la chambre

Comment je me suis fait piéger par Arrêt sur Images

Le site Arrêt sur Images publie aujourd’hui des propos qui me sont attribués. Il me semble intéressant de vous raconter comment ils ont été obtenus de manière déloyale par une journaliste qui m’a littéralement piégé.

J’ai demandé à ce que ces propos soient retirés, ce qui m’a été refusé, par “respect”, soi disant, des lecteurs d’Arrêt sur Images. C’est donc par “respect” pour ces mêmes lecteurs que je leur fais part de ce petit “décrpytage” des méthodes de travail de ce site qui prétend décrypter celles des autres médias et se trouve souvent bien prompt à donner des leçons de morale et de déontologie à ses confrères. Il convient peut-être aujourd’hui de lui renvoyer le compliment.

Je suis donc contacté hier par cette apprentie journaliste (Elle me qualifie bien d’“ancien journaliste”, il me semble que ce n’est pas lui faire injure de souligner par ce terme que j’attribuerais son comportement à la maladresse de la jeunesse, au manque d’expérience professionnelle et à une connaissance insuffisante de la déontologie, plutôt qu’autre chose. Du moins je le lui souhaite.)], par un mail au titre qui me semblait explicite : “Interview arretsurimages.net”.

Je réponds poliment en déclinant l’offre d’interview et en expliquant posément pourquoi je ne le souhaitais pas.

On me renvoie un mail rassurant : la mention “Interview arretsurimages.net” ? “Je me suis peut-être mal exprimée” me répond-on. J’aurais dû lire, si j’avais été malin, qu’il s’agissait, je cite, de “prendre contact avec vous, car quelque chose nous dit que nous serons peut-être amenés à traiter des sujets en rapport avec votre blog.” L’“Interview arretsurimages.net” venait du coup de se transformer en “un entretien informel”, pour “prendre contact”.

Estimant clair, dans ces conditions, que cet “entretien informel”, pour “prendre contact”, relevait de la conversation privée et ne donnerait pas lieu à une publication, j’acceptai donc le coup de téléphone sollicité.

Je prends soin dès le début de la conversation de confirmer notre accord, ce à quoi on me répond immédiatement (en substance car je ne pratique pas l’enregistrement de mes conversations téléphoniques privées, mais celle-ci est encore assez fraîche pour que je m’en souvienne fort bien) : “Non, non, bien sûr, ce n’est pas une interview. Mais nous lisons votre blog, et souhaitions faire connaissance avec vous et savoir un peu qui vous êtes.”

Après cette seconde confirmation formelle qu’il ne s’agissait pas d’une “Interview arretsurimages.net”, nous engageons donc gentiment la conversation “informelle”.

Le déroulement un peu curieux de cette conversation finit par me mettre la puce à l’oreille. Cette apprentie journaliste était tout bonnement en train de me soutirer méthodiquement des informations, selon un canevas manifestement préparé à l’avance. Dit plus directement, elle me tirait les vers du nez. Je me suis pris tout à coup à l’imaginer consciencieusement biffer sur son carnet, les uns après les autres, les points qu’elle souhaitait aborder.

Je demande donc à ce point de la conversation, et pour la troisième fois, la confirmation que cette apprentie journaliste n’était pas en train de conduire une interview. “Mais non, mais non, bien entendu” me répond-on, pour la troisième fois, sur un air enjoué et primesautier. Nous poursuivons donc quelques temps notre échange, qui s’achève de manière fort courtoise.

Le coup de la fausse ingénue

Je reçois peu après un nouveau mail. Et là, j’ai fauté, j’avoue. C’est à ce moment précis que le piège, dans lequel j’étais tombé depuis un moment déjà, s’est refermé sur moi.

Faussement ingénue, l’apprentie journaliste m’écrit en effet : “Ça ne vous dérange pas si je vous cite avec cette phrase : (…)” Bingo ! Voilà comment toutes les assurances triplement réitérées qu’ils ne s’agissait pas d’une interview destinée à la publication venaient subitement de s’envoler. Et dire que sur l’instant, je n’ai pas vu venir le coup !

Car c’est bien là que je me suis laissé piéger : l’apprentie journaliste venait d’extraire de notre conversation privée, qualifiée par elle même d’“informelle” et de simple “prise de contact”, une phrase précise, dégagée de tout contexte et qu’elle s’apprêtait à publier.

J’ai mal réagi. Cette petite phrase était reformulée de manière tellement abrupte et polémique, que mon premier réflexe fut de répondre que non, je n’avais pas dit ça. Et de reformuler cette phrase avec mes propres termes, bien plus mesurés que ce qu’on m’avait fait dire initialement, et qui avait été dit dans un cadre expressément non destiné à la publication.

Je n’ai pas réalisé sur le coup que je venais d’admettre par cette réponse, le contraire de ce que je n’avais cessé de réclamer dès le premier contact avec cette apprentie journaliste : je ne souhaitais pas être interviewé par Arrêt sur Images.

