n’aura plus qu’à pointer au chomage.

    Imaginez-vous les problèmes juridiques et surtout d’image que Google encourt ?
    Il ne pourra pas justifier sereinement la fermeture de la plate-forme pour des problèmes économiques.

    Pourquoi ? parce que comme Google est maître du référencement sur Internet pour l’instant (et qu’il entend le rester).
    Il a comme sur beaucoup de business un droit de vie ou de mort sur la visibilité.
    Comment fera-t-il pour prouver qu’il n’a pas été juge et partie dans l’affaire, c’est à dire qu’il n’aura en rien influé sur la visibilité en ligne du journal le rendant non-rentable ?
    Comment aussi se dépêtrrera-t-il alors des accusations politiques (qui ne manquent jamais de fuser à son sujet).

    Et puis après avoir répondu à la question des conflits d’intérêts qui est déjà épineuse, il faudra aussi se poser la question du monopole.

    J’aime comment vous jouez avec l’argent et la notoriété des autres, comme dans beaucoup d’informations aujourd’hui. On se présente comme intellectuel, mais bon, les niveaux de responsabilité on ne sait les imaginer.

  9. Mais bien entendu que personne ne méconnaît les obstacles, et même mes inconvénients, voire carrément les dangers de ce projet. On ne les rappelle pas dans le débat tellement ils sont évidents pour tous.

    Ce qui est évident aussi, c’est que la presse américaine est aujourd’hui en pleine explosion, une crise d’une ampleur absolument jamais vue (6000 suppressions de postes de journalistes dans les quotidiens depuis janvier. Et le rythme ne cesse de s’accélérer ces derniers mois). On ne le rappelle pas ici à chaque fois non plus, car les lecteurs de ce blog sont très au fait de ces questions, dont en traite ici en détail.

    On ne se tient pas ici non plus le discours assez convenu que vous avez vous-mêmes sur les journalistes, un secteur professionnel que vous semblez connaître bien mal.

    Re-plongez vous dans ce blog et les nombreuses références qu’il pointe vers des sources d’informations spécialisées (en France comme aux Etats-Unis) sur le journalisme. On en reparle après, si vous voulez bien.

  10. Personnellement, je doute que les médias abandonnent leur “marque” un jour. Que les informations aient vocation à être agrégées et agrégées encore, taggées, cross-médiatisées… Ok. Mais de là à ce que les informations ne se définissent que par leur contenu et jamais par leur source me parait improbable… D’autant que j’espère que les auditeurs / lecteurs sont attachés à certains de leurs titres, en tant que tel…

  11. @ Pierre

    Je ne crois pas qu’il s’agisse de cela : les infos ne perdent pas leur marque sur Google News, et les blogs hébergés sur blogger se créent aussi la leur…

    On ne parle ici que d’hébergement technique des rédactions et de leur production, pas encore de la perte de la marque.

    Je crois que les enjeux ne sont pas encore tout à fait-là, même si on s’en rapproche… 😉

  12. Dans le scénario d’anticipation ici décrit, j’ai l’impression qu’il y a deux idées distinctes et pourtant entremêlées :

    Tout d’abord l’idée que la dématérialisation liée à Internet s’accompagnera également d’une désintermédiation ; les “journaux” d’information pourraient alors se concentrer sur (ou se réduire à, c’est selon) la recherche et la fourniture d’information, laissant tout le reste à des agrégateurs / distributeurs / commercialisateurs.
    Google en est un, probable, mais on peut imaginer voir Yahoo, Netvibes ou d’autres jouer ce rôle.
    C’est déjà ainsi que fonctionnent nombre de blogueurs, avec, effectivement, une démarche proche des éditorialistes. Pourquoi ne pas imaginer que l’ensemble des missions de la presse (enquêtes, brèves, dépêches…) soient transférées sur ce modèle ?
    Cela n’a rien de choquant en soi, même si des modèles économiques devront évoluer (et des crises sociales en résulteront).

