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Affaire Fuzz : l’avis de narvic

Mon commentaire sur écosphère résume ma propre position sur la question :

(noir)A part la litanie des procès à venir, jusqu’à ce qu’une jurisprudence stable en sorte un jour, est-il prévu par le Gouvernement, ou le Parlement, une remise en cause de la LEN (Loi sur l’économie numérique), après une période d’observation ?

(noir)Il me semble qu’un tel dispositif est prévu pour les lois sur la bioéthique, par exemple, pour lesquelles des “rendez-vous” réguliers sont prévus, pour évaluer leur effet, et envisager les modifications qui s’imposent… Ce modèle est très intéressant. Il conviendrait bien à un domaine en constante évolution, lui aussi, comme les NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication)…

(noir)Car il me semble que la définition (ou son absence) du statut de l’éditeur est une vraie faiblesse dans la LEN. On transpose un système issu du papier, qui se jouait à trois (imprimeur/éditeur/auteur) vers le web en faisant quasiment disparaître la notion d’éditeur, qui se trouve “fusionnée” avec celle d’auteur, et laisse ce dernier bien désarmé par rapport à la situation antérieure…

(noir)Alors qu’il y a toujours (ou plutôt il y a “de nouveau”) des “éditeurs” sur internet : les agrégateurs de contenu ! Il n’est pas satisfaisant d’assimiler leur rôle à celui des hébergeurs, mais ce ne sont pas des auteurs non plus… Le rôle d’éditeur me semble très bien taillé pour eux…

(noir)Et j’ai bien en tête, là-derrière, une gestion profondément remaniée de toute l’économie de l’information en ligne, quand l’information ne provient plus majoritairement des “éditeurs” traditionnels (les gros sites de presse et les agences de presse mondiales), mais qu’elle “émane” de “la base” et que ce sont d’autres acteurs qui jouent désormais le rôle des éditeurs…

(noir)Je comprends que ces “nouveaux éditeurs” ne soient pas très chauds à endosser ce nouveau rôle. Il faudrait peut-être les forcer un peu… Non ?

(/noir)