Après quelques temps de réflexion, je me suis tout de même ressaisi, pour envoyer un nouveau mail à ma correspondante, lui faisant part, pour la quatrième fois, de mon souhait que mes propos ne soient pas publiés, et s’ils l’étaient déjà, qu’ils soient retirés.

Je n’ai obtenu pour réponse qu’une sorte de comble de la mauvaise foi, qui m’a été renvoyé comme un soufflet :

(noir)Je tombe de ma chaise en lisant votre mail.

(noir)C’est justement parce que je n’étais pas certaine que vous accepteriez d’être cité que je vous ai envoyé ce mail.

(/noir)

J’espère que vous appréciez toute la saveur (pour moi rétrospectivement très amère) du “justement”, “je n’étais pas certaine…”

Quand la mauvaise foi se pare des atours de la fausse ingénue ! Je ne parviens pas à comprendre comment j’eusse dû m’exprimer pour que cette apprentie journaliste fût “certaine” que je ne souhaitais pas être interviewé par Arrêt sur Images ?!?

Le mal étant fait et mes propos déjà publiés, je changeais mon fusil d’épaule et me concentrait sur la seule chose qui me restait à faire : demander le retrait de ces propos qui me sont attribués et dont je ne souhaitais pas la publication.

L’affaire me paraissait plutôt simple. Il me semblait que l’éthique la plus basique du journalisme devait permettre de régler cette question rapidement et simplement. Je me croyais encore avoir une quelconque influence sur ma propre expression publique, dans ses termes, mais surtout dans son opportunité même. Il faut croire qu’Arrêt sur Images ne l’entend pas ainsi.

Et, malgré une série de demandes expresses de retrait, ces propos qui me sont attribués, sont toujours en ligne à l’heure où j’écris.

Epilogue :

Je retiens de cette anecdote quelques leçons :

• J’ai désormais le sentiment que cette apprentie journaliste d’Arrêt sur Images avait dans cette opération la motivation délibérée de se “payer un blogueur”. Ce qui fut fait par ma faute et à mes frais.

• Je vois que celle-ci a parfaitement intégré les méthodes qui sont, me semble-t-il, par ailleurs dénoncées par Arrêt sur image dans la pratique des autres médias : extraire “la” petite phrase sensationnaliste et croustillante du contexte de toute une conversation qui avait pourtant été engagée sur un tout autre thème (et qui en plus était déclarée comme “informelle”).

• Je constate également que la déloyauté et la manoeuvre sont des pratiques jugées acceptables par certains qui s’érigent par ailleurs en défenseurs de la déontologie et de l’éthique journalistique.

• J’en tire la très amère conclusion qu’il est extrêmement difficile d’établir la moindre relation de confiance avec les journalistes en général, ce qui ne fera que renforcer ma propre défiance, rejoignant en cela nombre de mes contemporains qui n’éprouvent que soupçon pour cette profession.

• Pour ma part, on ne m’y reprendra plus (du moins j’espère ne plus tomber désormais dans de tels pièges).

—-

Mise à jour (21h30) :

C’est tout piteux, vous le voyez bien, que je vous raconte cette mésaventure, qui n’est pas à ma gloire, j’en suis conscient.

[Laurent Gloaguen, sur Embruns, a bien raison de me faire la leçon, mais c’est sans moufter que je subis la fessée :

(noir)J’ai comme l’impression d’avoir déjà vécu tout cela… Enfin, il faut être un peu nono pour faire confiance à un journaliste. 🙂

(noir)Mon bon conseil du jour, face à un journaliste, ayez bien en tête l’expression “tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous — vous avez droit au silence”. Et, à moins d’avoir quelque chose à vendre, tenez vous éloigné de cette engeance.

(/noir)

Oui Monsieur. Merci Monsieur. Je ne le referai plus. C’est promis. |-)

47 Comments

  1. Personnellement, abonné de la première heure à @si.net, j’attends la suite et la réaction, l’explication, d’@si.

    Car cette histoire, comme elle est racontée ici, m’étonne et me choque.

  2. Le plus intriguant me semble être “pourquoi voulait-elle absolument t’entendre, toi ?”

    Je vois (j’imagine) Daniel ayant lu ton billet et lui dire “oh lui il nous le faut, lui c’est un vrai, vas-y tu me le chopes hein”..

    C’est vrai que les téléphones ont pas mal sonné sur cette affaire (qui selon moi n’en est au départ pas une). Ont-ils eu du mal à trouver des blogueurs “virulents”, “remontés”, qui “s’inquiète” ou qui permettent d’enchainer par “Il n’en faut pas plus pour que” et de pouvoir prédire “Alors ? Inquiétante tentative de contrôle, ou légitime information ?” quand on sait déjà qu’on va conclure “En outre, les sites de presse en ligne que sont Bakchich, Mediapart, Rue89 (et @si) ne sont-ils pas là pour être lus ? Les journalistes tiennent-ils un blog dans l’espoir que surtout, personne ne le remarque ?”

