après le journalisme

Droit à l’avortement, ou le problème de l’information sur le net illustré par l’exemple

Que faire face à la désinformation sur le net, qui prend parfois des formes masquées assez sournoises, comme dans cet exemple d’un site consacré à l’information sur l’avortement ?

Censurons et interdisons, en plaçant des verrous un peu partout sur le net, comme nous le propose la logique promue par le gouvernement avec son projet de loi Loppsi ? Labellisons les sites “de journalistes”, seuls à même d’apporter des garanties de fiabilité à l’information diffusée, assurent les journalistes professionnels en mal de crédibilité ?

Il y a une autre stratégie, que je crois nettement plus efficace, vu le fonctionnement d’internet et le rôle qu’y jouent les individus eux-mêmes, quand ils agissent de manière concertée ou auto-organisée.

Avertissement 1 : si vous arrivez sur ce blog par un moteur de recherche, car vous cherchez des informations fiables, des conseils honnêtes ou un soutien personnel sur la question de l’avortement, vous n’allez pas trouver ça ici. Mais plutôt sur ces sites-là, sélectionnés avec soin et recommandés par Gaëlle-Marie Zimmermann, sur le site ZoneZéroGène :

Fil Santé jeunes : forums, écoutants, FAQ, ligne téléphoniques, permanence… Toutes les infos sur la sexualité, la contraception, l’IVG sont ici.
Le planning familial : pour trouver les coordonnées de contact dans votre département, entrez votre code postal dans le cadre tout en haut à gauche.
Résumé des dispositifs en place chez Doctissimo
IVG : le guide pour les femmes majeures édité par le ministère de la santé
IVG : le guide pour les femmes mineures édité par le ministère de la santé (les dispositions ne sont pas les mêmes)

Histoire, luttes pour le droit des femmes, contraception, IVG :
Une petite chronologie
Synthèse publiée par la LMDE

Associations :
Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception

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Avertissement 2 : Que les choses soient claires, je n’ai aucun avis personnel sur le bien fondé, ou pas, pour une femme à recourir à l’avortement si elle l’estime nécessaire. Cette décision appartient aux femmes. C’est le choix de chaque femme concernée, individuellement. Je peux en revanche apporter, si on me le demande, des informations (comme je viens de le faire ci-dessus), ou bien proposer mon soutien (comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire dans le passé). Surtout, je peux apporter mon concours de citoyen pour contribuer à la garantie de ce droit des femmes à leur libre choix, que certains cherchent toujours à remettre en cause aujourd’hui.

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Mon premier avertissement préalable pourrait paraître inutile ou hors sujet vu que l’objet de ce billet n’est pas de donner ici des informations sur l’avortement, mais de traiter de certaines difficultés que représente aujourd’hui l’ambition de vouloir s’informer sur le net, s’informer sur la question de l’avortement nous en fournissant, justement, un excellent exemple.

Bon nombre de gens cherchent en effet leur information sur le net par des moteurs de recherche, or ces derniers présentent certains défauts: tout d’abord la pertinence de leurs réponses est tout sauf établie (et il est fort vraisemblable que Google renverra vers mon billet des gens qui cherchent vraiment à s’informer sur l’avortement), mais surtout la fiabilité et l’honnêteté des informations qui se trouvent sur les sites vers lesquels nous renvoient ces moteurs n’est pas du tout garantie.

C’est exactement ce que démontre Gaëlle-Marie Zimmermann dans son billet sur ZoneZéroGène : IVG : ne vous laissez pas voler votre droit au choix !

Considérez en effet cette capture d’écran de la page d’accueil de ce site actuellement en ligne (une image que j’ai honteusement repiquée à Fabrice Epelboin, sur ReadWriteWeb, qui traite lui-aussi de la question : Droit à l’avortement : les pro life à l’assaut de l’internet Français) :

Que tout cela semble sérieux, rassurant et présenter des garanties (le numéro d’appel est celui d’un “centre national”, le site propose – apparemment – une “documentation médicale”)… Mais attention, il y a tromperie sur la marchandise !