    La seconde idée, qui suscite la plupart des craintes que l’on peut lire dans les commentaires, c’est que, parmi tous les agrégateurs possibles, Google a tous les atouts pour occuper une position dominante. Il y a, là et uniquement là, un risque. Mais ce risque est le même que dans tous les cas de concentration extrême des médias (la Chine n’a pas besoin de Google…).
    Et des craintes du même type sont recevables dans d’autres domaines que le journalisme, où Google occupe ou devrait occuper une position dominante (cf. l’intéressant billet de Jean Véronis sur la concurrence que Google pourrait opposer aux services de pages jaunes http://aixtal.blogspot.com/2008/06/services-recherche-approximative-de.html)

  13. @ Flux

    La désintermédiation au profit des moteurs et des agrégateurs est déjà une réalité, sur laquelle je reviens souvent ici, car je crois qu’elle va se développer encore.

    Elle menace à moyen terme l’existence des marques de média elle-même de dilution, les poussant à n’être que des producteurs de contenu “en marque blanche” : on appelle ça des agences de presse… 😉

    La question de la distribution est sensible, car c’est un biais de contrôle majeur de l’information : la laisser aux mains d’une société privée étrangère pose un réel problème… politique !

  14. Edit :

    J’ai ajouté en fin de texte un certain nombre de liens pour poursuivre la réflexion sur ce thème, sur ce blog et sur d’autres.

  15. @ Narvic

    Je ne suis pas certain que la désintermédiation aboutisse inévitablement à la disparition des marques de médias.

    De certaines d’entre elles, qui n’auront pu s’adapter, probablement. Mais les “marques” pourraient rester utile, pour leur rôle de prescripteurs, leur ligne éditoriale. D’ailleurs, certains blogueurs sont déjà devenus des “marques” (et s’en plaignent parfois).

    En outre, seules des marques un peu fortes, générant un minimum de trafic et donc de recettes, pourront financer l’important et nécessaire travail d’investigation, qui distingue un vrai support de presse d’une simple agence de presse.

    Mais bon, ce sont des questions lourdes et complexes, qui méritent certainement plus de temps et d’espace qu’on en dispose sur des commentaires de blog rédigés “à chaud” (même sur un blog aussi intéressant que celui ci 😉 )

  16. Non, non, je n’en suis pas certain non plus. 😉

    Mais je crois qu’elles s’affaiblissent et vont continuer à se diluer. Déjà dans le classement Nielsen des sites d’info, seuls Le Monde et le Figaro parviennent à se faire une place, les autres sont des agrégateurs (Google News, Yahoo! Actu) ou des portails (Orange).

    La “guerre” va être de plus en plus rude, et certaines marques de médias vont probablement être marginalisées, revenant au rôle d’agences de presse alimentant les agrégateurs, ou fédérant des communautés sur des sites de niche.

  17. 1. Désolé, dans les récents posts, je m’y perds un peu.
    Lorsque vous parlez de “désintermédiation” de laquelle s’agit-il?

    2. Sur le post de Flux, je ne crois pas qu’embaucher quelqu’un pour un travail d’investigation soit nécessaire, car on peut assez facilement disposer de blogueurs présents sur le terrain ou infiltré, qui n’hésiteront pas à vendre d’eux-mêms la mèche pour quelque monnaie, quelques articles s’ils ont du style et un peu de visibilité.

    Pour donner un exemple, une question que je me pose souvent.
    Combien de temps Mitterrand aurait pu garder les secrets conjugués de son cancer, de sa fille et de sa vie extra-maritale, avec les moyens de publication dont nous disposons aujourd’hui ? quelques heures, quelques minutes ?
    La position du pouvoir à l’époque était plus confortable, il suffisait de tenir en respect les cercles éditoriaux parisiens. Ce qui a été réalisé de main de maître.

    3. Pour parler des aggrégateurs mulitples auxquels appartient Google, je crois que leur crédibilité vis à vis d’un large public, ne peut se conserver que de leur non-engagement militant et dégagement de toute ligne éditoriale; et de rester focalisé sur leur utilité, la qualité et la pertinence de leur hiérarchisation.

