la cuisine

Copyright : changement de régime sur novövision

A partir de dorénavant, les billets de novövision changent de régime de protection du droit d’auteur. Ils ne sont plus placés sous licence libre Creative Commons, comme depuis l’origine. Désormais : tous les droits sont réservés.

Le règlement intérieur de ce blog a été modifié :

(bleu)Tous les billets de ce blog sont la propriété exclusive de leur auteur. Toute reproduction (hormis une brève citation en précisant la source et l’auteur) sans l’autorisation expresse de leur auteur est interdite.(/bleu)

(noir)Une autorisation de reproduction pourra être accordée sur simple demande par mail auprès de l’auteur, notamment pour des usages non commerciaux.

(/noir)

La mention “Tous droits réservés” a été ajoutée à tous les billets publiés.

Commentaire : je suis lassé des pratiques que j’ai constatées, consistant à reprendre sur d’autres sites des billets de ce blog, en totalité ou en partie, avec la mention d’un autre auteur que moi et un autre titre que le mien. Ces pratiques étaient déjà des violations de la licence libre, autorisant la reprise de ces billets sous réserve de ne pas modifier le texte et d’en attribuer la paternité à son auteur.

Je n’apprécie pas de devoir rappeler à l’ordre ces blogueurs indélicats. Donc, il faudra me demander désormais à chaque fois, au coup par coup, l’autorisation pour re-publier mes billets ailleurs.

Cette autorisation sera accordée sans difficulté à ceux qui m’en feront la demande par mail, notamment pour des usages non commerciaux, avec mention de la source et de l’auteur.

16 Comments

  1. Les billets qui étaient sous CC doivent le rester, enfin il me semble.

    Pour le reste : voilà encore un effet du vampirisme. On commence par se replier dans sa maison – tu en es là – et puis on pense à nettoyer les environs. Bientôt, tu feras comme moi : pieu et marteau, et no mercy 🙂

  2. @ Szarah et Eric

    Je n’ai pas l’intention de laisser faire ceux qui reprennent mes billets pour mettre leur nom dessus sur leur blog. Et je n’ai pas trouvé d’autre solution… 🙁

    Je serais plutôt adepte de la version américaine du “Fair Use”, qui est plus souple que le droit d’auteur français, avec une marge d’appréciation, en tenant compte d’un usage raisonnable, mais qui permet tout de même de lutter contre les reprises “désagréables”…

    Avec la lutte contre le spam et celle contre les trolls, ça fait un nouveau champs de bataille contre ces formes de pollution du web. Et c’est lassant…

    @ Cowboys

    Non bien sûr : la citation est un droit pour tout le monde et pour tous les contenus. Elle est libre, il n’y a pas besoin d’autorisation (il suffit d’indiquer la source et l’auteur).

    @ Cab

    Merci du lien, je regarde ça… 😉

  3. Quand encore on ne vous engueule pas parce que vous demandez le retrait du texte en question : “vous l’avez mis sur internet alors on peut faire ce qu’on veut !”.

    Pour mémoire, la propriété des écrits comme des autres œuvres, est acquise dès l’origine. De fait hors les exceptions prévues par le code de la propriété intellectuelle, il n’est pas possible de reprendre un contenu sans l’accord de l’auteur.

  4. @ tous

    Tant qu’on est dans les affaires de cuisine de ce blog :

    • vous avez dû remarquer l’apparition d’une captcha pour l’édition des commentaires : cette mesure semble efficace pour endiguer l’invasion de spam sino-japonais dont ce blog était la victime depuis quelques temps… Désolé pour la gêne, mais c’était nécessaire. 🙁

    • J’en profite pour signaler (certains ne le savent pas) que la zone de rédaction des commentaires est re-dimensionnable à volonté. Il suffit de “tirer” avec le pointeur, avec un clic gauche sur la souris, depuis le coin inférieur droit de la boîte de commentaires…

    • certains m’ont signalé des difficultés de fonctionnement du suivi automatique par mail des commentaires (pour ceux qui ont laissé une adresse mail en commentaire). Il semble que ces difficultés soient dues à mon hébergeur.

    Êtes-vous nombreux à rencontrer cette difficulté (c’est à dire à ne pas être averti pas mail d’un nouveau commentaire posté dans un fil de discussion) ?

  5. En même temps ces indélicat violent déjà la licence CC. Qu’est ce que ce changement va apporter ? Ils violeront ton copyright comme ils le violaient avant, et la situation sera la même.

    Par contre tu vas gêner ceux qui reprenaient ton contenu correctement, en faisant attention à la licence.

    Bref, on gêne les gens honnêtes et respectueux. Les autres ne s’encombraient de toutes façons pas d’autorisation.

  6. @ Eric

    J’ai rencontré des difficultés avec certains qui se retranchaient derrière la licence, même s’ils ne la respectaient pas, en faisant valoir que le nom de l’auteur et l’intégrité du texte étaient des conditions de détail de la licence.

    Cette solution m’épargne au moins d’être confronté à ces pinaillages pour obtenir le retrait de ces textes.

    Je suis bien d’accord que c’est dommage d’en arriver là.