    Le problème qui se pose c’est qu’à vouloir avoir SON papier sur une non-histoire on en arrive à employer de vilaines méthodes pour avoir quelque matière que ce soit.

    ces gens devraient blogueur, ils n’auraient personne qui leur dirait “tu me le chopes hein” et feraient sans doute de meileurs papiers, sur de meilleurs sujets 😉

  3. J’ai été la lire la petite phrase, et ce n’est pas bien méchant, même si je comprends bien ton agacement.

    Tu peux sans doute obtenir le retrait de ta bannière.

    Sur ton épilogue, je m’en étonne un peu, car tu dois savoir que le maitre de les lieux n’est pas exactement universellement admis comme un modèle de déontologie.

    Je m’en désole un peu aussi, car, si je ne partage pas les vues d’aliocha – que tu as du suivre – je continue de croire qu’il existe des journalistes intègres, de qualités et dignes de confiance.

  4. comment!!!??? Quoi !!!!??? vous êtes Nicolas Princen!!! … c’est le seul article que j’ai pu trouver sur @si qui avait un vague – très vague – rapport avec le récit de votre note… 😉

    plus sérieusement, je suis convaincue qu’@si accédera à votre requête, comment pourrait il en être autrement.

  5. Je souhaite apporter mon droit de réponse à votre note.

    A arretsurimages.net, nous vous lisons régulièrement et nous apprécions souvent vos analyses. Intéressée par cette histoire d’annonce publiée dans le journal officiel à laquelle vous avez donné une résonance particulière, j’ai choisi d’entrer en contact avec vous. Pas pour une interview destinée à être publiée sous la forme d’un “3 questions à”, mais pour en effet faire connaissance et aller plus loin sur le sujet en question. Au téléphone, s’il était parfaitement clair que les informations que vous me donniez alors sur votre parcours personnel n’étaient pas destinées à être rendues publiques, je ne pensais pas qu’il en était de même pour votre discours sur les informations publiées sur votre blog.

    Votre discours sur le “off” des journalistes m’ayant semblé intéressant, je vous ai envoyé un mail pour m’assurer que cela ne vous posait pas de problème si je le citais. Vous avez reformulé la citation en question, l’avez complétée, et m’avez répondu “dit comme ça, ça me va”.

    Mon article a donc été publié hier soir vers 22h. Dans la nuit, vous avez changé d’avis et m’avez demandé de retirer vos propos. Or, nous ne souhaitons pas dénaturer l’article tel qu’il a été publié.

    Contrairement à ce que vous écrivez ici, je n’ai nullement tenté de vous “manipuler” ou de me “payer un blogueur”. Je suis navrée de cette interprétation de votre part.

    Cordialement,

    Sophie Gindensperger

  6. @[email protected]:

    /_\ Je tiens d’abord à être clair sur le fait que je parle en mon nom, et que je n’ai pas spécialement rapports avec narvic, si ce n’est les rapports cordiaux pouvant naitre sur le net /_\

    D’abord, vous n’exercez nullement de droit de réponse, qui est un processus juridiquement encadré (certes inutile sur un blog ou les commentaires sont ouverts) par l’article 13 de la loi de 1881.

    Les blogs aux commentaires ouverts s’encombrent mal de ce type de pseudo-formalisme (d’ailleurs, l’insertion dans les commentaires ne remplit pas l’exigence d’une insertion “à la même place et en mêmes caractères que l’article qui l’aura provoquée, et sans aucune intercalation”.

    Au delà de votre manque de rigueur, il est une autre chose qui me tricotte le cervelet. Vous dites que vous ne souhaitiez pas dénaturer l’article, et après lecture, cet argument me parait faiblard. Votre article souffrirait peu de la citation litigeuse, et un sens loyauté envers vos interlocuteurs devrait vous pousser à rectifier le tir.

    Enfin vous insérez la bannière, et la typographie caractéristique de ce site dans votre article, et je suppose que vous avez demandé l’autorisation pour ce faire.

    Cordialement

  7. @ Sophie Gindensperger

    Je maintiens l’intégralité de ce que j’ai écrit, et que je ne publie ici qu’après un échange nourri de mail depuis hier soir avec vous mêmes, et avec aujourd’hui votre directeur de publication, pour exprimer ma demande que les propos qui me sont attribués soient retirés, une demande que n’avez pas jugé bon d’entendre et auquel vous refusez de donner une suite favorable.

    Votre article indique au sujet des propos qui me sont attribués :

    “Joint par téléphone, il explique : “(…)”.”

    Or vous m’avez joint au téléphone à la condition formelle et préalable qu’il ne s’agissait pas – selon vos propres termes- d’une “interview”, mais bien d’un “entretien informel”, destiné à “prendre contact”.

    Or je constate qu’aussitôt le télephone raccroché vous vous êtes placée à votre claver pour transcrire immédiatement certains des propos extraits de cette conversation avec la ferme intention de les publier, contrairement à ce que vous n’aviez cessé de me répéter.

