la cuisine

Agrégation de contenus versus agrégation de liens : les parasites du net (MàJ)

L’agrégation de liens en ligne, c’est une manière de partager l’information, d’aider à sa diffusion. C’est ouvert, désintéressé, généreux. L’agrégation des contenus, au contraire, c’est du simple pillage et du parasitisme. C’est exploiter à son profit le travail des autres, pour exister sur le net sur le dos des autres. Rien ne la justifie, c’est un pur abus contre lequel il faut lutter : (rouge)lier, c’est partager ; republier, c’est piller(/rouge).

C’est ce qui fait toute la différence entre la philosophie d’un projet tel qu’aaaliens.com, ou d’autres (Par exemple Rezo.net, Smallbrother ou Netreader), et les pratiques d’un site comme Bétapolitique, que je condamne après avoir été victime de son pillage délibéré. Et accessoirement de la mauvaise foi de ses animateurs.

(mise à jour lundi 12 janvier, avec des compléments en fin de billet)

novövision a déjà souffert de tels parasites, mais j’avais préféré jusqu’à maintenant régler ce genre de différends en coulisses. J’ai quand même été amené à modifier le règlement intérieur de ce blog, le 20 novembre dernier, pour faire passer l’intégralité de son contenu sous le régime du droit d’auteur ((noir)pas de reprise sans autorisation préalable de l’auteur (/noir) (J’ai pris soin de signaler que cette autorisation serait accordée sans difficulté, notamment pour des sites non commerciaux. Encore faut-il en faire la demande ! C’est le cas pour Agoravox, par exemple. Pour Vendredi, en revanche, qui est une entreprise commerciale, j’ai accordé mon autorisation de reprise dans la mesure où elle est – modestement – rémunérée.

D’autres sites m’ont demandé des reprises : ma ligne a été constante. Si le site est commercial, c’est payant (par principe). Si le site est non-commercial, c’est gratuit, et jusqu’à maintenant, j’ai toujours dit oui, pour autant que le site corresponde à ma vision des choses.

Pour les sites de pure agrégation de contenus, qui n’apportent aucun contenu original et se contentent d’exister par le pillage, c’est toujours non (par principe), mais ces gens-là ne demandent pas, d’habitude !)) au lieu de la licence libre que j’avais choisie auparavant. La mention “Tous droits réservés” figure ainsi depuis cette date sur tous les articles de ce blog.

Ça ne suffit manifestement pas. Car c’est, au fond, surtout une question d’honnêteté et de bonne foi.

Je vous la fais en deux mots : Koz toujours se plaint hier, courtoisement, que Bétapolitique ait repris un nouvelle fois un billet de son blog sans lui demander son accord.

Le billet est retiré, on lui répond en tentant d’abord de le ridiculiser, puis on se retranche derrière un “droit”, grotesque et imaginaire, à pouvoir reprendre comme on l’entend tout billet publié par flux RSS intégral, même lorsqu’il est publié sous le droit d’auteur commun avec la mention “Tous droits réservés” (mais où ont-ils pu trouver une telle idée ?!?).

J’ai le malheur de signaler en commentaire mon accord avec Koz, ayant déjà été victime d’un tel abus sur le même site, rectifié depuis (je ne comprends d’ailleurs pas bien la démarche de Bétapolitique sur ce coup : mon billet était déjà lui-même une citation. C’est tout de même curieux de citer la citation, plutôt que directement l’original !).

Manifestement gêné aux entournures, Raphaël Anglade de Bétapolitique a du coup la réaction curieuse de faire de la mousse autour cette micro affaire, qui se résumait à… deux commentaires, en remplaçant le billet intial de Koz par un plaidoyer maladroit titré de manière un peu grandiloquente “Relation de la grande polémique qui opposa la rédaction de Betapolitique aux blogueurs Koz et Narvic”.

En réponse : un nouveau pillage

Le second épisode est encore plus déroutant : la réponse que j’obtiens de Bétapolitique aujourd’hui est un nouveau pillage de mon blog. Ça vire à la pure provocation. (fichier .pdf ci-contre)

Il faut croire que mon dernier commentaire, toujours non publié à cette heure, probablement en attente de modération, comme on dit, n’a pas été bien compris. Il signalait précisément à Raphaël Anglade que c’est, à mon avis, la logique même de tout le site Bétapolitique qui est contestable et donc à revoir.

Si ce site se donne pour rôle militant de diffuser des idées publiées ailleurs :

– la moindre des choses est de le faire dans le respect des auteurs, ce qui n’est pas le cas sur Bétapolitique.

– surtout, il n’est absolument pas nécéssaire, ni même utile, de reprendre les textes eux-mêmes pour atteindre un tel objectif, quand (rouge)un simple lien suffit(/rouge).

Je ne vois aucun argument acceptable pour justifier la reprise intégrale du contenu plutôt qu’un lien (éventuellement complété d’un courte citation, et de préférence introduit par un texte original expliquant pourquoi on recommande cette lecture).

