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Commentaires: une épineuse question de modération

Pour faire suite à mon précédent billet, je vous fais part de l’état de mes réflexions sur l’interactivité sur ce blog, après une étude technique précise de l’affaire. B-)

Le logiciel d’édition de ce blog, Spip 2 (en voie de mise à jour profonde et radicale – je vous en dis un mot en fin de billet) m’offre plusieurs possibilités de gestion des commentaires, et plus largement de la participation des lecteurs à la vie de ce blog.

Sur les commentaires, pour commencer, le choix de la modération, a priori ou bien a posteriori, est moins simple qu’il n’y parait.

On connait l’aspect juridique de la question liée à ce choix : la modération a posteriori des commentaires n’engage la responsabilité juridique de l’éditeur de ce blog (c’est bibi, |-) ) uniquement dés lors qu’il aura été prévenu du caractère potentiellement illicite d’un contenu publié par autrui sur son blog (il est alors considéré comme seulement “hébergeur” des commentaires). Il devra alors réagir “promptement”

Je ne m’étends pas sur les difficultés que pose déjà cette option, qui revient à faire, au final, de “l’hébergeur”, un juge lui-aussi de la légalité des contenus, alors que c’est censé être de la responsabilité propre de l’éditeur. Et je ne glose pas sur la manière dont il convient de définir la promptitude…

Heureusement la loi a prévu une – petite – garantie pour se prémunir des “alertes” excessives et abusives concernant l’illégalité d’un contenu hébergé (voir le règlement intérieur de ce blog – en voie de réécriture complète d’ailleurs…). Mais tout cela nous conduit déjà au tribunal, et on a beau dire que la justice est gratuite dans ce pays…

Ces questions deviennent de toute façon sans objet si j’opte pour la modération a priori, puisque je suis, dans ce cas, considéré comme l’éditeur de ces commentaires que j’ai validés avant de les publier. J’en assume donc la pleine responsabilité pénale, qui peut m’amener, je vous le rappelle, jusqu’à la prison, ou à tout le moins à allez coucher sous les ponts pour payer les dommages intérêts dus à une victime, qui n’est pas moi, en raison de ce qu’à écrit à son sujet un quidam, qui n’est pas moi non plus, sauf que c’est sur mon blog… Je ne retiendrai donc pas cette option, et je ne recommande à aucun blogueur de le faire. La modération a priori, certes, cémal, mais surtout, c’est dangereux.

Mon logiciel de publication m’offre cependant d’autres options…

– Les commentaires sur inscription, avec modération a posteriori. C’est l’option vers laquelle je penche pour le moment, mais vous allez me dire ce que vous en pensez. 😉

Ça signifie qu’il faut s’inscrire pour commenter sur ce blog, en fournissant une adresse email valide (qui sert à confirmer l’inscription). Le processus est totalement libre, car complètement automatique et quasi-instantané. Je ne peux intervenir dans ce processus qu’après coup, pour effacer un commentaire ou annuler une inscription.

C’est juste une petite formalité posée en préalable au commentaire, qui demande à son auteur un engagement minimal : on peut rester sous pseudonyme, mais on doit fournir une adresse email qui correspond à quelque chose.

On ne s’inscrit qu’une fois. Ensuite on n’a besoin que de se “reconnecter” pour commenter à nouveau.

C’est un peu une logique de club, qui me plait bien en fait. C’est que ce blog peut proposer ensuite aux inscrits des “services” supplémentaires, pour interagir avec moi ou avec les autres, et même participer à ce blog en proposant des contributions de diverses sortes.

Ça revient à faire de novövision… un réseau social ! Peut-être moins performant que ne le permet la plateforme WordPress (avec son extension buddypress – qui n’est plus désormais réservée, d’ailleurs, qu’aux versions “collectives” de WordPress, publiées avec WordPress MU), quoique… En tout cas c’est mieux que Facebook, car vous connaissez directement le taulier et vous savez à qui réclamer !