    Vous m’avez donc bel et manipulé, pour obtenir de moi ce que vous aviez en tête et que je persistais à vous refuser. Vous m’avez donc menti.

    Tout le reste n’est qu’arguties de votre part.

    Je constate que vous ne souhaitez pas “dénaturer l’article tel qu’il a été publié”, mais ça ne vous gênes nullement que je ne cesse d’affirmer que c’est ma propre parole et les conditions déloyales dans lesquells elle a été recueillie que cet article… dénature.

    Je vous accorde bien volontiers le “droit de réponse” que vous demandez sur mon propre espace de publication, je ne fais que réitérer pour n-ième fois ma demande à ce que l’on respecte également mon “droit de ne pas m’exprimer” dans le vôtre.

  8. Oui, mais concevez, Sophie — je peux vous appeler Sophie ? — que les demandes réitérées de Narvic sur la confidentialité de ses propos auraient du vous inciter à plus de prudence.

    Avez-vous eu un accord exprès de publication sur les propos litigieux, ou vous êtes-vous contentée de la reformulation faite par Narvic avec la conclusion : “formulé comme ça, ça me va”.

    Il est vrai que la conclusion est ambigüe et peut laisser croire à un imprimatur ; mais il peut s’agir également d’une simple correction pour votre bonne compréhension.

    En tout état de cause, on peut estimer que vous auriez pu être plus sourcilleuse, compte tenu des demandes réitérées qui vous avaient été faites.

  9. @Jules,

    Si vous demandez à des journalistes d’être plus sourcilleux, vous allez encore vous faire traité de spécialiste 😀 .

    Un peu plus sérieusement, dans mon commentaire précédent, je voulais dire que l’article ne souffrirait pas beaucoup du retrait de la citation litigeuse.

    Et jules, comme souvent, je partage votre point de vue (si souvent d’ailleurs que je n’ai guère le plaisir de commenter chez vous ).

    Une remarque finale, à Narvic, si tu le souhaites, rien ne t’empeche de faire valoir ton droit de réponse…

  10. Cette aventure est à rapprocher avec intérêt (et peut-être, amusement, selon son degré d’amitié avec l’auteur) de la précédente note de Narvic : “Les journalistes, une profession dominée qui souffre en silence”. Nul doute que l’auteur n’est pas prêt de nous en refaire un de cette façon.

    Au risque de lasser en abordant encore une fois un thème qui m’est cher depuis quelques jours, je constate encore une fois l’exactitude de mon propos :

    Les journalistes ne réfléchissent qu’en terme de “position de pouvoir”. ils ne sont nullement intéressés par la véracité de ce qui est dit, mais uniquement par la position de son émetteur. Si la personne qui parle peut se défendre, ils s’écrasent. Dans le cas contraire, ils s’en fichent.

    C’est pour cela que les interminables débats pour savoir qui, entre les blogueurs et les journalistes, relatent le mieux la vérité; n’ont aucun sens. Le vrai enjeu est ailleurs.

  11. @ UnPseudo

    L’usage d’un “droit de réponse” est la seule réponse qui m’a été proposée par le directeur de la publication d’Arrêt sur Image, auxquels j’ai exprimé directement, par deux fois aujourd’hui, ma demande de retrait de mes propos de son site.

    J’ai refusé cette offre, qui entraînait précisément le maintien des propos dont je demande le retrait.

    Il m’a semblé inconséquent, voire absurde, d’accepter de m’exprimer sur Arrêt sur Images pour y dire… que je ne souhaitais justement pas – et n’avais jamais souhaité – m’y exprimer !

    C’est placé devant ce mur, que me suis résolu à raconter ici ma petite aventure édifiante du jour, puisque je dispose moi aussi d’un espace de publication en ligne, et que, contrairement à d’autres, le mien est peut-être un peu plus accessible, puisqu’ouvert et gratuit. :o)

    (tiens, mon premier smiley de la journée…)

  12. @Narvic,

    Vu qu’ils ont décidé de ne pas retirer ta citation, et que tu as droit à 50 lignes chez eux, pourquoi t’en priver? Ca te fais une miini tribune. Et je suppose que tous les abonnés de asi ne sont pas des lecteurs de novovision.

    Par ailleur, si tu demandes la suppression de ta banniere, ca ne posera pas de probleme*.

    *@asi, si vous ne comprenez pas ce propos je suis un juriste prêt à être employé… 😀

  13. @ UnPseudo

    Rassure-toi, mon petit doigt me dit (l’observation de mes referers) que les lecteurs d’@si ont très bien su trouver le chemin de ce blog. Je me laisse dire que d’aucuns, dans les forums dudit-site, demandaient actuellement qu’on leur rende quelques comptes… Je dis ça, je ne dis rien. :o)

    @La mouche

    Je ne sais pourquoi tu ne vois pas les smileys. J’en suis tout marri, car j’en abuse. 🙂

  14. Bonsoir Narvic,

    Pour ma part, je te conseille de ne pas user de ton droit de réponse.
    La manoeuvre ne fut certes pas particulièrement honnête, mais je suis confiant dans la curiosité des lecteurs d’ASI pour venir visiter ton site et découvrir ainsi ton point de vue.
    Il est enfin évident que toute collaboration future avec ASI semble être à proscrire.