Gaëlle-Marie Zimmermann :

Les propos tenus par ce site sont orientés. Mais au-delà même du parti pris (c’est leur droit), le choix a été clairement fait de ne fournir que des informations mettant en lumière les risques, dangers et conséquences négatives de l’avortement. Par ailleurs, et ce de façon plus ou moins subtile, la rédaction des textes est élaborée de façon à présenter une réalité audacieusement édulcorée, qui nie les implications matérielles, émotionnelles et sociales de la situation de détresse consécutive à une grossesse non désirée. Tout est fait pour décourager le recours à l’IVG, et ce de manière très aboutie, même si cela signifie tronquer les informations et les diffuser incomplètes.

Et cette astucieuse combinaison de contenu et de ton ne sous-tend pas simplement la défense d’une conviction (“non à l’avortement”), mais le conseil à des femmes en situation de détresse. Nous ne sommes donc pas sur un site de pur contenu, dont nous pourrions discuter les convictions sans conséquences pratiques immédiates, mais sur un espace d’accueil (et d’écoutants) qui va très concrètement se proposer d’informer et de conseiller des femmes en réelle interrogation sur l’opportunité d’une IVG lorsqu’elles sont en situation de grossesse non désirée.

Sous couvert d’écoute et de conseil, le site fournit donc sciemment des informations parcellaires qui vident le mot « choix » de son sens. (…)

Gaëlle-Marie Zimmermann a poursuivi l’enquête en interrogeant le numéro vert indiqué, avec les résultats édifiants dont elle témoigne sur le manque total de sérieux des réponses obtenues.

La démonstration est claire : ce site n’est pas ce qu’il annonce, il avance masqué pour délivrer en réalité un message militant. Si la liberté d’expression ne saurait être contestée, même pour les militants d’une telle mauvaise (selon moi) cause, rien ne justifie en revanche de le faire sournoisement, en trompant ses lecteurs sur ses véritables objectifs. D’autant plus quand ces lecteurs peuvent être des femmes en détresse cherchant une écoute et des conseils face à une décision intime particulièrement difficile.

Une démarche de journaliste

La démarche de Gaëlle-Marie Zimmermann devient plus intéressante encore (et en rapport avec les thèmes habituellement évoqués sur ce blog) dans son second temps, après cette première démarche d’enquête personnelle et de vérification, puis de dénonciation, qui relève exactement du journalisme, même s’il n’est pas fait dans un cadre professionnel.

Dans un second billet, publié cette fois sur son propre blog, “Le Journal d’une peste, incorrecte, décalée et grincheuse”, la peste lance en effet une initiative intéressante de contre-désinformation (et la contre-désinformation, c’est tout simplement… de l’information) : IVG : après le coup de gueule, un peu d’action..

Un site d’information objective sur l’IVG

Le site dont nous parlons ayant acquis les noms de domaines ivg.net et sos-ivg.com, la Peste a donc fait l’acquisition des noms de domaine proches, qui étaient disponibles, sos-ivg.fr et sos-ivg.net, avec cet objectif :

Je donnerai sobrement sur le site des infos légales en matière d’IVG, et informerai les lectrices sur leurs droits. Je n’entrerai jamais dans un débat d’idées relatif à l’IVG et ne vise pas un contenu rédactionnel volumineux. Je me contenterai de fournir des informations pragmatiques et de mettre à disposition immédiate les liens d’organismes compétents habilités à les informer, les conseiller et les soutenir dans leur choix quel qu’il soit.

Et à nous tous, désormais, de travailler avec les moyens dont nous disposons… pour améliorer le référencement de ce site d’informations objectives, actualité et liens utiles, sur l’interruption volontaire de grossesse (ou IVG), pour que ce soit celui-ci plutôt que l’autre que consulte une femme en quête d’information et de conseils sur l’avortement et qui mène sa recherche sur un moteur du net.