Cette option me permettrait de développer une “zone privée” ou “réservée aux membres” sur ce blog. Mais bon, ça pose pour le moment de très délicats problèmes techniques de compatibilité logicielle avec d’autres projets que j’ai pour ce blog et que je n’ai pas résolus pour le moment…

– l’autre option disponible est de permettre des commentaires “à deux vitesses”. Ceux qui se sont inscrits commentent librement et directement comme avant, et ne sont soumis de ma part qu’à un contrôle a posteriori. Ceux qui ne souhaitent pas s’inscrire devront passer par la modération a priori et attendre que je valide leur commentaire pour qu’il soit publié (et ça veut dire que ça peut prendre un moment parfois, car je ne suis pas accroché à ce blog 24 heures sur 24…).

Tous ça pour vous dire que je ne suis plus disposé, de toute façon, à laisser les commentaires totalement ouverts à tous les vents sur ce blog, m’obligeant à passer derrière en permanence pour jouer les gendarmes. Ce n’est pas que j’ai bloqué (on peut dire censuré) tant de commentaires que ça jusqu’à maintenant pour ce type de raisons juridiques, éthiques, ou tout simplement de civilité, mais la guerre au spam m’obligerais à elle seule à poser des verrous. Pour info, il suffit que je ne sois pas vigilant et que mes barrières anti-spam soient contournées de temps à autre, le temps que je trouve une nouvelle parade, pour que je commence à compter les messages de spam par milliers (!) dans l’arrière cour de ce blog.

Cette réflexion me conduit, quoiqu’il en soit, à repenser ce que je souhaite faire de ce blog.

Sur un plan technique, Spip, mon logiciel de publication, un logiciel libre et ouvert, d’origine française mais très international, hautement personnalisable et bien sympathique, auquel je reste très attaché, ne cesse de progresser à grande vitesse ces derniers temps, grâce à une communauté de développeurs plus active que jamais (je les remercie humblement de mettre à mon service tout le fruit de leur travail. 😉 ). Je découvre coup sur coup son passage à sa version 2, puis à sa version 2.1, et tout un tas de nouvelles fonctionnalités disponibles. Et j’ai bien envie de poursuivre l’aventure avec eux, car novövision est “né” Spip, et même si j’ai un peu tenté l’aventure avec WordPress (qui ne m’est pas moins sympathique), je ne suis pas prêt à renier mes premières amours…

J’ai donc remis les mains dans le cambouis informatique ces derniers jours, et mes premiers lecteurs savent à quel point je le trouve, pour ma part, salissant. Je teste, sur une version hors ligne de ce blog, un grand saut technique vers une nouvelle version de Spip, qui me demande autant de travail qu’il m’offre de nouvelles opportunités. Et c’est l’occasion de repenser le projet éditorial de ce blog lui-même. Je vous réserve des surprises…

Avant d’avoir réellement réussi à donner une forme à ce “novövision 2” que j’annonçais sans que ça débouche vraiment sur quelque chose de cohérent, me voilà donc déjà parti pour un “novövision 3”

Mon “retour au blog” que j’annonçais pour 2010 est plus d’actualité que jamais, mais c’est pour tenter de faire du blog un peu autre chose qu’auparavant. J’y travaille et je vous laisse attendre… En attendant, j’ai besoin de votre avis sur la question des commentaires : avez-vous de bonnes raisons de me faire revenir sur ma décision de ne plus laisser les commentaires totalement libres et ouverts comme jusqu’à maintenant, et parmi les deux possibilités que j’imagine aujourd’hui (commentaires réservés aux inscrits, membres du club, ou bien commentaires à deux vitesses : libres pour les inscrits et modérés a priori pour les autres), laquelle préférez-vous ?

Dans la perspective que je développe les possibilités et les fonctionnalités pour que novövison devienne plus interactif, avec moi et entre vous, quelles sont justement les fonctionnalités qui vous intéressent et que vous voudriez voir ajoutées ?

Et sur l’avenir même de ce blog, quels sont vos souhaits, vos idées, vos suggestions ? Profitez de ce que j’ai les mains dans le cambouis… Je vous dirai ce que je sais faire, ou pas… Et si je ne sais pas faire, certains d’entre vous pourront peut-être m’aider… 😉

15 Comments

  1. Je commente rarement, mais ça ne me gène pas de m’inscrire. Je m’inscris d’ailleurs déjà quand c’est possible aux notifications par mails de nouveaux commentaires. C’est une fonction que j’apprécie bien. Je ne me souviens plus si elle est active dans ce très agréable “salon” ?

