sur le web

Comprendre le net pour s’y adapter… (Revue de liens : édition du 05/02/09/

Dans mon agrégateur cette semaine (en fait, depuis 15 jours 😛 )…

Ma revue de l’actualité du web reste largement dans le ton des éditions précédentes (dernière édition le 20/01/09)…

La presse traditionnelle agonise et la presse en ligne ne trouve toujours pas ses marques (elle ne cesse d’ailleurs de dériver vers la course à l’audience et le nivellement par le bas). Les Etats généraux de la presse n’ont pas convaincu, en ne proposant aucune solution réellement de fond.

Certains continuent pourtant d’innover, et tentent de réinventer le journalisme face à de nouvelles concurrences qui se développent sur le net.

Assez marquée ces dernières semaines, une autre approche se développe : essayer de comprendre ce que le net change en profondeur dans nos pratiques, pour essayer de s’y adapter. Les angles d’attaque sont multiples : la question générationnelle, l’approche technologique, cognitive, ou pratique… Et le pavé dans la mare de la semaine, sous le clavier d’Emmanuel Parody : la question sociale…

(noir)“Internet est l’instrument de la revanche des classes moyennes qui voient s’éloigner les perspectives de progression sociale.”

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Un presse qui agonise

Du côté des médias “traditionnels” la situation ne cesse de se dégrader. La situation économique de la presse papier est de plus en plus fragile : après les quotidiens, ce sont les magazines, plutôt épargnés jusque là, qui passent dans le rouge.

Mais la questions n’est pas qu’économique : la relation journalistes/lecteurs se dégrade elle-aussi, et le niveau de qualité des “produits journalistiques” doit d’ailleurs être remis en cause.

Dans une intéressante tribune, le journaliste Paul Moreira indique d’ailleurs quelques pistes pour reconstruire cette crédibilité : moins de journalisme d’opinion et d’éditoriaux, et plus d’enquêtes et de reportage. Pour lui, le journalisme d’investigation n’est pas mort, et il peut même trouver sa place en ligne.

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Les ventes des magazines ont été très mauvaises à la fin de l’année 2008

(Le Monde) “Net décrochage” depuis octobre de la vente des magazines en France, et même “effondrement” pour les journaux d’annonces aux particuliers. Tous les secteurs sont touchés (notamment les magazines féminins et TV). Les news résistent et le people progresse.

Journalistes, auditeurs, lecteurs : le fossé se creuse ?

(ProfileNews) Témoignage intéressant, au sujet des réactions au retour médiatique bien programmé de Jean-Marie Messier : “On savait les Français méfiants vis-à-vis des médias mais je n’imaginais pas que le fossé puisse être si grand.” // “Les médias restent la base de son information, mais ne sont plus et ne font plus l’Information. ”

Reconnaître l’écriture rumorale, véhicule du “marketing par le ragot”

(Adverbe.com) (via Richard Peirano) “Axel Gryspeerdt, professeur de communication à l’Université catholique de Louvain, en Belgique, analyse le rôle que joue la presse dans la propagation des rumeurs.” Sources non identifiées, flou et imprécision, abus du conditionnel, abus de détails insignifiants, formulation ouvertes laissant le champs à la supputation : petite liste des techniques utilisées par les journalistes pour habiller sous le voile de l’information ce qui n’est rien d’autre qu’une rumeur.

Paul Moreira : La liberté d’informer en question

(Fluctuat.net) (via Agnès Maillard) Interview du journaliste Paul Moreira : “Si la presse perd son rôle de “monitor”, de surveillance et de questionnement du pouvoir, elle perd sa nécessité. Pour cela, il faut de l’enquête et des reportages. Pas cette ennuyeuse litanie d’analyses, d’éditos et d’opinions qui envahissent la presse papier (…). L’investigation subsiste. Au Canard. Au Monde. Marianne. Capital. Que choisir. 60 millions de consommateurs. Et surtout dans les sites internet phares : rue 89, media part et bakchich. Il faut rapidement qu’ils trouvent un modèle économique. Il faut peut être se résoudre à payer un abonnement…”

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Des états généraux qui ne convainquent pas

Trois professionnels reconnus tirent un bilan sans illusion des Etats généraux de la presse, qui viennent de s’achever : Eric Scherer (AFP), Frédéric Filloux (Schibsted) et Eric Mettout (L’Express). Leur analyse est convergente : les mesures proposées ne sont, pour l’essentiel, que du replâtrage, et ne s’attaquent pas du tout aux problèmes de fond.