L’accès à l’information, c’est d’abord des liens

La première leçon que je tire de cette histoire, c’est qu’une part très importante de la bataille pour une information de qualité sur internet se joue sur le terrain des moteurs de recherche, avant même d’arriver sur des sites d’information. Un site d’information, aussi bien fait soit-il, ça ne suffit pas, dès lors qu’il est mis en concurrence frontale sur internet avec des formes aussi subtiles et sournoises de désinformation. C’est sur le terrain de l’accès à l’information, que se joue désormais la bataille de l’information.

La seconde leçon, c’est que nous pouvons faire quelque chose dans ce domaine, nous, c’est à dire nous tous. L’accès à l’information, c’est d’abord des liens. Ceux qui mènent directement de mon blog vers http://www.sos-ivg.fr/, mais aussi ceux qui y mènent depuis vos blogs (Un petit lien sur un blog, c’est aussi simple que ça. 😉), vos comptes Twitter et toutes les formes de “placement de liens” qui sont référencées par les moteurs de recherche. Car, à un second niveau, les liens que nous plaçons tracent un chemin indirect vers les contenus que nous estimons valables, fiables et pertinents, à travers leur référencement par les moteurs de recherche.

J’ai déjà longuement évoqué le sujet sur ce blog : La stratégie des fous à lier : les enjeux du journalisme de liens. Google représente aujourd’hui une porte d’accès fondamentale à l’information sur le web (avec toutes ses insuffisances en terme de pertinence et de fiabilité), mais il le fait en tenant compte des liens placés, partout sur le web, vers les contenus qu’il propose dans ses pages de recherche. Et qui place ces liens, sinon nous ?

Cette seconde leçon a une portée extrêmement générale quant à l’information sur le web : c’est à nous, les internautes de jouer notre rôle dans l’organisation de l’information sur le web, collectivement, de manière auto-organisée. C’est le web dans son entier qui est “une machine sociale à hiérarchiser l’information” (octobre 2008, sur novövision).

C’est à mon sens la forme la plus efficace, face aux alternatives qui nous sont proposées : la chasse générale aux contenus (version Loppsi), qui, pour une efficacité très pauvre, nous demande de très gros sacrifices quant à la liberté d’expression et au droit au respect de la vie privée, ou bien la labellisation des sites “autorisés” (mais qui labellise, sur quels critères ?), cf. Comment les pros de l’info tentent un hold up sur l’internet.

20 Comments

  1. ils sont actifs et réactifs les pro-life ! ce matin, je trouve un commentaire sur mon post de soutien à La peste une vidéo anti IVG… Adepte de ton principe du blog comme jardin terrasse avec vue sur le monde, je l’ai effacée, elle n’avait rien à faire dans mon jardin 🙂

  2. Au-delà du fait qu’en général la désinformation sur n’importe quel sujet est soutenue par d’importants moyens humains, techniques et financiers alors que la contre-désinformation reste l’oeuvre d’individus isolés, ce qui fausse la compétition sauf à mobiliser pour la contre-désinformation des personnes dont les mobiles sont rarement homogènes et dont l’action commune est donc facilement suspecte (sauf le “NON !” de la rue, simple et efficace), je vois dans ce cas précis un risque de critique de parasitisme vu la proximité des noms de domaine et la similarité des thèmes.

  3. @ Laure

    Le lien vers cette vidéo est posté un peu partout depuis hier dans les blogs qui parlent du billet de la Peste. J’y ai eu droit aussi, et j’ai fait comme toi. :o)

    @ Szarah

    Je ne suis pas sûr que se serait très adroit pour le site anti-IVG de porter l’affaire en justice. Ça pourrait donner lieu en tout cas à un intéressant débat juridique sur le thème parasitisme contre désinformation. B-) Et si ça arrivait, j’irai sans hésiter de ma contribution perso pour les frais de justice.

