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Cinq ou six trucs supplémentaires

La chaîne entre blogueurs sommés de confier cinq ou six trucs sans importance à leur sujet poursuit ses ravages… et me revient… André Gunthert (Actualité de la recherche en histoire visuelle et Le Flipbook), souvent cité ici, me met sur sa liste…

Je me sens obligé d’y répondre, d’autant que j’ai besoin de libérer ma conscience, comme je l’avoue à mon tagueur sur son blog :

(noir)Le mardi 11 mars 2008 à 12:34, par narvic

(noir)Salut, j’ai déjà répondu à cette chaîne, mais j’ai triché… J’ai honteusement sollicité mes propres lecteurs pour qu’ils me taguent alors que je ne l’avais pas été et que je mourrais d’envie de l’être. Comme je me sentais coupable, je n’ai pas joué le jeu jusqu’au bout, en ne taguant personne à mon tour. Mea culpa.

(noir)Vous avez la délicatesse de ne pas souligner mon forfait. Je prends votre tag comme un appel à me racheter. Donc je n’exécute sans délais, en y mettant les formes cette fois 😉

(/noir)

Voilà donc cinq ou six trucs… supplémentaires…

1. On va dire que mon “aveu” ci-dessus compte déjà pour un.;-)

2. Je suis le personnage d’un livre. J’apparais sous un nom d’emprunt (vous avez l’habitude avec moi maintenant, mais voyez que ça remonte loin..), en 1986 (j’étais tout jeune !), dans un recueil de nouvelles, sélectionnées dans un concours de jeunes écrivains…

Je suis l’un des personnages de la nouvelle qui a remporté le concours et donne son titre au recueil. Il s’agit d’une “nouvelle à clés”, écrite par une copine de l’époque, dont tous les personnages ont leur correspondance dans la “vraie vie”.

Des fois que je n’aurais pas compris, l’auteur m’a mis les points sur les “i”, en me confirmant que c’est bien à moi que s’adressait ce message :

(noir)“C’est qu’il comprend trop bien les filles pour savoir les séduire. Il est odieux quand elles lui plaisent ; elle en souffrent sans pourtant l’aimer.”

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Depuis 20 ans, je me demande toujours comment je dois prendre ce portrait…

3. Je me suis identifié dans ma jeunesse à un autre personnage de la littérature, Frédéric Moreau, dans “L’Education sentimentale”, de Gustave Flaubert, au point de me faire une devise de cette phrase d’une profondeur sans égal :

(noir)(Frédéric) “trouvait que le bonheur mérité par l’excellence de son âme tardait à venir.”

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Je suis resté totalement fidèle à cette devise jusqu’à aujourd’hui : mon âme n’a cessé de se bonifier avec l’âge, et pourtant le bonheur que je mérite tarde toujours à venir…

4. Pour démentir Olivier Ertzscheid (Affordance), qui tente d’échapper à cette chaîne dans laquelle il est pris lui aussi, en se livrant “à une contrefaçon de l’exercice”, je reconnais que j’aime bien les chaînes, au point d’y répondre même quand on ne me le demande pas. Et puis, j’ai pris un temps fou pour rédiger cette note et je ne m’en plains même pas.

5. Je souscrit en revanche à cette autre remarque du même blogueur, souvent cité ici lui aussi :

(noir)Il y a souvent un intention implicite cachée derrière le nom des destinataires désignés de la chaîne. Cela peut aller de la simple connivence entre pairs/amis/relations (une sorte de “poke” à la facebook), à l’aveu d’une admiration transie (s’il relaie ma chaîne c’est qu’il me lit, et s’il me lit, waouwaou).

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6. Je suis donc bien embêté au moment de choisir mes six victimes : j’opte pour le “poke” de connivence ou pour la déclaration d’“admiration transie” ?

Il y aurait bien une pirouette “à la Ertzscheid”, qui pointe les profils Facebook de Karl Marx et Eric Charden, mais j’ai promis que je jouais le jeu cette fois…

Je tague donc les six premiers “amis” en date de narvic sur Facebook : Emmanuel PARODY, Didier Durand, Laure Leforestier, Philippe Gammaire, Jean-Marie Le Ray et Joel Ronez.