    En revanche je n’aime pas beaucoup la modération à priori. C’est lent, fermé… Ca pourrait faire fuir de nouveaux venus ?

    Je lis surtout les billets sur google reader (peux tu suivre cette activité ?). Je regrette de ne pas pouvoir y trouver les commentaires. Je clique parfois pour aller sur l’article pour les lire. Mais pas toujours…

    Pour moi ce blogue c’est le suivi de ta réflexion sur l’évolution du journalisme et des medias et c’est très stimulant. C’est aussi suivre comment “il s’y prend pour faire son blog”, j’aime bien ce genre de billet par exemple, de temps en temps.

    Ce commentaire est surtout l’occasion de te dire merci pour… cette invitation dans ton salon virtuel ?

  2. Je n’ai pas trop d’opinion sur la modération des commentaires sf que je ne lis pas de certains blogs parce que des crétins parlent aux crétins quel que soit le thème du billet, ce qui rend ts les autres commentaires même appropriés illisibles. En revanche ce qui est intéressant , c’est que tu fais des appels aux commentaires, qu’en pensez vous, donnez moi votre avis (comme Pisani sur transnet), comme tu es un fin connaisseur, c’est une façon de confirmer qu’un blog a besoin de commentaires (alors que le courrier des lecteurs d’un journal,du moins en France, intéresse surtout les auteurs du courrier. Incise: en Espagne, en Angleterre, la presse papier consacre souvent une page voire deux aux lecteurs). Par conséquent, il est intéressant pour ceux qui laissent des commentaires de voir ensuite comment ils ont été pris en compte….Et ça, on ne le voit jamais ou très rarement.

  3. Je suis arrivé à la même conclusion que toi pour la modération des commentaires sur un blog politique que je suis en train de lancer. On ne peut pas laisser le “n’importe kawak” envahir les commentaires; cela tire le blog vers le bas et décourage la qualité. Pour ce qui nous concerne nous choisissons ta solution 2 : obliger les commentateurs à s’inscrire pour qu’ils soient identifiables, même s’ils gardent un pseudo. Etablir une charte qui exige du vrai contenu : de l’info ou des arguments (pas du réactif pur) + respect des personnes etc. Au nom de quoi ce sera modération a posteriori. Comme tu l’indiques, juridiquement, c’est le plus sage. On espère que ça suffira pour garantir la liberté mais avec une exigence de qualité.
    Pierre Gandonnière (le blog en création s’appelle Lyon Politique)

  4. La question étant posée de la modération des commentaires, voici un peu de grain à moudre dans les engrenages de la réflexion en espérant que ça ne les bloque pas 🙂