  4. Je ne suis pas sûr que se serait très adroit pour le site anti-IVG de porter l’affaire en justice. Ça pourrait donner lieu en tout cas à un intéressant débat juridique sur le thème parasitisme contre désinformation. Et si ça arrivait, j’irai sans hésiter de ma contribution perso pour les frais de justice.

    Au risque de vous décevoir, je vous dirai qu’il est fort peu probable qu’un débat de ce type ait lieu sur base d’une plainte pour parasitisme : tenter de légitimer le parasitisme n’est pas rare, c’est considéré comme une tentative de diversion, un hors-sujet, une manoeuvre, quelque chose à la limite du “téméraire et vexatoire” 🙂

    Dans ma boule de cristal, je vois le .com réclamer le .fr et le .net et les obtenir gratos sans l’ombre d’un souci (“sans même férir un coup en justice” haha). Cette boule étant notoirement boguée, tout reste cependant possible.

    Ceci dit, imaginez que quelqu’un qui vous considère comme désinformateur (ou qui prétend vous considérer comme tel) s’offre un novovision.sz et mène campagne au nom de la contre-désinformation …
    A mon avis, l’affaire est pliée d’avance.

    Mais vous avez raison : la confrontation serait intéressante.
    Je n’y mettrais cependant des sous qu’à condition de pouvoir parier sur le vainqueur, à l’anglaise 🙂

  5. @Szarah : en l’espèce, les éléments constitutifs du délit de parasitisme ne semblent pas réunis. 🙂 Je ne pense donc pas que quoi que ce soit s’avère plié d’avance.

    Mais je prendrai attache auprès de mon conseil pour que nous en discutions tranquillement. Et nous étudierons soigneusement la jurisprudence en la matière… Il me semble, à froid, qu’on se situe là dans le cadre du régime général de la responsabilité civile du 1382 et 1383, non ? Bon, d’accord, à la différence de la contrefaçon, la qualité pour agir est élargie, je le reconnais, ce qui ouvre bien des possibilités (intérêt à agir, qualité pour agir, ennuyeuses notions n’intéressant pas les non-juristes, je ne m’étendrai pas là-dessus) 🙂 Et bon, ok, situation concurrentielle n’est pas exigée (à l’opposé de l’action en concurrence déloyale…) 🙂 Oui, action très largement ouverte, il y a de quoi faire 😉

    Mais tout ceci reste à ce stade très aléatoire. De plus, je ne vois nulle part de reprise fautive de l’idée d’un tiers : mon objectif n’est pas, comme ce site, de conseiller et d’écouter, je ne m’intitule pas “centre national d’écoute”, je fournis de l’info neutre et je renvoie vers des liens sur ma colonne latérale : aucune confusion possible 🙂 Et les sites d’infos sur l’IVG sont légion sur le web ! Si on devait tous les attaquer en justice…

    Soyons lucides par ailleurs : ne pas acheter les différentes extensions d’un nom de domaine était leur choix. Ces gens auraient pu acquérir les .net et .fr en 5 minutes. Et je ne commets aucun délit puisque je ne cherche pas à à profiter de la réputation de ces gens, ni de leurs investissements. Je ne créé pas non plus de confusion. Je n’utilise pas leur réputation. Je ne détourne aucun investissement. Je ne profite pas de leur travail intellectuel, et je ne m’approprie pas leur réputation (tous éléments pris en compte dans la qualification du délit de parasitisme, non ? Enfin je peux être légèrement rouillée, depuis deux ans que j’ai lâché mes Dalloz pour écrire sur le sexe…).

    Mais bon, tout ce que je fais, c’est du référencement en accord avec le contenu de mon site, et attention, je ne suis pas dans le cadre du bon vieux webmaster de Mme de Panafieu qui avait truffé le site de cette dernière de meta-tags concernant Pamela Anderson… Petit farceur ! 🙂 Ce qui a eu pour conséquence de référencer à mort Mme de Panafieu sur les recherches destinées à Pamela Anderson.