    Un plus serait surement que cette hiérarchisation puisse s’auto-moduler suivant les intérêts et le surf de la personne. Mais on répugne encore éthiquement à employer les données de navigations des internautes, même si le processus peut demeurer complètement anonyme.
    On peut certainement dresser de manière algorythmique des catégories fines d’audience sans avoir besoin de connaître la personne, son nom, son adresse, etc. uniquement par ses habitudes de navigation.
    Et là on asistera vraisemblablement à l’explosion de médias d’information classiques, et de quelques “marques” (pas toutes) célèbres.

    4. Donc à part de disposer d’informations relativement neutre et inodore des agences de presse, pour son besoin quotidien de repérage dans le monde (facile).
    A un moment, si l’utilisateur perdu cherche une ou plusieurs analyses pour se réperer dans un nouveau thème, discipline ou sujet. Il ffera appel alors aux experts.
    Et qu’est ce qu’un expert sur Internet ? bah tout le monde et sur tous les sujets. Le design de ce réseau depuis son origine est de transmettre l’information efficacement, sans discrimination, l’intelligence reposant sur les extrèmités de ce réseau.
    C’est à dire que tout le monde est consommateur et acteur.
    Chacun peut devenir sur un sujet déterminé, l’expert de quelqu’un d’autre à différents niveaux.

    A terme, les profils de passeurs ou d’éveilleurs (que jouent déjà certains blogueurs) seront naturellement valorisés.
    Leur degré de transparence, leurs qualités objectives et leur sincérité, sera automatiquement évalué par des mécanismes de gestion de réputation.

    Voilà, on aboutit à des systémes autonomes de mise en ligne d’analyses intelligentes et gérées par système de réputation.
    Qui sont le complément idéal pour la compréhension du contexte aux dépêches d’agence.

    Tiens, tiens, comme par hasard on voit apparaître des initatives comme le projet knol de Google, qui correspondent exactement à ce besoin.

  18. @ thierryl

    Quand je parle de désintermédiation, c’est en effet un peu fourre-tout. En gros, la dématérialisation rend inutile un certain nombre d’intermédiaires (par ex. dans la presse : les imprimeurs, les NMPP, les kiosques…), d’autres apparaissant dans le même temps, mais avec une chaîne plus courte.

    Je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis que des experts, des blogueurs “infiltrés” suffisent pour le travail d’investigation, pour plusieurs raisons.

    D’abord, ils n’ont pas nécessairement le recul nécessaire à un vrai travail d’enquête indépendant. Ils apportent un éclairage utile mais souvent biaisé par leur propre position dans le domaine dans lequel ils évoluent.
    Je suis moi-même un bon connaisseur de l’audiovisuel, j’y travaille depuis longtemps. On pourrait imaginer que je tienne un blog apportant des infos “inside” sur le secteur. Mais qu’est-ce qui garantirait que je ne manipule pas, dans l’intérêt de ma boïte ?

    L’autre raison, c’est que l’investigation, c’est un vrai métier, qui prend du temps. Quand un grand reporter part plusieurs mois en Afghanistan, il remplit une mission qu’aucun blogueur, qu’aucun spécialiste ne semble pouvoir remplacer.

    En gros, si on considère que l’information se compose du triptyque infos brutes / analyses / enquêtes, les premières peuvent être du ressort des seuls agrégateurs, reprenant les dépêches d’agences, les analyses peuvent, en grande partie, être issues de blogueurs experts dans leurs domaines mais le travail d’enquête me semble durablement justifier l’existence de “marques” médias.
    Peut-être Edwy Plenel a-t-il raison ;).

  19. @ Flux

    Tout ça donne le sentiment que l’économie des médias, en ligne, peut retrouver un équilibre avec beaucoup moins de journalistes (dont le métier se déplace vers des tâches d’édition et d’animation) et l’utilisation des contenus générés par l’utilisateur (UGC).

    Mais il n’y a pas de quoi financer l’info chère à produire dans ce modèle : l’enquête, le reportage à l’étranger.