Ces Etats généraux intéressent d’ailleurs Outre-Atlantique : Jeff Jarvis déconseille au président Obama de suivre l’exemple français. Il suggère une série de mesures alternatives, qui vont dans un sens radicalement différent : “l’investissement” plutôt que le “renflouage”

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Etats Généraux: « pluie d’or sur les fabricants de diligences! »

AFP-MediaWatch] Eric Scherer donne des échos des réactions en Angleterre et aux Etats-Unis au plan français de subvention de la presse écrite, après les états généraux de la presse.

– [“Subventionner massivement la presse n’est pas lui rendre service”

(Le Monde.fr) Selon Frédéric Filloux, les mesures annoncés après les Etats généraux de la presse ne répondent pas aux vrais problèmes de la presse et de l’information. Entre les lignes, il suggère des arrières pensées politiques de la part du président.

Pschitt

(Nouvelle formule) Il ne s’est rien passé aux Etats généraux de la presse. Enfin, pas grand chose. On n’y a surtout pas abordé, souligne Eric Mettout : “Les nouveaux journalistes, leur questionnement existentiel? Le rapport au pouvoir, à l’argent? La perte de crédibilité de l’ensemble des médias, l’irruption des lecteurs, la révolution numérique? Pas un mot.” (narvic : pas besoin de commentaire !)

Des subventions à la presse ? Essayez plutôt ça…

(Rue89) Traduction du commentaire de Jeff Jarvis au plan français de subvention de la presse, annoncé après les états généraux. Jeff Jarvis critique les subventions directes ou indirectes aux journaux, et fait des propositions alternatives de subventions aux infrastructures internet à haut débit, à l’équipement informatique des ménages, à la formation de la population aux usages et d’aides à l’innovation pour les entreprises. Il se prononce pour “l’investissement” plutôt que pour le “renflouage”…

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Incertitudes sur l’avenir de la presse en ligne

En ligne, le journalisme court toujours après un introuvable modèle économique, du côté des “purs players” comme de celui des médias “mixtes” : Bakchich ne parvient pas à trouver les ressources suffisantes pour son fonctionnement, du côté du NouvelObs, c’est le site internet déficitaire qui “plombe” les comptes du groupe. Mediapart, de son côté, défend plus que jamais son modèle payant par abonnement, même s’il n’a pas encore fait ses preuves.

Dans un passionnant compte-rendu, Olivier Rafal fait état du pessimisme exprimé par les professionnels de la presse en ligne : la situation conduit actuellement au nivellement de l’information par le bas, c’est la course à l’audience par le buzz et l’info people. Emmanuel Torregano renchérit en dénonçant les tricheries et le dopage des mesures de l’audience en ligne.

La québécoise Nathalie Petrowski s’alarme du développement d’un journalisme low cost, délocalisé dans les pays à bas coûts : le “pouilleux journaliste”. Tandis qu’Eric Scherer se demande carrément si les journalistes servent encore à quelque chose…

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Introuvable modèle économique

“Dans un an, je ne sais pas si Bakchich existera encore”

(haut courant) Interview de Laurent Léger, rédacteur en chef de Bakchich.info, intéressante surtout pour les données économiques fournies : un budget “normal” pour le site serait de 100.000€/mois, mais Bakchich doit fonctionner en “low cost”, à 60.000€/mois de dépenses, pour 30.000€ de recettes (pub: 15.000, revente d’articles: 10.000, abonnement: 5000). Manque 30.000€/mois, fournis pour le moment par les investisseurs qui soutiennent le site. A long terme : “on ne sait pas comment faire”.

Le Nouvel Obs en déficit (Le Figaro)

(Arrêt sur images) Selon le Figaro, le NouvelObs est en déficit en raison de son site web. Selon Denis Olivennes, président du directoire du groupe : “En 2008, ce dernier a affiché un déficit de 2,2 millions d’euros, uniquement dû aux pertes du site Web de 2,9 millions. « Le journal a gagné de l’argent, 700000 euros”.

Jean-Christophe Nothias « Le modèle du seul site gratuit est une formidable illusion »

(ElectronLibre.info) Long entretien avec le directeur du développement de Mediapart. Celui-ci défend fermement, et de manière argumentée, le modèle payant de son site et signale que les modèles économiques alternatifs n’ont pas fait leurs preuves non plus. Il estime même que le modèle gratuit est un échec, dont certains cherchent à sortir en évoluant vers le semi-payant.