    Le meta-tag, invisible (inséré dans le code du site) peut tromper l’internaute et porter sur des marques protégées, augmentant le trafic d’un site au détriment de ses concurrents : on met en cause ici l’utilisation de meta-tags sans rapport avec le contenu du site. Et là, on est dans le cadre du délit de contrefaçon… Le fameux “likelihood of confusion” de la jurisprudence américaine.

    Voilà voilà, tout ça n’est plus forcément frais dans mon esprit fatigué à cet heure, et il faut que je réactualise, notamment au niveau de l’actualité jurisprudentielle, mais bon, je me réjouis d’y réfléchir plus avant 😉

    Et puis n’oublions pas que pour engager ma responsabilité, il faut prouver non seulement le préjudice et le fait générateur mais également le lien de causalité (je crois me souvenir qu’on voit ça en première année, quand on frétille encore des tous premier frôlements entre nos doigts et le Code Civil…;) )

    Au final, désolée de ce message un peu fouillis, je l’ai rédigé en vitesse et sans mes Dalloz sous le nez… Mais vraiment, je ne vois rien de plié d’avance… Enfin, le cas peut s’avérer plaisant.

  6. @ Gaëlle-Marie

    Désolée d’avoir provoqué ces recherches.
    J’imagine le pensum …

    Mes craintes exprimées relèvent d’une forme d’exagération : la dramatisation propre à provoquer les échanges quand ils manquent, à les tendre et à les rendre intéressants en évitant le coeur du sujet (qui sera de toute façon traité ailleurs).
    C’est un artifice de commentateur : on met le focus sur l’exemple cité par l’article plutôt que sur l’objet de cet article.
    Cela se produit quand l’exemple mérite une attention aussi soutenue que l’objet (en l’occurence, le pouvoir de contre-désinformation des réseaux sociaux).

    On dira que je n’ai rien dit, que tout ira bien et que wait and see dans la sérénité. Après tout, c’est dimanche ! 🙂

  7. Mais non, aucune raison d’être désolée !!! 🙂 Bien au contraire ! Et vous avez bien raison quand vous dites que le focus mis sur certains aspects provoque l’échange : je trouve ça très bien. Vous avez soulevé un point plus que pertinent, à mon sens.

    J’ai répondu avec plaisir et sans que ce ne soit un pensum, vraiment pas ! Et je n’ai pas poussé les recherches parce qu’il était tard mais votre commentaire me semblait vraiment très intéressant. Sinon je n’aurais pas répondu 😉 Et je suis vraiment contente que ces échanges aient lieu sous ce support précisément, chez Narvic : ici, au moins, on a envie de réagir parce que le débat se situe à un niveau qui dépasse les polémiques maintes fois rebattues.

    Et une chose est sûre : je vais me montrer très vigilante sur les aspects potentiellement “parasitaires” de ma démarche. Mais nous serons deux juristes sur le site puisqu’un deuxième, spécialisé en droit de la responsabilité médicale, me rejoint pour gérer le contenu. Nos spécialités étant complémentaires, nous veillerons au grain 🙂 Merci pour cet échange en tous cas…

  8. @ Gaëlle-Marie

    Tout va donc pour le mieux …
    Permettez-moi d’attirer votre attention sur un détail technique : le .fr et le .net présentent le même contenu et ce duplicate content pourrait pénaliser leur référencement. Google n’apprécie pas la répétition. Il vaudrait mieux installer une redirection de l’un des sites vers celui que vous préférez voir le plus visité (et ceci augmentera son impact).

    Cordialement

  9. Mais oui, tout à fait, vous avez entièrement raison !!! Bon sang, ça c’est pas malin, alors que je fais tout un remue-ménage pour faire mon référencement !