C’est le principe même de l’agrégation de contenus qui est contestable (a fortiori si c’est fait sans respect des auteurs). Ce principe de l’agrégation de contenus ne peut se retrancher qu’avec la plus parfaite mauvaise foi derrière l’intention généreuse d’assurer la diffusion des idées, quand il ne s’agit que de monter de toutes pièces un site entier basé sur le pillage et le parasitisme.

Si on veut contribuer à diffuser les idées, sur le web, on diffuse des liens. Point final. Si on pille les textes, c’est tout simplement que l’on a l’intention de capter le trafic, de détourner les lecteurs de la source initiale pour l’amener chez soi.

L’agrégation de contenus est un cancer du net

L’agrégation de contenus a de plus des effets secondaires détestables comme de totalement diluer à la fois le référencement et les commentaires. Elle coupe le lien entre le texte et son auteur et elle prive le lecteur du moyen d’interpeller l’auteur, ou simplement d’engager une conversation avec lui, ce qui est tout de même “l’essence” du blog.

Il faut en finir avec l’agrégation de contenus et la dénoncer pour ce qu’elle est : (rouge)pillage et parasitisme(/rouge).

—-

Mise à jour (samedi) :

Mon billet, publié sans mon autorisation, a été retiré aujourd’hui. Mon commentaire reste en revanche en attente de modération (je vous assure qu’il était courtois :o). S’il passe à la trappe, je me ferai une raison et je me garderai bien de crier à la censure ou à une atteinte à ma liberté d’expression. La censure des commentaires est à la libre appréciation de l’éditeur d’un site, donc Bétapolitique fait bien ce qu’il veut en la matière. Quand à ma liberté d’expression, j’en dispose ici pleinement. C’est même ici que j’ai décidé de l’exercer principalement. Elle n’est donc nullement atteinte. (c’est juste une allusion à ce billet récent : Encore et toujours le problème des commentaires (3) )…

—-

Compléments (lundi) :

D’intéressant débats se développent en ligne sur ce thème :

Koz raconte, avec une certaine élégance, sa vision des choses :

Koztoujours : De l’agrégation de contenu et de l’agression des grand-mères :

(noir)Il serait dommage que l’indélicatesse de certains viennent dissuader les blogueurs de faciliter la vie de leurs lecteurs en leur permettant de prendre connaissance de l’intégralité de leurs billets sur leurs agrégateurs ou que, demain, par une regrettable tolérance des blogueurs, des sites se montent à partir d’un contenu majoritairement emprunté à d’autres. Pour se gausser ensuite de l’étroitesse de vue desdits blogueurs.

(/noir)

Calamo, sur Post-Scriptum, notre éminent spécialiste du droit d’auteur, fait une analyse remarquable et précise, comme d’habitude, des aspects juridiques de cette question :

Calamo (Post Scriptum) : La guerre des flux

(noir)Bien sur, l’anecdote dont ces blogueurs sont les sujets n’ira – sans doute et fort heureusement – jamais au contentieux, chacun préférant faire valoir ses vues par des biais d’un dialogue disons… plus direct. Elle n’en est pas moins, peut-être, révélatrice de deux tendances qui navreront les uns, et réjouiront les autres, et inversement.

(noir)La première est que, manifestement, l’idée selon laquelle tout ce qui est accessible sur internet, gratuitement, et a fortiori sans être estampillé par une marque ou un label quelconque, est librement réutilisable par tout un chacun. Il ne s’agit pas d’une nouveauté, mais probablement des fruits d’un discours naïf ou hypocrite – c’est selon – lui-même issu d’un hasardeux mélange entre les logiques (travesties) des mouvements dits de copyleft et l’utilisation du peer 2 peer à grande échelle.

(noir)La seconde, qui pourrait me faire passer instantanément de réactionnaire à avant-gardiste, est que la dimension participative du web “2.0” démontre par l’exemple à certains de ses acteurs que sont les auteurs d’UGC que les principes de protection légale des créations intellectuelles ne se fonde pas forcément sur des préceptes rétrogrades et dépourvus d’intérêt.

(/noir)

D’intéressants développement à lire également en commentaires de ces deux billets. Et mes propres réponses, dont j’ai repris une partie dans les commentaires ci-dessous.

33 Comments

  1. Il faudra que je fasse un billet un jour sur l’humour involontaire de Google. :-))

    A l’heure où j’écris ce commentaire, les publicités “contextuelles” proposées par Google sur ce billet sont :

    • “Elimination des nuisibles” :

    Destruction des rongeurs, insectes, désinfection, (rouge)dépigeonnisation(/rouge)

    • “Anti puces pour chien”

    Nourriture & accessoires en promo. 10% de réduction de bienvenue !

    Pas de promo de bienvenue sur la “dépigeonnisation” ?