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Les ravages de la course à l’audience

Le journaliste 3.0 existera peut-être, mais la presse 2.0, c’est moins sûr

(Le Blog d’Olivier Rafal : Ingénierie Logicielle) Excellent compte-rendu/analyse approfondie de la table ronde récente à l’IPJ, en présence de plusieurs professionnels des sites de presse en ligne : le climat est au pessimisme, aucun site de presse n’est rentable et ne voit comment le devenir. Les éditeurs se sentent pieds et poings liés face à Google, dans une logique d’audience qui nivelle les contenus vers le bas, vers le buzz et l’info people. La polyvalence multimédia des journalistes ne fonctionne pas, l’intégration des rédactions web et hors web est difficile, le journalisme citoyen n’est pas un recours. C’est l’impasse.

Il y a quelque chose de pourri au royaume des sites d’information

(ElectronLibre.info) Emmanuel Torregano poursuit sa “bataille” pour dénoncer l’escroquerie des mesures d’audience en ligne des sites de médias, notamment le dopage des statistiques par des achats massifs et opportuns de mots-clés, ce qui revient à “acheter” de l’audience que l’on revend aux annonceurs avec une plus-value ! (La bataille se poursuit vivement en commentaire)

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Un journaliste “pouilleux” et “inutile”

Le pouilleux journaliste

(Cyberpresse.ca) La journaliste Nathalie Petrowski s’interroge sur le développement d’un journalisme au rabais, “délocalisé” en Inde et traitant l’actualité locale à travers le web (sur le modèle lancé par le site Pasadena Now). (narvic : Ça fait un peu froid dans le dos en effet)

Eric Scherer : “Est-ce que les journalistes restent utiles aujourd’hui pour comprendre le monde ?”

(Plume Interactive) Eric Scherer (AFP-Mediawatch) : “Il existe un retard certain en France en ce qui concerne la prise de conscience de la révolution numérique par l’écosystème du journalisme.”

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Continuer à expérimenter et innover

Certains ne désarment pas et continuent à réfléchir et innover.

Jean-Marie Colombani lance bientôt une version en français de slate.com. Eric Scherrer (encore lui 😉 ) s’interroge sur les nouvelles compétences du journaliste de demain. Philippe Gammaire se penche sur le “modèle” du “mojo”, ce journaliste multimédia “à tout faire”. Tandis que Pierre France s’intéresse aux expérimentations bi-média avancées du Télégramme de Brest…

Cette réinvention du journalisme est d’autant plus urgente, si celui-ci veut survivre, que de nouvelles concurrences se présentent en ligne : les blogueurs, de plus en plus souvent “accrédités” au même titre que les journalistes dans les grandes manifestations politiques, et la foule des internautes elle-même qui sait désormais s’organiser pour mener d’efficaces contre-enquêtes plaçant sur le grill le travail des journalistes.

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Slate arrive en français

Jean-Marie Colombani : « le modèle payant d’entrée de jeu, je n’y ai jamais cru »

( ElectronLibre.info) Jean-Marie Colombani donne quelques informations sur le projet de lancement de Slate en version française, et sur la situation économique de la presse web en général : ““Chacun tâtonne” a t-il ajouté, “c’est une période de transition qui nécessite beaucoup d’argent, c’est cela qui fragilise les entreprises de presse.”

France: Slate.fr 13 years after Slate.com

( Editors Weblog) Slate.fr sera-t-il pro-Sarkozy ? Une arme anti Rue89 et Mediapart ? Bhamini .N signale le lancement prochain de la première version étrangère de Slate.com, soulignant que Jean-Marie Colombani et Edwy Plenel, anciens du Monde, vont se retrouver concurrents sur le net. Editors Weblog pose surtout quelques questions très dérangeantes sur le contexte politique français de lancement de ce projet. Il fait état de “rumeurs” d’un soutien de Sarkozy à ce projet, à travers un financement par Orange, qui serait destiné à “contrer l’influence en ligne des purs players de gauche tels que Mediapart et Rue89”.

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Réinventer le journalisme

Journalisme: quelles nouvelles compétences ?

AFP-MediaWatch] Un groupe de professionnels de l’information (de 20minutes, Rue89, Le Point, Le Figaro, l’AFP…) évoque les nouvelles compétence du journaliste de demain et s’interroge sur le modèle économique introuvable de la presse en ligne.

– [Les MoJos : l’inévitable évolution du journalisme ?