    Les solutions imaginées ou testées relèvent du mécénat (site américain Probublica, financé par une fondation rassemblant des donateurs privés) ou bien… le service public (comme le propose le philosophe allemand Jürgen Habermas)…

  20. @Flux
    Je suis d’accord, toutes les marques ne vont pas disparaître.

    Mais le journalisme d’investigation se transmet aujourd’hui sur un média bien plus adapté à un travail de fond : le livre.

    Si on prend le livre comme point d’entrée.
    L’expert sur Internet aura évidemment pris soin de le lire
    Et les résultats des investigations transparaîtront alors en ligne (avec un lien vers le livre.)

    Ce n’est peut être plus aux journaux à prendre en charge le poids de l’investigation.
    Il existe des entreprises et des fondations, à la recherche d’opérations à base de mécénat. Comme dit plus haut par Narvic.

    Pourquoi n’existerait-il pas un marché de l’information “caviar” ?
    Il faut savoir innover c’est tout

  21. @ Thierryl

    Le replis du journalisme d’enquête de la presse vers l’édition était déjà engagé avant internet. Il est probablement destiné à se renforcer désormais.

    Ce mouvement a été bien vu par Elisabeth Lévy et Philppe Cohen dans « Notre métier a mal tourné. Deux journalistes s’énervent » (note de lecture de ce livre sur novövision).

    Il est dommage qu’il ne trouve pas encore vraiment de place sur internet. Mais des expérimentations sont en cours (comme ProPublica) qui sont intéressantes…

  22. Pas sûr que cela soit dans l’intérêt de Google. Ce qui rapporte de l’argent, ce n’est pas l’information en tant que telle, mais sa commercialisation. Que les sites médias soient techniquement sur google ou non est un débat intéressant en terme de marketing mais pas en tant que solution financière. Les risques sont bien plus forts pour les agences de pubs / centrales d’achats que pour les journaux.

    Les annonceurs ont besoin d’espace : merci les centrales.
    Les éditeurs ont besoin de vendre leurs espaces : merci les régies.
    Google via la combinaison adsense – adwords – admanagaer supprime les deux intermédiaires et positionne à l’endroit où sont réalisées les plus grosses marges.

    Sauf changement de stratégie, j’ai toujours pensé que google cherche à chaque fois à se placer comme un outil, indispensable tant qu’à faire. Mais comme un site de destination en tant que tel, ce qu’il deviendra inévitablement en hébergeant les contenus journalisitques.

  23. Pour ma part, je pense qu’avec des programmes adsense dèjà existants. Google n’a aucun intérêt économique à assumer la charge de la plate-forme technologique d’un journal ainsi que son traffic, pour sensiblement la même mane publicitaire.
    Car le journal en question ne va pas gagner en qualité de contenu du jour au lendemain.
    Là avecdes procédures complètement automatisées, un minimum d’input et de traffic, qu’il n’assume pas, Google réalise d’excellents profits en retour.

    Mais il n’y a pas que l’intérêt économique.
    Il y a aussi un problème d’éthique à la base.
    En hébergeant les contenus rédactionnels, Google empruntera aussi au regard de certaines législations dans le monde, le rôle de l’éditeur ainsi que les responsabilités qui lui incombent.
    Déjà qu’il a à faire front à de nombreux problèmes juridiques du à son coeur de métier, la technologie de recherche.
    Déjà qu’il risque une très forte amende lors d’un procès actuel en ayant acheté Youtube, et étant éditeur “involontaire” de vidéos pirates de programmes TV.
    Ce serait à mon avis, un très mauvais service rendu que de lui conseiller cette voie.

    Evidemment, la chose serait plus facile à gérer si le monde entier se pliait à une législation unique, plus favorable à la position d’éditeur neutre de contenu sur le Web, et au principe de la liberté d’expression (ce qui est déjà hors de question sur le continent Européen).

    Et il faudrait alors que le journal en question donne en sus une partie de ses frais de publication Web.

