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Affaire Fuzz : les gros poissons se dévoilent

On n’a cessé de le dire ici, et d’autres ailleurs : derrière “l’affaire Fuzz”, ce n’étaient ni les blogueurs, ni les petits sites “artisanaux” du web 2.0, qui étaient réellement en jeu. Mais bien “des intérêts économiques plus puissants”, les “gros” sites commerciaux du web 2.0… Ces derniers commencent d’ailleurs à pointer le bout de leur nez, pour défendre leurs – gros – intérêts :

Sur NetEco : “L’ASIC dénonce la condamnation de Fuzz”

Sur 01.net : “Les pros du Web 2.0 inquiets de l’affaire Fuzz”

Observons donc qui monte ainsi en première ligne. Qui sont donc les membres de cette mystérieuse ASIC (Association des services internet communautaires) :

“L’Asic a été fondée par AOL, Dailymotion, Google, PriceMinister ainsi que Yahoo! et réunit également blogSpirit, Exalead, Kewego, LaCartoonerie, Microsoft, Myspace, Over-Blog, Skyrock, Vivastreet et Wikimedia”, selon 01.net.

– L’ASIC, “créée en décembre 2007, par Dailymotion, PriceMinister et les filiales françaises de Google, Yahoo et AOL”, selon NetEco.

A eux-tous combien de milliards pèsent-ils ?

Emmanuel Parody le disait on ne peut plus clairement, en commentaire de son blog :

(noir)Les blogueurs ne sont pas en cause, en fait ils ne le savent pas ils sont du côté des éditeurs. Ce qu’ils ne voient pas c’est que les intermédiaires (hébergeurs, distributeurs) ont transféré les risques sur eux. Les intermédiaires ont intérêt à la circulation des infos non reglementée (oui c’est comme dans la grande distribution).

(noir)Sur cette affaire, bien sûr que c’est injuste, au cas par cas, mais l’intérêt apparent des blogueurs sert des intérêts économiques plus puissants.
A l’inverse ils font les frais d’un besoin de jurisprudence qui en réalité ne les visent pas.

(/noir)

Voilà donc pour défendre les intérêts de quels “intérêts économiques plus puissants” se sont réellement battus, en toute innocence, les petits blogueurs qui se sont solidarisés avec Fuzz…

Et la porte de sortie de cet imbroglio juridique se dessine elle-aussi très clairement, finalement :

Sur novövision (Via TechCrunch->http://www.techcrunch.com/2008/03/31/publish2-to-launch-digg-variation-as-journalist-resource/] ]: Un digg, alimenté par des journalistes. Et sur un tel projet de site d’agrégation “digg-like”, la question de la responsabilité ne se pose même plus, car les journalistes, eux, assument les choix éditoriaux qui sont effectués dans la rediffusion des flux RSS, sans se retrancher derrière le “statut d’hébergeur”…

C’est exactement là où l’on voulait en venir. 😉

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