  7. Je lis principalement vos articles depuis Google Reader. Votre flux RSS présentent vos articles en entier aussi si j’en ajoute un à ma liste de partage avec Google Reader (qui est une page web) je mets l’article en entier.
    Personnellement je ne suis pas d’accord avec votre idée mais peu importe: il me semble que mettre un flux RSS qui publie l’ensemble de l’article c’est implicitement accepter qu’il soit référencé dans son entier par quelqu’un d’autre. Non ?
    Sinon je fais quoi ? J’ai le droit ou pas de lire vos articles depuis Google Reader ?

  8. Deux remarques en passant:

    Ton titre devrait être droits d’auteur. En effet, si je comprends bien ton commentaire, ton problème principal est celui de l’attribution exacte de tes articles lorsqu’ils sont reproduit. La paternité de l’oeuvre dans le cadre du droit d’auteur fait partie du droit moral. Or le copyright est une notion essentiellement commerciale, qui ne connait peu ou pas le droit moral.
    Et oui une notion telle que le fair use devrait être introduite dans le droit francais.

  9. @ ropib

    Google reader ne transforme ni la signature ni le titre de mes billets pour leur en substituer un autre… 😉

    Je ne suis pas opposé à la diffusion de ces billets ! Mais à ce qu’un autre se les approprie.

    Par ailleurs le flux RSS est un outil, il n’implique aucune autorisation en lui-même. C’est comme un couteau, on peut faire bon ou mauvais usage.

    De plus, les possibilités offertes par les RSS de monter un site entier de republication des contenus d’autrui posent en elles-mêmes un vrai problème. Le problème est plus grave encore quand il y a monétisation de cette audience par la publicité : on passe alors de la captation de trafic à un parasitisme caractérisé. On n’a pas à tolérer à le parasitisme.

    Ce n’est pas parce qu’une technologie rend une chose possible que ça rend cette chose acceptable pour autant, que ça dispense de lutter contre cette chose “contre laquelle on ne peut rien” : il faut plutôt chercher – et trouver – des solutions.

    Je ne souhaite pas en venir à la solution de diffuser un flux RSS tronqué. Mais si de telles pratiques de captation et de parasitisme se développent, j’y aurais recours sans états d’âme.

    Je suis très favorable et même militant pour le développement de l’agrégation libre des liens, mais je suis beaucoup beaucoup plus réservé sur celle de l’agrégation des contenus.

  10. Dans l’idée de capatation il y a aussi l’idée de monopole, simplement ce dernier n’est pas légitimée par la production (après si on fait rentrer les moyens de production dans l’équation…).

    En fait je pense tout le contraire: la technologie ne nous donne pas les moyens de faire ce qui n’a pas été conçu et ce n’est pas parce qu’on n’arrive pas encore à concevoir les moyens d’un partage équitable de l’information qu’il faut forcément empêcher celui-ci. Ca fait des milliers d’années qu’on essaye d’instaurer le capitalisme des idées et si on n’y arrive pas c’est parce que 1) ce n’est pas possible 2) c’est inintéressant. J’ajoute que pour l’isntant j’en suis arrivé plutôt à la conclusion que “publier” c’est rendre public. Ce n’est pas facile parce que ça sous-entend que faire de l’argent est un peu compliqué mais là ça me regarde plus. C’est le problème de l’argent hein… peut-être que ça aussi il faudrait réussir à le dépasser puisqu’il ne s’agit que d’un symbole du mérite qui passe par un service. Si l’argent ne représente plus rien alors il faut changer de modèle. Enfin la remise en question de vieux (mais historiques) processus économiques existe en tous cas et ça ne sert à rien de crier par dessus les toits qu’elle injustifiée (alors que plein de monde la justifie en plus) pour la faire disparaitre.

    En tous cas je ne gagne aucun sous avec vos articles et je suis même persuadé que personne ne cherche à suivre ceux que je conseille de manière générale. Je ne suis pas un concurrent de l’influence web.

  11. @narvic : justement, en parlant de GoogleReader et des flux RSS disponibles en intégralité, l’utilisant pour partager des liens, je voudrais avoir votre avis.

    Quand je partage un article, celui-ci se retrouve en résumé ou en intégralité – selon les options choisies par l’auteur sur son site – , ma seule possibilité étant de commenter l’article partagé. Bien évidemment, chaque article cite l’auteur, le blog/média et inclut un lien vers l’article ainsi que sur la page d’accueil du média – pas cons, les mecs de Google. Pensez-vous que cela puisse déranger réellement des auteurs, ou que cela tombe – comme je le pense – dans la notion américaine du fair use ? Sachant que je n’en tire aucun bénéfice, et que seul l’auteur peut définir si son article sera disponible en intégralité ou non. Bien sûr, cette page n’est elle-même pas référencée sur les moteurs de recherches, et donc inaccessible hors mes lecteurs.

    Mais sur le principe, nous sommes tout à fait d’accord que le journalisme de liens ne doit pas être une vampirisation de l’information – comme beaucoup trop de blogueurs le conçoivent, visiblement, en recopiant à l’infini certains contenus – , mais un outil d’orientation du lecteur vers les sites produisant le contenu jugé intéressant.