    Google, je t’adore. 😛

  2. Donc vous enlevez la licence libre quand vous vous apercevez que certains l’utilisent ? Mouais…
    Je trouve souvent les agrégateurs de contenu un peu douteux mais ceux que je connais ne pillent personne et fournissent toujours le lien qui permet d’arriver sur le site de publication d’origine (et qui permet donc les commentaires). Enfin je ne les ai pas tous essayés.
    J’en veux plus aux moteurs “intelligents” qui servent de caisse de résonance à la popularité.

  3. Les flux existent pour le confort des lecteurs, pas pour une exploitation industrielle des contenus.

    Le problème avec les excès des agrégateurs, c’est que la nécessaire réaction pour les contrer converge avec le souhait du pouvoir de brider l’information sauvage.

    Un agrégateur qui exagère est un complice objectif du pouvoir.

    Et quand il se veut libertaire, c’est un comble.

    Cela dit, Narvic, ne vous faites pas d’illusions : même la pose d’un simple lien peut être soumise à l’autorisation du site ciblé.

    Je vous laisse le soin de développer les conséquences du concept au fil de vos réflexions.

  4. “Si on veut contribuer à diffuser les idées, sur le web, on diffuse des liens.”

    C’est un peu réducteur.

    Prenez les Essais de Montaigne:

    presque toute l’oeuvre est construits en pillant du contenu chez les auteurs anciens, par petits bouts juxtaposés.

    Si Montaigne avait dû renvoyer vers les oeuvres originales, c’était illisible.

    Il cite un paragraphe de la guerre civile, il ne peut pas renvoyer le lecteur vers la lecture de toute la guerre civile, à chaque fois, ou de tout un chapitre.

    Il doit délimiter le contenu, et pas d’autre possibilité que de le recopier.

    Une revue du Web, choisissant des extraits, quand elle est bien faite, offre quelque chose de différent d’un renvoi vers les articles intégraux.

    Je peux construire un article qui compile 30 extraits de 30 articles. Je ne peux pas renvoyer le lecteur vers la lecture intégrale de ces 30 articles, qui lui prendrait trop de temps.

    Vous faites fi de la délimitation de contenu, qui peut constituer un travail éditorial qualitativement apprécié.

    La démarche d’Aaaliens ne peut pas remplacer une autre démarche, où la place de l’éditorialisation est plus grande, et passe par la juxtaposition de paragraphes choisis.
    (ce que fait embruns, par exemple, avec talent).

  5. Il y a une petite erreur, ce n’est pas parce qu’un travail est sous licence libre qu’il n’y a plus de droits d’auteurs au contraire. De plus, les droits de paternité sont inaliénables en France (quelque soit la licence, même libre).

    Le problème ne me semble pas la licence, ou l’agrégation de lien ou de contenu mais plutôt le site Bétapolitique qui ne respecte ni la loi, ni l’étiquette, ni la politesse !

  6. J’ai été confronté au même problème, ce qui m’a conduit à donner mon point de vue, juridique on ne se refait pas, sur la question.

    Là, la magie d’internet a opérée : la reprise a aussitôt cessée.

    @ NW : quand vous citez 30 articles différents, pourquoi ne laissez vous pas à vos lecteurs le choix d’aller plus loin dans leur lecture ? Libre à eux de cliquer ou d’aller lire les articles sur lesquelles vous avez appuyé votre réflexion.

    Par ailleurs, l’éditorialisation est différente de la simple reprise d’un article dans la mesure où il une réflexion est menée.

  7. « L’agrégation des contenus, au contraire, c’est du simple pillage et du parasitisme »

    ?????????????

    Là Narvic, vous me scotchez

    Pour faire un parallèle avec un autre agrégateur de contenu, je n’ai trouvé qu’une différence entre le modèle de “Bétapolitique” et celui “d’Embruns” (si on laisse de coté les considérations liées au talent de l’un et de l’autre, bien entendu) : Embruns ne publie que rarement in extenso le contenu vers le quel il pointe.
    Là est la seule différence. Pour le reste, les deux ré-éditent du contenu déjà paru sur le web. à ma connaissance, ni l’un ni l’autre ne prévient à l’avance l’auteur du contenu ou ne requiert une quelconque autorisation. Les deux indiquent clairement (même un peu plus clairement encore chez Bétapolitque) la source du dit contenu et le nom de son auteur. Les deux hébergent les commentaires liés au contenu d’un tiers sur leur propre blog.
    Il ne me semble pourtant jamais avoir lu ici qu’Embruns pillait ses petits camarades, la bloggosphère ou le net en général. Et heureusement d’ailleurs.

    Reste le pbm des « droits réservés », qui doivent en effet être respectés. Il me semble que Bétapolitique s’est plié aux requêtes de Koz et vous-même en retirant l’article du litige. Il aurait pu le faire plus gracieusement, certes, mais il l’a fait.

