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Et si les journalistes n’écrivaient que ce que les lecteurs lisent? [W.I.P.] (++/Pablo Boczkowski)

narvic
Et si les journalistes n’écrivaient que ce que les lecteurs lisent? (W.I.P.) (++/Pablo Boczkowski) – http://blog.slate.fr/labo-jo…
«La rencontre entre offre (choix éditoriaux) et demande (préférences des lecteurs) ne se fait plus», assure Pablo Boczkowski, chercheur américain de l’Université de Northwestern, auteur de Digitizing the News. Innovation in Online Newspaper et de News at Work. Imitation at a Age of Information Abundance. Pour accréditer sa thèse, il a comparé les articles mis en ligne sur le premier écran des pages d’accueil de plusieurs sites d’information généralistes et les articles les plus lus/cliqués par les internautes.

Résultat, un décalage conséquent et, finalement, une superposition minime entre les sujets choisis par les journalistes et ceux plébiscités par l’audience.(…) «Dans tous les cas, les journalistes ont tendance à faire davantage de sujets sur la politique, l’international, et l’économie, quand leurs lecteurs s’intéressent plutôt au sport, à la météo, à l’entertainment et aux meurtres», détaille Pablo Boczkowski.” – narvic

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Je rajoute ici le commentaire que j’ai posté sur W.I.P :

Pablo Boczkowski, qui était récemment l’invité du Social Media Club à Paris, (en vidéo) est en fait encore plus pessimiste que ça sur l’intérêt porté par le public à l’information journalistique.

Selon ses observations, les internautes, très majoritairement, ne se connectent à des sites proposant de l’information que depuis leur lieu de travail, du lundi au vendredi, pour de très très courtes “pauses”, répétées plusieurs fois dans la journée. Ils se contentent en réalité de lire des titres et des résumés. Les sites de portails ou d’agrégateurs leur suffisent très largement.

Ils sont à la recherche uniquement de ce qu’il y a de nouveau par rapport à leur dernière visite. Une information factuelle, neutre et brève leur suffit, qui nourrira leur conversation avec leurs proches.

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