    – il faut être logué pour pouvoir commenter; donc il faut être inscrit;
    – l’inscription peut se limiter à un pseudo et à un mail valide; c’est encore une forme d’anonymat; il est très confortable de s’en tenir là;
    – on peut compliquer les choses; l’inscription peut exiger, en plus d’un pseudonyme et d’une adresse mail non volatile, le nom et le prénom de l’inscrit ainsi que l’URL de son site s’il en a un; un blog n’est pas un bistro, le taulier est responsable (peu ou prou) des commentaires et il est normal qu’il connaisse les commentateurs un peu mieux que les commentateurs se connaissent entre eux ou que les passants (et les robots collecteurs d’infos pour le spam) les connaissent; seul le pseudonyme apparaît automatiquement dans les commentaires, les autres informations restant réservées au taulier qui jure (promis-craché) qu’il n’en fera aucun usage commercial; notez que (je me cite) “Toute BDD est vouée à être perdue, volée et d’une manière générale à être utilisée à l’insu du plein gré de son légitime propriétaire ou responsable”; ces informations sont des “données personnelles” et doivent donc pouvoir être modifiées par l’inscrit; de même, l’inscrit doit pouvoir se désinscrire; ces données ne doivent plus être déclarées à la CNIL; les CGU doivent préciser qu’en cas de désinscription, les commentaires de l’intervenant ne seront pas supprimés mais simplement anonymisés (la signature deviendra “Anonyme” par exemple et l’avatar deviendra un beau carré blanc);
    – le premier commentaire d’un nouvel inscrit est modéré à priori; c’est le seul commentaire de ce commentateur dont le taulier pourra être tenu pour responsable; les commentaires suivants seront modérés à postériori;
    – le taulier doit veiller à lire tous les commentaires pour supprimer tout ce qui est “manifestement illicite” (y compris la diffamation et perso je conseille de surveiller de très près tout ce qui nomme un individu ou une entreprise) et à suivre tous les liens postés pour s’assurer qu’il n’est pas en train de linker vers de l’illégal (c’est répréhensible); à ce stade de votre lecture, vous avez droit à un petit café noir bien serré, ce n’est pas fini;
    – la responsabilité (au moins morale) du lien “autorisé par le taulier” subsiste dans le temps; il m’est arrivé de voir sur de très grands comptes des liens pertinents au départ brancher après quelque temps vers autre chose, le plus souvent vers du Q ou du DL illégal; en principe, il faudrait vérifier régulièrement la totalité des URL postées; bien entendu, le commentateur qui pratique ce genre d’astuce est grillé; la qualité des commentateurs de ce blog autorise à croire que ce type de souci n’arrivera jamais – mais j’inocule un peu de parano, ça peut éveiller l’attention sur des risques insoupçonnés; stocker dans une BDD les URL postées permet de les tester automatiquement et de régler le problème des pages disparues (404) en supprimant le lien, rien n’agace plus le lecteur qu’un lien mort;
    – il y aura un jour ou l’autre un commentateur identifié qui exigera la suppression de tous ses messages, une opération longue et dévastatrice pour la cohérence dans une suite de commentaires : la solution pragmatique à ne pas dire est d’anonymiser les commentaires, de renommer le pseudo et de modifier le mail avant de supprimer le compte, l’emmerdeur pourra toujours courir pour démontrer qu’il est l’auteur de ses propres commentaires – la loi est faiblarde sur ce coup-là;
    – si le grincheux est de ma trempe (“chipie extrême”) et qu’il revendique un jour ses commentaires en tant qu’Oeuvre originale de l’Esprit et qu’il veuille les utiliser (“Mes commentaires chez Narvic”, deux volumes, trois kilos) et s’il apparaît que sa patte est effectivement reconnaissable et que le projet semble prometteur et rémunérateur … négociez 🙂

    On le voit, le passage de l’anonymat à l’identifié pose quantité de problèmes non techniques.
    Mais il existe autant de solutions.

  5. Pour la question de la propriété intellectuel du commentaire, il y a toujours la solutions des licences libres. (laquelle, c’est une autre histoire). Le contrat étant connu et solide, cela protège de certains problèmes.

  6. @ killyekfae

    Pas si simple …

    Je ne connais aucune licence de ce genre qui permette ce que je veux : autoriser l’auteur du blog à utiliser mon commentaire hors du blog (par exemple dans un bouquin mais sans attenter à mon image puisque je suis identifiée) AND m’autoriser à l’utiliser de même AND continuer à interdire l’utilisation de mon commentaire (hors droit de citation) par n’importe qui d’autre sauf autorisation explicite.

    Je précise que c’est par principe, pas parce que je crois que mes commentaires sont particulièrement intéressants 🙂

    Il serait utile de plancher sur ce thème parce que l’idée, jusqu’à présent, c’est que tout ce qui tombe en commentaire dans un blog est libre de droits. Et cette idée fausse décourage un certain nombre d’auteurs de commenter.

  7. Les licences libres, le domaine public… c’est pour résoudre la question des droits patrimoniaux. Il reste la question du droit moral qui est inaliénable (je trouve que ce mot est aliénant).

    Donc, sous licence Creative Commons paternité partage à l’identique venant de wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_moral (mes souvenirs des droits d’auteurs et droit voisins n’ont pas été choqué, donc je pense qu’est pas des bétises) :

    le droit de divulgation (art. L121-2 du CPI(2)) : le droit de communiquer l’œuvre au public est décidé par l’auteur seul, dans des conditions qu’il aura choisies. Cependant, cette prérogative s’épuise lors de son premier exercice ;