  8. Je trouve l’opposition faites entre les deux systèmes de très mauvaise foi.

    Sans vouloir légitimer les pratiques de betapolitique, je trouve votre réaction tout à fait excessive par rapport au préjudice subit.

    L’agrégation complète comme peut le faire un planet est très utile. Elle permet de facilité l’accès à l’information sur une plateforme centralisée. La plus part du temps, cela se fait avec le consentement de l’auteur et en fin d’article il y a un lien vers le blog de l’auteur. Le lien n’est donc pas coupé. Pour ma part, je suis prêt à faire don du contenu produit si mon nom est cité et que le lien suit en dessous.

    Vous allez donc partir en guerre pour faire respecter votre droit à la propriété intellectuelle comme les majores du disques peuvent le faire pour la musique ?

    Quelle régression !

    PS: Il y a des licences creative commons pour la diffusion non commerciale.

  9. @ Jean-No

    Citer l’auteur et mettre un lien vers son site ne dispense pas du tout de respect son choix : le mien est qu’il faut me demander mon autorisation pour reprendre mes billets. C’est tout (et généralement, je la donne quand on me la demande).

    @ Szarah

    C’est bien dommage que ça tombe sur un site militant, en effet. Le site avec lequel j’avais eu le plus de problème jusqu’à maintenant était un site de pubards-marketeux, qui m’avaient d’ailleurs tenu le même discours sur le flux RSS intégral qui les autorisait soi-disant à n’importe quoi. Il faut tordre le cou à ce canard.

    Ça n’a donc rien à voir avec le militantisme et rezo.net fait d’ailleurs un remarquable travail de sélection de contenus, en total respect des auteurs, puisque ce n’est que de l’agrégation de liens. C’est donc possible, et même ça marche très très bien : j’ai déjà constaté la “force de frappe” de ce réseau quand il diffuse un lien, l’afflux de lecteur est époustouflant.

    Quand à la question de l’autorisation nécessaire pour lier : ça se discute ;-). Le Forum des droits sur l’internet recommande en effet de demander une autorisation, mais à ma connaissance un tribunal n’a pas encore eu à se prononcer sur la question de savoir sur un lien était couvert par l’exception de citation. Ma thèse est que oui, mais ça reste à vérifier en pratique. 😉

    @ NW

    Le collage de citation “à la Montaigne” ne me pose pas de problème. Ça peut d’ailleurs être très créatif car ça demande un vrai talent de synthèse. 😉 Ce qui me pose problème ce sont ces sites entièrement constitués sur l’agrégation de contenus en version intégrale, repris ailleurs sans autorisation.

    @ Vigneron

    Je parle du droit d’auteur “commun”, c’est à dire “par défaut”. La licence libre CC, que j’utilisais auparavant permettait la reprise sans autorisation des contenus de ce blog (sous quelques réserves : attribution de paternité, non modification, pas d’usage commercial). Je suis revenu au droit commun et désormais mon autorisation préalable est nécessaire.

    @ Gasper

    Embruns ne reprend pas les textes en version intégrale, il reste dans le cadre de la simple citation. C’est donc un site d’agrégation de liens et non de contenus.

    Encore heureux que nos textes aient été retirés. Manquerait plus que ça ! Mais il est anormal que Koz ou moi devions faire la chasse nous-mêmes, alors que nous précisons l’un comme l’autre clairement sur nos blogs qu’une autorisation préalable est nécessaire. D’autant que nous acceptons souvent l’un comme l’autre les reprises qui nous sont demandées.

    C’est le principe même d’aller se servir sur le net comme des sauvages pour fabriquer un site qui m’exaspère. C’est le cancer de la republication contre lequel je milite, alors qu’il existe une alternative toute simple qui s’appelle… le lien hypertexte.

  10. @ Antonin

    C’est votre réaction qui me parait excessive. Les majors du disque défendent leur intérêt commercial, ce qui n’est pas mon cas. Vous mélangez deux problèmes et c’est bien dommage car c’est vous qui faite le jeu des majors avec votre raisonnement.

    Le droit d’auteur regroupe deux catégories bien distinctes de droits : les droits patrimoniaux (ce sont ceux pour lesquels se battent les majors et c’est une question de fric) et les droits moraux, qui ne sont que l’expression du respect des auteurs et de leur oeuvre.

    Si vous sacrifiez le second dans votre combat contre le premier, vous avez tout perdu au final. Cette confusion entretenue sur la question du droit d’auteur entre droit patrimonial et droit moral est toxique. Vous ferriez bien d’y réfléchir, à mon avis. 😉

  11. Oui, on assiste souvent à ce retour de la dérive ou du désir totalitaire d’interdire, de faire interdire, de limiter, de ré-embourgeoiser le Net, le monde aussi bien, de “re-moi-mon-mien”, de “touche pas à mes affaires”, et de “si ça continues je vais tout arrêter”…
    Autre avatar récent de la tendance, après avoir donné un de ses reins à sa femme, un Américain désire le reprendre, pour cause de divorce…

    Quand je publie un texte, je m’en balance de savoir où il va, ce qu’il devient, qui s’en (re-)sert : tout ce qui m’intéresse, c’est de savoir s’il a touché la cible qu’il visait.