  12. @ UnPseudo

    Ok, le titre “copyright” est abusif, puisque ce n’est même pas une notion française. 😉

    Ma démarche vise en effet à protéger le droit moral de l’auteur (respect de l’intégrité de son oeuvre et de l’attribution de paternité) plutôt que les droits patrimoniaux. Quoique je vois mes textes repris par des sites qui affichent de la publicité à côté et cette manière de se faire de l’argent sur mon dos me dérange profondément.

    J’ai choisi d’en venir au droit d’auteur “classique” plutôt qu’une licence libre, car je constate que la licence libre est mal comprise par certains, et qu’elle est même utilisée – avec la plus parfaite mauvaise foi – comme paravent : puisqu’elle autorise la reprise libre, reprenons ! Les conditions de la reprise (paternité, intégrité, utilisation non-commerciale, etc.) ne seraient que des détails secondaires.

    Au fond, la licence libre est utilisée comme justification des détournements, ce qui est une façon de dire qu’elle ne fonctionne pas bien.

    @ ropib

    C’est trop facile de ramener uniquement ce débat à la seule question économique. UnPseudo le signale d’ailleurs, notre droit (et donc notre société) reconnaît deux dimensions bien différentes du droit d’auteur : les droits patrimoniaux (ce à quoi on réduit uniquement la question du droit d’auteur le plus souvent) et c’est bien une question économique, et le droit moral de l’auteur (qui n’est pas économique : puisque ce droit-là est “imprescriptible, inaliénable et incessible”. On ne peut pas faire d’argent avec, puisqu’il ne se vend pas !).

    Je veux bien que le rapport entre l’auteur et l’oeuvre est une question historique qui a beaucoup varié dans le temps : Homère était probablement un “auteur collectif”, et les copistes du Moyen-Âge ne voyaient pas de difficulté à glisser leurs propres commentaires entre les lignes des textes d’Aristote qu’ils recopiaient, sans éprouver le besoin de signaler leur “contribution”.

    A l’époque moderne, le regard que nous portons sur le rapport entre l’auteur et l’oeuvre est tout autre. Il entraîne des conditions impératives : le respect de la volonté de l’auteur qui s’exprime dans son oeuvre, le respect de l’intégrité de cette oeuvre et le respect de son attribution de paternité. Et tout ça, pour des raisons qui ne sont pas économiques : c’est notre société qui estime qu’une oeuvre ne peut être totalement comprise qu’en prenant en compte la personnalité de son auteur (les conditions sociales, historiques, psychologiques, etc. dans lesquelles il l’a créée), et qu’une oeuvre d’un auteur doit aussi s’apprécier au regard des autres oeuvres qu’il a produites. C’est tout le débat sur l’approche critique de l’auteur et de l’oeuvre en littérature, entre critique interne et critique externe.

    Il y a une dimension de responsabilité éditoriale aussi, qui a été transcrite dans le droit et qui fait d’un auteur le responsable de son expression publique.

    Quoiqu’il en soit, notre société établit un lien entre l’auteur et son oeuvre qui ne doit pas être rompu et qui doit rester traçable.

    Et vous voyez bien qu’on a même pas encore abordé la question économique… 😉

    @ Moktarama

    Sur Google Reader : l’agrégation de contenus sur le poste utilisateur pour faciliter la lecture ne me semble pas poser de problème particulier. Ça commence à se compliquer un peu quand on partage ses listes de lecture en “texte intégral”. Si le fil n’est pas rompu avec l’auteur et le contexte où est publié le texte, permettant au lecteur d’y “remonter” à tout moment (ce qui est indispensable pour évaluer la crédibilité, pour tout simplement vérifier, pour comprendre “dans son contexte”, et aussi pour faire jouer la responsabilité éditoriale si nécessaire), ça reste acceptable.

    Sur le journalisme de lien : on est là dans une démarche très différente. L’agrégation de liens est une logique qui va dans une toute autre direction que celle de l’agrégation de contenus. Le texte n’est pas déplacé, il n’est jamais sorti de son contexte : ce qui est diffusé, c’est uniquement un chemin d’accès.

    Voilà pourquoi je milite pour le développement de l’échange de liens, mais pas plus que ça pour la duplication à l’infini des contenus détachés de leur contexte.

  13. Quoiqu’il en soit, notre société établit un lien entre l’auteur et son oeuvre qui ne doit pas être rompu et qui doit rester traçable.

    Tout est là… je ne vois pas bien ce qui devrait être sacré. Après franchement, personnellement, je fais partie de la société et j’ai envie d’être cité, qu’on reconnaisse que je suis l’auteur de ce que je raconte. Mais j’essaye d’être objectif en voulant considérer qu’il s’agit de sentiments et que parfois il faut trouver un moyen de se contrôler un peu.

    Et vous voyez bien qu’on a même pas encore abordé la question économique…

    Je ne vois pas bien non. Il n’y a certes pas utilisation du symbole de l’argent mais il s’agit quand même d’économie. Enfin rien dans mon commentaire n’est grave et vous avez bien raison de faire valoir vos droits.

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