    ==> L’acte de publier sur un site web pourrait suffire à prouver l’intention. Mais bon, sur internet tout n’est pas si simple. Ce blog, pour autant qu’il ai pour but d’être un salon, il n’est pas assez intimiste pour être considéré comme un lieu “privée” dans un sens de ‘privacy’, c’est pas un skyblog(même si le nom est maintenant skyrock blog), sans aucun implicite péjoratif, c’est juste un exemple de lieu publiquement accessible mais privée. C’est pas un lieu ‘clair-obscur’, confere : http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typologie-du-web-20/


    le droit de paternité (art.L113-1(3)) : l’auteur a droit au respect du lien de filiation entre lui et son œuvre ;

    ==> Les licences libres le fond. Si c’est dans le domaine public, il suffit de citer, comme pour les licences libres en fait.


    le droit au respect de l’œuvre (art. 121-1 et 121-5 du CPI(2))

    ==> Je pense pas que cela pose problème. C’est un lieu de réflexion, de débat et d’information. Peut probable que l’esprit ne soit pas respecter.


    le droit de repentir (art. L121-4 du CPI(2)) : l’auteur peut retirer l’œuvre du circuit commercial, même après sa divulgation.

    ==> Hum, pour ce qui est un contrat commercial tel qu’un achat, une assurance, et cetera. Je vois. Mais là. Les petits cours de droits que j’ai eu ne sont pas suffisant en dehors de ces cas. Je ne suis pas juriste.

    Donc je vois pas pourquoi c’est pas réutilisable. Quoi ? La vie privée ?

    En dehors de ce que j’ai dis pour le droit de publier. Ce qu’est la vie privée, c’est absolument pas définit par la loi. La jurisprudence n’a pas l’air de considéré cela comme privée. Et pour ce qui est du à l’oubli, cela n’a pas trop l’air de rentrer dans ce cadre. la liberté d’expression prime dessus.

    Pour le droit à l’image, comme son nom l’indique, c’est pour les images, tu parles peut-être de la photo de soi que l’on peut mettre dans son profil ? Je pense pas que cela soit très dur de supprimer les dites images, cela n’altère pas le texte.

    Pour ce qui est de la diffamation, l’injure, l’apologie des crimes de la seconde guerre mondiale, du racisme, de l’atteinte à la dignité et autres du même genre. Je pense que la modération à postériori est largement suffisante.

    Plusieurs fois que j’avais envie de commenter sur ce blog. Mais là j’ai pas trouvé que j’avais rien à dire. Mais bon, mes connaissance du droits d’auteur est basique, je ne suis pas juriste, et Google m’a bien aidée à me rappeler/clarifié ce que je savais.

  8. @ killyekfael

    Ce n’est pas parce qu’une “oeuvre” est divulguée que n’importe qui peut en faire n’importe quoi.

    Au niveau d’un commentaire de blog, les seuls partenaires sont le propriétaire du blog et l’auteur (identifié) du commentaire. Ils sont partenaires de facto : l’auteur a librement déposé son commentaire, le blog a librement accepté de le publier.

    L’un, peu importe lequel, doit avoir l’autorisation de l’autre pour utiliser le commentaire autre part que sur le blog.

    N’importe qui d’autre doit demander une autorisation explicite pour utiliser le commentaire dans un autre environnement que celui du blog où a paru initialement le commentaire, ou alors faire jouer le droit de citation. A mon avis, la demande doit être faite au blog-“éditeur” ET à l’auteur (s’il est identifié) du commentaire (sauf dans le cadre d’une citation, et ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît).

    Si l’auteur est anonyme, la demande d’utilisation du commentaire doit être faite au blog. Sauf citation, bien sûr.

    Le droit de repentir … Je vois difficilement un anonyme faire usage de ce droit. Si l’auteur est identifié, il doit indemniser le blog pour le travail de retrait et les éventuels manques à gagner, comme dans l’édition-papier. On ne se repent pas gratuitement, il faut payer la pénitence 🙂

    D’une manière générale, tout cela est régi par les usages et les lois de l’édition. L’Internet a un peu compliqué les choses avec l’anonymat de l’un ou l’autre des partenaires, ou des deux, mais ce n’est pas inextricable.

  9. @ killyekfael & Szarah

    Votre débat est intéressant, et à vrai dire soulève une question sur laquelle je ne me suis jamais penché. Le commentaire, dès lors qu’il est une oeuvre originale marquée de l’emprunte de la personnalité de son auteur relève du droit d’auteur (patrimonial comme moral). Ce n’est ni la longueur du texte, ni son style, ni son sujet qui comptent, mais uniquement le fait que quelq’un s’exprime.