    Question de cœur, peut-être.

  12. Ah, j’ignorais qu’il y avait eu une suite.

    Il y a manifestement deux trucs qui leur échappent : (i) la courtoisie et (ii) le fait qu’on puisse ne pas se sentir flattés d’être publiés sur Betapolitique.

    Ceci, évidemment, sans parler du droit.

  13. @ Gare du Nord

    Veuillez ôtez vos oeillères deux secondes s’il vous plaît. Si un site faisait la même chose que Bétapolitique dans un but commercial (et il y en a plein qui le font aussi !) vous sériez le premier à crier à l’exploitation du travail d’autrui. Or c’est la même chose, sauf que la rétribution n’est pas de même nature.

    L’agrégation de contenu est une pure logique d’exploitation : les autres travaillent et moi j’existe sur leur dos, en profitant d’eux. L’argument de la diffusion des idées n’est qu’un cache-sexe, car ceux qui veulent vraiment propager les idées, sans abuser des auteurs qu’ils diffusent, ne le font pas du tout de cette façon : ils s’appellent rezo.net et ce n’est pas du tout la même chose que Bétapolitique.

    Alors puisque vous sembler tenter d’avoir une conscience politique, poussez votre raisonnement jusqu’au bout de sa logique. L’exploitation n’en reste pas moins de l’exploitation, même quand elle se pare d’intentions généreuses. Pour Bétapolitique : le principe même est un principe d’exploitation.

    @ Koz

    C’est bien entendu le second épisode qui déclenche ma colère, d’autant que Raphaël Anglade s’était permis de me renvoyer dans mes cordes de manière assez méprisante en commentaire, pour que son site fasse aussitôt exactement le contraire de ce qu’il prétendait ne pas faire à mon sujet (alors que, déjà, c’était faux).

    De mauvaise pratiques + de la mauvaise foi + des réactions méprisantes = je suis en colère. B-)

    J’aime pas qu’on se foute de ma gueule. 😛

  14. Oui, de toute façon, Narvic, vous avez votre idée, et vous n’allez pas en changer, n’est-ce pas?

    Si vous êtes toujours dans les lectures intensives, je suggère humblement cet ouvrage au bas de votre liste : Luc Boltanski et Laurent Thévenot, 1991, De la justification, Paris, Gallimard.

    Voilà, je ne serais pas revenu pour rien..
    Et bon dimanche.

  15. (mode peace on)

    Dans la cité de la communication, les trolls m’ont dit que c’est la plus alambiquée des campagnes de promotion tripartite de ce début d’année.

    En fait, ils ont dit “tordue”, pas “alambiquée” 🙂

    Si on passait à autre chose, plutôt ?

    (mode peace off)

  16. @ Gare du Nord

    Puisque nous en venons, et c’est agréable, à une relation basée sur l’échange et le partage de lecture ;-),

    Je ne saurais que trop vous recommander, du même auteur :

    Le nouvel esprit du capitalisme, Luc Boltanski et Eve Chiapello, éd. Gallimard, 1999, 843p., 29,80 euros.

    Amicalement…

  17. Voilà pourquoi je suis sceptique sur les flux RSS avec texte intégral…

    Comme je le craignais voilà encore un site qui se réfugie derrière le statut d’hébergeur (voir la presentation du site) alors qu’il s’agit clairement d’un site à vocation éditoriale. Il faudra bien régler cette question un jour au tribunal pour ne pas rester sur l’affaire Fuzz. Tout le reste de la discussion n’est que perte de temps. Nous savons tous que c’est une course contre la montre pour référencer ce de site devant celui des éditeurs.

  18. Mais non, c’est de l’édition, Raphaël Anglade le dit dans un de ses commentaires :
    “Mais on pourrait considérer Betapo comme un lecteur de flux RSS, éditorialisé.”

  19. Foutaises…
    Voici ce qu’on trouve dans les mentions légales (et qui prouve que la stratégie de reprise des contenus ne relève aucunement de l’amateurisme et l’improvisation):

    “Betapolitique est un hébergeur de publications, un site perso non-commercial, et un moteur de recherche qui facilite l’accès à des informations dont il n’est ni le rédacteur, ni même l’éditeur.

    Au titre de ces informations, betapolitique est un prestataire technique de l’Internet au sens de la Directive Communautaire 2000/31/EC du 8 Juin 2000 sur le commerce électronique.”

  20. C’e’st valable pour les articles qu’on envoie et qui sont publiés automatiquement.
    Certainement pas pour un article délibérément choisi et accroché aux cimaises, là il y a édition.

