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En ligne, l’info ne paie pas (2)

Après Cédric Motte, sur Chouing média, (j’en parlais hier), Jeff Mignon, sur média café aborde à son tour la question du financement de la production de l’information à l’heure d’internet : “Quel modèle d’affaires pour une presse quotidienne généraliste de qualité et quelle stratégie éditoriale ?”

Il souligne, notamment, plusieurs pistes, assez peu débattues en France pour le moment : le service public, entièrement financé par le contribuable, sur le modèle de la BBC, ou le financement par fondations privées, à l’américaine, elles-mêmes financées par des avantages fiscaux consentis aux entreprises et aux particuliers.

Récemment, François Guillot, sur Internet et Opinion, abordait la même question : “L’affaiblissement de la presse écrite et la question de la production de l’information brute” : “Dans un environnement économique précaire, qui va produire l’information brute ?”

Il renvoyait à un billet de Benoît Raphaël, sur Demain tous journalistes ?, (“La mort des journaux… et d’un certain journalisme?“), que j’avais évoqué ici.

Note : les réflexions de Jeff Mignon renvoient à celles du philosophe allemand Jurgen Habermas (signalée ici en juin dernier), dans une tribune publiée par Le Monde : “Il faut sauver la presse de qualité” (disponible en ligne sur le site Contre Info), qui suggère d’étendre à la presse écrite le système de financement public qui existe déjà pour le service public de la radio et de la télévision, car une presse de qualité est une nécessité pour le bon fonctionnement de la démocratie.

Le débat ne fait que commencer…

2 Comments

  1. Pourtant, vu toutes les aides publiques dont bénéficie la presse, on pourrait parler de financement public sans crainte d’être trop démenti 🙂

  2. Très juste 🙂

    Mais ça n’est pas encore assez, pour éviter l’effondrement en cours de la presse généraliste (chiffre d’affaire en chute de 33% entre 1990 et 2006) !

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