    En toute logique, donc, vos commentaires ici vous appartiennent. Je vois bien que certains blogueurs ont pris des dispositions pour restreindre cette propriété, mais je ne suis pas sûr que ce soit juridiquement très solide…

    Sur l’idée que l’on puisse placer soi-même son commentaire sous une licence CC particulière, je ne vois pas vraiment ce qui pourrait s’y opposer. Il doit suffire de le mentionner dans le commentaire pour que ça prenne effet.

    Sur la question du “droit de repentir” (le droit de retrait d’une oeuvre déjà divulguée) : il peut entrer en conflit avec les intérêts de l’éditeur, ou du producteur de l’oeuvre, qui a donc son mot à dire dans l’affaire.

    Sur une licence permettant ce que propose Szarah, je n’en connais pas. Mais il suffit de l’écrire pour qu’elle existe. 😛

  10. ”Ce n’est pas parce qu’une « œuvre » est divulguée que n’importe qui peut en faire n’importe quoi. ”
    >Je n’ai guère le souvenir d’avoir dit que l’on pouvait n’importe quoi, peut importe le sujet. (pas content :-p )

    ”Au niveau d’un commentaire de blog, les seuls partenaires sont le propriétaire du blog et l’auteur (identifié) du commentaire. Ils sont partenaires de facto : l’auteur a librement déposé son commentaire, le blog a librement accepté de le publier.”

    >L’auteur du commentaire en est bel et bien propriétaire, mais pas l’auteur du blog si rien ne le stipule.

    ”L’un, peu importe lequel, doit avoir l’autorisation de l’autre pour utiliser le commentaire autre part que sur le blog.
    N’importe qui d’autre doit demander une autorisation explicite pour utiliser le commentaire dans un autre environnement que celui du blog où a paru initialement le commentaire, ou alors faire jouer le droit de citation. A mon avis, la demande doit être faite au blog-« éditeur » ET à l’auteur (s’il est identifié) du commentaire (sauf dans le cadre d’une citation, et ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît). ”

    >Les licences libres sont un contrat. Et une jurisprudence sur la licence GPL prouve qu’un tiers peut exiger le respect du contrat. Donc si moi qui ai déposé sous Creative Commons paternité partage à l’identique un texte qui lui même modifiait un texte sous Creative Commons paternité partage à l’identique (i.e venant de wikipedia) sans demandé la moindre autorisation, alors si un quelqu’un décide de recopier mon commentaire sans le placer sous Creative Commons paternité partage à l’identique, n’importe qui peut exiger le respect du contrat. Ce serait plus un procès de principe (Super, 1 euros de dommage et intérêt ^^). Mon autorisation n’est pas nécessaire pour reprendre mon commentaire, et étant donné que j’ai pas trouvé de conditions d’utilisation (même pas une illisible) quand j’ai posté (ou alors c’est caché ?) je pense pas avoir renoncé à mes droits patrimoniaux. Donc mon commentaire sur le droit moral est alors réutilisable par n’importe qui selon les termes du contrat que j’ai stipulé.
    ”Si l’auteur est anonyme, la demande d’utilisation du commentaire doit être faite au blog. Sauf citation, bien sûr. ”

    >Le blog n’est toujours pas propriété du commentaire sauf contrat disant le contraire. Hébergeur/éditeur au titre de la loi je pense, rien de plus (et être éditeur c’est déjà beaucoup niveau responsabilité).

    >Definit ce que tu entends par anonymat. Si c’est publier sous un speudonyme (comme je fais), je peux sans problème utilisé revendiquer la paternité de mes droits d’auteurs, j’utilise de manière récurrente les mêmes pseudonyme. Il faudrait prouver que je n’en suis pas l’auteur. Si c’est totalement anonyme… Sinon je viens d’y pensé, wikipédia c’est encore possible de poster de manière anonyme, et c’est sous licence libre. L’anonymat (même le plus total) ne constitue pas un problème. Je peux exiger que la licence libre d’un anonyme soit respecter.

    >En étant tordu, l’utilisation les logs d’ip du blog (obligation de l’hébergeur) + les logs du FAI (obligatoire pour une loi X de sécurité) = peut être que tu peux prouver que tu en es l’auteur. Disons que l’on est dans le monde des Monthy Python.