    Qui expliqua que l’évolution des médias passera par la confiance accrue des lecteurs envers ceux ci ? :o)

  15. Pour ma part, si je vois bien les smileys en commentaires, je ne dispose pas de la barre d’édition typographique (ce qui m’interdit les guillemets à la française).
    Pour information, je suis sur Konqueror 4.1.2 (Donc KDE 4, Ô Joie – Merci OpenSuSE & Palpatine 😀 )

  16. Plusieurs réactions à la lecture de ton billet, des commentaires, et de celui d’@si.

    Je ne comprends pas bien ceux des commentateurs qui prennent radicalement parti contre Sophie Gindensperger. Certes on est chez Narvic et ici tout le monde l’aime beaucoup, mais pour ma part, même en lisant Narvic puis Sophie G, je ne me sens pas foutu de dire ce qui est bien et ce qui est mal. Aucun d’entre nous n’a lu vos échanges de mails et écouté votre conversation téléphonique, moi je ne peux pas juger de l’extérieur.

    Narvic j’ai l’impression que tu as été un peu maladroit et que tu as peut-être un peu hésité sur ta posture, entrebaillant la porte à un moment… Ce qui peut être assez typique dans une relation à un journaliste : on se méfie et on est alléché simultanément.

    En revanche, comme je comprends ton ressenti… Ce sentiment terrible, injuste, d’avoir été piégé. Pour avoir été “déniaisé” de ce point de vue par un grand hebdomadaire national il y a quelques années, je ne peux plus avoir de rapport serein avec un intervieweur. Chaque entretien est empreint de méfiance. Je reste schizophrène car mon métier m’amène à rechercher une visibilité dans la presse spécialisée, donc à vouloir parler alors qu’au fond de moi la méfiance est toujours là.

    C’est après ce genre d’aventures qu’on cherche à verrouiller, on entretient la parano… et les journalistes “de confiance” en pâtissent. Ce qui alimente un cercle vicieux entre les journalistes et les interviewés.

    En revanche, je ne vois pas du tout en quoi la citation qu’@si rapporte de toi est problématique, étant donné ce que tu avais écrit sur le sujet en question sur ton blog. Tu as parfaitement le droit de t’en offusquer, bien sûr 😉 Mais franchement je pense que sur ce sujet tu as pris une posture hâtive et radicale qui est à l’origine du problème que tu rencontres avec @si. Ce qui interpelle d’autant plus quand on connaît la qualité remarquable de tes productions.

  17. Horreur, va-t.on bientot avoir 100-200 commentaires par billets aussi. J’ai fuit éolas pour ca, je ne commente pas chez jules ( parcequ’il ne m’agace pas assez), alors je ne pourrais partager mes indignation que chez authueil 🙁

    NB. je n’ais pas de problemes avec authueil, mais mon égo incroyable de commentateur risque de ne pas être satisfait chez lui seulement 😀

  18. @ François

    Mon problème n’est pas dans le propos qui m’est prêté (et qui est assez anodin en effet), il est que je n’avais nullement l’intention de m’exprimer sur cette polémique, pas plus sur @si qu’ailleurs, que je l’ai dit et que l’on m’a piégé néanmoins. J’ai eu le tort de vouloir expliquer à cette apprentie journaliste pourquoi je ne souhaitais justement pas m’exprimer sur ce qui devenait, en effet, une polémique excessive.

    Il faut croire que seule la polémique l’intéressait, et qu’elle n’aura agit qu’espérant ajouter de l’huile sur le feu, quand je souhaitais au contraire apaiser les choses et calmer cette petite polémique qui commençait à m’échapper.

    Je n’accepte pas ces méthodes surtout quand elles sont utilisées par ceux qui se permettent de donner des leçons aux autres.

    J’ai tenté auprès de l’apprentie journaliste comme de son directeur de la publication d’aboutir à une solution satisfaisante. Mais voyant comment on me menait délibérément en bateau, j’ai choisi par ce petit récit, en effet, de répondre moi aussi par la polémique.

    Et puisqu’@si jugeait bon de placer ce débat sur le terrain de la légèreté des blogueurs, il m’a semblé utile de signaler également la légèreté déontologique de certain journaliste d’@si.

    Voilà tout.

  19. @Al Katib : les guillemets typographiques peuvent être saisis avec AltGr + W et AltGr + X sous ton linux. (et les espaces insécables qui vont avec Alt + Maj + Espace).

