sur le web

Deux ou trois choses au sujet de friendfeed…

J’avais pas dit que je reviendrais peut-être ici de temps en temps ? Voilà une occasion. :o)

Et puis, j’avais pas dit que, de toute façon, je restais en ligne ? 😛

Je ne quitte pas les réseaux, je me replie à l’intérieur.

C’est justement de ça dont je voulais dire un mot ou deux…

On sentait monter la pression depuis quelques semaines déjà… Mais depuis 48 heures, c’est une petite explosion, qui semble avoir commencé quelque part… par là :

Depuis, ça chauffe un peu sur Twitter à ce sujet…

… et on s’interroge…

… dans les réseaux sociaux…

… et dans les blogs…

Eric Mainville (Crise dans les médias) : Faut-il migrer de Twitter vers Friendfeed?

Buzz mode d’emploi : Le “boom” Friendfeed: buzz éphémère ou véritable engouement?

… on conceptualise ;-)…

Nicolas Voisin (Nuesblog) : #FriendFeed : vers le socialmedia ‘triple play’ ?

… on compare…

Nicolas Gosset : Twitter et Friendfeed, un exemple pour comparer

… et on explique…

Stanislas Jourdan (Tête de quenelle !) : 10 trucs à savoir pour bien démarrer sur FriendFeed

Qu’est-ce que friendfeed ?

Mais à lire ces flots de billets et de commentaires qui se déversent actuellement sur le web, je vois bien que certains ont du mal à comprendre de quoi il s’agit, à quoi ça sert et comment ça fonctionne.

Faut dire que l’affaire est partie du mauvais pied avec la mise en parallèle, voire en concurrence, de friendfeed avec Twitter, alors qu’en réalité, il ne s’agit pas exactement de ça.

Un Twitter… en mieux 😉

C’est vrai qu’au premier abord, les services se ressemblent, mais au deuxième rabord, friendfeed fait plus (et mieux), et surtout – on va voir ensuite – il fait bien autres choses…

Suivez la conversation…

friendfeed comme Twitter sont donc bien des messageries, qui permettent aux gens qui sont abonnés les uns aux autres d’échanger des messages. Sauf que contrairement à Twitter, friendfeed ne limite pas les messages à 140 caractères, et surtout il ne disperse pas les messages d’une même conversation : friendfeed les rassemble en un seul fil comme sur cette capture d’écran (ou dans les deux exemples dynamiques postés plus haut). Le confort de lecture est incomparablement meilleur.

friendfeed est aussi bien plus puissant que Twitter pour filtrer les flots de messages que l’on reçoit. C’est, il est vrai, un peu difficile à paramétrer pour les débutants, mais on trouve facilement sur friendfeed des “anciens” qui vous donnent des trucs (et pour ça, plus de 140 caractères, c’est indispensable…).

Qu’est-ce qu’un “lifestream” ?

Mais là où friendfeed devient différent par sa nature de Twitter, c’est qu’il s’agit d’un service de “lifestream”, comme on dit, c’est à dire qu’il permet d’agréger en un même endroit un certain nombre d’activités que vous avez en différents endroits d’internet. Twitter permet de faire ça un peu, mais n’étant pas conçu pour, il le fait mal. :o)

Agrégez toutes vos vies en une seule…

Je prends mon exemple perso (je le connais assez bien…). Voilà comment se présente mon “profil” sur friendfeed : les logos qui apparaissent indiquent tous mes flux personnels en ligne que j’ai agrégés. On trouve dans l’ordre mon fil Twitter, le flux RSS des billets de novövision, mes dernières photos mises à jour sur Flickr, les derniers billets de blogs que j’ai signalés sur ma liste de partage Google Reader et les liens que j’ai sauvegardés sur Delicious.

… et suivez celles des autres au même endroit

En miroir, vous avez accès à tous les flux divers de vos “amis” sur friendfeed. Ainsi, sur cette capture d’écran, se suivent un lien posté sur Wikio ou sur Delicious par les uns, un mini message posté par les autres sur Posterous, ou sur Twitter.

Et vous pouvez, bien entendu, commenter ce que disent vos amis sur place, ou “partager”, c’est à dire rediffuser leur message à votre tour presque partout où vous voulez. Pourquoi pas… sur Twitter. :o)

Quand ça devient magique…

Pour ma part, là où friendfeed me bluffe carrément, c’est dans un autre usage encore, dans son association, pour ne pas dire son osmose, avec mon autre joujou préféré : mon agrégateur de flux RSS feedly, qui est devenu quasiment mon navigateur pour le web (cf. Les outils du plombier : feedly, une petite merveille).

Un exemple… Voilà comment m’apparait le billet cité plus haut d’Eric sur Crise dans les médias, quand je le lis grâce à feedly. Vous noterez les petits boutons qui me permettent de signaler immédiatement ce billet dans mon propre réseau (sur Twitter, par mail, sur Delicious, Facebook, Google Reader, friendfeed et Tmblr) :

Mais c’est à la fin de ce billet que ça devient magique :

Ce sont bien les éléments liés à ce billet, signalés par ma propre communauté sur friendfeed (ici le lien posté par Eric sur Delicious pour son propre billet, suivi de commentaires postés sur friendfeed) qui se trouvent publiés ici, et directement commentable, à l’intérieur même de mon agrégateur. On peut retrouver de la même manière qui l’a signalé sur Google reader ou commenté sur Twitter ou Facebook, etc.

Vous comprenez donc pourquoi ça m’intéresse, moi perso, tout égoiste que je suis, que vous soyez tous sur friendfeed ? C’est pour que tout ce que vous commentez sur le net au sujet de mes propres lectures apparaisse là, dans mon feedly ! et que je puisse aussitôt engager des conversations à ce sujet avec vous !! Voilà, c’est ce que j’avais envie de vous dire à propos de friendfeed.

C’est par là que ça se passe

Si vous voulez me trouver là-bas, c’est par ici qu’on y arrive…

View my FriendFeed

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Mise à jour (20h45) :

Finalement, je ferme les commentaires sous ce billet, puisque la conversation à son sujet se déroule désormais… sur friendfeed. :o) ([Notez au passage que cette conversation s’est ouverte quasi “spontanément” sur friendfeed, ce billet étant automatiquement repris dans mon flux grâce aux RSS…)]