    >L’anonymat ne supprime pas les droits d’auteurs, c’est comme pour les oeuvres orphelines et google book qui essaie de faire avec sans succès.

    >Pour le droit de repentir, j’en sais rien (au moins je le sais, c’est déjà pas mal).

  11. @ killyekfael

    On va recentrer si tu veux bien.
    La question initiale est celle de la modération des commentaires.
    On a évolué discrètement vers la propriété des commentaires.
    Et ensuite on a pris le large vers l’identification des commentateurs.

    C’est une dérive très intéressante parce qu’il n’existe aucun moyen technique pérenne pour identifier l’auteur d’un commentaire. En corollaire, le commentateur ne peut compter longtemps sur la technique pour revendiquer sa paternité.

    En effet, la durée de conservation des logs par le site et par le FAI tend à se réduire.

    Au bout d’un laps de temps très limité (un an, je pense, mais la durée exacte est anecdotique, ça change souvent), l’ “oubli numérique” (justement revendiqué pour le bien des insouciants qui postent n’importe quoi n’importe comment et qui le regrettent ensuite) frappe aussi les gentils auteurs de bons commentaires judicieusement postés : hop, spoliés de leur paternité après une très courte durée 🙂

    Le droit à l’oubli numérique, c’est au final un cadeau pour ceux qui affichent les commentaires, et c’est un frein pour les auteurs qui tiennent à conserver leurs droits sur leurs productions. Que je sache, cet effet collatéral a été oublié par le législateur. Il concerne peu de personnes, j’en conviens. Mais le risque est susceptible de décourager un certain nombre d’auteurs publiés de sortir de leur réserve pour commenter.

    C’est exactement pour cela, l’obsolescence rapide de l’utilisation des moyens techniques de mise en correspondance d’un auteur et de ses commentaires, que je préconise d’abord une véritable identification civile auprès du blog, et ensuite un modus vivendi concernant l’utilisation des commentaires.

    Heureusement, il est possible de passer un deal informel au cas par cas, et c’est ce que je fais pour ma part, mais je ne commente pas là où je ne connais pas assez le Boss pour qu’une relation de confiance réciproque s’installe de manière naturelle 🙂

  12. On va recentrer si tu veux bien.
    La question initiale est celle de la modération des commentaires.
    On a évolué discrètement vers la propriété des commentaires.
    Et ensuite on a pris le large vers l’identification des commentateurs.
    >Tu dis des choses qui me semble fausse pour ce qui est de la propriété des commentaires, je dis ce que je crois être vrai. Et je pense que cela va être le cas sur l’identification.
    C’est une dérive très intéressante parce qu’il n’existe aucun moyen technique pérenne pour identifier l’auteur d’un commentaire. En corollaire, le commentateur ne peut compter longtemps sur la technique pour revendiquer sa paternité.
    >Il existe un standard ouvert appelé openid (c’est une addresse mail) et si tu ne veux pas dépendre d’une entreprise ou d’une association ou même de n’importe quel organisation ou personne, tu peux acheter ton nom de domaine qui te donnera donc une adresse mail pérenne. C’est ce que je suis en train de faire. Si tu openid n’est même pas suffisant, il y a oauth. Il y plein d’autres solutions.
    En effet, la durée de conservation des logs par le site et par le FAI tend à se réduire.
    >Quand j’ai parlé des logs, c’était un scénario idiots pour le plaisir. Si tu es anonyme, tu devra en assumer les conséquences, pour le meilleur et le pour le pire. On a pas le beurre et l’argent du beurre.
    Au bout d’un laps de temps très limité (un an, je pense, mais la durée exacte est anecdotique, ça change souvent), l’ « oubli numérique » (justement revendiqué pour le bien des insouciants qui postent n’importe quoi n’importe comment et qui le regrettent ensuite) frappe aussi les gentils auteurs de bons commentaires judicieusement postés : hop, spoliés de leur paternité après une très courte durée.
    >Soit précis quand tu parles d’une situation. Le régime des droit d’auteurs n’arrête de s’appliquer Si une infraction est commise, n’importe qui peut en demander le respect. Si c’est une question de pérennité, c’est le choix de chacun, c’est soit un manque de réflexion, soit un choix. Ce n’est pas au blog de régler cela. Si c’est la disparition des blogs, il y a archivage, la bibliothèque du congrès le fait. Si c’est le fait que les commentaires sont trop centralisé, alors oui, il n’y a pas encore une solution technique simple et grand public pour décentralise les commentaires, les enrichis, les filtrer, mais ça viens.