  20. Si je peux me permettre… (Je suis un intrus céant, mais lecteur régulier)

    Vous utilisez à foison une expression plutôt péjorative à l’égard de celle qui vous a piégé :”apprentie journaliste”. Pour le coup, ça paraît très réducteur, façon “je te prends du haut de ma longue expérience”.
    Je trouve que ça n’apporte rien à un billet peut-être un peu trop campé sur les principes. La journaliste concernée a fait une erreur, ok, mais le barouf soulevé autour de la question devrait lui servir de leçon. Ou plutôt : la faute n’est pas si essentielle qu’elle mérite de tourner au règlement de compte, quand il y a sans doute des cibles le méritant davantage.

  21. @ JBB

    Bienvenue sur ce blog, et je suis aussi un lecteur d’article11. 🙂

    Cette apprentie journaliste à jugé bon de me qualifier d’“ancien journaliste”, ce qui vous en conviendrez n’est pas particulièrement obligeant non plus. Vous attendiez quoi ? Que je réponde à la désobligeance par des fleurs ? J’ai peur que ce ne soit pas ici la bonne adresse.

    L’apprentie journaliste en question n’a pas fait une sorte d’erreur comme ça, elle a utilisé délibérément des éléments d’une conversation privée, que j’avais accepté d’avoir avec elle pour lui expliquer justement pourquoi je ne souhaitais pas m’exprimer publiquement sur le sujet dont nous nous entretenions, en présentant mes propos comme s’il s’agissait d’une déclaration. Vous n’y voyez pas une sorte d’entourloupette ? Vous voudriez que je sois indulgent ?

    J’ai tenté, auprès d’elle, et de son chef, de trouver une solution convenable aux yeux des deux parties, ce qui s’est révélé impossible.

    J’ai donc répondu, ensuite, avec les moyens dont je dispose : ce blog, pour exprimer mon point de vue.

    Cette apprentie journaliste a bénéficié sur ce blog de toute la liberté (et elle en bénéficie encore, bien entendu) pour faire valoir son argumentation. Moi, je ne demande rien d’autre que de disparaître de l’endroit où elle a placé des propos prétendument recueillis auprès de moi pour être rendus publics, ce qui est faux. Mais on ne m’accorde pas un tel respect…

    Comprenez que j’en sois aussi marri qu’agacé.

  22. @ Narvic : je comprends fort bien, sans doute que marri à votre place je serais aussi. (ouh… phrase sans queue ni tête…)

    En fait, c’est sans doute justement l’emploi du terme “apprentie journaliste” qui m’a touché. Je l’ai imaginée débutante et me suis vu à sa place : il y a quelques années, quand j’ai commencé, j’aurais été catastrophé si j’avais été concerné par une telle polémique. Même : je n’en aurais pas dormi de la nuit… Mais rien ne dit qu’elle réagisse de même.

    De toute façon, manipulation il y a. A partir de là, votre réaction est logique et rationnelle. C’est juste étrange de voir des gens reconnus et appréciés pour leur traitement de la question médiatique tomber dans ces erreurs qu’ils ne cessent de dénoncer. J’eusse préféré non, comme dirait je sais pas qui

  23. En même temps, déployer autant d’énergie pour conserver envers et contre tout une citation tronquée… il s’agit très clairement d’un hommage!

    François – le relief de cette anecdote provient du rôle très particulier que ce donne ASI: celui de l’analyste lucide et implacable des travers des médias.

    Sophie Gindensperger – l’argument de la “dénaturation du contenu” parait très faible en effet. Pourquoi ne pas chercher une solution de bonne foi avec Narvic? La question serait probablement réglée en 15 min.

  24. remarquez, c’est plutôt malin de sa part : la conversation téléphonique ne laisse aucune trace, sauf les notes qu’elle a prises, et le mail, par contre, contient votre précision-correction de vos propos avec le “comme ça, ça me va”. pas évident de la faire revenir en arrière, les apparences sont pour elle.

    je me suis souvent couvert de la sorte (utilisation du mail) pour des passages un tant soit peu litigieux ou polémique d’interviewes (convenues entre les parties, ceci dit).

    maintenant, sur le procédé. c’est pas très élégant mais elle a poussé son avantage, vous avez répondu, vous demandez de retirer le passage, sa hiérarchie doit le refuser et l’encourager à tenir (du style : et puis quoi encore, on verra jamais ASI se censurer !).

    voyez-vous, ça me fait typiquement penser à d’autres journalistes, producteurs d’émissions de radio ou directeurs de rédactions ou de publications, se réclamant des valeurs et principes de gauche, très redresseurs de torts mais absolument pas exempts de reproches en ce qui concerne leur relations hiérarchiques, gestion du personnel ou pratiques professionnelles.

  25. L’avantage c’est que vous y avez gagné des lecteurs!

    – Un abonné d’@si qui va peut-être pas s’y réabonner, mais qui ajoute votre flux RSS immédiatement dans son aggrégateur 😉

  26. Bonjour,
    Le problème, c’est qu’on ne comprend rien à toute cette histoire puisque l’article n’est pas accessible et qu’on se demande bien quelle horreur tu as pu proférer pour avoir une telle envie de la faire disparaître.