    Sinon, quel est l’intérêt ? Payer pour un monopole ? et là encore devoir faire front à la législation américaine et européenne.
    Rien que des ennuis en perspective…

  24. @ thierryl

    A quelles législations faites vous allusion en parlant d’un rôle d’éditeur qui serait attribué à l’hébergeur ?

    Je ne comprend pas votre “concept” d’éditeur neutre : celui qui est éditeur, par principe, n’est pas neutre, puisque c’est lui qui assume la responsabilité éditoriale au niveau juridique ! C’est l’hébergeur qui est neutre.

  25. @ Cedric

    Je ne vois pas le projet Wyman comme ça, mais dans une stricte analogie avec les relations entre blogger.com et le moteur de recherche de blogs de Google.

    Dans le cas nouveau, Google ouvre une plate-forme de type blogger.com destinée aux rédactions, un peu plus sophistiquée certes, mais sur le même principe. Et les articles qu’elles produisent sont ré-injectés dans Google News.

    Et Google se paye au passage en plaçant de la pub sur Google News ! C’est ça le coté simple et génial de l’affaire. 😉

    9a n’empêche pas les rédactions de continuer à placer de la pub sur les pages de leurs articles, indépendamment de Google ou avec lui, comme on peut le faire sur un blog…

  26. @ Narvic : ok sur le principe, mais je n’arrive pas à saisir l’intérêt qu’à Google à faire ça.

    Pour l’aspect financier, ils n’ont pas besoin d’être hébergeur pour gagner plein de pognon.

    Pour l’aspect “nous chez google on aide le monde à devenir meilleur”, ils peuvent effectivement décider de faire ce projet en argumentant : “Les médias n’ont plus que leurs journalistes à payer, on s’occupe du reste, donc économiquement c’est bien mieux pour eux”.

    Pour l’aspect “c’est plus pratique pour l’internaute”, certains passent déjà par google news pour se tenir informer. Le fait d’aller ensuite sur un site “brandé” avec une marque média n’est plus du tout le coeur du sujet.

    Où l’on retombe sur la force de google : proposer les bons outils aux “noeuds d’usage”qui dégagent du blé.

    Autre point : en admettant que google fasse ce projet, cela voudrait dire qu’ils offrent une plateforme de publication proche des Joomla, Spip, WordPress (bientot webjam…). Et après ??? Ce n’est pas parce que google propose blogspot (qui, par essence commerciale pure, devrait sans doute être mieux référencé que d’autres (ou alors à moins que non, puisqu’il vaut mieux mettre en avant des blogs sous wordpress “adsensé” avec une plus forte audience…) que tous les bloggers sont sur blogspot. Quand on voit le niveau de personnalisation des templates, c’est hallucinant. Pourquoi ? Sans doute parce que l’émetteur comme le récepteur sont sensible à l’environnement graphique. Imaginez deux secondes que les infos de la Tribune soit transmises sous forme de BD, pas sûr que cela crée une image crédible auprès du public visé, ie les financiers (même s’ils adorent Dilbert)

  27. @ Cedric

    L’intérêt financier : j’en vois un direct pour Google, placer de la pub sur Google News, ce dont les éditeurs l’empêchent pour le moment (comme ils maintiennent, en France, une grosse pression sur Wikio sur cette même question).

    Pour l’instant Google News figure dans les premières places pour l’audience de l’info en ligne, et ça ne rapporte à Google qu’indirectement, par la meilleure connaissance des pratiques de navigation des internautes.

    S’il héberge des journaux, j’imagine que la condition sera la pub sur Google News !

    L’intérêt politique : il semble que la pression commence à être forte sur Google aux Etats-Unis, accusé de tuer la presse et de ne pas être si gentil que ça. Des gens de Google ont accepté de participer à des commissions officielles pour réfléchir sur l’avenir de la presse : ça montre qu’ils se sentent concernés. Il y a aussi une opération de com’ là dedans… 😉

  28. C’est vrai dans l’absolu ce que vous dites narvic.

    Cependant à partir du moment que vous fournissez a plateforme et que les contours de la responsabilité éditoriale ne sont pas clairement définis par la loi, et que vous n’avez que de la jurisprudence à disposition, vous continuez à prendre des risques.