  21. À confirmer mais il me semble que :
    – Fuzz reprenait des fils RSS intégralement sans choisir des articles en particulier.
    – Betapolitique sélectionne des articles en particulier. Il s’agit donc d’un travail d’édition.

    Quel que soit sont statut, ça ne le dispense pas de respecter les lois sur la propriété intellectuelle en vigueur dans ce pays.

  22. @ Emmanuel et Szarah

    Les mentions “légales” fantaisistes de Bétapolitique démontre fort bien que ces auteurs ont pleinement conscience de l’illégalité de leur démarche vis à vis du droit d’auteur et tentent de cette manière de se prémunir un petit peu des problèmes éventuels.

    Une excellente analyse juridique de Calamo sur droit d’auteur et flux RSS, sur Post-Scriptum

    Le statut d’hébergeur ne tient pas une seconde avec Bétapolitique, puisque les textes republiés sont sélectionnés un à un, et dans mon cas, il est même clairement éditorialisé, puisqu’on lui ajoute une illustration.

    Tout ça montre, comme tu le dis depuis longtemps en effet, Emmanuel, (et moi aussi), qu’un bon procès contre ces faux hébergeurs ne ferait peut-être pas de mal.

    Dans le cas de l’agrégation automatisée la situation est plus ambiguë. Mais là c’est tout à fait clair.

  23. @ Bob

    Fuzz a été considéré comme éditeur en première instance, donc sa responsabilité reconnue sur les contenus diffusés.

    Mais en appel, Fuzz a été reconnu comme hébergeur, et le juge a estimé qu’il n’y avait pas réellement d’intervention éditoriale sur les liens diffusés, donc sa responsabilité a été dégagée.

    L’existence même de ces deux jugements contradictoires, et les deux analyses juridiques, montrent toute l’ambiguïté actuelle de la loi qui ne connaît que deux options (hébergeur ou éditeur), car elle a été rédigée avant que n’apparaissent ces sites au statut plus ou moins intermédiaire qu’il n’est pas facile de classer d’un côté ou de l’autre.

    Les juges doivent donc à chaque fois regarder très en détail le fonctionnement de chaque site, de chaque cas particulier, pour décider de quel côté ils “penchent”… Et on voit que c’est largement imprévisible dans un cas comme celui de Fuzz par exemple. Dans le cas qui nous intéresse avec Bétapolitique, ça ne fait pas un pli : c’est de l’édition et pas de l’hébergement.

  24. Quelle affaire !

    Voilà deux ans, et plus de 10 000 billets, que Betapolitique existe et publie chaque jour des billets originaux (1/3), des billets postés par des blogueurs amis (Juan de Sarkofrance, Peuple.net, Ruminances), et les flux RSS de sites que nous jugeons intéressants.

    C’est un projet bénévole, sans pub, politique, qui essaye dans la joie et la bonne humeur de fournir un carrefour d’information et de débats à tous ceux, de l’ultra gauche au Modem, qui pensent que notre pays subit de graves assauts liberticides. Et à ceux qui pensent que les médias connivents n’informent plus et manquent de liberté de ton.

    Pendant deux ans, nous n’avons eu que de bons retours, nous avons créé une petite communauté, rencontré de fines plumes, polémiqué avec l’UMP …

    Et la semaine dernière, coup sur coup, trois blogueurs émioents nous adressent des messages menaçants ou comminatoires pour nous reprocher d’avoir repris leur article (pour mémoire, ils ne sont pas “copiés collé”, techniquement, il s’agit d’un affichage du flux RSS produit par le site.

    Avec une vivavité dont je veux bien m’excuser, srtout auprès de Narvic, j’ai répondu que si ces blogueurs ne voulaient pas de reprise intégrale, ils auraient pu publier un flux RSS tronqué. Mais respectant le désir de ces chers confrères, j’ai ensuite enlevé leur article.

    et puis, parce qu’on ne se refait pas, j’ai mis un titre malicieux qui me semblait joliment XIXe Siècle dans l’esprit…

    Il me semble q’il n’y a pas de quoi en faire tout un plat.

    Cela dit, je tente quand même ma chance : Narvic, accepteriez-vous que nous reprenions certains de vos articles sous forme de flux intégraux ? Et sous forme de flux tronqués ?

    Bien amicalement

    Raphaël Anglade

  25. @ Raphaël Anglade

    Ce qui fait mousser cette petite affaire, c’est la défense que vous menez de pratiques non justifiables, en employant des arguments fallacieux et en refusant d’assumer simplement votre responsabilité.

    Je vous l’ai signalé en réponse à votre commentaire chez Calamo, votre ligne de défense ne tient pas la route :

    @ Raphaël Anglade

    On ne se comprend décidément pas. Vous dites : “Ce que contestent les auteurs, en fait, n’est pas la reprise de leur billet, mais la reprise intégrale du flux RSS tel qu’ils l’ont programmé.”