    Mais sur le fond, je ne partage pas forcément ton indignation puisqu’il m’arrive, lorsque j’ai vraiment besoin de pouvoir citer quelqu’un, de forcer un peu la porte. Pas de reproduire des propos qui n’ont pas été tenus ou qui sont donnés off, OK, mais je peux être insistant et je pense que ça fait partie du jeu.

  27. Sur le fond, je peux témoigner moi aussi des méthodes douteuses d’@si et confirmer les soupçons de Narvic. Comme on peut aisément le vérifier (l’émission est en ligne), ma récente apparition sur le plateau d’@si, soi-disant justifiée par une proposition de “décryptage” de l’argent-dette (30 mn de conversation préalable au téléphone avec une “journaliste”), ne visait en réalité qu’à me confronter à la question piège du maître des lieux: pourquoi avez-vous “hébergé sur votre site” (sic) une vidéo complotiste et antisémite? Même sur le web, @si reste fidèle aux vieilles méthodes de la télé-spectacle, qui fait de tout scandale. C’est de bonne guerre: après tout, on est sur un site commercial qui ne demande qu’à voir augmenter son audience. Mais il vaut mieux savoir à qui on a affaire avant d’aller s’y frotter…

  28. @ Gunthert

    J’avoue une certaine naïveté. Celle d’avoir cru que les précautions que j’avais prises avaient été acceptées par une personne de bonne foi. Ce n’était pas le cas.

    @ Hugues

    Le propos en lui même est assez anodin au fond. Ce qui m’agace profondément, c’est qu’on a voulu m’utiliser contre ma volonté pour mettre de l’huile sur le feu dans une petite polémique qui prenait des proportions excessives et que je souhaitais plutôt calmer.

    Le journalisme de pied dans la porte peut se justifier dans certaines circonstances : pour obtenir par exemple des explications d’un patron voyou qui vient de déménager son usine dans la nuit et laisse 50 salariés sur le tapis, j’admets qu’on puisse être un peu “pressant”.

    Mais pour jouer les pyromanes en attisant des polémiques, je n’admets pas la validité de la méthode. Surtout si c’est moi qui en fait les frais. :o)

  29. Merci Guillaume,

    Grâce à l’entourloupe perpétrée à ton encontre sur @si( et non pas, je crois, par @si) , c’est la première fois, en un an de blogage, que je me retrouve d’accord à 100% avec ce qu’écrit Laurent Gloaguen.

    Prends ta mésaventure comme un avertissement sans -trop de- frais et la prochaine fois, d’abord tu tires et après tu causes.
    Keep on rockin’

    Cordialement

    Marc

  30. Abonné d’Arrêt sur Images et de Charlie Hebdo, j’ai l’impression d’assister au début de l’affaire Siné !

    Signé : François18

  31. ET OUI… Bien piégé !!
    Mais qui peut dire qu’il ne l’aurait pas été ?
    Comme quoi, un bon face à face ne sera jamais remplacé, et l’enregistrement des conversations téléphoniques, je le pratique depuis pas mal de temps et cela m’a déjà servi lors de l’appel d’un élu qui me menaçait de me mettre un avocat sur le dos si je ne retirais pas un commentaire… ce que je n’ai pas fais et je ne me porte pas plus mal !
    Au contraire, je dors bien la nuit avec la satisfaction de ne pas avoir cédé.

  32. J’ignore si l’expérience des uns sert aux autres, mais la prochaine fois qu’un(e) journaliste m’appelle, je saurai que “entretien informel pour prendre contact” n’a que le sens que son auteur lui donne !

    Pour avoir été piégé une fois ou deux (journaliste d’un grand hebdomadaire dénaturant mes propos pour les rendre hostiles à un tiers, autre journaliste voyant dans un autre propos, par total contresens, une attaque contre… la profession des journalistes) … je ne sais pas mieux communiquer pour autant. Je me suis réfugié dans l’art de confectionner des communiqués de presse indétournables. Un peu tristounet.

    Après avoir dit tout ça, je peux citer un nom de journaliste avec qui j’ai été en contact et qui a fait un reportage aussi supercourt que judicieux et honnête : Tania Watine, de France 3 Val d’Oise. Allez, un peu de name-dropping de journalistes fiables !

  33. «Je demande donc à ce point de la conversation, et pour la troisième fois, la confirmation que cette apprentie journaliste n’était pas en train de conduire une interview.»

    Hum. Pour les béotiens (qui ne sont ni anciens, ni apprentis journalistes), pourrait-on préciser la différence entre “entretien informel” et “interview” ?

    Car si j’ai bien suivi, Narvic, vous avez fait préciser à plusieurs reprises que ce n’était pas une interview, mais… Avez-vous demandé spécifiquement à ne pas être cité ? Ou bien les mots “interview” et “entretien” ont des sens techniques précis pour les journalistes…

    Bon, à part cela, je ne peux qu’exprimer ma sympathie. Mais si je pouvais m’inscrire en faux contre ceux qui conseillent de “verrouiller” voire d’enregistrer les conversations… Il y a une autre possibilité : ne rien faire qu’on puisse regretter après. Et avec des gens qu’on ne connaît pas, ne rien dire en privé que l’on ne puisse dire en public.

