sur le web

A propos des internautes malveillants

Laurent Gloaguen, sur Embruns, signale une information du site boursier.com que l’on va surveiller de prés dans les jours qui viennent.

Le site Entreparticuliers.com entendrait, parait-il, porter plainte, dès lundi prochain, “sur les qualifications de faux et usages de faux, atteinte volontaire aux données d’un système informatisé, complicité et association de malfaiteurs informatiques et tout autre qualification identifiée par le parquet”.

La plainte est annoncée “contre X”, mais la dépêche (le communiqué ?) vise “une attaque massive et semblant concertée, de plusieurs sites bloggeurs” dont serait victime entreparticuliers.com.

Selon boursier.com, entreparticuliers.com s’estimerait victime “d’une campagne de dénigrement” :

(noir)La campagne de dénigrement, relayée et entretenue actuellement sur le Web par des internautes malveillants, au travers de prétendues captures d’écran, se fonde sur la production de faux grossiers et sur la communication de fausses informations gravement mensongères. La diffusion de ces fausses informations, dans un objectif délibéré de déstabilisation commerciale de la société, laisse croire qu’Entreparticuliers.com dévoilerait les données bancaires de ses clients et serait défaillante quant à la capacité d’en assurer la protection et la confidentialité.

(/noir)

Je me demande si cette rhétorique juridique n’aurait pas, qui sait ?, un lointain rapport avec ça.

Cette affaire, si elle débouche un jour sur quelque chose (mais attendons déjà lundi pour voir…), pourrait être l’occasion de vérifier si la justice estimerait vraiment qu’il est “malveillant” que des internautes s’interrogent sur l’usage qui est fait en ligne de leurs données personnelles par des sites marchands, et se demandent, singulièrement, si ces données personnelles, notamment d’ordre bancaire, sont bien protégées par ceux auxquels nous les avons confiées.

Oui, décidément, j’aimerais bien savoir comment de telles interrogations de la part des internautes-consommateurs pourraient être jugées “malveillant(e)s”