    Je m’étais donc trompée au départ, en effet : j’ai mis sur pied mon truc tellement vite que j’avais fait pointer simultanément les 2 noms de domaine sur le répertoire contenant les fichiers wordpress. Je viens donc de foncer faire la modif : du coup, j’ai laissé le .net pointer sur le répertoire et là je viens de rediriger le .fr vers le .net, en décochant la redirection par frame pour que seule l’adresse de redirection soit visible.

    Merci à vous 🙂

  10. Pour info :

    Le commentaire de Polydamas du 31 janvier à 15h59 a rejoint, comme il m’y invite lui-même, l’oubliette aux trolls.

  11. Ce qui ne m’étonne guère de la part des brillants démocrates que vous êtes, chérissant la liberté d’expression…
    Mais quelle blague.

  12. Le problème n’est pas tant les résultats de moteurs de recherche (surtout à une époque où l’on passe de moins en moins par eux pour accéder aux contenus : liens sociaux aidant) que de faciliter la contextualisation de ce à quoi on accède. Avec l’amoindrissement de la force des moteurs de recherche (par rapport aux sites sociaux), sommes-nous encore en mesure de collectivement organiser quelque chose ? Avec des outils de pur consultation – type iPad -quelles actions pouvons-nous encore avoir sur les contenus ? Oui, nous hiérarchisons l’information, mais tous les outils ne sont pas Google et tous n’utilisent pas cette hiérarchisation (sans compter qu’elle peut aussi porter ses erreurs, comme le dit très bien danah boyd.

    Cela signifie à la fois :
    – un besoin d’éducation aux médias : quels sont les signes à décrypter sur un site ? quels sont les vérifications à faire ? Comment me sont-elles immédiatement disponibles ? Et on voit qu’avec de la professionnalisation, comme c’est le cas sur le site en question, ce décryptage syntaxique et lexical devient difficile.

    – un besoin d’outils de validation : avoir de bons plug-in, de bons outils pour m’aider à analyser un contenu auquel j’accède… Et là, on voit bien qu’il y a un champ à défricher pour faire remonter plus lisiblement la politique de confidentialité d’un site auquel j’accède, son page rank, ce qui se dit de lui (à la manière des citations de livres dans Google Books…)…

  13. @ troll de 1ére classe

    Je vois qu’on n’a pas bien lu le règlement intérieur apposé à l’entrée de la maison : ici, ce n’est pas le lieu de TA libre expression, dès lors que tu te comportes comme un troll qui vient chier sur ma moquette. Tu n’es pas ici dans la rue, mais dans mon salon. Les commentaires ne te sont pas ouverts ici pour raconter ce qui te chantes, mais pour engager une conversation, ce qui n’est manifestement pas ce que tu fais ici. Si la déco ou l’accueil ne te conviennent pas, et bien tu sors. C’est aussi simple que ça. Et va donc t’exprimer librement sur ton propre blog, si tu en as un. Promis, je ne viendrai pas te déranger là-bas. 😛

  14. Ben le souci, c’est que tu parles d’un truc dont tu refuses de voir tous les aspects.

    Et je ne me comporte absolument pas comme un troll, on pourrait me qualifier de tel si je ne traitais pas du sujet. Tout le contraire de ce que je fais. Dis plutôt que tu n’acceptes pas qu’on puisse avoir un avis différent et l’exprimer ici. Ça sera plus proche de la vérité.
    Quant à engager la conversation, pas de problèmes, je peux engager la conversation avec qui tu veux sur ce sujet, c’est juste que personne, et toi encore moins que les autres, n’est prêt à entendre un seul de mes arguments, dont notamment celui que l’avortement est un traumatisme dont le planning ne parle quasiment jamais, et que les syndromes post-abortifs sont ravageurs.
    Toutes choses que le centre que tu condamnes dans ton billet doit certainement rappeler. Mais zut alors, il doit certainement privilégier la vérité à l’idéologie, rien d’autre que des fascistes, donc.