(Universmedias) Le thème du “mojo” (ce journaliste mobile multimédia à tout faire) est d’actualité. Philippe Gammaire et ses commentateurs signalent quelques liens présentant cette question importante pour l’avenir du journalisme (références notamment aux expériences menées par le Télégramme de Brest et France24).

On saura toujours tout en lisant le Télégramme de Brest…

(On est mal ) Le journaliste Pierre France observe, depuis l’est de l’hexagone, ce qui se passe à l’ouest, et ça lui fait envie. 😉 La nouvelle organisation bi-media de la rédaction du quotidien Le Télégramme de Brest lui parait un véritable modèle, transposable à d’autres médias locaux en France.

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De nouveaux concurrents pour les journalistes

L’accréditation de blogueurs : pratique en devenir ?

(journalismes.net) Retour sur l’expérience des leftblogs au Congrès du PS à Reims, et sur les débats entraînés par la place plus grande accordée par les partis politiques aux blogueurs, en parallèle avec les journalistes, pour la couverture de leurs “grands événements” : “Dix blogueurs ont bénéficié de la même accréditation que les journalistes pour suivre le congrès de Reims du Parti Socialiste. Pratique courante aux Etats-Unis, elle peine encore à se développer ailleurs et notamment en France.”

L’affaire Dofus ou la révolte des foules

Psy et Geek ;-)] Passionnante analyse : comment a réagi, face à un reportage contesté de France2, la communauté des joueurs en ligne de Dofus : “En moins de 24 heures, tous les défauts du reportage ont été relevés, et les vraies causes de la surfacturation, qui était un des points soulevé, ont été (identifiées).” Quant au “rapport aux médias” : “Ceux-ci se présentent depuis quelques décennies comme un contre pouvoir. Il apparaît maintenant qu’ils sont eux-même sous la surveillance des foules numériques”.

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Comprendre les usages et les besoins pour s’y adapter

Les journalistes prennent le problème dans le mauvais sens : il faut d’abord tenter de comprendre les usages et les besoins en ligne, observer les mutations en profondeur qui s’y produisent dans le rapport des gens à l’information et même à la connaissance, pour avoir un espoir de s’y adapter.

Marie-Catherine Beuth et Alain Joannès signalent des études qui montrent que nos usages changent en ligne, la “consommation” d’information n’est plus la même que dans les médias traditionnels, elle varie même selon les générations.

Les nouveaux “outils”, tels que le blogs, Facebook ou Youtube, permettent de nouvelles pratiques, mais posent aussi de nouveaux problèmes :
– pour les adolescents, le blog est surtout un outil de socialisation.
– Facebook rencontre un énorme succès, mais la pérennité du service n’est pas économiquement assurée, et la maîtrise de l’outil, face à de réels problèmes de confidentialité, demande un véritable apprentissage.
– Youtube n’a probablement pas encore donné toute la puissance de sa capacité à “faire bouger les lignes”. L’arrivée des “vidéos du net” directement sur le poste de télévision annonce une nouvelle rupture.

Attaquant la question encore plus en profondeur, Hubert Guillaud se demande si internet ne change pas notre manière de lire, et peut-être même notre manière de penser et notre rapport à la connaissance en général. Nicholas Carr redoute même que tout cela ne finisse par nous rendre tous idiots…

Abordant la même question de manière plus pragmatique, Martin Lessard et Demain La veille explorent de nouvelles stratégies pour lutter contre la “surcharge informationnelle”, en cherchant de nouveaux intermédiaires qui filtrent pour nous l’information (des “info-brokers”) et en développant des outils de veille personnalisés.

Emmanuel Parody jette finalement un gros pavé dans la mare, qui remet en question toutes les approches précédentes : le retour de la question sociale. Bien au delà des problématiques économiques et technologiques : “Internet est l’instrument de la revanche des classes moyennes qui voient s’éloigner les perspectives de progression sociale.”

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Nouvelles générations, nouveaux usages…

– [Pew : les générations connectées en 2009

(Etreintes digitales) Marie-Catherine Beuth fait la synthèse d’une étude de l’institut Pew sur les usages d’internet selon les générations : l’accès se généralise à l’ensemble de la population et les usages tendent à s’uniformiser quel que soit l’âge. Une scission des usages reste marquée autour de l’âge pivot de 33 ans : plutôt divertissement et relations sociales avant, plutôt source d’information et de services (banque, commerce…) après.