    Mais pas du tout ! Je conteste bel et bien la reprise des billets sans avoir obtenu mon autorisation préalable. Vos considérations sur les flux RSS n’ont rien à voir là-dedans et vous ne pouvez pas les invoquer de bonne foi : ce n’est pas mon flux RSS que vous avez repris, c’est spécifiquement l’un des billets diffusés par ce canal, que vous avez sélectionné (premier travail d’éditeur). Qui plus est vous avez édité ce billet en lui ajoutant une illustration qui ne vient pas de mon blog (second travail d’éditeur).

    Il est donc bien clair, contrairement à ce que vous maintenez, que ce ne sont pas des flux RSS que vous republiez, mais des articles sélectionnés. Que ces articles soient diffusés par ailleurs par un flux RSS ne change absolument rien à cette situation. Vos propos sur les flux RSS sont donc sur ce point hors sujet.

    De plus votre théorie sur une autorisation de republication qui serait quasiment implicite, selon vous, dans le fait de mettre à disposition de ses lecteurs un flux RSS intégral, est une interprétation juridique toute personnelle, comme Calamo vous le démontre dans ce billet. Nous seulement elle est personnelle, mais elle est fausse. Il faudra bien que vous l’admettiez un jour.

    Par ailleurs, les mentions “légales” qui figurent sur votre site indiquent que Bétapolitique se considère comme “hébergeur” et non éditeur des contenus qu’il publie. Ça ne tient pas la route non plus : dans le cas de mon billet volé, comme je l’indique ci-dessus vous avez procédé manifestement à une double opération d’édition.

    Bref vous ne cessez de jouer sur les mots, pour tenter de rendre complexe ou ambiguë une situation qui est pourtant d’une grande simplicité et tout à fait limpide : reprise sans autorisation de l’auteur de billet qui en requièrent une, c’est une contrefaçon.

    Enfin c’est très agaçant de votre part de sans cesse vouloir rejeter la responsabilité du problème sur la victime pour vous défausser de votre propre responsabilité : Koz comme moi avons parfaitement programmé nos blog comme nous l’entendions, et la mention “tous droits réservés” figure même explicitement sur tous nos billets (alors qu’elle n’est même pas indispensable), justement pour vous indiquer plus clairement quelle est notre volonté. Si vous vous refusez à lire ce que nous écrivons, pour affirmer ensuite que c’est nous qui ne sommes pas explicites, je ne peux plus rien pour vous.

    Je remarque d’ailleurs que la mention “tous droits réservés” figure même dans les billets repris par le flux RSS de Koz (et pas dans le mien, il est vrai, je vais songer à le faire, puisqu’il faut mettre les points sur les “i”). Dans le cas de Koz, vous ne pouvez nullement prétendre ignorer sa volonté, que vous lisiez ses billets sur son blog ou sur son flux : vous étiez prévenu d’avance. Et vous avez pourtant passé outre.

    Votre argument, selon lequel vous retirez sur demande, les billets que vous venez pourtant de reprendre abusivement, et en toute connaissance de cause, n’est pas plus recevable que les autres : ça s’appelle la théorie du “pas vu, pas pris”, et si je me fais prendre, je rends le butin avec un grand sourire en m’excusant. Allez donc tenter votre théorie chez l’épicier du coin avec ses oranges, vous me direz ce qu’il en pense.

    Que vous vous donniez un rôle militant, c’est fort bien, mais ça n’a rien à voir à l’affaire. Je le répète, d’autres que vous font le même travail militant, mais ils le font dans le respect des droits des auteurs: je parle bien entendu de rezo.net.

    Alors ne mélangez pas tout SVP. Je vous le signale également en commentaire chez Koz, ce sont vos pratiques qui conduisent à restreindre l’espace des libertés et non à l’accroître. Vous feriez bien d’y réfléchir.

    Cordialement.

  26. @Raphaël:
    « j’ai répondu que si ces blogueurs ne voulaient pas de reprise intégrale, ils auraient pu publier un flux RSS tronqué »

    Les flux RSS, à ce que je sache, sont publiés par l’auteur à destination de ses lecteurs pour leur usage personnel (i.e. la lecture). Le fait de récupérer ce flux RSS, intégralement, sur un autre site consiste en une nouvelle publication. La différence est relativement claire à mes yeux, pas pour vous ?

    De plus, ce n’est pas aux auteurs de restreindre leur flux RSS, parce que des petits malins s’arrogent le droit de republier intégralement leurs billets ! On croit rêver ! Le fait de diffuser un flux complet ne veut en aucun dire que l’on cède ses droits d’auteurs au monde entier !