  15. Écrire ça, par exemple :

    c’est juste que personne, et toi encore moins que les autres, n’est prêt à entendre un seul de mes arguments, dont notamment celui que l’avortement est un traumatisme dont le planning ne parle quasiment jamais, et que les syndromes post-abortifs sont ravageurs.

    Ce n’est certainement pas engager la conversation, c’est juste se comporter exactement comme un troll !

    1/ M’imputer pour commencer un avis ou une opinion que je n’ai jamais formulée nulle part et qui sort donc purement de ton propre imaginaire que tu projettes sur les autres.

    2/ Pour ajouter immédiatement ensuite une soi-disant vérité, que l’on ne voudrait pas voir, alors qu’il ne s’agit tout simplement que de quelque chose de faux. De deux choses l’une : ou tu es de mauvaise foi, ou bien tu n’as jamais mis les pieds au planning familial, et tu ne sais pas de quoi tu parles. Et il m’indiffèrent totalement de savoir quelle est la bonne réponse parmi les deux. 😛

    Je laisse ce trollage pour l’exemple. Mais je n’ai aucune intention d’engager une conversation ici dans ces conditions.

  16. Le commentaire du 2 février 20:17, par fdsgff

    a été impitoyablement censuré. :->

    Motif : (conformément au règlement intérieur) troll se dissimulant derrière une fausse adresse mail.

  17. @ Hubert

    Cette petite expérimentation collective de promotion d’un “site ami” ne résout pas le fond du problème, j’en suis conscient. L’enjeu est bien celui de l’éducation aux médias.

    Sur ce plan, il me semble que nous sommes confrontés à un “nouveau” problème avec la massification du Web. Des formes de régulation se sont mises en place, à l’usage et par apprentissage, dans ce Web des early adopters. Tout cela est-il transmissible aux nouveaux arrivants, qui vont s’acclimater et adopter peu à peu ces usages, permettant à ces régulations de se “rétablir” après une période une peu chahutée d’adaptation ? Ou bien la massification remet en cause fondamentalement ce système et le fait exploser ?

  18. J’aurais tendance à dire qu’on n’a pas le choix. Soit on change les règles (ACTA, Loppsi, Hadopi, modèles venant de la téléphonie…) soit tout le monde s’adapte aux règles existantes. Certains sont visiblement en train de choisir pour nous. 😉

  19. Qu’est-ce que ça peut vous faire ?
    Vous voulez interdire aux gens qui ne pensent pas comme vous de s’exprimer, d’utiliser les mêmes moyens que ceux qui ne pensent pas comme eux, d’avoir à leur disposition des moyens de communication qui vous embêtent, juste parce que ce n’est pas ce que vous pensez ??

    Tiens, mon petit doigt me dit qu’ils pensent exactement la même chose de sites pro-IGV.

    Alors, quelle démocratie voulez-vous bien accepter ? Celle où la liberté d’expression n’est pas la même pour tout le monde ?

    Remettez-vous en cause dans votre suffisance, vous êtes tellement sûrs de votre fait que vous ne réfléchissez même plus à vos propos et à votre comportement.

  20. @ Yves

    Je vois surtout que vous vous gardez bien de répondre au sujet lui-même de ce billet, en nous parlant d’autre chose pour noyer le poisson : est-il tolérable qu’un site militant pour une cause – quelle qu’elle soit, mais celle-ci me tient, personnellement, à cœur – avance masqué, en se dissimulant sous une apparence trompeuse, pour induire en erreur sur ses motivations des internautes arrivés sur ce site en cherchant autre chose ? Je vois que cette question sur l’honnêteté des moyens mis en œuvre par ce site ne vous trouble pas plus que ça. Alors allez donner vos leçons de morale ailleurs, SVP. (Ce message ne demande pas de réponse)

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