    Sinon, sans responsabilité éditoriale, héberger comporte des risques supplémentaires, soit parce que vous avez supprimé trop rapidement un contenu offensant qui ne l’était pas vraiment, soit vous n’avez pas accepté de supprimer ou tardé de supprimer un contenu qui est montré bien plus tard comme offensant par voix de justice.

    De plus, vous avez tous les problèmes afférents aux droits d’auteurs, avoir affaire à des professionnels ne veut pas dire qu’il n’ont pas besoin de surveillance. Même eux prennent de sacrés libertés avec des comportements au-dessus des lois en cette matière.
    (voir par exemple, les décisions radicales de l’IRB lors de la dernière coupe du monde, car ils s’étaient vraiment faits enfler au niveau du droit des images lors de l’avant-dernière coupe du monde de Rugby, notamment par les agences de presse et les journaux on-line)

    Sur le post de Cedric, je suis assez d’accord avec lui.
    J’ajouterais que quand au premier trimestre 2008, comme j’ai pu lire dans les Echos, les revenus publicitaires de Google progressent de 40% alors que toute les groupes de médias s’enfoncent ou marquent le pas au niveau de ces mêmes revenus.
    Il y a un argument pour que vous restiez dans votre métier de technologiste.
    Rien que parce que de l’autre côté de la barrière, personne n’a trouvé de business solution (pas même des sites hypes du genre MySpace et Facebook) pour améliorer l’efficacité de la publicité online.

  29. @ Thierryl

    Soyez plus précis, svp. Expliquez de quoi vous parlez.

    La responsabilité éditoriale des éditeurs en ligne et la non-responsabilité des hébergeurs est définie par la loi (la loi sur la Confiance dans d’économie numérique, ou LCEN). Elle n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes : que l’on a longuement et précisément abordés en son temps sur ce blog et dans bien d’autres, à l’occasion de quelques procès récents retentissants (affaires Fuzz, Wikio, les pipoles, ec.). Avez-vous suivis ces débats ?

    Malgré ces points de débat, qui demeurent au sujet de la LCEN, en quoi la question de la responsabilité éditoriale intervient-elle dans le projet Google qui occupe CE fil de discussion ?

    En quoi la question du droit d’auteur, qui pose problème par ailleurs, intervient-elle dans CE débat ?

    Vous mélangez tout, et vous commentez à tout bout de champs dans tous les fils de discussion simultanément, sans vous documenter et sans rien approfondir. Commencez donc, SVP par les lire les billets disponibles sur tous ces sujets sur ce blog et ailleurs. Car pour l’heure vos interventions permanentes sont brouillonnes et perturbent le fil de discussion par de multiples hors-sujet.

  30. Non mais je pense qu’il y a moult problèmes à considérer par Google, avant d’adopter la solution de Jarvis.
    Je suis désolé de les découvrir au fur et à mesure et que cela donne une impression brouillonne, et que je n’ai pas eu l’heurt d’en avoir discuté avant, avec les bonnes personnes, et au moment exact où il fallait les discuter.

    Sinon, si vous estimez que je poste trop, bah vous n’avez qu’à supprimer les 3 commentaires dans les autres fils où je suis intervenu. Comme cela, il n’y aura que sur ce fil où il y aura mes commentaires.
    Désolé, Narvic, d’arriver comme un cheveu sur la soupe, mais je vous l’ai déjà dit par mail, je ne trouverais pas cela injuste de me voir censurer un peu, en attendant que je calibre mes propos.
    Je n’ai pas cet orgueil là, donc allez-y si vous estimez que cela fait plus cadré, plus propre et plus net, c’est votre espace.

  31. @ Thierryl

    Non, il n’est pas question de censure, car vous avez tenu compte aussitôt de mon message par mail. Je vous en remercie. 😉

    Je me permets juste de souligner que vous commentez beaucoup, très vite et longuement, sur plein de billets en même temps, et que ça ne facilite pas l’approfondissement… 😉

    Bref, j’ai du mal à vous suivre… 🙂

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