Phénomènes émergents dans la consommation de l’information

(Journalistiques) Alain Joannès signale et analyse une étude américaine passionnante sur la consommation d’information : la chute de consommation des médias traditionnels est d’autant plus importante que le média est de masse (grand réseaux de radio-télé) ; la montée en puissance sur le web des blogs et réseaux sociaux est très marquée (croissance de l’échange hors médias) ; le rôle enfin de nouveaux “influenceurs” signale la place déterminante et “subversive” de la conversation dans ce nouveau monde de l’information.

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Nouveaux outils, nouvelles pratiques (blog, Facebook, Youtube)…

Que blogues-tu? Pourquoi blogues-tu? Blogues-tu “à part”?

(Christelle Membrey) (via H. Guillaud) Présentation d’une étude d’Isabelle Dumez Féroc sur les blogueurs adolescents, une activité ludique, dont l’objectif principal est de nature sociale : nouer des relations sociales tout en forgeant sa propre identité.

Comment sortir Facebook de l’impasse ?

(FredCavazza.net) Fred Cavazza souligne la très grande fragilité de Facebook, qui n’a toujours pas de modèle économique, qui est handicapé par sa croissance et se trouve plutôt isolé. Il estime que le jeune géant au pied d’argile pourrait en réalité s’effondrer durant la crise actuelle.

10 conseils pour éviter de petits ennuis avec sa vie privée sur Facebook…

(Korben) Des conseils pratiques, avec les explications claires pour les mettre en oeuvre. A recommander à tous les novices de Facebook qui ne maîtrisent pas les paramètres de confidentialité que propose le site. (narvic: Si c’est pas de la digital literacy, ça !)

Youtube: valeur stratégique des 21’000 heures de vidéos nouvelles chargées quotidiennement

(Media & Tech ) Analyse de la stratégie économique de Youtube, qui prendra toute sa dimension lorsque les téléviseurs de salon seront en mesure de diffuser les vidéos du net, ce qui commence d’ailleurs à venir. Lorsque ce sera largement le cas, l’affrontement commercial pour la pub entre les plates-formes vidéo du net et les réseaux de télévision “classiques” deviendra frontal.

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Internet change-t-il notre manière de penser ?

Le papier contre l’électronique (1/4) : Nouveau support, nouvelle culture

(InternetActu.net) Début d’une série d’Hubert Guillaud sur les changements de notre rapport à la connaissance et à la culture, avec le passage du papier à l’écran, du livre au web et à l’hypertexte. Très intéressante confrontation d’idées de penseurs aux avis divergents.

Internet et Google vont-ils finir par nous abrutir ?

(Framablog) (via internetActu) Traduction française d’un article de Nicholas Carr de juin 2008 : “les média ne sont pas uniquement un canal passif d’information. Ils fournissent les bases de la réflexion, mais ils modèlent également le processus de la pensée. Et il semble que le Net érode ma capacité de concentration et de réflexion.”

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Comment résister à la surcharge informationnelle ?

Ecosysteme de l’information (3/5) : Info broker

(Zéro seconde par Martin Lessard) “Le “consommateur d’information” est devenu aujourd’hui un “acteur”. Et lui aussi cherche de nouvelles stratégies pour survivre dans la surabondance de l’information.” L’une d’elles est la recherche de “filtres humains”, des “infos brokers” (narvic : d’autres ont aussi développé le concept de “courtier informationnel”. cf Franck Rébillard)

12 conseils pour éviter de s’écrouler sous les flux d’informations

(Demain la veille) Des conseils pratiques et efficaces, relevant surtout de questions de méthode, pour une nouvelle “diététique informationnelle” personnelle, pour ne pas devenir “esclave de son lecteur de flux”.

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Internet : la revanche des classe moyennes

Crise de la presse: moins une question de qualité des contenus que de clivages sociaux

(ecosphere) Emmanuel Parody avance une analyse vraiment très intéressante et extrêmement originale : “Internet est l’instrument de la revanche des classes moyennes qui voient s’éloigner les perspectives de progression sociale.” C’est une véritable lutte de pouvoir social qui s’y joue, notamment dans le domaine de l’information : les classes moyennes, jeunes et diplômes en voie de déclassement, contestent le fondement même de la légitimité des élites installées, notamment celle des journalistes parisiens, en forgeant ses propres médias en ligne. Emmanuel n’est pas très optimiste sur le modèle économique qui sort de tout ça : c’est celui des petits agriculteurs (les blogueurs) exploités par la grande distribution (Google). (narvic : une approche qui mérite vraiment d’être creusée en profondeur !)