    Oui, je sais, plus simple à dire qu’à faire.

    Mais j’avais cru comprendre que c’était fini, le “off”…

  34. Il me semble y avoir beaucoup de mauvaise foi dans la réponse d’arrêt sur image et dans le déroulement de l’entretien informel subitement transformé en interview…
    Sophie explique “Au téléphone, s’il était parfaitement clair que les informations que vous me donniez alors sur votre parcours personnel n’étaient pas destinées à être rendues publiques, je ne pensais pas qu’il en était de même pour votre discours sur les informations publiées sur votre blog”.
    Voilà tout le problème: la personne contactée par le journaliste indique ne pas vouloir que la conversation soit publiée et le journaliste -sur quelle base?- estime qu’une partie de la conversation peut néanmoins l’être, car elle ne porte pas sur le sujet initial. C’est une méthode déloyale, qui consiste à rassurer l’interlocuteur pour, par un tour de passe-passe, finalement l’interviewer…
    Il y a plus grave: Sophie admet qu’il était parfaitement clair que les informations données par Narvic sur son parcours personnel ne devaient pas être publiées (“s’il était parfaitement clair que”). On en déduit, a contrario, que rien n’était parfaitement clair pour le reste. La journaliste indique d’ailleurs “je ne pensais pas que…”. Elle reconnaît ainsi que sa décision de publier était fondée sur une appréciation personnelle de l’accord de Narvic. La moindre des choses aurait alors été d’accéder à sa demande de retrait des propos publiés…

  35. Bonjour Narvic,

    Intéressant toute cette histoire. Je suis d’ailleurs curieux et j’espère qu'”Arrêt sur Images” sera capable de faire cette auto-analyse dont les médias traditionnels sont incapables, libérés qu’ils sont, du moins en théorie, de la pression de l’audimat et du chiffre. On est en droit d’attendre d’@SI, qu’il revienne sur cette affaire et soit capable d’apporter une contre-argumentation, ou même de reconnaitre qu’il y a eu erreur dans le travail de la journaliste en question. D’ailleurs, si cette analyse était bien faite, je suis sûr qu’on en apprendrait beaucoup sur les dysfonctionnements plus générales des machines médiatiques.

    Cela étant, évitons aussi la généralisation, 1 journaliste ne représente pas nécessairement l’ensemble, et en l’occurence ici @SI (mais cela pourrait être n’importe quel autre média de Figaro à l’Huma en passant par Médiapart).
    Le journaliste est un être humain comme les autres et est capable d’erreurs d’appréciations. Évidemment s’il était montré que cette pratique devait s’institutionnaliser et se répéter chez @SI ce serait autre chose, mais je vois plus dans cette histoire (pour l’instant) une banal incapacité de communication comme il en arrive si souvent : Elle n’a pas été suffisamment rigoureuse et finalement toi non plus (comme tu sembles le reconnaitre toi-même…).

    Ce qui m’intéresse au delà de ton histoire, c’est que sachant qu’il existe des détracteurs à @SI, je suis curieux de voir comment ton histoire va être éventuellement utilisée et exploitée (ta note étant déjà référencée à ma connaissance sur Rue89 et sur la check-list du Monde.fr)… ?

    Épisode à suivre donc 😉

  36. Euh, en général je trouve ça un peu nul de faire des réflexions sur l’orthographe d’un billet, moi même je suis bien nul en la matière, mais là quand même dans le titre ça fait mal… 😉

  37. Une belle petite faute dans le titre détecté par mon correcteur 😉 . C’est “fait” et pas “fais”. Sinon merci pour ce fort intéressant billet que j’avais loupé !

  38. Bonjour,
    cette affaire ne m’étonne pas,
    elle rappelle les films de Pierre Carles “pas vu pas pris” et “Enfin pris ?” où il est aussi question d’arrêt sur image…
    Cldt.

    Julien

  39. “ancien journaliste” n’a rien de péjoratif dans ma tête de petit français lisant le français depuis sa naissance, alors que apprentie est clairement péjoratif. De même, quand vous répondez “dit comme cela, cela me va”: en français c’est assez clair que l’on autorise la citation. Vous pouvez le tourner dans tout les sens en français, la phrase est claire même avec les enregistrements audios précédents: cela ressemble à un changement d’avis. La réponse à donner à ce moment là aurait dû être simplement, je ne veux pas être cité. Vous avez simplement cédé à la tentation d’être publié.

    De ce que j’ai lu de votre descriptif, j’ai eu l’impression d’une approche classique pour tirer les vers du nez de quelqu’un. Au fur et à mesure de la conversation, on se dit que le contenu est plus riche que prévu, puis on revient à la charge pour voir si on peut mettre un nom sur cette source. Rien de scandaleux et vous l’avez clairement approuvé par votre dernier courriel. Le piège c’est que vous ne voulez pas admettre que vous vouliez malgré tout être cité.

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