    Le droit à l’oubli numérique, c’est au final un cadeau pour ceux qui affichent les commentaires, et c’est un frein pour les auteurs qui tiennent à conserver leurs droits sur leurs productions. Que je sache, cet effet collatéral a été oublié par le législateur. Il concerne peu de personnes, j’en conviens. Mais le risque est susceptible de décourager un certain nombre d’auteurs publiés de sortir de leur réserve pour commenter.
    >Il n’y a aucun oubli si c’est sous un pseudonyme récurrent ou sous le vrai nom. De plus il ne faut pas confondre l’utilisation de l’anonymat et le droit à l’oubli. Il faut pas confondre identité et le régime de droit qui s’applique. Si une condition d’utilisation du blog pose problème au niveau des droits d’auteurs, alors il peut publier sur son blog et faire un backlink. Sinon, il peut poster sous un pseudonyme récurrent (un nom d’artiste par exemple) ou sous son vrai nom et il n’y a pas de problème. Le droit d’auteur est respecté et il n’y a aucun oubli.

    C’est exactement pour cela, l’obsolescence rapide de l’utilisation des moyens techniques de mise en correspondance d’un auteur et de ses commentaires, que je préconise d’abord une véritable identification civile auprès du blog, et ensuite un modus vivendi concernant l’utilisation des commentaires.
    >Il existe de nombreux CMS de blogs avec gestion des exportation et importations assez ouvert. On peut migrer un blog wordpress vers dotclear ou blogger. WordPress est open-source, soutenu par une entreprise et une communauté. Il y a plein d’autre exemples de technologies pérennes (tel que celui de ce blog) en partie du fait de la liberté et l’ouverture accordé par le logiciel libre. Quand à l’utilisation de l’identité civile, elle pose de nombreux problèmes. Qui est le certificateurs ? Facebook ? L’état ? Une carte d’identité ? Et les faux ? Et les conséquences sur la vie privée ? Cela donne beaucoup de pouvoir à quelqu’un si c’est décentralise. Sinon rien ne change. C’est le choix des utilisateurs. Et il y aura toujours des gens pour considérer que l’anonymat c’est pas de facto négatif tant qu’il y a modération. D’autres pour considérer que l’anonymat est en parti nécessaire sur internet. Donc non, je ne vois l’identification civile comme le deux ex machina des commentaires.

    Heureusement, il est possible de passer un deal informel au cas par cas, et c’est ce que je fais pour ma part, mais je ne commente pas là où je ne connais pas assez le Boss pour qu’une relation de confiance réciproque s’installe de manière naturelle
    > Donc nul besoin de système contraignant, le choix de chacun suffit.

  13. @ killyekfael

    Donc nul besoin de système contraignant, le choix de chacun suffit.

    Oui !
    Et il s’agit donc de dominer le système contraignant imposé par défaut par Facebook par exemple.
    Pour que chacun puisse choisir librement 🙂

  14. Facebook, c’est pas internet, c’est juste du minitel. Et pour le minitel, une seule phrase à droit de cité : “Delenda Carthago”.

    http://onesocialweb.org/
    http://status.net/
    http://ostatus.org/
    http://identi.ca/
    http://www.movim.eu/
    http://www.joindiaspora.com/
    http://gravatar.com/
    http://activitystrea.ms/
    http://pubsubhubbub.googlecode.com/svn/trunk/pubsubhubbub-core-0.3.html
    http://salmon-protocol.googlecode.com/svn/trunk/draft-panzer-salmon-00.html

    Je peux continuer comme ça longtemps, sans oublié ce que j’avais déjà dis avant.

    Au final j’ai pas répondu au post initial, mais je veux avoir des proof of concept à montrer avant.

  15. @ killyekfael

    Pardon pour ton dernier commentaire : il avait été mis de côté par mon filtre anti-spam, en raison (je pense) du grand nombre de liens, et je ne l’ai vu (et validé) qu’aujourd’hui.

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