    D’autre part, en agissant ainsi, vous « détournez » une partie des lecteurs du site de l’auteur, cela a pour conséquence :

    – de diminuer les revenus publicitaires de l’auteur, si celui-ci à choisi de rémunérer son travail (en général pour payer son serveur)

    – de diminuer l’interaction auteur-lecteur par le biais des commentaires (qui est souvent une des motivations du blogging)

    Il y a donc un préjudice poiur l’auteur. Le fait que votre projet soit « bénévole, sans pub, politique, qui essaye dans la joie et la bonne humeur » est sans doute noble de votre part, mais cela ne vous dédouane donc pas de demander l’autorisation aux auteurs pour re-publier intégralement leurs billets.

    Personne ne vous critiquerait non plus, je crois, si vous publiiez juste un extrait de l’article qui vous intéresse, et que cette citation redirige vers le blog de l’auteur. Regardez du coté de SmallBrother.info par exemple. (encore que ce ne soit pas non plus légal, car cela n’est pas couvert par l’exception de citation).

  27. «Et la semaine dernière, coup sur coup, trois blogueurs émioents nous adressent des messages menaçants ou comminatoires pour nous reprocher d’avoir repris leur article (pour mémoire, ils ne sont pas « copiés collé », techniquement, il s’agit d’un affichage du flux RSS produit par le site.»

    Anglade, si vous réagissiez aux demandes courtoises, il ne serait pas nécessaire d’en venir à des demandes plus explicites.

    Et si vous aviez réagi, alors, il n’y aurait même pas eu une minuscule affaire, rien, que dalle…

    «pour mémoire, ils ne sont pas « copiés collé », techniquement, il s’agit d’un affichage du flux RSS produit par le site»

    Je sais pas pour toi, narvic, mais moi, je dois avoir l’air con, pour que l’on doive m’expliquer tant de choses. On m’expliquera aussi, alors, comment ces billets sont affichés sans intervention humaine. Si c’est un robot, y-a-t-il des mots-clés qui aspirent les billets qui traient d’un contenu donné ? Si c’est une personne, qu’il y ait copier-coller manuel, ou affichage par sélection manuelle, franchement, on s’en… moque.

    «Avec une vivavité dont je veux bien m’excuser, srtout auprès de Narvic,»

    Tu vois, en fin de compte, t’as un sacré bol, narvic. Moi, il copie mon billet, se fout de ma gueule, et ne le regrette pas.

  28. @ Koz

    Tu n’es pas sans ignorer que tu es un vil blogueur de droite, suppôt de Michèle Alliot-Marie, alors que je suis un blanc défenseur des réprimés de Tarnac. Ta contrefaçon est de droite et la mienne est de gauche. Il y a tout de même une qui est beaucoup plus grave que l’autre. :-))

  29. ben dis donc, mon pauvre Anglade, dans quelle galère vous êtes vous fourré? 😉

    Vous retirez les articles litigieux, Vous annoncez que, dorénavant et conformément aux requêtes formulées, les articles pompés sur les flux rss seront tronqués, vous formulez même des excuses partielles… et tout cela ne produit pas le moindre effet.

    … je crois qu’on peut dire que vous êtes définitivement grillé 😉

  30. Eh oui, Narvic, ceci ne m’a pas échappé… En revanche, je ne comprends toujours aps pourquoi Betapolitique a sélectionné un billet de la mouvance sécuritaire et liberticide.

  31. @ Koz

    Une nouvelle mouvance ? J’enquête ! :-))

    (dans l’idée, c’était plutôt sympa de s’intéresser à ton billet, qui pose, je le confirme, une très bonne question à laquelle on n’a toujours pas de réponse : qu’est-ce qu’ils faisaient-là, ce soir-là ? Je comprends pas pourquoi on éprouve le besoin de le dénigrer après l’avoir jugé suffisamment intéressant pour le contrefaire ?!?)

    @ Gasper

    Sur le fond, moi, je n’attends qu’une chose : les excuses pour le ton désobligeant envers moi alors que je ne suis qu’une pauvre petite victime souffrante dans cette affaire ? C’est très bien merci, je les accepte ; mais ce n’est pas ça mon problème principal. C’est la reconnaissance que le principe même de l’agrégation sauvage des contenus produits par les autres est à proscrire, car illégale, illégitime, immorale et surtout… inutile, puisque le lien hypertexte existe et qu’il est fait pour ça. C’est tout. Je ne demande rien d’autre que ça.

    Toutes ces pénibles tergiversations sur les flux RSS ne font que détourner de l’essentiel : agrégation de contenus versus agrégation de liens ! Il y a des sujets sur lesquels il m’arrive, moi aussi, d’être militant. 😉

    Une réflexion de fond sur le droit d’auteur est nécessaire avec internet, je le reconnais. Mais hors de question de jeter le bébé avec l’eau du bain et de sacrifier le droit moral de l’auteur sur l’autel des droits patrimoniaux. Certains entretiennent une confusion volontaire sur ce sujet, parce que ça les arrange. Je ne marche pas dans cette combine.

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