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Le Monde : retour à l’effectif de 1995

Anne-Sophie Hojlo, pour le NouvelObs, interroge Alain Faujas, délégué Syndicat national des journalistes (SNJ) au Monde (extrait) :

(noir)(La direction) s’apprête à ruiner la crédibilité éditoriale de notre journal, sans entendre les propositions que nous avons à faire. Le plan conduirait à réduire d’un quart la rédaction. Nous serons donc obligés de faire des impasses, d’aller plus vite, de moins vérifier, de faire davantage de copier-coller de dépêches d’agences. C’est un vrai risque.
Nous demandons que les suppressions d’emploi se fassent sur la base du volontariat, et que le projet de cession des magazines soit abandonné. Il est possible de procéder à d’autres économies par ailleurs.
En tout cas, nous n’acceptons pas ce plan comptable tel qu’il est.

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Mise à jour (20 h00) – et modification du titre du billet : Sandrine Bajos, pour la Tribune, rapporte la réponse intéressante d’Eric Fottorino, le président du directoire du Monde

(noir)Alors que les journalistes s’inquiètent sur les conséquences de ces futurs départs sur la qualité du journal, Eric Fottorino a affirmé qu’il n’était “pas question de céder en exigence” sur le plan éditorial, précisant qu’il y aura des “arbitrages” sur la pagination. “Nous serons toujours plus de journalistes aujourd’hui qu’on ne l’était en 1995 pour un journal qui faisait dix pages de plus”, a-t-il noté. “C’est ma responsabilité de faire en sorte que ce plan ne soit pas un plan d’abaissement du Monde mais au contraire de reconquête, même si au passage, il y a des efforts économiques importants à faire” , a-t-il ajouté, rappelant que Le Monde avait accusé sept exercices consécutifs de pertes. (C’est moi qui souligne)

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Cette vague d’embauche de journalistes sous “l’ère Colombani” était également soulignée ce matin par l’historien du journal Le Monde Patrick Eveno sur une chaîne de télé (j’ai oublié laquelle…). Par ailleurs, aujourd’hui, Patrick Eveno répondait en ligne aux internautes d’Ecran.

Depuis 1995, la rédaction du Monde aurait donc fait 10 pages de moins avec un quart de journalistes en plus ?! Mais qu’ont-il fait de tout ce personnel depuis quinze ans ? Je n’ai pas spécialement remarqué une amélioration remarquable de la qualité sur cette période ! Il y a là un mystère…